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ISBN : 2290154962
Éditeur : J'ai Lu (22/08/2018)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 132 notes)
Résumé :
"Tous les grands secrets ont un goût particulier". Nadia a 17 ans et la vie devant elle. Mais quand elle perd sa mère et avorte en cachette, tout change. Elle choisit alors de quitter la communauté noire et religieuse qui l'a vue grandir. Boursière dans une grande université, Nadia fréquente l'élite. Elle a laissé derrière elle Luke, son ancien amant aux rêves brisés, et Aubrey, sa meilleure amie. Durant une décennie marquée des affres de la vie, les trajectoires d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (54) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  10 octobre 2018

Au dernier Festival America (2018 donc), ma file a rencontré Brit Bennett et a choisi de m'offrir (entre autres) « Le coeur battant de nos mères »💕 avec une gentille dédicace de l'auteure d'autant plus qu'elle a été ravie d'apprendre que je m'appelle Nadia comme l'héroïne de son roman : « Oh Great ! »
Jeune romancière, Brit Bennett nous emmène dans les tourments de l'avortement de Nadia Turner, dix-sept ans, qui vit seule avec son père, Robert Turner car sa mère s'est suicidée quelques mois plus tôt, en se tirant une balle dans la tête, sans avoir laissé un message d'explications.
« Nous avons partagé ce secret amer, un secret qui a débuté au printemps, lorsque Nadia Turner, mise en cloque par le fils du pasteur, s'est rendue en ville à la clinique qui pratique des avortements pour régler le problème.
Elle avait dix-sept ans à l'époque. (…) Depuis, Nadia s'était bâti une sacrée réputation : elle était jeune, elle avait peur, et elle essayait de cacher tout ça derrière son physique. » (p.10).
Depuis ce suicide, Nadia essaie de surmonter ce coup dur. Elle a une très bonne amie, Aubrey Evans, un peu insolite comme elle. Elles vivent à Oceanside : "A la fin du printemps, Oceanside se retrouvait enveloppé d'une brume si épaisse que les habitants appelaient cette période le Gris Mai. Puis venait le Sombre Juin. le Juillet Noir. Et l'Août Mazout. » (p.87).
Mais Nadia rencontre Luke Sheppard (serveur chez Fat Charlie) , fils d'un pasteur. Quand il la voit, il fait cette remarque : « Tu vois cette fille là-bas, disait-il à un serveur qui passait, ce sera le première Présidente noire. Tu verras. » (p.21).
Ils entament tous deux une relation mais devant la réaction de Luke à l'annonce de ce qui aurait pu être un heureux événement, cela s'avère plutôt un très gros souci vis à vis de ses parents. Il lui fournit tout de même l'argent nécessaire à « l'opération » mais ensuite, plus de nouvelles ! Monsieur s'estime quitte… Et puis il faut dire que dans cette petite ville, c'est la religion avec le Cénacle qui règne.
Étant encore bien jeune et avec la double absence, celle de sa mère et celle de l'enfant qu'elle n'a pas eu, elle quitte la Californie, d'abord pour le Michigan, ensuite pour pour Chicago où elle va suivre de brillantes études de droit tout en menant une vie dissolue jusqu'à sa rencontre avec Shadi.
Dans ce roman choral où ce sont les femmes qui mènent le jeu et avec comme thème principal celui de l'avortement, Brit Bennett nous décrit les émois et les désarrois de Nadia - les sentiments cachés – les blessures de l'enfance – un Robert Turner envahi par le chagrin. On voit Nadia hantée par la honte et le chagrin – son dépit quand sa meilleure amie, Aubrey épouse justement « son » Luke. Tout vole en éclats. Nadia accepte finalement d'assister à ce mariage mais cela signifie qu'elle revoit Luke et là…« La beauté de Nadia l'avait pulvérisé, mais celle d'Audrey ressemblait à une bougie chauffe-plat, une lueur de chaleur. » (p.192)
Luke va penser à ce bébé qu'il n'a pas voulu alors qu'à présent Aubrey a réussi à être enceinte.
