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EAN : 9782253238003
512 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (27/03/2019)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 103 notes)
Résumé :
A quoi ressemblerait votre vie si vous connaissiez la date de votre mort ? New York, été 1969. Pour tromper l'ennui, les enfants Gold ne trouvent rien de mieux à faire que d'aller consulter une voyante capable de prédire avec exactitude la date de leur mort. Si Varya, Daniel, Klara et Simon veulent tous savoir de quoi demain sera fait, ils sont loin de se douter de ce qui les attend. Des années plus tard, hantés par la prophétie, ils vont faire des choix de vie radi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
CasusBelli
  02 septembre 2019
Les immortalistes nous emmènent au coeur d'une saga familiale assez dramatique qui va nous être contée dans un style irréprochable, pour un premier roman c'est même impressionnant.
Varya, Daniel, Klara et Simon sont des enfants de 7 à 14 ans aux caractères déjà très affirmés bien que très différents, une belle et vraie fratrie.
Quand Daniel persuade ses frères et soeurs de consulter une voyante de passage en ville, il ne sait pas qu'il vient d'ouvrir la boîte de Pandore et que la graine qui va être déposée au fond de chacun d'entre eux va les transformer définitivement, comment vivre désormais en connaissant le jour de sa mort ? Comment appréhender sa vie dans ces conditions quand on est encore un enfant ?
Une famille juive pratiquante, un père doux et discret, une mère autoritaire et aimante, une fois le contexte posé, nous allons suivre la destinée des quatre frères et soeurs à travers le prisme de cette malédiction.
A partir de là il est difficile d'en dire beaucoup plus sans en révéler trop et nuire à la découverte de cette histoire qui réserve son lot de surprise, car chacun va affronter son destin de façon différente malgré tout.
Ce qui m'a impressionné c'est avant tout la justesse des rapports intra familiaux avec ses non dits et ses "je t'aime moi non plus", le silence peut faire plus de dégâts que bien des règlements de comptes salvateurs, la culpabilité et la difficulté à pardonner peuvent se révéler toxiques par les regrets qu'elles génèrent après coup, quand il est malheureusement trop tard.
C'est, selon mon ressenti un drame en quatre actes qui nous est proposé, je suis frustré de ne pas pouvoir développer sans en dire trop, la force de ce récit est justement de ne pas faire dans la facilité, certains appartenant à des familles dites nombreuses pourront même se retrouver par moments dans cette histoire tristement plausible.
Une histoire qui dégage une certaine puissance, qui hésite entre espoir et fatalité, qui nous parle aussi d'amour fraternel, un petit frère ou une petite soeur resteront toujours un petit frère et une petite soeur pour leurs aînés quoi qu'il puisse arriver...
Une lecture qui fait mouche, de celles qui peuvent être marquantes.
Il me reste à remercier Céline (Cetsak) qui m'a incité à cette lecture ;)
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nadiouchka
  06 septembre 2019
Une écrivaine américaine, Chloé Benjamin (née à San Francisco), qui a déjà reçu un Prix (le Edna Ferber Fiction Book Award) pour son premier roman « The Anatomy of Dreams », a publié « Les Immortalistes » qui lui, a reçu le Prix des Lecteurs – Sélection 2019. N'est-ce pas déjà le signe d'un grand talent ?
Avec « Les Immortalistes », se pose une grande question : « Que ferait-on si on connaissait la date de notre mort ? Ne serait-on pas influencés dans notre façon de vivre les jours qui nous restent ou continuerait-on sans rien changer ?
Ici nous voyons les enfants de la famille juive pratiquante Gold : Varya (13 ans) – Daniel (11 ans) – Klara (6 ans) – Simon (7 ans), qui se rendent chez une voyante et là c'est un choc. Chacun a « sa date » et ne veut pas la communiquer. Nous savons uniquement que pour Varya, son décès est prévu à l'âge de 88 ans.
Nous sommes à New York en 1969 – c'est l'époque de Woodstock – on a marché sur la lune… L'ouvrage est divisé en quatre parties, chacune correspondant à chacun des personnages.
Un jour, Klara décide Simon (encore mineur) à partir avec elle à San Francisco. Ils y mènent une vie faite de galère car l'argent manque terriblement mais ils se débrouillent. Simon est embauché en tant que que danseur dans un club gay et il comprend qu'il est homosexuel, raison qui le pousse à quitter sa soeur pour vivre avec Robert. Quant à Klara, après avoir découvert que sa grand-mère avait fait des numéros de cirque dont un en particulier : « Les Mâchoires de survie » (elle en est morte d'ailleurs), elle veut faire de même et appellera son numéro : « L'Immortaliste. »
Pendant ce temps, Simon fout sa vie en l'air.
Chacun suit donc son parcours de vie comme il l'entend – on verra si les prédictions se révèlent exactes ou pas – qui réussit à combattre cette angoisse, ce compte-à-rebours et qui en tient compte ou pas… Ne pas oublier la grande présence de leur mère, Gertie, dont le mari, Saul, décède.
Mais il ne s'agit pas d'en révéler plus sur le contenu de cet ouvrage d'une densité tragique, magnifiquement écrit par Chloé Benjamin pour observer ces univers très différents les uns des autres.
