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Enzo (Autre)
EAN : 9791037502797
220 pages
Les Arènes (22/04/2021)
3.92/5   33 notes
Résumé :
Un essai en BD, au coeur de l'actualité, accessible à toutes et tous. Après Economix ( 150 000 ex ), la nouvelle BD économique.
Alors que la crise du coronavirus a révélé à tous que la France avait dû importer des masques et des médicaments, la mondialisation est contestée comme jamais.
Les citoyens refusent de plus en plus les traités internationaux type CETA, veulent des circuits courts et des relocalisations.
Mais la France est encore plus mo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Une interdépendance étroite entre les économies
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Il s'agit d'un ouvrage de vulgarisation sur la mondialisation qui ne nécessite pas de connaissance préalable. Sa première édition date de 2021. Il a été réalisé par Isabelle Bensidoun (DEA d'économie mathématique et d'économétrie) & Sébastien Jean (doctorat d'économie) pour le scénario, Enzo pour les dessins et Sandrine Bonini & Élise Follin pour les couleurs. Les coscénaristes sont membres du CEPII : le Centre d'études prospectives et d'informations internationales, spécialisé dans la recherche et l'expertise en économie mondiale. Il comporte 234 pages en couleurs. L'ouvrage est structuré en trois partie, la première comprenant 6 chapitres, la seconde 5, et la troisième 8, avec un prologue, un épilogue et quatre pages explicitant les sources des chiffres et des informations.

Comment raconter la mondialisation en BD ? le bédéaste Enzo se rend à un café où il a rendez-vous avec les deux économistes Isabelle et Sébastien. Ils s'interrogent sur la manière de traiter leur sujet, qu'ils estiment très abstrait. Enzo fait observer que la perte d'emploi qui accompagne une usine qui délocalise sa production à l'étranger, c'est très concret. Ils font le constat que la mondialisation englobe aussi bien la destruction d'emplois à certains endroits que la création dans d'autres, qu'il y a des gagnants et des perdants, que les consommateurs apprécient les prix bas mais que les salariés se sentent menacés. Enzo leur demande de définir la mondialisation d'un point de vue personnel.

Isabelle répond la première : ce qui est positif pour elle, c'est la possibilité, avec la mondialisation, d'avoir un plus grand accès à l'Ailleurs, à ce qui est différent, à ce qui est au départ étranger. En quelque sorte, la mondialisation est un vecteur d'altérité. C'est la possibilité d'avoir chez soi, avec soi, des choses que l'on ne pouvait, auparavant, avoir qu'à l'étranger. Malgré tout, ce n'était pas mal ce temps où il fallait se déplacer physiquement pour y accéder, mais l'avantage, c'est qu'avec la mondialisation, c'est disponible pour un plus grand nombre. C'est-à-dire aussi à ceux qui n'ont pas les moyens de se déplacer. Donc la mondialisation, c'est plus d'ouverture, pas seulement commerciale, financière, mais aussi plus d'ouverture à l'autre. Revers de la médaille, quand on se déplace, on retrouve, davantage aujourd'hui qu'hier, la même chose que chez soi. Pas facile de trouver encore de l'exotisme ! Donc plus de diversité chez soi, mais plus d'homogénéité globalement. Et la mondialisation telle qu'elle s'est développée jusqu'ici a eu pas mal d'effets négatifs. Elle a pesé sur l'emploi et sur les salaires des moins bien lotis dont on s'est peu préoccupé. Sans oublier que la finance, quand elle n'est pas suffisamment encadrée, porte en elle les germes de crises aux effets dévastateurs sur l'économie réelle. L'ouvrage se compose ensuite de trois grandes parties, la première sur l'état de la mondialisation au temps présent, la seconde sur son historique en deux temps, et la troisième répond aux questions polémiques.

Dès la couverture, le lecteur s'interroge sur la forme narrative que les auteurs vont adopter. C'est un véritable défi que de parler d'un sujet aussi abstrait en bande dessinée, de vulgariser des connaissances conceptuelles en images. S'il a lu plusieurs ouvrages de la collection La petite bédéthèque des savoirs (Le Lombard) ou d'autres du même genre, le lecteur connaît les possibilités de mise en scène. Ici, les auteurs ont choisi de se mettre en scène, s'interrogeant et se répondant, et aussi d'avoir des pages d'explications avec des illustrations, et d'autres mettant en scène une personnalité en train d'expliquer, soit en s'adressant à des interlocuteurs invisibles, soit en les mettant en scène dans une situation. Il se produit donc assez vite la sensation de découvrir un texte prérédigé sous la forme d'un exposé, avec un dessinateur qui fait de son mieux pour apporter des éléments visuels supplémentaires, parfois donnant l'impression d'être déconnectés du texte. Au fil des séquences, le lecteur peut voir les trois auteurs discuter ensemble dans un café, chez l'un des auteurs, ou régulièrement sur un fond uni dépourvu de tout arrière-plan. Cela apporte une forme d'animation à la discussion, même si parfois le lecteur se dit que tel propos pourrait être tenu par n'importe lequel des trois sans que cela ne change rien au déroulement de la discussion, comme si leur identité était interchangeable.