Ce roman fait preuve d'une grande intensité avec le style agréable et fluide de l'auteure. Mais cela n'empêche pas de penser à ce douloureux problème de l'avortement car il existe encore de nombreux pays où il est illégal, où les femmes n'ont pas le droit de disposer de leur corps. Combien sont-elles à partir pour l'étranger pour effacer une souillure ?
Je vais conclure d'abord avec une critique de Télérama : « La romancière de 27 ans plonge dans le désarroi d'une jeune fille après un avortement. Avec une grande délicatesse. »
Ensuite, en disant que c'est un bien joli roman que m'a offert ma fille. Quand je lui ai un peu raconté l'histoire, elle a eu cette réflexion : « Mais alors, je ne t'ai pas offert un livre bien réjouissant ? ». Et moi : « Mais non ma biche. C'est un livre plus qu'intéressant avec ce problème. Je l'ai dévoré car la situation de Nadia (mon homonyme) m'a beaucoup touchée et je n'aurais eu l'idée de l'acheter moi-même. »
Je dis donc un double Merci :
* Un à ma fille et
* Un à Brit Bennett qui a obtenu avec cet ouvrage, le Prix du Meilleur Premier Roman Étranger 2017 » par « Lire ».
😍
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Bazart
  04 septembre 2017

Révélation des plumes anglo saxonnes de cette rentrée, Brit Bennett n'a même pas la trentaine , et à la lecture de son tout premier roman "Le Coeur Battant de nos mères", qui a triomphé au Etats Unis lors de sa parution l'an passé ( à 27 ans exactement) on se dit qu'on aurait donné facilement vingt de plus tant sa plume et sa narration est en tous points maitrisée!
En même temps, diplômée de littérature à Stanford, miss Benett a eu la chance desuivre des cours de « creative writing », à Oxford, une discipline qui n'existe pas en France et qui prouve si besoin est que nos homologues américains prennent vraiment l'écriture très au sérieux
Classé dans les meilleures ventes de livres en 2016 aux Etats-Unis, l'intrigue de ce "coeur battant de nos mères" a pour toile de fond une communauté noire Califnornie strictement régie sous la religion, qui aura pour nom le Cénacle.
Une des belles idées du roman est que l'histoire va être racontée par un choeur de membres féminins d'un certain âge- les mères du titre- , occupant un role assez similaire à celui que tient, le choeur dans les tragédies antiques, conférant à cette histoire des relents de fatalité et de caprice du destins présents dans toute bonne tragédie que ce soient .
Les mères vont donc nous narrer le destin tragique de Nadia, 17 ans au moment du début du livre, dont la mère s'est suicidee de façon violente et inexplicable quelques mois plus tôt la laissant avec un père deboussolé, et qui va accidentellement tomber enceinte du fils du pasteur....
" Aubrey était frileuse, et il aimait bien ça ; il se disait qu'il lui incombait de la réchauffer. »
Faut il garder un enfant à 17 ans dans une communauté ou les rapports sexuels en dehors du mariage sont très mals vus et où les rumeurs et qu'en dira t- on priment sur tout le reste et où la crainte du racisme, même dans l'Amérique d'Obama ?
Voilà un des nerfs de l'intrigue du "coeur battant de nos mères", qui de manière plus large encore, va nous montrer les relations d'un triangle amoureux évoluer au fil des années...
Nadia , Aubrey et Luke vont être plongés dans des situations où la raison l'emporte souvent sur le coeur et où les regrets quant aux décisions ou aux non décisions prisent dans le passé ressurgissent sans crier gare...
Comme dans tout grand roman, un simple détail, un infime regard viendra troubler l'ordre établi, et Brit Bennett n'a pas son pareil pour dessiner des portraits d'individus qui semblent si proches de nous, enfouis dans les non dits et les secrets qu'on traine toute sa vie comme un boulet..
