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Pierre Ménard (IV) (Traducteur)
ISBN : 2070419606
Éditeur : Gallimard (07/05/2010)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 1154 notes)
Résumé :
Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d'un coup, rien n'arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu'elle en vienne à négliger ses engagements royaux ?

C'est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, Jean Genet et bien d'autres défilent sous l'œil implacable d'Elizabeth, cependant que le mon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (327) Voir plus Ajouter une critique
Junie
  17 août 2013
Petit livre offert par mon libraire, que j'ai suçoté sur la plage (le bouquin, pas le libraire) avec délices.
Introduite dans les coulisses de Buckingham sur les pas de Norman, qui fait la plonge aux cuisines, j'ai partagé l'intimité des pensées de la Reine qui sort de sa profonde léthargie intellectuelle, morale et affective, en prenant des bains de littérature. Retrouvant un peu d'humanité grâce à son page qui les lui tourne (les pages) Elizabeth apprend à laisser tomber le protocole, les défilés en carrosse, oublie sa progéniture et ses affreux clébards, fait moisir le premier ministre dans l'antichambre pour se livrer à une orgie de romans. Elle comprend que la lecture est un acte de résistance solitaire, que rencontrer les auteurs ne sert à rien, que chaque livre nous aide à mieux nous connaitre.
Bref, Elizabeth, je te kiffe et tu viens prendre le thé quand tu veux.
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kateginger63
  04 mars 2019
La Reine anglaise et son désir littéraire
*
J'ai acheté l'édition deluxe . Un écrin de tissu tartan écossais entoure le livre.
De format court certes, mais on m'a susurré que je passerais un moment délicieux. Tel était le cas. Pas transcendant au point de ne plus fermer l'oeil, mais suffisamment pour donner envie de lire d'autres romans de cet acabit.
*
Nous plongeons dans l'univers de la monarchie anglaise avec la voix de la reine d'Angleterre, Elizabeth II . Je précise que c'est une fiction.
Elle va découvrir le monde des livres. Yeah!! Encore une future biblioaddict!
Une Reine qui va délaisser ses devoirs monarchiques et avouons-le, franchement ennuyants. Pour s'immerger dans les pages de très bons bouquins. Oh, elle ne va pas forcément apprécier toutes ses lectures, mais au fur et à mesure de ses pérégrinations livresques, elle va savourer les classiques, les écrits féministes, les essais....jusqu'à vouloir écrire soi-même :)
*
Une réflexion sur le rôle et l'importance de la lecture.
J'ai bien aimé les ouvrages cités (honte à moi, n'en connaissant que la moitié environ!), les réparties assassines de la Reine, les situations cocasses qui en découlent. Un humour british pince-sans-rire avec des subtilités peut-être pas toujours faciles à comprendre (en VO, c'est plus savoureux certainement).
La fin est originale mais difficilement crédible. Il faut dire que l'auteur nous a tellement bien décrit les pensées intimes de la Reine qu'on l'imaginait vraiment en situation réelle!
Truculent, pas si léger que ça, forcément décalé, grinçant aussi, un bon moment passé avec la Queen Elizabeth .
Il ne manquerait plus qu'elle dépose ses chroniques ici sur Babelio! J'en serais ravie!
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Marple
  13 mai 2013
Déjà 173 critiques qui décrivent un livre délicieux, très original et/ou jubilatoire... vais-je être la 174è ? Non, tout simplement parce que je n'ai pas aimé ce petit roman qui m'a semblé bien long malgré ses 122 pages...
En fait, il m'a fait penser à 'Petits suicides entre amis', salué par beaucoup pour son côté loufoque et iconoclaste, et que j'avais juste trouvé absurde et vain. Là, c'est pareil : alors même que les thèmes abordés, comme le pouvoir de la lecture, la place de la passion dans la vie ou la différence entre personnalité et image donnée, sont intéressants, Alan Bennett réussit l'exploit de (me) les rendre ennuyeux... Ajoutons à ça une histoire qui tient en une phrase (la reine découvre incidemment le plaisir de la lecture, ce qui la conduit progressivement à négliger ses devoirs et entraîne une profonde remise en question) et un humour british dont je n'ai pas trouvé trace (ou alors il était trop british pour que je le comprenne...).
Bref, un roman qui ne m'a pas séduite, peut-être parce que j'en attendais trop suite aux 173 critiques sus-citées... ou alors simplement parce que je suis un peu trop psychorigide ascendant sérieuse pour apprécier les livres si décalés.
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rabanne
  08 octobre 2017
Une courte fiction loufoque, lue facilement d'une traite, dont je ne savais pas qu'elle avait fait tant d'émules.
Quand la reine d'Angleterre découvre la passion de la lecture sur le tard, juste avant ses 80 ans, c'est toute l'organisation de son palais, du royal protocole aux relations diplomatiques, qui s'en voit quelque peu chamboulée ! Mais Élisabeth elle-même devra se remettre en question...
Des passages intéressants sur l'impact de la lecture, sur le travail des auteurs, qui alternent avec le quotidien millimétré de la souveraine.
Un mélange d'humour décalé et de réflexion philosophique, mais une lecture qui ne me restera pas vraiment mémorable, d'autant que la fin, trop caricaturale, m'a déçue.
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LiliGalipette
  29 mars 2014
Il suffit parfois d'un simple bibliobus pour changer toute une existence. Tous les lecteurs qui attendent le passage du merveilleux véhicule comprennent cela. Mais il est des lecteurs qui s'ignorent et à qui il faut une franche rencontre avec les livres. C'est ce qui arrive à Elizabeth II quand elle croise le bibliobus de Westminster. « Lire n'était pas agir. Et elle était une femme d'action. » (p. 12) Mais on peut être reine et aimer lire, même si cela s'apprend, et tant pis pour le protocole et les obligations royales ! Conseillée par Norman, son tabellion personnel qu'elle a débauché des cuisines de Buckingham, la reine lit avec avidité et bonheur. Hélas, cette passion tardive n'est pas du goût de Sir Kevin, son secrétaire particulier, ni de celui du premier ministre ou de son époux. « Lire, c'est se retirer. […] Se rendre indisponible. […] / On lit pour son plaisir, dit la reine. Il ne s'agit pas d'un devoir public. / Peut-être cela serait-il préférable, rétorqua Sir Kevin. » (p. 49) Et si l'ivresse de lecture de la reine menaçait le royaume et le pays tout entier ? Pauvre Elizabeth II, elle connaît les affres de tout lecteur dérangé et arraché aux pages délicieuses qu'il voudrait continuer de tourner.
En quelque cent pages, Alan Bennett propose une satire absolutely fabulous de la monarchie et des obligations qu'elle impose à ses représentants. Mince, à la fin, laissez la reine lire tout son saoul ! L'humour fait mouche à chaque fois et j'ai pouffé à de nombreuses reprises devant les dialogues savoureux concoctés par l'auteur. « Ce n'est pas une romancière très populaire, Madame. / Je me demande bien pourquoi. Je l'ai pourtant anoblie. » (p. 14) Même si j'ai passé un excellent moment avec ce texte, je m'interroge : la lecture demande une disponibilité certaine de la part de ceux qui la pratiquent, mais je doute qu'elle soit incompatible avec le quotidien. Certes, la routine de sa gracieuse majesté est un tantinet plus formelle que mon métro-boulot-dodo, mais il faut savoir raison garder. Quand la lecture happe son sujet au point de le soustraire à la réalité, elle ne met plus cette dernière en perspective, mais prétend prendre sa place, ce qui est au mieux contre-productif, au pire très dangereux.
Mais oubliez mes tentatives de réflexion et ouvrez sans attendre le petit roman d'Alan Bennett !
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Citations et extraits (190) Voir plus Ajouter une citation
lilibaliliba   15 décembre 2009
Elle découvrait également que chaque livre l'entraînait vers d'autres livres, que les portes ne cessaient de s'ouvrir, quels que soient les chemins empruntés, et que les journées n'étaient pas assez longues pour lire autant qu'elle l'aurait voulu."



