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EAN : 9782130794899
128 pages
Presses Universitaires de France (18/01/2023)
4.26/5   29 notes
Résumé :
La genèse du conflit israélo-arabe, dont l'actualité est surabondamment couverte par les médias, demeure paradoxalement mal connue. Si c'est au sortir de la Première Guerre mondiale que se cristallise ce qui n'est pas seulement le choc de deux nationalismes, mais un affrontement culturel recouvert par un conflit « religieux » et d'innombrables polémiques sur la nature du projet sioniste, c'est bien avant 1914 qu'il a pris forme dans le discours à la fois des élites ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique

Le conflit Israélo-Arabe : sujet hautement conflictuel. Discussions hautement polarisées, débat difficile.

Un rappel des origines historiques de ce conflit est indispensable pour ceux qui veulent débattre (ou découdre) - la plupart de ceux qui en parlent ignorent l'historique ou, pire, font semblant de l'ignorer ou, encore pire, le relativisent.

Je connaissais déjà une partie de l'histoire mais j'ai beaucoup appris. Pour un ouvrage "Que sais-je ?", c'est un contenu très dense : 120 pages en petites lettres. A mon avis, il manque quelques informations difficile de les ajouter dans un si petit espace, ce qui a sûrement fait que la période concernée s'arrête en 1950. D'un autre côté, celle limitation à ce qui s'est passé avant 1950, juste après la création de l'État de Israël, est intéressante puisque c'est un tournant dans le conflit.

Des avis neutres n'existent pas et l'auteur est d'origine juive. Inutile de le cacher. Malgré cela, sauf omissions que je ne connais pas, le contenu est très factuel et chiffré. difficilement contestable. Voici l'image très simplifiée que je me fais.

Donc, au début du XXème siècle la Palestine, sous la tutelle de l'Angleterre, était habitée en par des Palestiniens, majoritaires, et des Juifs. Les Juifs ont toujours été en Palestine, même avant l'avenue du Prophète Mahomet.

Une cause de conflit pour les palestiniens, au début du siècle 20, était l'immigration juive, donc le sionisme. Les palestiniens ne souhaitaient courir le risque de devenir minoritaires. Pour les juifs, au delà du souhait de reconstituer leur leur nation, il y avait le souhait de proposer une solution pour les juifs victimes d'antisémitisme et des pogroms surtout dans les pays de l'Est.

Un point qui me semble manquer ou pas assez traité est la création du mouvement Frères Musulmans en 1928 par Hassan Al-Bannah (arrière grand ongle de Tariq Ramadan). Un des buts de ce mouvement est la islamisation complète des territoires où les musulmans sont majoritaires. Ceci impliquait, en ce qui concerne la Palestine, l'expulsion de tous les juifs. L'importance de ceci est que, au moins en partie, ça a changé l'attitude des palestiniens par rapport aux Juifs.

Les années 30 et 40 ont été marqués par des attentats, des massacres et des violences. le ex-grand mufti de la Palestine, u début des années 40, s'est réfugié en Allemagne et s'est mis d'accord avec Hitler pour que la solution de la question juive en Palestine soit la même qu'en Europe (voir citation). Les Juifs ne l'ont pas oublié et même récemment le premier ministre israélien l'a rappelé.

Ce qui m'a aussi étonné, mais pas tellement, est que quand l'Angleterre a quitté la Palestine, en 1948, l'idée était de partager la Palestine entre les palestiniens et les juifs. Les palestiniens n'ont pas accepté puisque cela reviendrait à reconnaître le droit à Israël de devenir un État. La guerre israélo-arabe de 1948 a été une conséquence de ce refus. Israël est devenu en État et les palestiniens toujours pas.

Il est aussi probablement vrai qu'il fallait trouver une solution à tous les juifs déplacés en Europe, à la fin de la guerre, et qui ne pouvaient pas retourner chez eux, soit parce qu'ils n'avaient plus rien, soit à cause de l'antisémitisme qui existait toujours malgré la fin de la guerre.

