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Pierre Ménard (IV) (Traducteur)
EAN : 9782070419609
128 pages
Éditeur : Gallimard (07/05/2010)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 1210 notes)
Résumé :
Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?

C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'œil implacable d'Elizabeth, cependant que le mon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (345) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  22 décembre 2019
D'un coup, la Reine d'Angleterre m'a paru beaucoup plus sympathique.
Ce drôle de personnage à l'allure si revêche, ce symbole qui survit au temps, aux modes et aux futiles scandales, ce personnage désincarné qui tient une place d'honneur dans le grand spectacle du monde, a donc un coeur et une âme ?
Un beau matin, sa Gracieuse Majesté consent à se rapprocher de notre triste condition humaine, en entrant de son plein gré dans un bibliobus où elle emprunte un livre.
Ce simple geste va bouleverser son existence, car la reine va se découvrir une passion dévorante pour la lecture. Elle va boulotter comme une ogresse toutes les oeuvres littéraires qui lui tomberont sous la main, au risque d'écorner sérieusement auprès de ses sujets son image d'icône sacrée. Inutile de préciser que ses conseillers voient d'un très mauvais oeil ce funeste et subversif engouement qui chamboule le strict protocole de la « maison Windsor », et font tout pour l'en éloigner.
Car l'affaire est grave ! La reine, en effet, ne s'appartient pas, mais appartient à tous. A ce titre, elle ne peut avoir de hobbies, de passions, de préférences qui, ipso facto, excluraient certains de ses sujets de sa bienveillance royale. Et quoi de plus profondément égoïste que la lecture ?
Triste privilège. Affreux dilemme pour cette reine désireuse plus que tout de sortir de son immobilité de pierre, de sentir le sang couler sans ses veines, d'avoir une voix. La sienne.
Le final, où la reine décide de rejoindre le monde des mortels, est absolument prodigieux. Un princier doigt d'honneur.
Un court roman « so british », à l'humour grinçant et pince sans rire, une bouffonnade en gants blancs, mais aussi une intéressante réflexion sur le « pouvoir subversif de la lecture », et sur ce qui pousse les Hommes à écrire.



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Junie
  17 août 2013
Petit livre offert par mon libraire, que j'ai suçoté sur la plage (le bouquin, pas le libraire) avec délices.
Introduite dans les coulisses de Buckingham sur les pas de Norman, qui fait la plonge aux cuisines, j'ai partagé l'intimité des pensées de la Reine qui sort de sa profonde léthargie intellectuelle, morale et affective, en prenant des bains de littérature. Retrouvant un peu d'humanité grâce à son page qui les lui tourne (les pages) Elizabeth apprend à laisser tomber le protocole, les défilés en carrosse, oublie sa progéniture et ses affreux clébards, fait moisir le premier ministre dans l'antichambre pour se livrer à une orgie de romans. Elle comprend que la lecture est un acte de résistance solitaire, que rencontrer les auteurs ne sert à rien, que chaque livre nous aide à mieux nous connaitre.
Bref, Elizabeth, je te kiffe et tu viens prendre le thé quand tu veux.
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kateginger63
  04 mars 2019
La Reine anglaise et son désir littéraire
*
J'ai acheté l'édition deluxe . Un écrin de tissu tartan écossais entoure le livre.
De format court certes, mais on m'a susurré que je passerais un moment délicieux. Tel était le cas. Pas transcendant au point de ne plus fermer l'oeil, mais suffisamment pour donner envie de lire d'autres romans de cet acabit.
*
Nous plongeons dans l'univers de la monarchie anglaise avec la voix de la reine d'Angleterre, Elizabeth II . Je précise que c'est une fiction.
Elle va découvrir le monde des livres. Yeah!! Encore une future biblioaddict!
Une Reine qui va délaisser ses devoirs monarchiques et avouons-le, franchement ennuyants. Pour s'immerger dans les pages de très bons bouquins. Oh, elle ne va pas forcément apprécier toutes ses lectures, mais au fur et à mesure de ses pérégrinations livresques, elle va savourer les classiques, les écrits féministes, les essais....jusqu'à vouloir écrire soi-même :)
*
Une réflexion sur le rôle et l'importance de la lecture.
J'ai bien aimé les ouvrages cités (honte à moi, n'en connaissant que la moitié environ!), les réparties assassines de la Reine, les situations cocasses qui en découlent. Un humour british pince-sans-rire avec des subtilités peut-être pas toujours faciles à comprendre (en VO, c'est plus savoureux certainement).
La fin est originale mais difficilement crédible. Il faut dire que l'auteur nous a tellement bien décrit les pensées intimes de la Reine qu'on l'imaginait vraiment en situation réelle!
Truculent, pas si léger que ça, forcément décalé, grinçant aussi, un bon moment passé avec la Queen Elizabeth .
Il ne manquerait plus qu'elle dépose ses chroniques ici sur Babelio! J'en serais ravie!
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Marple
  13 mai 2013
Déjà 173 critiques qui décrivent un livre délicieux, très original et/ou jubilatoire... vais-je être la 174è ? Non, tout simplement parce que je n'ai pas aimé ce petit roman qui m'a semblé bien long malgré ses 122 pages...
En fait, il m'a fait penser à 'Petits suicides entre amis', salué par beaucoup pour son côté loufoque et iconoclaste, et que j'avais juste trouvé absurde et vain. Là, c'est pareil : alors même que les thèmes abordés, comme le pouvoir de la lecture, la place de la passion dans la vie ou la différence entre personnalité et image donnée, sont intéressants, Alan Bennett réussit l'exploit de (me) les rendre ennuyeux... Ajoutons à ça une histoire qui tient en une phrase (la reine découvre incidemment le plaisir de la lecture, ce qui la conduit progressivement à négliger ses devoirs et entraîne une profonde remise en question) et un humour british dont je n'ai pas trouvé trace (ou alors il était trop british pour que je le comprenne...).
Bref, un roman qui ne m'a pas séduite, peut-être parce que j'en attendais trop suite aux 173 critiques sus-citées... ou alors simplement parce que je suis un peu trop psychorigide ascendant sérieuse pour apprécier les livres si décalés.
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rabanne
  08 octobre 2017
Une courte fiction loufoque, lue facilement d'une traite, dont je ne savais pas qu'elle avait fait tant d'émules.
Quand la reine d'Angleterre découvre la passion de la lecture sur le tard, juste avant ses 80 ans, c'est toute l'organisation de son palais, du royal protocole aux relations diplomatiques, qui s'en voit quelque peu chamboulée ! Mais Élisabeth elle-même devra se remettre en question...
Des passages intéressants sur l'impact de la lecture, sur le travail des auteurs, qui alternent avec le quotidien millimétré de la souveraine.
Un mélange d'humour décalé et de réflexion philosophique, mais une lecture qui ne me restera pas vraiment mémorable, d'autant que la fin, trop caricaturale, m'a déçue.
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Citations et extraits (204) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric76   19 décembre 2019
- Maintenant que nous sommes en tête à tête, dit la reine en adressant des sourires de droite à gauche à l'imposante assemblée, je vais pouvoir vous poser des questions qui me tracassent au sujet de Jean Genet.
- Ah… Oui, dit le président.
La Marseillaise puis l'hymne britannique suspendirent durant quelques instants le déroulement des opérations, mais lorsqu'ils eurent rejoints leurs sièges, Sa Majesté se tourna vers le président et reprit :
- Il était homosexuel et il a fait de la prison, mais était-ce un mauvais garçon ? Ne pensez-vous pas qu'il avait un bon fond, au contraire ? ajouta-t-elle en soulevant sa cuillère.
N'ayant pas été briefé au sujet du dramaturge chauve, le président chercha désespérément des yeux sa ministre de la Culture, mais celle-ci était en grande conversation avec l'archevêque de Canterbury.
- Jean Genet, répéta la reine pour lui venir en aide. Vous le connaissez ?
- Bien sûr, répondit le président.
- Il m'intéresse, dit la Reine.
- Vraiment ?
Le président reposa sa cuillère. La soirée promettait d'être longue.
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lilibaliliba   15 décembre 2009
Elle découvrait également que chaque livre l'entraînait vers d'autres livres, que les portes ne cessaient de s'ouvrir, quels que soient les chemins empruntés, et que les journées n'étaient pas assez longues pour lire autant qu'elle l'aurait voulu."