"Cet attrait pour la lecture, songeait-ellesongeait-elle, tenait au caractère altier et presque indifférent de la littérature. Les livres ne se souciaient pas de leurs lecteurs, ni même de savoir s'ils étaient lus. Tout le monde était égal devant eux, y compris elle. (...) La lecture provoquait un sentiment du même ordre. Il y avait en elle quelque chose d'anonyme, de partagé, de commun. Ayant mené une existence à part, elle se rendait compte à présent qu'elle désirait ardemment éprouver un tel sentiment : elle pouvait parcourir toutes ces pages, l'espace contenu entre les couvertures de tous ces livres, sans qu'on la reconnaisse."

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sylviesylvie   28 mai 2009
Cet attrait pour la lecture, songeait-elle, tenait au caractère altier et presque indifférent de la littérature. Les livres ne se souciaient pas de leurs lecteurs, ni même de savoir s'ils étaient lus. Tout le monde était égal devant eux, y compris elle. La littérature est une communauté, les lettres sont une république... ...Les livres ne varient pas. Tous les lecteurs sont égaux... ...La lecture... Il y avait en elle quelque chose d'anonyme, de partagé, de commun... ...Elle pouvait parcourir toutes ces pages, l'espace contenu entre les couvertures de tous ces livres, sans qu'on la reconnaisse
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caro64caro64   25 juin 2010
- Un passe-temps ? dit la reine. Les livres sont tout sauf un passe-temps. Ils sont là pour vous parler d'autres vies, d'autres mondes. Loin de vouloir passer le temps, sir Kevin, j'aimerai au contraire en avoir davantage à ma disposition. Si j'avais envie de passer le temps, j'irai en Nouvelle-Zélande.
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joedijoedi   09 juillet 2012
Elle découvrait également que chaque livre l'entraînait vers d'autres livres, que les portes ne cessaient de s'ouvrir, quels que soient les chemins empruntés, et que les journées n'étaient pas assez longues pour lire autant qu'elle l'aurait voulu.
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Litterature_et_ChocolatLitterature_et_Chocolat   09 février 2012
Si on lui avait demandé : “les livres ont-ils enrichi votre vie?”, elle se serait sentie obligée de répondre: “Oui, sans l’ombre d’un doute” – tout en ajoutant avec la même conviction qu’ils l’avaient également vidée de tout sens. Avant de se lancer dans ces lectures, elle était une femme droite et sûre d’elle, sachant où résidait son devoir et bien décidée à l’accomplir, dans la mesure de ses moyens. Maintenant, elle se sentait trop souvent partagée. Lire n’était pas agir, c’était depuis toujours le problème.
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Videos de Alan Bennett (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alan Bennett
Bande annonce (en VO) du film The lady in the Van, adaptation du roman La dame a la camionnette d'Alan Bennett.
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