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EAN : 9782823610987
224 pages
Éditeur : Editions de l'Olivier (04/01/2018)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 15 notes)
Résumé :
La narratrice de L’Étang est une jeune femme d’un genre particulier. Son nom ? Inconnu. Sa biographie ? Tout aussi floue. Elle a abandonné une thèse en cours de route puis elle est partie à la campagne pour changer de vie. En Irlande, apparemment. À côté de la maison qu’elle habite se trouve un étang, auprès duquel elle va souvent se promener.

Immergée dans la nature, cette solitaire retrace au jour le jour le récit de sa vie matérielle, faite de tâch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Pasoa
  17 septembre 2018
"Voyage dans le noir", "Ô concentré de tomate!", "Poêlée", "Matin, 1908",... sont quelques-uns des titres des vingt textes qui composent "L'Étang" (Pond), livre particulier de Claire-Louise Bennett.
Passées de nombreuses pages, on ne sait rien de la narratrice, ou si peu. Seulement qu'elle a abandonné sa vie à Londres, la thèse sur laquelle elle travaillait pour aller s'installer dans la campagne profonde (on pense à l'Irlande), dans un petit cottage situé tout près d'un étang et qu'elle a... une queue de cheval.
Ce qui saisit d'emblée dans l'Étang, c'est comme une profusion, un flux de mouvements de conscience, de pensées désordonnées, celle d'une femme qui s'ouvre à la solitude, retirée dans un endroit après avoir tout quitté. Les réflexions poétiques se mêlent à d'autres plus triviales (les boutons de réglage défectueux d'une cuisinière, le mimétisme dans le regard des vaches, les cartouches d'encre verte de son stylo à plume, un bain pris lors d'un orage,...), l'insignifiant à l'essentiel, et inversement.
Loin de cette fixation sur l'activité humaine, sur ses dilemmes, sur ses relations, loin de tout ce qui figure habituellement dans la littérature, Claire-Louise Bennett se concentre sur les divagations d'un être qui s'essaie à son propre rapport à la solitude, à la nature et aux choses. Comme dans une série d'improvisations, dans un propos quelque peu aléatoire, l'auteure nous ouvre à une atmosphère où la beauté, le plaisir de la prose, de l'imaginaire supplante une 'intrigue laissée de côté.
Le propos déroute un peu, le sens se referme parfois sur lui-même mais malgré cela, j'ai profondément aimé ce livre.
Dans un style chatoyant et une prose belle et affranchie, Claire Louise Bennett fait de L'Étang, le portait singulier et attachant d'une femme, sans que l'on sache vraiment pourquoi, partie à la rencontre d'elle-même.
L'amour, la mélancolie, l'intimité, un certain humour aussi, filent au travers des pages comme un petite rivière souterraine qui de temps à autre se révèlent à la surface.
Un très beau livre.
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cathulu
  04 janvier 2018
Comment rendre compte , sans lui porter préjudice, de ce recueil de textes, parfois très courts, toujours surprenants par leur langue qui mêle humour, poésie, réflexions sur les minuscules faits du quotidien avec un point de vue toujours original et décalé ?
La narratrice s'est installée à la campagne dans une petite maison au confort rudimentaire et on se dit qu'on va avoir droit au récit de ses aventures dans ce nouvel environnement mais pas du tout On assistera certes à quelques essais de jardinage,mais pas forcément pour les raisons attendues ni pour le résultat escompté.
Tout est prétexte à des réflexions qui sortent de l'ordinaire, au gré de phrases amples qui voguent parfois d'un sujet à l'autre sans transition, mais sans jamais perdre son lecteur de vue.
Pas de récit proprement dit mais une impression d'immédiate adéquation avec cette vision du monde à nulle autre pareille. Déroutante, oui, mais jamais ennuyeuse ! Un pur bonheur de lecture pour moi mais qui pourrait en laisser d'autres sur le bord du sentier.
Un grand bravo au traducteur: Thierry Decottignies.
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Tocca
  03 septembre 2018
Livre découvert dans le Monde des Livres. La critique a su utiliser les bons mots pour éveiller ma curiosité, même si je ne l'ai finalement lu que quelques mois plus tard (en version originale).
