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EAN : 9781401261320
200 pages
Éditeur : DC Comics (08/03/2016)

Note moyenne : 3/5 (sur 3 notes)
Résumé :
As Word War II rages across Europe, the Allied forces issue a call to arms for the greatest heroines the world has ever known: THE BOMBSHELLS!

KATE KANE, the all-American Batwoman; DIANA OF THEMYSCIRA, warrior Princess of the Amazons; KARA STARIKOV and KORTNI DUGINOVNA, defenders of Mother Russia; and MERA, royal daughter of the legendary Atlantis! With aid from their allies at home and abroad, these mighty women will turn the tide of war and defend t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Presence
  23 octobre 2016
Il s'agit du premier tome d'une série indépendante de l'univers partagé DC, s'inspirant d'une série de statuettes à collectionner. Il comprend les épisodes 1 à 6 (d'abord parus sous format dématérialisé en 18 épisodes), initialement parus en 2015/2016, tous écrits par Margueritte Bennett. le premier épisode est entièrement dessiné par Marguerite Sauvage. Les épisodes suivants sont dessinés par 3 ou 4 artistes différents qui prennent à chaque fois en charge une partie du récit. Il s'agit de Laura Braga, Stephen Mooney, Ted Naifeh, Garry Brown, Wendy Broome, Bilquis Evely, Mirka Andolfo, Ming Doyle, Sandy Jarrell, M.L. Sanapo, Marc Deering. Les somptueuses couvertures sont réalisées par Ant Lucia.
L'histoire se déroule en 1940. À Gotham, une jeune femme rousse masquée sauve les parents d'un enfant ils sortaient tous les 3 d'un cinéma où passe le film Zorro. le lendemain, elle est sur un terrain de baseball, toujours masquée, à jouer avec d'autres joueuses, elles aussi masquées. Elle s'appelle Kate Kane et est surnommée Batwoman (parce qu'elle manie une batte de baseball). Elle vit en ménage avec Maggie Sawyer. Elle est recrutée par la commandante Amanda Waller pour aller lutter sur le front. Au-dessus de Themyscera en Grèce, une flotte d'avions américains est attaquée par des avions ennemis. Steve Taylor est blessé et passe sa convalescence sur l'île des amazones, choyée par la princesse Diana. À Moscou, Kortni Duginovna et sa soeur Kara s'engagent dans l'armée pour faire partie d'un escadron d'aviatrices appelées les Night Witches.
La princesse Diana décide de venir en aide au peuple de Steve Trevor et de gagne l'Europe avec l'aide de Mera. Elle y découvre les particularités du monde des hommes. À Berlin, la fille du Joker fournit une source de pouvoir occulte aux nazis, avec l'aide de Zatanna Zatara qu'elle tient en son pouvoir. À Londres le docteur Harley Quinzel aide les plus démunis. En Russie, les soeurs Duginovna commencent à se rendre compte des méthodes réelles employées par les dirigeants communistes.
Ce n'est pas la première fois que l'éditeur DC décide de lancer une série sur la base d'une série de statuettes à succès. La dernière en date était même très récente, puisqu'il s'agissait de Ame comi girls par Jimmy Palmiotti et Justin Gray, débutée en 2012. L'éditeur a repris le même mode opératoire : une scénariste qui chapeaute la série, une prépublication dématérialisée, des dessinateurs nombreux pour tenir la cadence. Marguerite Bennett a choisi de structurer son récit sur la base de plusieurs fils narratifs, chacun reposant sur un ou deux personnages différents.
Le premier fil narratif suit donc une incarnation de Batwoman. Marguerite Bennett débute plutôt bien en utilisant le fait qu'une partie des individus mâles de la population a été envoyée sur le front, et que les femmes connaissent ainsi une forme d'émancipation. le lecteur comprend que le principe sous-entendu de la série est que chaque personnage sera réinventé pour cette période, et que la majeure partie des personnages sera féminine. le jeu de mots avec la batte de baseball pour donner le nom de Batwoman n'est pas terrible et le clin d'oeil avec l'origine de Batman (l'agression évitée à la sortie du cinéma) tombe à plat. Par contre, elle a conservé la relation homosexuelle entre Kate Kane et Maggie Sawyer qu'elle met en scène avec tact, mais sans en cacher la nature. de la même manière, le lecteur apprécie qu'Amanda Waller ait conservé son surpoids, comme lors de ses premières apparitions dans le Suicide Squad de 1987 par John Ostrander & Luke McDonnell (voir Trial by fire).
