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ISBN : 222890838X
Éditeur : Payot et Rivages (09/01/2013)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Dans ce recueil ont été rassemblés deux textes : Enfance berlinoise, évocation et souvenirs d'enfance et de jeunesse, parus dans les journaux en 1933 et 1935 et Sens unique, publié en 1928, où Ernst Bloch voyait un "exemple de pensée surréaliste". Si le Benjamin philosophe n'est pas absent de ces pages, on y prend mieux la mesure du Benjamin écrivain, ami de Kafka, Brecht, et de Georges Bataille dans son exil parisien, et nourri de culture française dans ce qu'elle ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
dbacquet
  14 décembre 2014
« Sens unique » est un ensemble d'aphorismes, de fragments, aux thèmes divers, du simple rêve au portrait parfois glaçant d'une modernité qui, dans une république de Weimar encore très fragilisée, était perçue comme une aliénation et une menace. Ce qui semble donc caractériser cet ensemble, c'est l'éclatement et la multiplicité des signes, à l'instar de la publicité qui envahissait les villes ; mais avec cette fois-ci une réelle volonté d'émancipation, et une écriture souvent poétique.
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chartel
  18 juin 2013
Ce recueil des éditions Maurice Nadeau regroupe trois textes de Walter Benjamin : "Enfance berlinoise", "Sens unique" et "Paysages urbains". Si les première et dernière parties semblent distinctes, elles ont comme source commune le parcours à la fois temporel et spatial de l'auteur dans l'Europe du premier XXe siècle, à la fois lieu de la toute puissance et de la plus terrible déchéance. Car le récit d'enfance de Walter Benjamin est moins une peinture de sa vie familiale, avec la série des portraits et des liens filiaux que l'on pourrait attendre, qu'une description des objets et des lieux qui l'ont façonné. Les souvenirs de Benjamin sont attachés aux ambiances. Celles d'un intérieur bourgeois, d'une campagne au printemps ou encore d'une rue berlinoise. Et toujours avec le souci de retrouver le regard que l'enfant qu'il était pouvait porter sur son environnement.
Mais le texte central du recueil, Sens unique, même s'il n'a rien d'autobiographique, est pourtant encore une fois la transcription d'un regard. Celui d'un homme avisé analysant les transformations de son époque où apparaissent les panneaux publicitaires, les affiches et les plans de communication qui, par le voile opaque qu'ils posent sur le monde, étouffent les notions de biens communs, d'égalité, et de partage.
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hberkane
  01 janvier 2015
Une autobiographie complexe, intellectuelle (au sens noble du terme). Benjamin ne cherche pas l'anecdote, mais recompose le passé de façon magistrale. C'est un très grand auteur, disparu trop tôt : il s'est suicidé pour échapper à l'hitlérisme.
Lien : http://www.lmda.net/din/tit_..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
stekasteka   31 août 2014
Une noble indifférence envers les sphères de la richesse et de la pauvreté a totalement disparu des choses aujourd'hui fabriquées. Chacune impose sa marque à son propriétaire, qui a seulement le choix entre paraître un pauvre diable ou paraître un profiteur. Car, si l'esprit et la sociabilité peuvent pénétrer le luxe authentique et le faire oublier, ce qui se répand ici en fait de produits de luxe exhibe une lourdeur si impudente que tout rayonnement spirituel se brise à son contact.
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PiertyMPiertyM   04 octobre 2014
Le meurtre du criminel peut être moral - jamais la légitimation de ce meurtre.

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stekasteka   29 août 2014
Je pus d'un coup embrasser du regard tout un quartier extrêmement confus, un réseau de rues que j'avais évité pendant des années, le jour où un être aimé y emménagea. C'était comme si on avait installé à sa fenêtre un projecteur qui révélait le quartier par ses faisceaux lumineux.
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PiertyMPiertyM   04 octobre 2014
Les citations dans mon travail sont comme des brigands sur la route, qui surgissent tout armés et dépouillent le flâneur de sa conviction.

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stekasteka   29 août 2014
Œillet des Jansénistes.
Aux yeux de l'amant, l'être aimé apparaît toujours comme un solitaire.
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Videos de Walter Benjamin (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Walter Benjamin
Patrice Rollet Descentes aux limbes éditions P.O.L collection TRAFIC : où Patrice Rollet tente de dire de quoi et comment est composé son nouveau livre "Descentes aux limbes", sous-titré "confins du cinéma" et où il est question notamment de cinéma et de peinture, de poésie det de prose, de Manny Farber et de Walter Benjamin, de Samuel Fuller et d'érotisme, de Stan Brakhage et de Jacques Tourneur, de Jack Kerouac et de Robert Frank, d'André Breton et James Agee, de Helen Levitt et de Mizoguchi, de Leo McCarey et de Jean-Marie Straub, de Kafka, d'éléphants blancs et de termites à l'occasion de la parution aux éditions P.O.L de "Descentes aux limbes" aux éditions P.O.L, dans la collection TRAFIC à Paris le 24 octobre 2019 "Nul besoin aujourd?hui de jouer au Christ pour descendre aux limbes, il suffit d?aller au cinéma, de payer son obole à la caisse d?une salle obscure, d?emprunter l?escalier tortueux qui conduit au sous-sol et de franchir la porte coupe-feu qui débouche sur l?enfer, le purgatoire ou le paradis des images où s?accomplissent nos désirs inavouables. L?inconscient visuel que la caméra révèle à Benjamin, le cinéma permanent où Breton se laisse détrousser comme dans un bois ou l?espace négatif que creuse souterrainement l?art termite cher à Farber ne sont que d?autres noms de ces limbes, dévoyés autant que sécularisés, de notre temps. Pour s?y rendre, il n?est point de meilleurs guides que les films eux-mêmes, qu?il relèvent ici du registre de la prose comme plusieurs productions hollywoodiennes de Sjöström, de McCarey, de Tourneur et de Fuller, de celui de la poésie comme quelques oeuvres underground plus libres de Levitt, Loeb et Agee, de Brakhage, de Frank et Leslie, ou de celui, plus inclassable encore, de l?écriture de Biette ou de Straub et Huillet. Ces Descentes aux limbes forment un diptyque avec Passages à vide dont elles constituent à la fois un prolongement et un cas limite. Là où ceux-ci s?efforçaient de décrire le vide central de l?essieu qui fait tourner la roue des films, celles-là tentent plutôt d?explorer son rayonnement vers la périphérie, aux confins du cinéma, aux abords de la peinture, de la littérature et de la photographie, tels qu?aperçus depuis cette autre rive."
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Dans la catégorie : Mélanges littérairesVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Mélanges littéraires (189)
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