Avec cette lecture, on ressent beaucoup d'émotion, de sentiments et de réflexions que l'on se garde pour soi-même en attendant d'en savoir plus. Autant dire que chaque partie est bien différente puisque chaque vie correspondant au caractère de ces quatre enfants devenus adultes. Leur destin est marqué par la fameuse prédiction et on verra si elle s'avérera exacte ou non. On approche les limites des mystères de la mort, les mystères de la religion, de la science et de la magie.
Il s'agit de toute une ambiance d'espoir ou d'angoisse – les personnages sont attachants chacun à leur façon avec des caractères très souvent opposés – il y a également beaucoup de tragique dans cette fresque d'une vie familiale.
Ainsi Chloé Benjamin nous embarque dans un long voyage – dans « une ode magnifique à ce qui nous échappe et à la force implacable des liens familiaux. »
« Cosmopolitan » a écrit sur « Les Imortalistes » : Un roman fort en émotions. » Quant à « Elle » : « On s'attache follement à la destinée des enfants de ce sombre conte. »
Il ne nous reste plus qu'à en juger par nous-mêmes et peut-être se la poser cette question : « Et nous, que ferions-nous ? » Moi, je sais mais je le garde pour moi….
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Cetsak
  19 avril 2019
« 🎵🎵Si on devait mourir demain
Qu'est-ce qu'on ferait de plus,
Qu'est-ce qu'on ferait de moins🎵🎵 »
Et si, on nous dévoilait, enfants, la date exacte de notre mort, qu'en serait-il ?
Alors ?! Ben oui ... pas évident de répondre, n'est-ce pas ?
Bon voilà, le décor est planté : imaginez une sympathique famille américaine, quatre adorables bambins. C'est les vacances, ils s'ennuient : alors tiens, si nous allions voir, pour nous divertir un peu, cette fameuse voyante qui, dit-on , est capable de prédire à quiconque et avec exactitude la date de sa mort ! Cette date devant être, de surcroît, gardée secrète par l'intéressé.
Le point de départ d'un roman tout à la fois passionnant et terrifiant. Une course effrénée où chacun connaît la distance qu'il lui reste à parcourir. Alors quelle sera leur vie, une fois la date fatidique annoncée ? La vivront-ils en l'ignorant ou au contraire dans l'angoisse de cette révélation ? Resteront-ils unis par ce terrible secret ou, au contraire s'isoleront-ils les uns des autres ?
Autant de questions que je laisserai volontairement en suspend, pour vous futurs lecteurs, tentés par ce conte moderne.

J'ai, pour ma part été emportée dans le rythme endiablé de Chloé Benjamin. Je me suis attachée à cette fratrie, j'ai ressenti leurs angoisses, leurs doutes aussi ... Une famille ordinaire qui sombre, à ses dépens, dans l'extraordinaire.
Alors oui, touchée je l'ai été ... des thèmes qui, indéniablement, ne pouvaient que bousculer ma sensibilité : la famille, le deuil, la maladie mais aussi l'espoir et la vie !
Une sombre et belle histoire où la vie joue avec la mort, le réel côtoie la magie et la science rêve d'éternité ...
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Brooklyn_by_the_sea
  06 décembre 2019
Quatre frères et soeurs, âgés de 7 à 13 ans, décident de rencontrer une voyante pour connaître la date de leur mort. Il ne leur restera plus, ensuite, qu'à essayer de vivre avec ce savoir.
Cette idée de départ, effrayante et attirante, m'a forcément fait plonger dans ce roman. Mais la mayonnaise n'a pas pris.
Malgré le travail indéniable fourni par l'auteur, il m'a semblé que l'histoire manquait parfois de maîtrise ; certes, Chloé Benjamin est très jeune, mais lorsque l'on se lance dans l'écriture d'un roman de 500 pages, mieux vaut être solide et constant. Or, cette lecture m'a paru trop légère, comme si l'auteur se contentait d'effleurer la gravité de son sujet -exception faite de quelques réflexions existentielles manquant toutefois de profondeur.
En outre, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, tous égoïstes, et plusieurs invraisemblances m'ont surprise. Mais j'ai surtout été très déçue de découvrir, au détour de quelques phrases, le secret de certains tours de magie. Néanmoins, j'ai apprécié la description d'un New York et d'un San Francisco qui n'existent plus que sur des polaroids jaunis, et le récit des fameuses scènes de magie.
Je regrette que l'auteur ait si mal exploité son idée de départ, quand même géniale ; et j'espère que la maturité lui permettra d'écrire de très bons romans à l'avenir, car son talent est indéniable.
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verobleue
  08 mai 2020
J'ai acheté « Les immortalistes » de Chloé Benjamin dans le cadre d'une grossop de Bragelonne. La quatrième de couverture m'avait donné l'envie de le lire. Je ne savais pas qu'il avait eu autant de succès à sa sortie ni que son auteur au nom francisé était américaine.
