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Lise Capitan (Traducteur)
EAN : 9782264077929
312 pages
10-18 (17/06/2021)
3.33/5   42 notes
Résumé :
La fille du magnat américain Theodore Racksole veut un steak et une bière, mais un palace d'un si haut standing que le Grand hôtel Babylon ne saurait s'abaisser à des mets aussi vulgaires. Qu'il cela ne tienne : Racksole rachète donc l'hôtel. Mais le milliardaire ne s'attendait pas à ce que la gestion hôtelière soit semée de tant d'embûches : la réceptionniste disparaît, le maître d'hôtel démissionne, un jeune diplomate est trouvé mort et son corps est subtilisé. Et... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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sabine59
  08 septembre 2022
Les grands hôtels de luxe font rêver...quoique, pas tous! Car dans le grand hôtel Babylon, à Londres, en ce début 20 ème siècle, il se passe des choses vraiment inquiétantes!
Voyez plutôt : le maitre d'hôtel, pourtant pilier de l'établissement, démissionne, encouragé en cela par le nouveau patron américain des lieux, qui, dès le départ, ne l'a pas apprécié. La receptionniste disparait, un jeune homme est assassiné... Et j'en passe. Car l'intrigue est vraiment rocambolesque, pleine de rebondissements. C'est léger, amusant, mais manque quand même de consistance! Aussi bien pour l'histoire que pour les personnages, très désinvoltes, y compris dans les situations les plus périlleuses.
Si l'on cherche un livre distrayant, jouant sur les caricatures et l'humour, il est tout trouvé. Si on espérait, comme moi, un peu plus de profondeur et de piquant, on est forcément un peu déçu...
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levri
  01 juin 2020
À la fin du XIXème siècle un riche américain achète dans l'heure l'hôtel le plus prestigieux du monde situé à Londres, juste pour satisfaire un caprice de sa fille. Il n'a aucune expérience des hôtels, encore moins ceux du genre du Grand Hôtel Babylon, habitué à recevoir les têtes couronnées du monde, cependant il semble vite comprendre le fonctionnement de l'hôtel, c'est certain que ça va l'amuser pense-t-il, mais il risque peut-être de déchanter à court terme …

Publié en feuilleton avant de devenir un livre en 1902, cette comédie policière qui tourne à la farce mélodramatique campe avec dérision des personnages hauts en couleurs, représentatifs de la haute société financière et aristocratique vue d'une manière populaire. Un roman à l'écriture simple et facile à lire qui témoigne d'une autre époque,
Un hôtel de luxe hébergeant les grands de ce monde, cadre idéal de toutes les intrigues sert ici à mettre en scène des américains richissimes ne doutant de rien, des princes allemands désargentés, un suisse déjà neutre, un juif financier et quelques fripouilles sommairement caractérisées. Ne comptez pas sur une description profonde de la fin d'une époque, nous avons juste en main une farce avec des côtés grotesques qu'il est aisé de décrypter en lisant entre les lignes et qui témoigne de la fin d'un monde une décennie avant la grande guerre qui a remodelé le monde.

Un petit livre avec des côtés niais, une curiosité qui se lit facilement et peut offrir un moment de détente superficiel ou pas selon selon l'angle où vous l'abordez …