"Cet attrait pour la lecture, songeait-ellesongeait-elle, tenait au caractère altier et presque indifférent de la littérature. Les livres ne se souciaient pas de leurs lecteurs, ni même de savoir s'ils étaient lus. Tout le monde était égal devant eux, y compris elle. (...) La lecture provoquait un sentiment du même ordre. Il y avait en elle quelque chose d'anonyme, de partagé, de commun. Ayant mené une existence à part, elle se rendait compte à présent qu'elle désirait ardemment éprouver un tel sentiment : elle pouvait parcourir toutes ces pages, l'espace contenu entre les couvertures de tous ces livres, sans qu'on la reconnaisse."

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sylviesylvie   28 mai 2009
Cet attrait pour la lecture, songeait-elle, tenait au caractère altier et presque indifférent de la littérature. Les livres ne se souciaient pas de leurs lecteurs, ni même de savoir s'ils étaient lus. Tout le monde était égal devant eux, y compris elle. La littérature est une communauté, les lettres sont une république... ...Les livres ne varient pas. Tous les lecteurs sont égaux... ...La lecture... Il y avait en elle quelque chose d'anonyme, de partagé, de commun... ...Elle pouvait parcourir toutes ces pages, l'espace contenu entre les couvertures de tous ces livres, sans qu'on la reconnaisse
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Eric76Eric76   20 décembre 2019
" Il a fallu tendre une main gantée de blanc pour en serrer d'autres qui étaient couvertes de sang et soutenir d'aimables conversations avec des individus qui avaient participé à des massacres d'enfants. Il a fallu patauger dans les tripes et les excréments. je me suis souvent dit que pour une reine, le seul équipement vraiment indispensable serait une paire de cuissardes."
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caro64caro64   25 juin 2010
- Un passe-temps ? dit la reine. Les livres sont tout sauf un passe-temps. Ils sont là pour vous parler d'autres vies, d'autres mondes. Loin de vouloir passer le temps, sir Kevin, j'aimerai au contraire en avoir davantage à ma disposition. Si j'avais envie de passer le temps, j'irai en Nouvelle-Zélande.
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Videos de Alan Bennett (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alan Bennett
Bande annonce (en VO) du film The lady in the Van, adaptation du roman La dame a la camionnette d'Alan Bennett.
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