Tout débute lorsque Varya, Daniel, Klara et Simon Gold, fratrie juive, de 7 à 13 ans habitant New-York à la fin des années 60, vont chez une voyante qui prophétise la date de la mort. Ils repartent avec une date en gardant le secret sauf pour Varya qui devrait vivre jusqu'à plus de 80 ans. Ils vont se lancer dans la vie, oublier ou refuser d'y accorder de l'importance. A la mort de leur père, la famille éclate et leur histoire individuelle se tisse alors...
On va suivre leur destinée, le roman se décline en quatre parties, une pour chaque enfant avec alternance des points de vue des personnages.
Une fresque familiale qui questionne sur la relation avec la mort. Est-ce que l'individu, en connaissant la date de sa mort, influe-t-il sa vie pour réaliser cette prédiction ? Est-ce que l'individu qui sait qu'il va mourir jeune va flamber sa vie et induire un décès prématuré ?
Pas de temps à perdre pour Simon, qui à l'adolescence décide de partir avec sa soeur Klara à San Francisco et de vivre sa sexualité au grand jour. Ils sont pareils, un peu hors normes. Les parents s'attendent à ce que Simon reprenne l'affaire familiale et Klara est magicienne et veut vivre de son art.
Le deuil est également un thème central. Daniel est médecin. A la quarantaine, il connait des bouleversements dans sa vie professionnelle et familiale qui lui font comprendre combien son existence est vide. Il a des regrets. Sa vie est assez triste comme s'il n'avait jamais vraiment osé vivre…
Varya, doctorante, est plongée dans des recherches biologiques sur des chimpanzés pour trouver comment allonger leur durée de vie, et donc celle des hommes , en limitant leur apport en calories. Mais c'est difficile même cruel car les singes ont toujours faim et elle s'attache à certains d'entre eux. Mais sa volonté est telle qu'elle est prête à tous les sacrifices pour y parvenir, entièrement consacrée à sa tâche. Seule et sans enfant, malgré son esprit scientifique, les dires de la voyante l'ont entièrement modelée.
Un livre qui s'attache aussi aux liens fraternels. Deux frères et 2 soeurs qui n'auront pas su s'aimer et dont la conscience de leur attachement arrivera trop tard.
Un livre difficile à classer, sans réponse sur la manière de construire sa vie mais rempli de réflexion et de personnages forts. C'est aussi une fresque sociale de la vie dans les années 80 à 2000 aux États-Unis.
Un bon moment de lecture malgré quelques longueurs.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
CetsakCetsak   10 avril 2019
Comment se justifier aux yeux de sa mère ? Il prépare ses arguments : il se dit qu’ainsi va le monde, les enfants quittent leur parents pour devenir adultes ; entre autres choses, car les humains sont pitoyablement lents. Les têtards restent dans la bouche de leur père, mais les petites grenouilles en bondissent dès qu’elles perdent leur queue. (Du moins le pense-il : son esprit vagabonde toujours en cours de biologie.) Les saumons du Pacifique naissent en eaux douces avant de migrer vers les océans. Quand l’heure vient pour eux de se reproduire et de mourir, ils parcourent des centaines de kilomètres afin de retourner dans les eaux où ils ont vu le jour. Comme eux, Simon reviendra toujours.
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CetsakCetsak   18 avril 2019
Elle savait que les histoires avaient le pouvoir de changer le cours des événements : le passé, le futur, et même le présent. Elle était agnostique depuis son doctorat, mais s’il y avait un aspect du judaïsme avec lequel elle était en accord, c’était bien cela : la puissance des mots. Ils s’immisçaient sous les portes, par les trous de serrure. Ils s’accrochaient à l’intérieur des individus et rampaient à travers les générations.
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CetsakCetsak   14 avril 2019
- Aucun d’entre nous n’est libéré du péché, Gertrie. Mais Dieu ne rejette personne.
Alors où était-il ? (...) Gertrie était revenue au temple et avait cru de nouveau à ses promesses, elle s’y était adonnée comme une amoureuse, elle s’était même inscrite à des cours d’hébreu. Et bien qu’elle eût versé assez de larmes pour remplir l’Hudson, elle ne ressentit aucune miséricorde, aucun changement. Dieu demeura aussi distant que le soleil.
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CetsakCetsak   12 avril 2019
Quand Klara récolte une pièce de monnaie dans l’oreille de quelqu’un ou transforme une balle en citron, elle n’a pas la sensation de tromper les spectateurs, plutôt de leur insuffler une sorte de connaissance différente, un sens élargi du possible. Le but n’est pas de nier la réalité, mais d’en détacher le film transparent, pour en dévoiler les particularités et les contradictions. Les plus beaux tours de magie, ceux que Klara veut réaliser, ne se soustraient pas au monde réel. Ils l’augmentent.
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CetsakCetsak   11 avril 2019
Il aime tant Robert qu’il est réticent à admettre la différence évidente qui existe entre eux. Il veut que leur sexualité les mette à égalité, qu’ils se concentrent ensemble sur la discrimination à laquelle ils sont tous les deux confrontés. Mais Simon à la possibilité de cacher sa sexualité, tandis que Robert ne peut pas dissimuler la couleur de sa peau ; or presque tout le monde, dans le Castro, est blanc.
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