On connaît la suite, au moins partiellement. Actuellement il y a le conflit surtout entre Israël et le Hamas du côté palestinien. le Hamas est un mouvement considéré terroriste créé en 1987 par des membres des Frères Musulmans. Il prône la destruction de l'État d'Israël et l'instauration d'un État islamique palestinien sur tout le territoire de l'ancienne Palestine mandataire, avant de demander « l'établissement d'un État palestinien entièrement souverain et indépendant dans les frontières du 4 juin 1967 (Ligne verte (Israël)), avec Jérusalem pour capitale ». (voir page du Hamas sur Wikipédia).

Personnellement, deux points attirent mon attention. Tout d'abord, si les palestiniens avaient accepté le partage en 1947 la situation aujourd'hui serait peut-être encore conflictuelle mais pas autant. le deuxième point est que quoi que l'on puisse dire de Israël, tant que le Hamas aura l'objectif de détruire Israël, aucun accord de paix ne sera envisageable. C'est dommage, surtout pour le peuple palestinien.

L'écriture de cette critique a été assez difficile, mais elle représente plus ou moins mon point de vue. C'est un sujet très conflictuel et sensible pour beaucoup. Et, personnellement, je ne généralise pas les objectifs du Hamas à l'ensemble des palestiniens. Je suis convaincu que beaucoup, aussi bien de Palestiniens comme des Juifs, souhaitent voir une cohabitation pacifique dans la région.
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Que de frustrations chez ceux qui, devant les atrocités du 7 octobre dernier, et les tragédies qui les ont suivies, cherchent à se forger leur propres visions de ce qui a pu conduire à de tels drames humains et à développer leurs propres analyses de ce qui peut susciter de telles haines au point que des individus et des groupes puissent, à nouveau, comme le siècle dernier nous en avait hélas livré quelques exemples, se retrancher avec enthousiasme de l'humanité même !
Car il faut bien reconnaître, tristement, que les média sont d'une aide limitée dans ces efforts de compréhension d'une situation tragique et susceptible d'être peut-être porteuse de davantage encore de tragédies futures, non seulement dans des mondes éloignés, mais éventuellement plus près de nous. Car la dictature de l'immédiat, associée à la culture de l'émotion, certes légitime, conduit tellement d'observateurs, dont on attendrait pourtant davantage, à s'en tenir à des poncifs (colonialisme,..), à des généralités (respect du droit international..), sans en sonder les fondations, la part de vérité, la complexité, les limites.
C'est là où un livre comme celui de Monsieur Bensoussan, paru au début de l'année 2023, donc sans rapport avec ce que nous venons de vivre avec désespoir, apporte des lumières bienvenues, historiques, civilisationnelles, humaines, même si, au fond, les réponses aux questions qui nous taraudent, ne peuvent venir ensuite, sur la base de ces riches informations, que de nous-mêmes.
On y découvre toute la complexité de cette situation où la recherche par le peuple juif d'un foyer national dans une terre qui l'a vu naître et où il n'a cessé de se maintenir au cours des siècles, revenant inlassablement après des massacres et expulsions, dans des endroits aussi étonnants que Gaza, Hébron, ou d'autres endroits où on a parfois l'impression qu'ils ont été toujours absents, se heurte à un refus de sa présence par une partie de la population, souvent manipulée, radicalisée, voire terrorisée par ses extrémistes. On y découvre le rôle joué par des fanatiques, souvent religieux, comme le grand mufti de Jérusalem, leur politique d'anéantissement par l'assassinat des modérés conciliateurs, et de toute solution de compromis, les hésitations parfois criminelles des autorités mandataires britanniques, et la complexité de la situation militaire, mais aussi humaine, durant la guerre qui a anticipé et suivi le départ des anglais et la création de l'État d'Israël, et qui a généré le drame de ces centaines de milliers de réfugiés, maintenus ensuite dans ce statut de misère pendant des décennies par ceux là même qui prétendent soutenir leur cause.