Le roman de Benett a aussi la particularité de jeter un regard plutot audacieux et nouveau sur lavortement en associant la douleur bien connue d'une mère à celle moins explicite d'un père..
Cette très belle histoire d'amour et d'amitié, écrite avec une plume élégante et intemporelle (le roman pourrait tout à fait se situer dans les années 60/70 comme on le pense au début), Hollywood n'aura pas manqué de vite la repérer (Warner Bros va bientot l' adapter au cinéma ), comme l'ont fait une grande partie des médias et des libraires français qui l'ont mis en avant depuis sa sortie, mercredi dernier dans les librairies..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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jeunejane
  13 octobre 2018
Le roman se passe en Californie dans une communauté noire et protestante.
Nadia Turner a 17 ans. Elle vient de perdre sa mère qui s'est suicidée. Elle et son père sont complètement anéantis. Nadia se retrouve sans balises. Elle flirte avec le fils du pasteur, Luke, et se retrouve enceinte. Elle veut avorter pour cacher sa"faute" et poursuivre ses études.
Luke est un peu plus âgé que Nadia. Blessé au foot, il ne pourra plus jouer. Il accepte que Nadia se fasse avorter. On le sent dépassé par la situation et dominé par ses parents.
Aubrey, une jeune fille arrive dans la communauté protestante du père de Luke. Elle devient l'amie de Nadia et devra affronter une vie de femme avec des blessures d'enfance difficiles à surmonter.
Le roman s'étale sur plus ou moins dix ans. Le destin des trois jeunes va les faire se rencontrer de temps à autre.
Luke et surtout Nadia auront bien du mal à oublier ce bébé qui n'est pas né. Nadia en rêve souvent.
Brit Bennett, dont c'est le premier roman , arrive à rendre les personnages très vivants, très crédibles et attachants.
Mon moment préféré va au père de Nadia qui, blessé gravement, va lui raconter son enfance et celle de sa mère. A ce moment, on assiste à la rencontre de deux adultes liés par une grande affection : Nadia et son père.
Un grand roman pour moi, avec une très belle écriture, une traduction vraiment au point.
J'ai pris le temps pour le lire car il en valait vraiment la peine.
Encore une fois, je constate l'importance en bien et en mal que la religion revêt dans les communautés américaines.
"Le coeur battant de nos mères" s'adresse aux débuts de chapitres ou des mères de la communauté prennent la parole pour jeter un regard sur la vie de ces trois jeunes gens et leur entourage immédiat.
On peut aussi dire que la construction du livre n'est pas classique.
J'arrête de lancer des fleurs. On va croire qu'on m'a payé pour promouvoir le livre. :)
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tynn
  22 octobre 2017
Il est certain que les mères sont partout, en particulier celles qui s'affichent en juges des jeunes générations sous couvert de bienséance. Quant à dire que leur coeur est pur ...
En l'occurrence, le mien n'a pas battu d'excitation au fil de ce roman. En le refermant, je m'interroge encore sur ce qu'il veut nous dire.
Au sein d'une paroisse afro-américaine conservatrice, dans le Sud de la Californie, une adolescente de 17 ans, très perturbée par le suicide de sa mère, élevée par un père inconsolable, s'étourdit dans des relations amoureuses et fait une expérience ratée avec le fils du pasteur de sa communauté.
Son départ pour l'Université lui permet de tirer un trait sur la douleur psychologique d'un avortement pourtant assumé et l'hypocrisie de son entourage. Mais ce fait fondateur la rattrapera...
Par sa position de personnage principal dans la narration, le parcours de Nadia stigmatise des faits de société divers : éducation, liberté sexuelle, avortement, inceste, homosexualité, maternité, tromperies conjugales, croyances religieuses, intrusion (travers américain) dans la vie des voisins, sous couvert d'entraide ou d'assistance. Et cette propension très anglo-saxonne à décortiquer sa vie de façon analytique, sur fond de culpabilité.
C'est dire si le message est brouillé!
