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EAN : 9782818047088
256 pages
P.O.L. (07/03/2019)
3.42/5   12 notes
Résumé :
"J'avais pris la feuille et j'avais lu. Suzanne Travolta, 5399 Waverly. Et déjà en lisant ce nom-là je m'étais dit que quelque chose clochait".
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Marylou26
  14 janvier 2021
Si cela n'avait été de mon inscription à de nouveaux challenges de lecture cette année, il est fort probable que ce roman, que j'ai eu envie de relire dès la dernière page tournée, me serait resté étranger, ce qui aurait été bien dommage. Lu comme un polar dont il en présente les codes, c'est-à-dire rapidement pour avoir enfin des réponses, j'ai eu l'impression de ne pas profiter pleinement d'une narration assez originale, faite de répétitions et de ouï-dire dont voici des exemples: "Laurent éprouvait en réalité pour sa mère un mélange d'admiration et d'irritation, Laurent ne parlait jamais de sa mère qu'avec un mélange d'admiration et d'irritation." "Tout le monde sait qui est Laurent, avais-je pensé. Surtout prends tout ton temps, m'a dit Laurent, m'avait dit Ray". Qui est Suzanne Travolta ? Pourquoi des caméras de surveillance sont-elles installées dans son appartement et qui sont ces deux hommes qui la surveillent ? Pourquoi Marie-Josée, la soeur de Laurent, avec laquelle elle n'avait en commun que le fait d'habiter sur la rue Waverly, s'est-elle suicidée ? Si comme moi vous aimez que les fils se nouent à la fin, il n'en sera rien, ce qui pourrait être quelque peu déconcertant, cependant l'auteure parvient à nous intéresser à l'intériorité de ces hipsters du Mile-End, très égocentrés. Une belle découverte.
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Madame_lit
  09 janvier 2020
hère lectrice, Cher lecteur,
Élisabeth Benoit a fait paraître l'an dernier son roman Suzanne Travolta chez la prestigieuse maison d'édition française P.O.L. Comme ce roman m'intriguait et qu'il m'avait été recommandé par un ami et lecteur de mon blogue, Robert Benoit, je me suis laissée tenter. Et, j'ai bien fait.
Tout d'abord, dans cette histoire, il est question de Suzanne Travolta, une informaticienne, qui est espionnée par Bob et Mike. Ces derniers travaillent pour une certaine compagnie. Suzanne vit à Montréal, dans le Mile-End, et elle a dû se rendre aux funérailles de Marie-Josée, une scénographe du quartier qui s'est donné la mort. Aux funérailles, Suzanne rencontre Laurent, le frère de Marie-Josée, un acteur très connu, Ray, un copain d'enfance de Marie-Josée et de Laurent qui est en couple avec Nathalie, une relationniste et Georgia, la meilleure amie de la défunte. Chacun tente de comprendre pourquoi la femme s'est suicidée.
Entre des sorties dans des bars de Montréal et des séances de voyeurisme ou de fantômes, le lecteur, tout comme les personnages, cherchent à trouver un sens à ce que racontent ces derniers. Mais y en a-t-il un? Pourquoi Marie-Josée s'est-elle suicidée? Pourquoi Suzanne est-elle espionnée? le lecteur croule sous les mots et les questions. Et Suzanne Travolta s'avère bien mystérieuse.
Mike et Bob prennent aussi la parole. D'ailleurs, à un certain moment, il est question d'un revolver…
Comme ces êtres seuls, le lecteur, tente de rassembler les pièces du puzzle. Y suis-je arrivée? Je crois bien même si j'ai été très surprise par la finale!
Mais encore, j'aime lorsque je suis dérangée par les procédés narratifs. Dans cette histoire, Élisabeth Benoit, grâce à un puissant jeu narratif, réussit à déstabiliser le lecteur. Ray prend la parole pour parler de sa soeur, tout comme Laurent. Chacun raconte son histoire et parle de la morte. Tout bouge, tout est fuyant. le lecteur est entraîné dans leur discours et il s'éloigne de Suzanne et de la vérité. Ces deux hommes désirent la séduire. Tantôt la plume est répétitive comme pour meubler un silence, un malaise, et parfois, elle est poétique comme pour décrire une certaine beauté.