S'appuyant sur des sources nombreuses, émanant de chercheurs de tous horizons (et notamment les premiers tomes de la somme en 6 volumes "la question de Palestine" du grand spécialiste qu'est le professeur au collège de France Henry Laurens), Georges Bensoussan nous introduit dans l'histoire et la complexité des évènements qui ont conduit, du développement de l'amorce d'un foyer national pour les juifs en Palestine, et de la réaction de refus arabe dont il démonte les ressorts, à la création de l'État d'Israël.
Un miracle de clarté, si l'on considère à la fois la complexité de cette historie, et les contraintes du format des 125 pages de la collection "Que sais-je".
Un chef d'oeuvre d'honnêteté scientifique et une oeuvre de salut public.
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Pour essayer de s'y retrouver un peu dans cette guerre qui dure finalement depuis plus d'un siècle entre Arabes et Juifs, il fallait passer par le petit opus de Georges Bensoussan qui met les événements dans la perspective historique.
Ici, il ne s'agit pas de prendre parti pour un camp ou l'autre mais bien d'essayer de comprendre ce qu'il se passe. Sous domination de l'empire ottoman lorsque l'on ne distingue pas encore la Palestine de la Jordanie, de la Syrie ou du Liban, les Juifs et Chrétiens représentent une minorité. La fin de l'empire ottoman, donc de la domination turque et le début de la Première Guerre Mondiale, après une fragile cohabitation, va favoriser l'existence d'un « foyer juif » et la naissance du sionisme au gré des vagues d'immigration juives successives. La déclaration Balfour affirme et soutient l'existence du « foyer juif » et protègent le droit des Juifs. L'Angleterre met ainsi un pied en Palestine et favorise le« Foyer National Juif » car le pays offre un point stratégique et pense-t-on peut retenir la Russie dans la guerre. C'est ensuite une lutte de territoires à partager où les Anglais font des propositions refusées par les uns ou les autres jusqu'à la création de l'état d'Israël en 1948. Rien ne se règle entre les deux peuples soumis quelque part entre des nationalismes exacerbés, une religion souvent rigoriste et le colonialisme occidental qui, loin d'apaiser les conflits, semble les attiser.
Georges Bensoussan, dates, textes de loi et cartes à l'appui présente les différents découpages proposés et jamais réellement acceptés. Les Arabes se sont sentis d'une certaine façon envahis par les vagues d'immigration et humiliés par l'occident colonial tandis que les Juifs - notamment après la Shoah – se sentaient étrangers dans un pays qui était le leur et celui de leurs ancêtres. Nos yeux d'occidents ne comprennent pas cette constante animosité, ces conflits d'intérêts dus probablement à une ignorance de l'autre dans chacun des deux camps.
Un ouvrage assez difficile à lire. Les deux guerres mondiales ont relancé les conflits internes au lieu de les apaiser. Pourtant on aimerait que ces peuples, sur cette terre où presque toutes les religions historiques sont représentées puissent vivre en bonne intelligence. Mais la solution de paix, malgré les efforts de certains dirigeants, est loin d'être trouvée.
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Pour essayer de comprendre comment toute cette somme de malheurs a commencé … Voici un livre court mais dense, factuel et équilibré, édité dans une collection de référence (N°4099 !), écrit par un historien spécialiste des mondes juifs, Georges Bensoussan (né en 1952) et sorti de presse en janvier 2023, donc écrit avant le 7 octobre dernier.