NB : J'ai reçu ce livre gratuitement dans le cadre de l'opération "ConfinementLecture" et j'en remercie les éditeurs y ayant participé.
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YvPol
  09 juin 2020
Le Grand Hôtel Babylon, ouvert par Félix Babylon est à Londres, sur les bords de la Tamise. C'est l'hôtel le plus fameux au monde, toutes les têtes couronnées y descendent ainsi que les riches vacanciers. A la fin du XIX° siècle, Londres est la ville où il faut être. Lorsque Nella Racksole, la fille du richissime homme d'affaires étasunien Theodore Racksole dédaigne le menu raffiné et commande un steak arrosé d'une bière de son pays, Jules, le maître d'hôtel garde son calme mais refuse catégoriquement de servir. Vingt minutes plus tard, au terme d'une discussion avec Félix Babylon, Theodore Racksole est le nouveau propriétaire de l'établissement et exige d'être servi d'un steak. Mais tenir un hôtel de ce standing ne s'improvise pas, surtout lorsque après s'être séparé de Jules, c'est la réceptionniste qui s'en va.
Arnold Bennett (1867-1931) est un écrivain et un journaliste qui considère les feuilletons de l'époque comme faibles ; il en écrit un et le publie en 1902, le Grand Hôtel Babylon.
Confinement oblige, je l'ai lu en numérique. Pas enthousiasmé au départ, je me suis vite fait prendre par le ton léger et volontiers sarcastique de l'auteur lorsqu'il décrit les riches Américains qui n'ont pas la distinction des Britanniques ni leur éducation et leur élégance, mais l'arrogance de la richesse vite acquise.
Et une fois mordu à l'hameçon, difficile de résister à tourner les pages -virtuellement. A chaque chapitre -et il y en a plus de trente, courts- son lot de rebondissements et de surprises. Ceux qu'on croyait les gentils ne le sont peut-être pas tant que cela et vice-versa, même si rien n'est vraiment sûr. On se promène entre le Grand Hôtel à Londres et une maison surprenante à Ostende, en bateau entre les deux pays ou sur la Tamise. A chaque fois, l'aventure est au rendez-vous. Et pour ne rien gâcher, le langage est d'une grande élégance, un peu comme un Britannique en pleine action qui ne se départit ni de son calme ni de son flegme ; c'est sûrement un cliché, mais c'est l'image de certains vieux films qui me vient pour décrire l'écriture et le ton du roman.
Excellent jusqu'au bout, un livre idéal pour la détente.
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som
  09 décembre 2021
Dans le style comique burlesque, je vous propose ce très amusant et distrayant roman qui nous entraîne dans une aventure à couper le souffle. Sous le prétexte que sa fille chérie ne puisse pas disposer d'un steak et d'une bière dans un palace britannique, Théodore Racksole se met en tête de le racheter. Hélas, ce magnat américain ne sait pas dans quel bourbier il s'est mis.
Jouant sur tous les codes et les clichés qui opposent l'Angleterre alors impériale et les Etats-Unis nouveaux riches si vulgaires, Arnold Bennett lâche ses chevaux. On saute de chemin de fer en bateau, les méchants courent à la poursuite des gentils qui ne sont pas en reste. Les tapis épais dissimulent de véritables trappes. de rebondissements en rebondissements, les protagonistes se dévoilent et se dissimulent tour à tour. Rocambolesque en diable, ce merveilleux roman laisse son lecteur à bout de souffle.
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ondelune
  20 septembre 2016
Une comédie policière publiée en 1902, d'abord en feuilleton avant de finir en un court roman, n'ayant rien à envier aux récits et nouvelles d'Agathie Christie. Egalement adapté en film en 1916. Puis en audiobook, dont très récemment sur France culture après l'unique publication faite par les moutons électriques. Encore eux, et j'ai définitivement beaucoup d'affection pour cette maison d'édition qui sait se diversifier, toujours dans la qualité en ayant un sens aigu de l'esthétique du livre, comme de leurs contenus toujours riches et rédigés par de belles plumes.
Ha… Voilà que je digresse ! Pour en revenir à l'ouvrage lui-même, l'humour anglais y est omniprésent et la moquerie envers la bourgeoisie, jamais très loin. Les personnages hauts en couleur se montrent bien souvent perspicaces ou sournois. L'histoire reste cependant tant légère que distrayante. Si, toutefois, vous veniez à gérer un si grand hôtel, sachez rester prudents… Il y a toujours un mystère à élucider !
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
levrilevri   01 juin 2020
— Vous devez mener une merveilleuse existence, affirma le prince. Je vous envie.

— Vous m’enviez… Quoi ? La fortune de mon père ?

— Non, objecta-t-il ; votre liberté et vos responsabilités.

— Je n’ai pas de responsabilité, fit-elle remarquer.

— Veuillez m’excuser, dit-il, mais vous en avez, et il serait temps que vous en preniez conscience.

— Je ne suis qu’une fille, murmura-t-elle avec une subite simplicité. Quant à vous, comte, je suis sûre que vous avez suffisamment de responsabilités personnelles ?