Toute notre vie, nous vivons sans savoir comment nous allons mourir, mais nous savons qu'à la fin cela se produira, d'une façon ou d'une autre cela se produira, et cette mort fera de nous ce que nous serons pour l'éternité, pour l'éternité nous ne serons plus que ce mort mort de telle ou telle mort. Nous n'avons qu'une idée vague et forcément inexacte du moment et des circonstances de notre mort, rien n'aurait de sens sans cela, avais-je pensé. La seule chose qui compte, c'est que nous ne savons pas.
Je vous recommande de lire Suzanne Travolta! C'est surprenant, c'est osé, c'est séduisant, c'est fuyant, comme la vie. Et il n'est pas question de John Travolta!
Que pensez-vous de cette histoire? Avez-vous lu Suzanne Travolta?
Bien à vous,
Madame lit
https://madamelit.ca/2020/01/08/madame-lit-suzanne-travolta-delisabeth-benoit/
Lien : https://madamelit.ca/2020/01..
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Audrele
  27 mai 2020
C'est peut-être la chaleur ou le confinement mais je n'ai pas accroché sur ce livre, trop de bla bla. le style est intéressant, le quartier du Mile-End à Montréal très agréable mais il ne se passe pas grand chose. Je l'ai choisi parce qu'il a eu un prix et parce que j'adore la littérature québécoise mais au final peu d'enthousiasme me sort du coeur.
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critiques presse (2)
LaPresse   24 mai 2019
Dans ce premier roman d'Élisabeth Benoit - qui est seulement la deuxième plume québécoise publiée à la prestigieuse maison française P.O.L -, le lecteur découvrira rapidement qu'il est invité à un brillant jeu narratif dans lequel il devra laisser tomber ses attentes trop prévisibles. Les revirements, ici, n'ont pas grand-chose à voir avec l'intrigue de ce qui ressemble à un faux polar.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   15 avril 2019
Pas étonnant que le légendaire éditeur Paul Otchakovsky-Laurens soit tombé sous le charme ensorcelant de cette narration valorisant un mélange de gravité et de jeu, de contrôle et de délire, de révérence pour l’art du récit et de désir de le triturer, auquel sa maison a souvent été associée.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Marylou26Marylou26   16 janvier 2021
Pour Ray cependant, l’horrible Pharmaprix n’était pas vraiment un problème. Le boulevard St-Laurent était par essence défiguré, le boulevard St-Laurent n’avait jamais existé que complètement défiguré, Ray le savait, et il aimait le boulevard St-Laurent de toute son âme. Il fallait être montréalais comme l’était Ray pour aimer ainsi de toute son âme la laideur du boulevard St-Laurent, qui était une des plus belles choses que Ray ait vues de sa vie.
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Marylou26Marylou26   16 janvier 2021
Quelqu’un meurt, et nous voulons savoir comment il est mort, nous voulons le savoir le plus précisément possible, car cette mort change tout à son existence. Toute notre vie nous vivons sans savoir comment nous allons mourir, mais nous savons qu’à la fin cela se produira, d’une façon ou d’une autre cela se produira, et cette mort fera de nous ce que nous serons pour l’éternité, pour l’éternité nous ne serons plus que ce mort mort de telle ou telle mort. Nous n’avons qu’une vague idée et forcément inexacte du moment et des circonstances de notre mort, rien n’aurait de sens sans cela, avais-je pensé.