Je ne regrette pas d'avoir attendu un peu pour me plonger dans ce recueil de courtes nouvelles (d'ailleurs, s'agit-il vraiment de nouvelles ? ou de simples textes ?). Parce qu'il a fini par tomber entre mes mains exactement au bon moment. Si je l'avais lu dans l'hiver, ou au cours du printemps, je l'aurais peut-être trouvé quelconque. Voire même nul. Oui, plutôt carrément nul. Car c'est le genre de bouquins qu'on adore ou qu'on déteste.
Je suis convaincu qu'un lecteur peut, d'une certaine manière, entrer en résonance avec un livre. Ça a été mon cas en plongeant dans L'Etang. Dans ses textes (dont la longueur varie d'un simple paragraphe à une vingtaine de pages), l'auteur ne parle de rien en particulier, et en même temps de tout à la fois. Elle nous embarque chez elle. Pas dans son petit cottage, au bord d'un étang, au fin fond de la campagne irlandaise. Non, chez elle. Dans sa tête. Dans ses pensées.
Oui, c'est le bordel, tout se mélange. le présent, le passé, le futur, l'action, la divagation, la réflexion. Mais n'est-ce pas le cas dans les pensées de n'importe qui ? Là, en l'occurrence, j'avais l'impression de me lire moi. Comme si mon esprit braquait un projecteur sur les pages blanches, et que j'y lisais mes propres pensées, réflexions.
En anglais, Claire-Louise Bennett utilise parfois des tournures de phrases ou des mots un peu compliqués. Bizarrement, le fait de ne pas tout comprendre littéralement (disons qu'une petite partie du sens précis de certaines phrases m'a échappé) ne m'a absolument pas gêné (et d'après le peu que j'ai lu de la traduction française, l'effet aurait été assez proche avec la version traduite). le sens global reste le même : un errement dans les pensées, une promenade dans la tête d'un autre, où, comme dans une ballade en forêt, on peut se contenter de jeter un regard vague sur ce qu'on voit sans que cela n'enlève rien au plaisir et au sentiment de détente que cela procure.
Et puis, parfois, dans certains textes, au milieu de tout ce bazar qui déjà en soi est beau et apprend des choses sur la vie, on tombe sur une perle, un passage qu'on lit et relit en boucle, sur lequel on passe de longues minutes à méditer, parce que ça exprime précisément quelque chose que l'on ressentait soi-même sans avoir encore réussi à poser les mots dessus.
Lien : https://toccacieli.wordpress..
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LadyDoubleH
  11 février 2018
Voici un livre tout à fait étrange. Une vingtaine de textes courts, de quelques lignes à quelques pages, sorte de monologue intérieur, le flux de conscience d'une jeune femme solitaire dans sa maison. Il ne s'y passe rien de vraiment significatif, ou en tous cas pas grand-chose, mais quel voyage dans la pensée d'un être !
« Et j'aurais dû tenir ma langue car comme d'habitude à la minute où j'ouvris la bouche les choses apparurent biscornues et pas du tout comme je les avais imaginées, et cependant tout cela prit une tournure tellement étrangère et absurde que je ne pus rien faire d'autre que de me laisser prendre au jeu. »
Un style quelque peu déconcertant de prime abord, des phrases qui s'étendent, une plume fluide pour une pensée emberlificotée qui fuse et digresse. Souvent, j'ai dû reprendre des passages au début, car j'avais perdu le fil. Aucun agacement pourtant à le faire, juste de la curiosité et de l'amusement, comme si ces relectures partielles étaient voulues.
« Toutefois, bien que s'étant fait jour sur le mode sensationnel, cette nouvelle idée n'avait en réalité rien de si impressionnant ni d'inopiné, elle relevait plutôt du type de sédimentation qui se présente de manière caractéristique lorsqu'un processus analytique prolongé et peu enthousiasmant exaspère les auspices supérieurs d'un subconscient excédé. »
Je me suis bien prise au jeu de cette pensée particulière et étonnante, pertinente et souvent drôle (j'ai même franchement ri, à certains moments). Une traduction superbe, pour une balade légère dans le cerveau d'un Autre original, un peu timbré peut-être. Pour moi, une charmante découverte !
« L'anglais, à proprement parler, n'est pas ma première langue soit dit en passant. Je n'ai pas encore découvert quelle est ma première langue donc pour le moment j'utilise des mots anglais afin de dire les choses. Il est probable que j'ai toujours à le faire de cette manière ; malheureusement je ne pense pas du tout que ma première langue puisse être écrite. Je ne suis pas sûre qu'elle puisse être extériorisée vous comprenez. Je pense qu'elle doit rester là où elle est, à couvert dans l'obscurité élastique de mes organes vacillants. »
Lien : https://lettresdirlandeetdai..