C'est un livre qui a le défaut de traîner l'intérêt trop longtemps. Quand on le referme, il suscite néanmoins une réflexion sur la trahison et sur l'emprise du passé dans la construction de l'individu.
Je me suis paresseusement ennuyée dans une intrigue assez pâlotte, même si la lecture est aisée.
Un livre qui sera assez vite oublié.
Sélection Roman du Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018
Rentrée Littéraire 2017
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beamag87
  14 octobre 2018
Une petite communauté religieuse afro-américaine.
En son giron, vivent trois jeunes gens: Nadia, seule avec son père suite au suicide de sa mère, Luke, le fils du pasteur et Audrey qui vit avec sa soeur aînée, sa mère l'ayant délaissée.
C'est à travers l'oeil critique, tendre ou cruel des mères de cette paroisse que leur histoire nous est contée.
Leur histoire se dessine par un choix que fait Nadia à ses 17 ans. Un choix nécessaire mais terrible qui affectera à tout jamais sa vie. Sa vie de femme d'abord, sa vie amoureuse et également son amitié avec Audrey en seront bouleversées.
Ce roman est aussi et surtout le récit d'un triangle amoureux et amical où jamais on ne sait lequel des deux sentiments, de l'amour ou de l'amitié, sera le plus fort et l'emportera.
La plume de Brit Bennet est très belle et a su à merveille m'emmener avec elle découvrir cette petite communauté bien pensante et prompte au jugement.
Un premier roman qui me donne envie de suivre cette auteure, c'est sûr!
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critiques presse (1)
LeMonde   09 octobre 2017
La jeune écrivaine américaine signe un premier roman, « Le Cœur battant de nos mères », un immense succès. Sans doute grâce à ce talent qu’elle a d’« assumer le fardeau » d’autrui.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   13 octobre 2018
Voilà ce que serait sa vie désormais : accomplir les choses que sa mère n'avait pas faites...
Comment pourrait-elle être fière de dépasser sa mère alors qu'elle l'avait ralentie au départ ?
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jeunejanejeunejane   13 octobre 2018
Et puis, un jour, la main de sa mère avait disparu et Nadia était tombée par terre avec fracas.
Désormais, elle ne supportait plus aucune compagnie...
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MorganemadrigalMorganemadrigal   10 octobre 2018
La pauvreté ne vous quitte jamais, lui avait-elle dit. C'est une faim qui s'implante dans vos os. Et même quand vous avez le ventre plein, elle vous tiraille.
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BazartBazart   28 août 2017
Nous n'aurions pas du faire ca . Mon être spirituel est affligé. Mais Patrica avait refusé de se sentir coupable. Ils n'avaient obligés cette fille en rien. Une fille qui ne voulait pas d'enfant trouvait toujours un moyen de s'en débarasser. La meilleure solution , la solution chrétienne c'était de lui faciliter les choses. Ensuite elle pourrait partir à l'université et sortir de leurs vies. Ce n'était pas une issue parfaite, mais dieu soit loué : le drame avait été évité.
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XSXS   02 novembre 2017
Pourquoi devaient-ils faire autant d'efforts, se donner tant de mal, pour réussir ce que des millions de gens faisaient chaque année sans peine ? Elle achetait des tests de grossesse par brassées, et elle les utilisait tous les quinze jours, même quand elle n'avait aucune raison de supposer qu'elle pourrait être enceinte: c'était comme jeter des pièces de monnaie dans une fontaine porte-bonheur.
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Videos de Brit Bennett (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brit Bennett
Café des libraires - Survivre : le c?ur des femmes Dimanche 23 septembre 2018 de 14h00 à 15h00 Brit Bennett - Jean Hegland - Gabriel Tallent - Valérie Caffier Jusque dans leur chair, les femmes ont, de tout temps, été brimées, violentées, brisées. C'est peut-être cette lutte pour la survie, comme inscrite dans leurs gênes, qui les rend aujourd?hui si fortes et si combatives. Trois portraits de femmes aux prises avec la rudesse du monde.
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