+ Lire la suite
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rkhettaouirkhettaoui   18 juillet 2019
Toute notre vie nous associons une personne et un corps, et un jour cette personne meurt et laisse son corps derrière elle comme un déchet, c’est ce que j’avais pensé sans relâche durant les longues minutes où j’étais restée silencieuse devant le cercueil. Trop longtemps,m’avait-il semblé alors que je restais plantée là sans plus pouvoir bouger. Puis il y avait eu une sorte de brouhaha, un nuage de gens était arrivé dans le salon, et son frère était sorti de ce nuage de gens et s’était avancé vers le cercueil. Lui-même était outrageusement maquillé, sans doute était-il venu là directement en sortant du plateau, sans prendre
la peine d’enlever son maquillage. Sa peau avait un
aspect orange et cireux, comme celle de sa sœur
morte, et ses chaussures étaient trop vernies et ses
dents trop blanches et ses cheveux trop propres et
ses vêtements trop bien repassés. Il avait l’air d’une
poupée, voilà ce que j’avais pensé en reculant pour
lui laisser la place. Il ne m’avait pas jeté un regard.
Il s’était recueilli devant le corps de sa sœur, et tous
ces gens étaient restés respectueusement amassés derrière lui, dont cette chanteuse populaire, sa
compagne du moment, elle aussi maquillée outrageusement. Ils avaient sans aucun doute sniffé de
la coke juste avant d’arriver là, avais-je pensé, alors
qu’en réalité je n’en savais rien.
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Marylou26Marylou26   16 janvier 2021
Ray était à n’en pas douter un type un peu dérangé, un type qui avait un emploi et qui vivait en couple le plus normalement du monde, mais un type dérangé quand même, et ce n’était pas plus mal, finalement j,ai
« Ray était à n’en pas douter un type un peu dérangé, un type qui avait un emploi et qui vivait en couple le plus normalement du monde, mais un type dérangé quand même, et ce n’était pas plus mal, finalement j’ai toujours été attirée par les individus perturbés voire dérangés, jamais par les individus normaux. J’ai toujours aimé discuter avec les déséquilibrés et les angoissés, jamais avec les gens normaux. Avec les gens normaux je me suis toujours sentie terriblement seule, les gens normaux n’ont jamais eu de place pour rien dans leur vie, les gens normaux ont des vies rangées, où tout est à sa place et où il n’y a de place pour rien, alors que les déséquilibrés ont toujours de la place, la place dans la vie des dérangés est infiniment extensible voire élastique à mort, car rien n’y est jamais à sa place, avais-je pensé, et il m’avait semblé à cet instant-là qu’il y avait de la place pour moi dans la vie de Ray. Peu importe quel genre de place, avais-je pensé.
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rkhettaouirkhettaoui   18 juillet 2019
L’informatique a des limites, nous
savons ça. Le programme nous servait uniquement
à repérer les séquences où ça bougeait sur l’image
ou sur la bande-son. Pour le reste, nous décidions
si c’était intéressant ou non. C’est pour ça, mais
pas juste pour ça, que nous étions plus efficaces
que ceux du bureau à côté. Le matin en arrivant,
nous repassions tout en accéléré. Cinq dossiers,
avec sept caméras en moyenne par dossier, ça faisait environ trente-cinq bobines, plus les écoutes
téléphoniques. Comme ça, ça a l’air beaucoup, mais
disons qu’on avait l’habitude.
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Video de Élisabeth Benoit (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Élisabeth Benoit
Élisabeth Benoit Suzanne Travolta éditions P.O.L: où Elisabeth Benoit tente de dire de quoi et comment est composé son premier roman "Suzanne Travolta" et où il est question notamment de la sœur d'un acteur célèbre et de son amie, d'un enquête mystérieuse et du mystère de l'écriture, de Mike et Bob, de Marie-Josée et de Suzanne Travolta, du café Olimpico et du Mile-End à Montréal, d'un frère et d'une sœur, et d'un mail de Paul Otchakovsky-Laurens reçu le 31 décembre 2017, à l'occasion de la parution de sa parution aux éditions P.O.L, à Paris le 1er mars 2019 "J’avais pris la feuille et j’avais lu. Suzanne Travolta, 5399 Waverly. Et déjà en lisant ce nom-là je m’étais dit que quelque chose clochait."
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