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fievredumardisoir
  24 avril 2018
Comment dire? Devant une telle masse d'éloges et notamment la critique du Monde des Livres qui m'a décidé à l'acheter, j'hésite à écrire que ce livre m'a prodigieusement ennuyé. Pourtant je lui reconnais les qualités qu'on lui trouve : personnage évanescent, anonyme, irréel, sans rien de pesant. Mais quel ennui ! Je me suis forcé à le terminer et j'ai vu la fin arriver avec soulagement. Passe encore qu'il ne se passe rien ou pas grand chose : contrairement à la quatrième de couverture et les critiques, il y a très peu d'allusion à la vie quotidienne, le titre aurait-il trompé les critiques qui ne l'ont pas vraiment lu? Mais à partir d'une petite observation prosaïque, c'est une sorte de monologue intérieur, narcissique et faussement modeste, volontairement décousu (et pourquoi pas? ) où rien ne m'intéresse. J'ajoute que je ne comprends pas du tout certaines phrases, préoccupation vulgaire me dira-t-on pour un texte aussi poétique. Mais j'ai la stupide habitude d'aimer comprendre ce que je lis.
Et surtout derrière tout cela je sens une posture, c'est ce que je supporte le moins.
Alors copinage des critiques?
Ce qui est hélas plus probable, c'est que je ne suis plus de votre temps, il faut que je me fasse une raison : la littérature d'aujourd'hui n'est plus faite pour moi, et c'est tout à fait normal. Il ne reste plus qu'à attendre la littérature de demain.
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critiques presse (3)
LaPresse   09 mars 2018
L'étang, premier roman de la Britannique Claire-Louise Bennett, est difficile à catégoriser. Une série de 20 courts chapitres sans lien entre eux, si ce n'est la narratrice.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   22 janvier 2018
Agaçant, sans humour, mais envoûtant. L’étang, ou comment raconter une existence aussi plate qu'une flaque d'eau. Pari réussi.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde   05 janvier 2018
Rêveries bucoliques d’une solitaire. On se baigne avec bonheur dans « L’Etang », premier livre d’une Londonienne installée en Irlande.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   20 janvier 2018
Elle dut me préparer une tasse de thé en tout cas, avant de partir placer une pancarte d'avertissement près de l'étang - qui, par ailleurs, n'est absolument pas profond du tout. Si ça dépendait de moi je ne mettrais pas d'écriteau disant étang près d'un étang, soit j'écrirais autre chose, tel que Eaux grasses, soit je ne ferais rien du tout. Je sais quelle est l'intention, je sais que c'est pour empêcher les enfants de s'approcher trop vite de l'étang et qu'ils tombent dedans, mais ça ne change pas le fait que je ne sois pas tout à fait d'accord. Ce n'est pas que je veuille que les enfants tombent dans l'étang, bien que je ne voie pas quel mal ça leur ferait ; c'est que je ne peux m'empêcher de juger la situation du point de vue d'un enfant. Et très franchement je serais dégoûtée au point d’en ourdir vengeance immédiatement si l’on m’emmenait dans un endroit prétendument magique un après-midi de fin septembre et que, me précipitant vers l’étang, toute seule très probablement, je découvrais le mot étang griffonné sur un minable morceau de contreplaqué mouillé juste à côté. Oh je serais furax. Ce genre d’ingérence imbécile se produit avec une régularité exaspérante durant l’enfance bien sûr et c’est toujours extrêmement pénible. On commence à se renseigner vous comprenez, à développer la capacité de vraiment remarquer les choses de sorte qu’avec le temps, et avec suffisamment de pratique, on devient conscient du logos que la nature porte en son sein et on peut éprouver la joie enrichissante d’aller et venir en accord profond et direct avec les choses. Pourtant invariablement ce processus vital se voit brusquement contrarié par une couche idiote de désignations littérales et de mises en garde ineptes si bien que le terrain entier est obscurci et devient inaccessible – jusqu’à ce que finalement tout soit absolument terrifiant. Comme si la terre était un immense et complexe coupe-gorge. Comment me sentirais-je jamais ici chez moi si ces écriteaux alarmistes fourrent leur nez partout où je vais?