Dès la fin du prologue, le lecteur prend la mesure du savoir-faire de l'artiste avec un traveling arrière prenant de la hauteur sur le quartier de la ville où se trouve le bar, montrant une vue du ciel très soignée. Il a également pu apprécier le naturel des personnages, dans leur langage corporel et les expressions de leur visage. le premier chapitre débute par une mise en situation : un monsieur qui frappe aux portes réalisant un sondage où les gens répondent à la question : qu'est-ce que vous évoque la mondialisation ? de séquence en séquence, le lecteur peut ainsi regarder une femme parcourant les rayons d'un supermarché avec son caddie, une vue éclatée d'une machine à laver, une chaîne de montage de voitures, le cheminement d'un container d'un poids-lourds à un navire, des pipelines, une ville industrielle dont l'usine a fermé, le Citarum pas très loin de Djakarta, la capitale indonésienne, l'un des fleuves les plus pollués au monde, et beaucoup d'autres choses encore. Ces images viennent illustrer l'exposé, parfois en reprenant ce qui dit la phrase qui les accompagne, parfois en suivant une idée parallèle pour montrer concrètement un élément (par exemple le parcours d'un container). Elles apportent une diversité visuelle, même si le lecteur s'aperçoit qu'à quelques reprises il a oublié de regarder les dessins, entièrement focalisé sur le texte qui est autosuffisant dans ces passages.

Dans la mesure où il s'agit d'un ouvrage avec une forte composante historique, l'artiste réalise également des reconstitutions d'époque : Paris au milieu du XIXe siècle, la traversée de l'Atlantique en bateau à vapeur, l'évolution des modèles de téléphones. Très régulièrement, il représente également des personnalités historiques des siècles passés ou des contemporains : Arnaud Montebourg, Serge Tehuruk (Alcatel), Stan Shih (Acer), Donald Trump, Xi Jinping, Édouard Philippe, Emmanuel Macron, Dominique Strauss-Kahn, Margaret Thatcher, Ronald Reagan, Boris Johnson, Malcom McLean, Karl Polanyl, Robert Mundell, Pascal Lamy, Milton Friedman, Anton Brender, Paul Krugman, et encore de nombreux autres économistes. le lecteur reconnaît aisément plusieurs d'entre eux, par exemple Mick Jagger, et constate que leur portrait est ressemblant, et que le dessinateur passe dans un mode plus réaliste et moins simplifié pour les représenter. Au fil de l'exposé, les auteurs utilisent également la richesse des possibilités visuelles pour des images parlantes, ce qui fait mettre en oeuvre encore d'autres facettes du talent d'Enzo. Ces schémas et infographies sont de nature diverse : patron de chemise, détails des parties d'une chaussette, éclaté d'une machine à laver le linge, cartographie des chaînes de valeur d'un jean, courbe d'évolution du nombre d'automobiles produites en France en million de véhicules, plateau de Monopoly, histogrammes cumulés, chaîne de prise de risques des crédits accordés aux ménages américains, etc.

En commençant, le lecteur part avec l'a priori d'un ouvrage ardu, et d'une lecture lente pour pouvoir assimiler toutes les informations. Il constate que les auteurs ont effectué un impressionnant travail de structuration de leur propos en 3 parties, chacune comprenant des chapitres courts, et que le rythme de la lecture est assez soutenu. Cela traduit un gros travail de conceptualisation pour rendre un tel propos aussi accessible et facile à lire et à assimiler, en introduisant des termes techniques précis (par exemple le trilemme de Robert Mundell, ou les inoubliables zinzins = les investisseurs institutionnels). La progression de l'exposé est très claire : commencer par expliquer la mondialisation par des exemples, en particulier la confection d'un jean, puis raconter les deux phases de la mondialisation, et enfin répondre aux questions polémiques, en s'appuyant sur les deux parties précédentes. La mondialisation favorise-telle la croissance ? La mondialisation améliore-t-elle le pouvoir d'achat des Français ? La mondialisation fait-elle davantage de perdants que de gagnants ? Faut-il relocaliser la production ? Peut-on dompter la finance ? La mondialisation est-elle compatible avec l'environnement ? La mondialisation, terreau du populisme ? Faut-il jeter le bébé avec l'eau du bain ? Lors des deux premières parties, les auteurs adoptent un positionnement factuel parvenant à ordonner des événements et des prises de décisions pour faire apparaître les paramètres de la mondialisation et sa nature, ainsi que le degré auquel elle est parvenue, à l'échelle mondiale, sur la base d'exemple partant de la France. Dans la dernière partie, ils portent des jugements de valeurs, répondant de manière explicite à ces questions, sans parti pris politique, ou même économique. Pour reprendre leur formulation, la troisième saison de la mondialisation s'annonce toujours plus complexe, et pas forcément jouée d'avance, l'omni-libéralisme économique se heurtant encore à des obstacles, les États n'ayant pas totalement perdu leur pouvoir.