Les dessins de Marguerite Sauvage sont assez surprenants, avec une approche simplifiée dans les formes et les visages, des choix de couleurs délavés. Ce n'est pas très beau du fait de lignes de contour pas très régulières aux arrondis un peu saccadés. Par contre, les personnages présentent une forte personnalité graphique. Elle insère de nombreux détails historiques qui attestent visuellement de l'époque à laquelle se déroule le récit. L'artiste ne joue pas sur les formes des héroïnes. Elles ont une morphologie normale, un peu élancée. Elles portent des vêtements couvrants et très décents (sauf peut-être les jupettes un peu hautes quand elles jouent au baseball). le lecteur la retrouve avec plaisir pour les 8 premières pages de l'épisode 3, également consacrées à Kate Kane et Maggie Sawyer. Elles réalisent de très belles pages pour les moments intimes entre Kate et Maggie, pleines de sensibilité et de pudeur.
Après l'introduction de cette version de Batwoman, le lecteur découvre la nouvelle version de Wonder Woman. Celle-ci est assez proche du canon habituel, à ceci près qu'elle vole sa tiare et ses bracelets pour pouvoir accompagner Steve Trevor, contre l'avis de sa mère, sans passer par la case du tournoi. Marguerite Bennett rappelle régulièrement que Diana vient d'une société matriarcale car elle demande à chaque fois où se trouve la commandante, ou les responsables féminines des soldats ou de l'autorité. Elle montre également ses capacités guerrières, en la faisant neutraliser des tanks allemands. Elle met en scène la première fois où Diana harangue des soldats pour prôner les valeurs de paix universelle. du point de vue de la cohérence du personnage, Bennett montre qu'elle le connaît et qu'elle sait comment mettre en scène ses caractéristiques. Par contre, les dialogues sont très raides et artificiels, et le lecteur éprouve l'impression de voir une actrice douée pour les séquences d'action, mais très mauvaise pour faire passer l'émotion ou pour rendre crédible sa personnalité. Mera est un peu plus enjouée, mais ses dialogues sont tout aussi balourds.
Les dessinateurs qui se succèdent dans les différentes parties réalisent des pages professionnelles, avec un bon niveau de détail, des scènes vivantes. le travail de recherche de références historiques est parfois superficiel (les uniformes très génériques des soldats allemands comme des soldats alliés. En cours d'histoire, Diana troque ses sandales et sa toge contre l'uniforme conçu par Ant Lucia (celui qui apparaît sur la couverture), avec des bottines à talon haut (détail rétro pas très pratique dans les scènes d'action, mais déjà la toge n'était pas très pratique). le costume de Mera est moins ouvragé, mais plus logique avec sa condition d'individu amphibie.
Pour une raison inexpliquée, Marguerite Bennett évince Wonder Woman du récit à la fin de l'épisode 4. Elle n'apparaît donc pas dans l'épisode 5 et seulement dans une page pour le 6, ce qui laisse le lecteur dans l'expectative, car il aurait préféré ce personnage de premier plan aux autres. La scénariste utilise cette place ainsi libérée pour donner plus d'importance à d'autres, à commencer par les soeurs Duginovna. de ce côté, l'histoire prend une envergure inattendue puisque Bennett a la bonne idée de donner une image du conflit mondial depuis l'URSS, avec ces 2 personnages. Par contre, elle n'y va pas avec le dos de la cuillère car rapidement ces 2 femmes sont manipulées par d'horribles militaires qui ne rechignent à employer aucune méthode coercitive, même le chantage ou menacer des innocents. le scénario évoque les horreurs commises par le régime communiste, mais de manière simpliste, avec une comparaison qui en fait des méchants sans nuance par rapport aux bons américains altruistes. Pour ces séquences, Bilquis Evely réalise des dessins ben détaillés, de type naturaliste, avec une exactitude historique de meilleur niveau que ceux de Laura Braga pour Wonder Woman.