— Moi ? s’étonna-t-il tristement. Je n’ai pas de responsabilité. Je ne suis personne – une Sérénissime Altesse qui doit prétendre être très importante, à toujours prendre soin de ne rien faire qu’une Sérénissime Altesse ne devrait faire. Bah !
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levrilevri   01 juin 2020
« Bonjour, dit-il. Beau lever de soleil, n’est-ce pas ? »

L’insolence ingénieuse et calculée de son ton frappa la jeune femme de plein fouet tandis qu’elle se trouvait attachée à la chaise. Comme toutes les personnes ayant vécu des vies faciles et joyeuses dans ces douces régions où l’or arrondit tous les angles et où la loi contient de main ferme tout débordement, il lui semblait difficile de réaliser qu’il existât d’autres régions où l’or n’était d’aucune utilité et la loi dépourvue de tout pouvoir. Vingt-quatre heures auparavant, elle aurait déclaré qu’il était impossible qu’une expérience telle que ce qui lui était arrivé puisse survenir à quiconque ; elle aurait évoqué avec désinvolture la civilisation et le XIXe siècle, le progrès et la police. Mais son expérience lui apprenait que la nature humaine resterait toujours la même, et que sous la fine couche de sécurité sur laquelle nous, les bons et honnêtes citoyens, existions, les forces obscures et secrètes du crime poursuivaient leur œuvre, tout comme elles le faisaient à l’époque où il était impossible d’aller de Cheapside à Chelsea sans se faire attaquer par des voleurs. Son expérience servait en quelque sorte à lui faire comprendre la leçon encore mieux qu’elle n’aurait pu en faire l’expérience, même en séjournant dans les bureaux des détectives de la police de Paris, Londres ou Saint-Pétersbourg.
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levrilevri   01 juin 2020
De façon assez singulière, Nella et son père, fervents démocrates qu’ils étaient, avaient été quelque peu impressionnés par la royauté et l’autorité du prince frappé de fièvre… impressionnés comme jamais Aribert ne les avait impressionnés. Ils avaient tous deux senti qu’ici, sous leurs soins, se trouvait une espèce d’individu qu’ils ne connaissaient pas encore, et qui ne ressemblait en rien à toutes les autres personnes qu’ils avaient pu rencontrer auparavant. Même ses gestes et le ton de ses paroles délirantes avaient une emprise abrupte et condescendante… C’était là un imposant mélange d’élégance et d’arrogance. Quant à Nella, elle avait tout d’abord été frappée par le beau « E » surplombant la couronne brodée sur les manches de sa chemise, et par la chevalière qui ornait sa main pâle et émaciée. Après tout, ces signes extérieurs sans importance étaient au moins aussi efficaces que d’autres de nature plus profonde, mais moins visible.
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levrilevri   01 juin 2020
— Le seul pays ? demanda Babylon.

— Le seul pays où vous pouvez investir et dépenser de l’argent avec cette sensation de sécurité. Aux États-Unis, il n’y a rien qui vaille la peine de dépenser des fortunes, rien à acheter. En France ou en Italie, il n’y a pas de véritable sécurité.

— Mais vous êtes réellement un authentique Américain ? s’enquit Babylon.

— Je suis un authentique Américain, confirma Racksole, mais mon père – qui commença comme homme de chambre dans un établissement d’Oxford, et finit par gagner dix millions de dollars grâce au fer à Pittsburg –, mon père prit la sage précaution de m’envoyer faire mon éducation en Angleterre. J’ai fait mes trois ans à Oxford, comme tout fils de la haute bourgeoisie. Cela m’a fait du bien. Cela m’a plus apporté que de nombreuses années de spéculations fructueuses. J’y ai appris que la langue anglaise était une forme différente de la langue américaine, et supérieure, et qu’il y avait quelque chose – je n’ai pas encore trouvé ce que c’était précisément – dans le style de vie anglais que les Américains ne comprendront jamais. Eh bien, ajouta-t-il, aux États-Unis, on soudoie toujours les juges et les journaux. Et on parle du XVIIIe siècle comme si c’était le commencement du monde. Oui, je vais transférer mes fonds à Londres.
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levrilevri   01 juin 2020
Le grand agent de change de la bourse des valeurs sud-africaines entra, l’air simple et sans prétention. C’était un homme plutôt petit, il avait le teint coloré, était vêtu de la façon dont on s’imagine qu’un financier hébraïque pouvait être vêtu, avec un excès de montre à gousset et une carence de gilet. Dans sa main grasse, il tenait une canne à pommeau d’or, et un chapeau de soie flambant neuf – car c’était vendredi, et tous les vendredis de sa vie, à la seule exception des jours fériés, Mr Lévi achetait un nouveau chapeau. Sa respiration était bruyante et il reniflait beaucoup, comme s’il venait d’accomplir quelque travail physique herculéen. Il lança un regard au millionnaire américain avec une mine pouvant trahir une légère gêne, mais dans le même temps, son visage rond et rouge affichait une certaine admiration franche et une bonne nature.
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