Le titre de l'ouvrage promet une présentation de l'histoire de la mondialisation, et un rapide feuilletage révèle ce qui ressemble à un exposé dense, richement illustré. du point de vue BD, les auteurs n'ont pas réussi à échapper aux têtes qui parlent, et à l'impression de certains passages où le texte est livré clé en main, et bonne chance au dessinateur pour y accoler des visuels. Globalement, la lecture fait apparaître un ouvrage très soigneusement conçu, à la fois dans sa structure, et dans l'utilisation de la richesse visuelle que permet la bande dessinée. Les pages se tournent rapidement, les notions sont claires et faciles à assimiler, et les auteurs tiennent leurs promesses : retracer l'histoire de la mondialisation et faire un bilan sur ses aspects les plus polémiques, en creusant les questions plus loin d'une simple vulgarisation.
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Challenge plumes féminines 2021 – n°11

BD sélectionnée pour la masse critique d'Avril, je remercie Babelio et les éditions Aux arènes BD pour l'envoi de celle-ci. J'avais choisi un certain nombre de BD écrites par des femmes dont le résumé m'intriguait pour cette masse critique. Je ne connais aucun des auteurs, ça sera une totale découverte.

Le graphisme utilisé me convient, ce n'est pas des croquis comme dans certaines BD actuelles. J'aime beaucoup le début où les scénaristes et le dessinateur se mettent en scène pour nous expliquer la mondialisation en termes simples, le tout dans des tons ocres et un crayonné en bleu. Ce n'est pas forcément un sujet qui me botte mais c'est toujours intéressant pour sa culture générale de savoir dans quel monde on vit. D'autant plus que je travaille dans une entreprise qui se veut « Made in France »… tout en étant issue d'une multinationale étrangère… Certes, je ne retiendrais aucun chiffre mais les décorticages et autres faits réels sont très intéressants à connaître. En plus, le dessinateur croque super bien certains des personnages publics cités dans cette BD. Différents sujets sont donc abordés autour de la mondialisation : l'économie, la politique, l'industrialisation, … C'est intéressant mais assez complexe à retenir pour ceux qui s'y intéressent moins. À la fin du volume, nous retrouvons quelques explications supplémentaires sur les citations et/ou chiffres cités dans ce récapitulatif de l'état du monde par rapport à la mondialisation.

L'économie et la politique n'étant pas ma marotte, cette BD a malgré tout été une bonne lecture grâce à la vulgarisation dont fait preuve les auteurs. C'est intéressant de voir comment certains évènements sont décortiqués du point de vue économique et politique alors que jusqu'à présent, ça me passait complètement au-dessus de la tête. J'essaye de faire attention à l'environnement (à mon échelle) mais le reste m'intéresse peu. le cycle voiture-boulot-dodo est trop routinier pour que d'autres informations puissent être acquises par mon cerveau. Si vous voulez vous faire une idée du monde dans lequel nous vivons, je vous conseille de découvrir cette BD de vulgarisation sur la mondialisation.

Sur ce, bonnes lectures à vous :-)
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J'ai souvent entendu parler de la mondialisation mais pas vraiment dans de très bons termes. Je suis plutôt du genre à m'intéresser à l'économie sans porter de jugement hâtif. Il me faut comprendre ce qui reste assez abstrait pour moi avant de me faire véritablement une idée précise.

La mondialisation a entraîné la baisse de la pauvreté dans le monde et un pouvoir d'achat accru pour les habitants d'un pays donné et cela est un fait aussi indéniable qu'elle a entraîné une hausse des inégalités. Bref, il y a également de bons aspects à la mondialisation qu'il convient de souligner pour rester honnête dans ce débat. Il faut savoir que ce phénomène a été en expansion à partir du XIX ème siècle à la faveur d'une centaine d'année sans guerres majeures (1815-1914) entre les puissances capitalistes. On peut dire également que c'est parfois un facteur de paix.