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Alice_Alice_   21 janvier 2018
Je dois avouer que j'ai toujours eu une faiblesse naturelle pour les vêtements râpés et je me suis tellement habituée aux trous et compagnie que je suis devenue tout à fait insensible à l'indignation ou à l'inquiétude ou au malaise ou à la pitié que de telles hardes peuvent parfois susciter chez les autres. Je me souviens avoir vu une fois il y a des années à Dublin une Française qui portait un manteau de velours côtelé de couleur claire avec de grandes taches sur le devant, des deux côtés de la fermeture Eclair, et les taches étaient très sombres, comme si elles étaient venues de la pulpe d'un fruit sombre tel qu'une prune de Damas ou peut-être des baies de sureau et quand on m'a présenté cette Française avec le manteau de velours côtelé crasseux je n'ai pas pu détacher mes yeux de ces fleurs décadentes et profondément cramoisies qui s'épanouissaient des deux côtés de la fermeture Eclair et chaque fois que je la rencontrais j'étais toujours un peu déçue et légèrement déprimée quand elle ne le portait pas. Je trouvais ces taches assez exquises et excitantes - c'était comme si elle dévoilait fièrement une partie d'elle-même en train de se créer ; elles étaient si expressives et si scandaleuses.
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Alice_Alice_   21 janvier 2018
Les changements d'envergure n'avaient en fait aucun intérêt pour moi ; c'était plutôt les petites choses demeurant constantes qui m'attiraient. Par exemple, presque toutes les pierres qui constituent le cottage sont de taille égale et de forme analogue - elles ne sont nullement uniformes bien sur, mais dans l'ensemble elles donnent une impression de régularité et de continuité. Toutefois, à l'arrière du cottage, en haut à gauche du mur, il y a un arrangement incongrûment compact de pierres bien plus petites. Et bien que cette anomalie structurale n'ait pas exactement l'air d'un défaut il y a assurément quelque chose d'antithétique en elle et je me souviens que lorsque je l'ai vue pour la première fois, en revenant de la corde à linge un matin de juin, je suis restée plantée devant. Toutes les autres pierres remplissent silencieusement leur fonction vous comprenez, alors que ça, alors que cette convergence frappante semble dire quelque chose - quelque chose que je n'ai pas tout à fait réussi à débrouiller, mais dont le caractère poignant et dévoyé parvient néanmoins, pour une raison ou pour une autre, à me subjuguer.
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PasoaPasoa   16 septembre 2018
J'écoutais un petit scarabée longer la naissance de mes cheveux sur mon front. J'écoutais une araignée traverser l'herbe vers ma couverture. J'écoutais le yo-yo d'un couple de mésanges bleues querelleuses derrière moi. J'écoutais le ramier s'ébrouer dans les branches moyennes d'un hêtre revêtu de lierre et les étourneaux sur les câbles électriques au-dessus, et les mouettes et les martinets bien plus haut encore. Et chaque son était un échelon par lequel je m'élevais, et ainsi il m'était possible de monter très haut, de grimper au-delà des nuages, vers une exubérance volatile, où tout n'est que lumière et vastitude bleue. Plus tard, vers le soir, comme il faisait plus frais, je me pelotonnais un peu plus et écoutais de moins en moins jusqu'à ce que, très lentement, je retourne au crépuscule et à la terre. Et puis je commençais vite à avoir très faim et donc je jetais la couverture sur mon épaule et retournais au cottage pour préparer le dîner - dans lequel se trouvaient souvent des fèves, des citrons, des épinards peut-être, et beaucoup de noix hachées et de fromage blanc.

p. 35-36
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Alice_Alice_   21 janvier 2018
Qu'est-ce que ça veut dire, dis-je. Quoi, dit-il. Encorbellé, dis-je. Encorbellé, dit-il. Oui, dis-je, je ne sais pas vraiment ce que ça veut dire. Et il m'expliqua ce qu'encorbellé veut dire et sans doute mon visage devait-il toujours avoir l'air inquiet parce qu'il mit sa main à plat devant nous et il prit ma main et la plaça verticalement sous la sienne de façon que le bout de mes doigts vienne toucher ces petites bosses où commençaient ses propres doigts et, juste comme ça, tout convergea. Voilà, dit-il, c'est encorbellement. Et bien sûr l'image qui se forma ne fit qu'exalter en moi la vie qu'il menait et mon désespoir à l'idée de n'en jamais faire partie. Encorbellé. Encorbellé. J'adore la façon qu'il avait de dire ce mot. Encorbellé. Je ne l'entendrai jamais et je l'entendrai toujours.
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