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EAN : 9782368483015
192 pages
Tertium (01/06/2021)
3.25/5   2 notes
Résumé :
Printemps 2020, en France (et ailleurs), tous les théâtres s'arrêtent, frappés par la lutte anti-Covid-19. Ensuite, ils rouvrent puis se referment longuement. Les artistes sont interdits de scène, c'est le moment de dire, de porter une réflexion générale sur le théâtre.

Deux connaisseurs, l'un à Washington, l'autre à Paris, se mettent à dialoguer par courriel. Leur correspondance transatlantique brasse passé, présent et futur du théâtre français : Io... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique

Dialogue transatlantique sur le Théâtre français est arrivé dans ma boîte à lettres par hasard, comme le résultat de ma participation à masse critique et non pas comme une offrande de Dionysos récompensant l'amateur de bons crus. Je ne regrette pas le choix de la destinée, cet ouvrage m'a appris beaucoup sur cet art, que le classement commun cite en sixième position dans la catégorie art de la scène et qui trouve son origine dans les fêtes en l'honneur du dieu du vin selon Aristote.

L'échange ou plutôt l'essai épistolaire retranscrit dans ce livre ouvre de nombreuses perspectives théâtrales. Mais cet adjectif est-il vraiment adapté à une correspondance électronique ? Roger-Daniel Bensky, universitaire et Gilles Costaz sont indéniablement des spécialistes du sujet, tour à tour universitaire, critique, dramaturge, metteur en scène, comédien, ils ont arpenté les salles, les scènes, les coulisses de la planète théâtre, et, cette vision panoramique les invite à se questionner sur leur art, tandis que l'immobilisme de la crise sanitaire plonge le monde entier dans la réflexion. le français des plumes est riche et créatif pour exprimer des pensées qui peuvent paraître absconses pour le béotien. C'est la limite à mon sens de cet ouvrage. Il prend plus d'ampleur pour qui dispose d'une plus grande connaissance du microcosme culturel du théâtre. Pour ma part, je n'ai pas lu, assisté à une représentation ou visionné les trois-quarts des oeuvres, auteurs, comédiens, metteurs en scène cités. Ainsi, je n'ai pu qu'apprécier la surface de leurs échanges et non pas la profondeur.

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Pendant presque cinq mois, de mai à septembre 2000, deux grands connaisseurs du théâtre, (critiques tous les deux, professeur pour l'un, dramaturge pour l'autre) privés de fauteuil de théâtre pour cause Corvidé (confinement) ont échangé des courriers sur le théâtre français, l'un de Washington, l'autre de Paris. Ils ont tous les deux beaucoup d'expérience : Gilles Costa participe à l'émission de France Inter : le Masque et la Plume, Roger-Daniel Bensky a publié en France un ouvrage sur les tendances du théâtre contemporain en France : le Masque foudroyé et un livre sur Daniel Benouin. Une centaine de lettres en tout, en toute complicité heureuse malgré le contexte.

On pouvait s'attendre au meilleur et c'est le cas : quel bonheur pour un amateur de théâtre de voir converser deux grands spécialistes du théâtre francophone, et surtout du théâtre tout contemporain, puisque l'un des signataires réserve une place importante au « Jeu des Ombres » de Novarina qui devait être présenté au festival d'Avignon par le nouveau directeur du TNP : Jean Bellorini .La part plus importante est donnée aux dramaturges (et donc au textes) ,plus qu'aux metteurs en scène ,et aux compagnies. L'analyse commence avec ce qu'il est convenu d'appeler le Nouveau Théâtre :Beckett ,plus que Ionesco, et on passe rapidement aux vrais contemporains ,non sans avoir salué souvent longuement les récemment disparus qu'il ont connus et aimés :Jacques Audiberti, Armand Gatti, Gabriel Cousin, Bernard-Marie Koltès,…Encore contemporain malgré son récent décès , Jean Luc Lagarce ,le bien aimé, « le poète trop tôt disparu » un peu moins Joël Pommerat et Novarina porteur d'un renouveau du théâtre en France par sa langue…Peu de choses sur Olivier Py et Wajdi Mouawad ,un peu plus sur Eugène Durif, Xavier Durringer, Hélène Cixous et plusieurs autres moins connus ,pour lesquels on se porte sur internet…des courriers pour saluer Claude Regy ,et le grand Marcel Marechal, Michel Piccoli à l'occasion de leur décès… ,occasion pour les signataires de raconter des anecdotes…Enfin ,les références à la bibliothèque des auteurs nous ont connaitre des ouvrages utiles…

Au total un livre indispensable aux amateurs de théâtre, comme le furent les ouvrages rassemblant les critiques des grands anciens : Robert Kemp, Robert Kanters, Jacques Lemarchand, Jean -jacques Gautier, Bertrand Poirot-Delpech…pour proposer un tableau du théâtre français des dernières décennies : des exercices d'admiration pour que vive le théâtre. En France

Une déception : l'absence d'index qui pourrait guider une recherche rapide. Sur tel ou tel dramaturge, après avoir gouté le côté familier de la correspondance.

Hugues Rousset

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Deux hommes de théâtre, l'un vivant en France, l'autre aux Etats-Unis dialoguent dans un échange de courriels qui s'étend sur plusieurs mois au moment de la survenue de la pandémie covidienne. La pause forcée de l'activité théâtrale est l'occasion pour eux d'entamer une réflexion sur leur art favori.

Ce dialogue s'adresse surtout à des amateurs avertis. En effet il y est fait souvent référence à des auteurs, des oeuvres, des mises en scène que les deux protagonistes connaissent bien mais qui ne sont pas nécessairement bien connus du grand public. D'autre part, je suis ressorti quelque peu frustré de cette lecture car les pensées exprimées ne sont pas forcément abouties. du fait de la forme de ce dialogue à distance, J'ai eu l'impression de me retrouver dans un laboratoire où deux spécialistes qui se connaissent parfaitement expriment des idées qui restent à tester et à approfondir. de plus, Roger-Daniel Bensky s'exprime de manière parfois inutilement compliquée, ou disons-le autrement, de manière quelque peu poétique, ce qui est peut-être très beau mais pas le moyen le plus efficace pour se faire comprendre clairement. En face, Gilles Costaz avoue lui-même qu'il est avant tout 'un chroniqueur, s'attachant plus au goût des choses qu'à leur sens'. Et c'est bien cela qui m'a manqué dans ce livre, c'est du sens. Enfin, j'ai trouvé que les deux auteurs avaient un parti-pris marqué en faveur du théâtre à texte et n'évoquaient pas ce qui ne s'y rattache pas.

Néanmoins, quelques passages m'ont beaucoup plus : ceux consacrés à Pommerat, Novarina, Lagarce, Michel Bouquet... J'ai bien aimé aussi les analyses sur les spécificités françaises comparées à la situation anglo-saxonne.

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Citations et extraits (1) Ajouter une citation

Pour conclure sur Michel Bouquet, il est clair que nous avons affaire à un monstre sacré dont la conception solipsiste du travail théâtral appartient à une ère révolue, puisque ses déclarations d'homme-orchestre excluent tout compagnonnage intellectuel avec le camarade-bateleur chargé de porter devant les spectateurs une vision d'ensemble de l'œuvre qu'on joue.

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