Cependant, si la mondialisation détruit des emplois dans certains secteurs, elle en crée dans d'autres. Rien n'est vraiment aussi simple. C'est pourquoi un journaliste plutôt ouvert Enzo sur la question interroge deux spécialistes de l'économie Isabelle Bensidoun et Sébastien Jean afin d'expliquer ce phénomène qui cristallise les passions.

Dans la dernière partie, les auteurs vont se pencher sur ce qui ne va pas. Là encore, c'est traité avec une parfaite neutralité qui rend la réflexion assez crédible. On arrive à la conclusion qu'il y a encore beaucoup de travail à réaliser pour construire le monde de demain en respectant l'environnement.

La crise sanitaire actuelle et ses conséquences sont justement bien abordées. En effet, pourquoi n'avions nous pas de masques ou de test anti-COVID ou encore de médicaments ? Ah oui, on avait confié la fabrication à la Chine d'où est parti ce fameux virus. La mondialisation a révélé toutes nos failles.

C'est un essai économique en BD et ce n'est jamais très facile de réaliser cela en 220 pages. Il y a des passages où il faudra s'accrocher mais l'effort de vulgarisation a bien été réalisé. Ce sont trois grandes parties avec de petits chapitres qui répondent à des questions simples : la France construit-elle encore des voitures ? Faut-il relocaliser la production ? La mondialisation, terreau du populisme ? Peut-on dompter la finance ?

Le côté aride sera évité et c'est une bonne chose. Je trouve que c'est un travail d'investigation assez honnête. A noter que j'ai bien aimé la décortication de la marinière d'Arnaud de Montebourg qui se revendiquait 100% française. On se rend compte que nous vivions désormais dans un monde interconnecté et qu'un produit est l'assemblage d'éléments provenant du monde entier.

On apprendra également que c'est la France socialiste de François Mitterrand qui a été le véritable promoteur de la mondialisation au sein de l'Union européenne alors qu'on tape sur Margaret Thatcher ou Ronald Reagan. Il faut rendre à César ce qui est à César. Bref, il y aura des sujets qui fâchent.

J'ai bien aimé également le fait que les auteurs ne s'arrêtent pas à la dimension économique de la mondialisation mais abordent également les répercussions politiques ou culturelles par exemple ou son aspect historique. Bref, c'est à découvrir absolument !
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3 auteurs - un journaliste, un économiste et une vulgarisatrice en économie - nous proposent leur vision de la mondialisation. Et pour cela, ils nous entraînent dans l'histoire de la mondialisation depuis le XIXe siècle et les principales questions qui découlent de cette globalisation du monde.
C'est un ouvrage dans l'ensemble est assez agréable à lire et relativement compréhensible. Je dis « relativement » car on déguste des termes techniques d'économie : taux directeur, taux de change, fonds propres, emprunts, importation, GATT, FMI… bref, même si ces organismes et ces termes sont connus, cela reste compliqué de suivre les explications sur les politiques économiques, les décisions budgétaires ou les actions en général des pouvoirs publics et du secteur financier.
Mais comme je le disais, dans l'ensemble cela reste accessible et le livre aborde de nombreuses questions pertinentes sur la mondialisation : la mondialisation est-elle bonne pour la croissance ? Pour l'environnement ? Est-elle la cause de la montée du populisme ? Faut-il faire revenir les industries en France ?…
Les auteurs proposent des réponses intéressantes à ces questions même si elles sont souvent équivoques - l'économie n'étant pas une science exacte.
Au final, un ouvrage intéressant à défaut d'être passionnant comme peuvent l'être d'autres livres du même genre et qui mérite un détour pour tout ceux qui veulent comprendre un peu mieux ce qu'est la mondialisation, son histoire et ses conséquences, voire son avenir…
A noter, une info sur les usines de recyclage du papier en France, mentionnée en début d'ouvrage, qui m'a fait tiquer connaissant le domaine. Je suis surpris de lire qu'il n'existe plus d'usines en France qui produisent du papier recyclé !?! Pourtant il en existe bien au moins une dans les Vosges aux dernières nouvelles !!
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Quelle bonne idée que cette bande dessinée retraçant l'histoire de la mondialisation et son fonctionnement !
En vingt chapitres d'une dizaine de pages chacun, les auteurs font le tour du sujet de façon neutre et factuelle en présentant autant ses bons que ses mauvais aspects, de façon argumentée. On remonte aux origines de la mondialisation (au 19ème siècle) et y parle de matière première, d'usines, de transport, de politique, d'emploi, d'économie, mais aussi d'écologie… et mis à part un ou deux chapitres traitant de quelques sujets un peu complexes autour des systèmes bancaires (et que l'on peut abréger au besoin sans se retrouver perdu par la suite), c'est plutôt bien expliqué ! Et il faut reconnaitre que les dessins aident bien à se projeter.
Attention néanmoins, cela reste un livre sérieux et référencé, en puisant jusqu'à l'actualité (certaines citations datent de 2020, on y parle de COVID-19, le livre étant sorti en 2021), je pense qu'il faut ouvrir le livre avec déjà de la curiosité pour bien en apprécier son contenu.