Enfin à compter du deuxième épisode, Marguerite Bennett introduit une supercriminelle qui aide les nazis. Comme pour Mera, la scénariste n'apporte aucune information sur la fille du Joker qui n'ait appelée que par ce sobriquet. Sa première apparition est une évocation directe du film L'Ange Bleu de Josef von Sternberg (1930), mais par la suite elle est juste méchante parce qu'elle est méchante. Elle manipule Zatanna Zatara sans que le lecteur ne sache comment elle la fait chanter. Les dialogues de ces passages sont aussi raides que les autres, et le seul intérêt réside dans la présence mystérieuse d'un magicien bien connu de l'univers partagé DC qui se retrouve transformé en lapin. Par la suite, la scénariste intègre encore un autre fil narratif avec Harley Quinn. D'un côté, c'est agréable de voir que la scénariste évoque également ce qui se passe en Angleterre ; de l'autre c'est un personnage de plus sans beaucoup de personnalité, sans lien direct avec le récit.
Parmi les différents artistes, le lecteur remarque le travail de Garry Brown (bien noir, mais du coup trop en décalage avec le reste), de Mirka Andolfo (assez rond, transcrivant bien le comportement fofolle d'Harley Quinn) et de Ming Doyle (aussi noir que celui de Brown, en plus détaillé, plus réaliste, donc tout aussi décalé que celui de Brown).
Ce premier tome montre que Marguerite Bennett s'est fortement investie pour développer tout un environnement à partir du concept de ces statuettes à collectionner, avec un vrai respect des personnages pour construire leur nouvelle version, et une certaine ambition pour rendre compte du conflit de la seconde guerre mondiale de différents points de vue. Par contre sa narration est très raide, avec des dialogues ne communiquant pas la personnalité des protagonistes, et un découpage qui à trop embrasser mal étreint. Les dessinateurs réalisent des planches professionnelles, avec plusieurs qui sortent du lot (Marguerite Sauvage, Ming Doyle, Garry Brown, Bilquis Evely et Mirka Andolfo) mais dont certains styles jurent un peu par rapport aux autres. 3 étoiles pour un projet bien construit, mais dont la somme des parties ne forme pas un tout harmonieux.
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Deslivresetlesmots
  31 août 2016
Cette série nous présente un univers alternatif où les héroïnes principales de DC Comics se retrouvent à devoir combattre les nazis et les oppressions venant de toute part. Puisque les histoires d'héroïnes sont encore minoritaires – en plus d'être parfois horriblement traitées – DC Bombshells est un réel rafraîchissement, dont j'entendais beaucoup de bien sur les blogs et surtout, dont j'avais pu voir des extraits intrigants et magnifiques.
Marguerite Sauvage est l'artiste principale de la série et laissez-moi vous dire que c'est vraiment, vraiment beau. Et puis, les nouveaux costumes, redesignés pour être plus ancrés dans les années 40 ? Ils sont superbes, chaque héroïne conserve ses traits distinctifs pour qu'on puisse les reconnaître sans ambiguïté, tout en leur donnant un nouveau look.
Le principe des Bombshells ? Amanda Waller cherche à trouver des super-héroïnes qui pourraient l'aider à gagner cette guerre. Elle embauche donc Batwoman, Wonder Woman et Supergirl mais d'autres super-héroïnes font leur apparition : Catwoman, Harley Quinn, Poison Ivy, Mera, Zatanna (mon personnage préféré !) avec même une apparition de Constantine… en lapin. Les origines des personnages sont bien sûr retravaillées pour pouvoir fonctionner dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale, mais pour ce que j'en sais, tout m'a l'air de correspondre assez bien aux origines qu'on connaît déjà. On apprécie les jeux de mots (Batwoman qui se bat avec… une batte de baseball, sport auquel elle joue de manière exemplaire) et toutes les références parsemées le long du comics. Et la suite promet l'apparition d'encore plus de personnages et une intrigue des plus intéressantes ! (Et j'espère grandement qu'Urban Comics décidera de traduire et publier en France une telle merveille !)
Lien : https://deslivresetlesmots.w..
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