Livre découvert à l'occasion d'une opération Masse critique.
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critiques presse (1)
BDGest
04 mai 2021
Une excellente démonstration, un regard lucide sur le monde actuel, vu à travers le prisme de la libéralisation des marchés, pour le meilleur et pour le pire.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Quelques citations de Milton Friedman (1912-2006) - Je m'oppose à toute ingérence du gouvernement dans l'économie. // Les grandes avancées de la civilisation, que ce soit dans l'architecture ou dans la peinture, la science ou la littérature, l'industrie ou l'agriculture, ne sont jamais nées de l'intervention d'un gouvernement centralisé. // La concurrence du marché, quand on la laisse fonctionner, protège le consommateur mieux que tous les mécanismes gouvernementaux venus successivement se superposer au marché. // L'histoire est sans appel : il n'y a aucun moyen pour améliorer la situation de l'homme de la rue qui arrive à la cheville des activités productives libérées par un système de libre entreprise.
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Ce qui est positif pour moi, c'est la possibilité, avec la mondialisation, d'avoir un plus grand accès à l'Ailleurs, à ce qui est différent, à ce qui nous est au départ étranger. En quelque sorte, la mondialisation est un vecteur d'altérité. C'est la possibilité d'avoir chez soi, avec soi, des choses que l'on ne pouvait, auparavant, avoir qu'à l'étranger. Bon, malgré tout, ce n'était pas mal ce temps où il fallait se déplacer physiquement pour y accéder, mais l'avantage, c'est qu'avec la mondialisation, c'est disponible pour un plus grand nombre. Je veux dire, aussi à ceux qui n'ont pas les moyens de se déplacer. Donc la mondialisation, c'est plus d'ouverture, pas seulement commerciale, financière, mais aussi plus d'ouverture à l'autre. Revers de la médaille, quand on se déplace, on retrouve, davantage aujourd'hui qu'hier, la même chose que chez soi. Pas facile de trouver encore de l'exotisme ! donc plus de diversité chez soi, mais plus d'homogénéité globalement. Et la mondialisation telle qu'elle s'est développée jusqu'ici a eu pas mal d'effets négatifs. Elle a pesé sur l'emploi et sur les salaires des moins bien lotis dont on s'est peu préoccupé. Sans oublier que la finance, quand elle n'est pas suffisamment encadrée, porte en elle les germes de crise aux effets dévastateurs sur l'économie réelle.
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Si on voulait être plus systématiques, on dirait que la mondialisation, c'est une forte interdépendance entre les pays. Cette interdépendance, on l'observe dans presque tous les aspects de la vie économique, et bien au-delà. Dans les produits que les Français consomment aujourd'hui, les marques étrangères sont omniprésentes. Si l'on exclut l'énergie, près de la moitié des biens que nous consommons est importée. C'est-à-dire qu’une grosse partie des produits qui remplissent notre caddie a été fabriqué ailleurs, dans un autre pays. Évidemment, c'est très variable selon les produits. Pour les denrées agricoles par exemple, c'est seulement 38%. Mais pour les machines et équipements électriques et électroniques, on frôle les 90% de produits importés.
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La grande défiance. La saison 2 se termine mal, on peut le dire. En dépit de la réduction spectaculaire de la pauvreté qu'elle a permise, la mondialisation est sur la sellette depuis une décennie. Destructions d'emplois, excès de la finance, pollution : le sentiment que la mondialisation a fait plus de perdants que de gagnants se diffuse.
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La mondialisation détruit des emplois dans certains secteurs, mais elle en crée dans d'autres. Il y a des gagnants et des perdants. En tant que consommateur, on apprécie les prix bas des supermarchés. En tant que salarié, on se sent menacé. On est tous un peu schizophrènes face à la mondialisation.
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