Pour moi, une foule de découvertes. J'en étais restée à la déclaration Balfour (1917) et aux ouvrages d'Henri Laurens. le grand intérêt de ce livre, c'est de revenir à la situation ex-ante : ce qu'était la Palestine sous l'empire Ottoman à la fin du XIXème siècle, avant l'éclosion du mouvement sioniste.

Dès le premier chapitre, l'auteur décrit la situation désolée de la Palestine à cette époque : un tiers des terres n'est pas cultivé, 3% environ de la population sait lire et écrire, sur environ 470000 habitants dont environ 25000 Juifs résidant essentiellement en ville, 800 villages. L'organisation palestinienne est dominée par des clans : une oligarchie de quelques grandes familles comme les Husseini et les Nashashibi, qui se combattent.

La méthode de culture repose sur un système collectif de rotation des terres afin que chacun puisse profiter des meilleurs parcelles. Mais en 1858 le code foncier ottoman liquide les usages collectifs et fait triompher l'exploitation individuelle. Cette nouvelle donne foncière provoque l'appauvrissement de la paysannerie, bientôt contrainte de revendre son lopin pour éponger ses dettes. Des terres qui, petit à petit, sont vendues à de grandes familles ou à des immigrants juifs.

Au départ, ces émigrants proviennent principalement d'Europe orientale. le développement du mouvement sioniste et l'appui de la diaspora américaine permet le financement de vagues successives de peuplement, malgré la réticence acharnée des Britanniques auxquels la Société des Nations a donné mandat sur la Palestine en 1919.

Le Congrès islamique tenu à Jérusalem en 1931 constitue une étape importante : celle de l'islamisation de la cause palestinienne, l'Islam étant considéré comme un facteur d'unification plus puissant que le nationalisme. L'intensification de l'immigration juive à partir de 1932, puis l'arrivée des rescapés de la Shoah radicalise la position arabe.

La suite est celle d'une guerre toujours en cours, les deux parties refusant absolument tout compromis. Assassinats des personnalités enclines à une négociation, attentats, torpillage de toute tentative de coopération entre les communautés, refus successifs de tout plan de partage … L'horreur et la cruauté ostentatoire que l'on croit découvrir aujourd'hui émaillent toute la période. le nombre des victimes, des deux côtés, est impressionnant.

Pendant la guerre qui accompagne l'établissement de l'Etat d'Israël, la population palestinienne fuit devant les combats ou est expulsée par les Israéliens qui redoutent une « 5ème colonne » à l'arrière du front. C'est pour cette raison que le retour des réfugiés est impossible, tandis que les pays arabes considèrent que les intégrer signifierait la reconnaissance de l'Etat d'Israël qu'ils souhaitent repousser à la mer. Ils sont donc regroupés dans des camps, financés par les organisations internationales.

Entre l'attitude de la puissance mandataire, les ambitions du roi Abdallah et les intentions d'expansion au Neguev de l'Egypte, toutes les parties rejettent toutes formes d'accord, tandis que les Palestiniens sont mis à l'écart des pourparlers entre les grandes puissances comme à l'ONU.

Ainsi se fige un conflit qui s'éternise : ni réinstallation, ni compensation financière des expulsés, ni frontières reconnues mais deux nationalismes se disputant une même terre, deux sociétés séparées qui s'ignorent et se haïssent, animées par des logiques également légitimes … Et les horreurs d'une guerre sans pitié, qui ne finit pas.
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Après l'attentat du 7 octobre 2023, j'ai voulu essayer de mieux comprendre les origines du conflit.
J'ai choisi d'acquérir un « que sais-je » car lorsque j'étais étudiante, il s'agissait d'un gage de sérieux. Cette collection expose l'essentiel sur un sujet donné qu'elle vulgarise et qu'elle rend accessible à tous.
Après avoir lu celui-ci, j'ai découvert la genèse particulièrement complexe et méconnue de ce conflit qui remonte à la nuit des temps.
Cet ouvrage, très documenté, est basé sur des faits et nous permet d'avoir une perspective historique sur ce conflit interminable et brûlant.
Une fois la dernière page fermée, j'ai l'impression que je ne connaissais rien et qu'il est impossible d'avoir une opinion vraiment tranchée sur le sujet. Bon nombre de journalistes et de politiciens devraient l'avoir lu avant de prendre position pour comprendre pourquoi deux peuples, manipulés par des puissances étrangères peu soucieuse de l'humain, se battent pour une même terre.
Ce livre est très instructif. A mon humble avis, il y aurait même trop de détails (certes passionnants) qui m'ont amenée à relire plusieurs fois certains passages pour ne pas perdre le fil conducteur.
N'étant pas une spécialiste de la géopolitique, je vais même devoir relire avec un stabilo pour surligner et retenir l'essentiel.
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critiques presse (1)
NonFiction
05 février 2024
En conclusion d’un livre riche et structuré, il s’est volontairement limité à faire le constat de l’ampleur des blocages d’ordre culturel, « essentiels mais le plus souvent sous-estimés ». En ces temps de fureur et de haines, un tel livre est nécessaire afin d’en rappeler les sources.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
(p. 67)

Pour le ex-grand mufti, l'antisionisme d'Hitler est le gage d'une écoute bienveillante. Le 23 octobre 1940 Rome et Berlin publient une déclaration commune : "L'Allemagne et l'Italie reconnaissent le droit des pays arabes de résoudre la question des éléments juifs en Palestine et dans les pays arabes d'une façon conforme aux intérêts nationaux et ethniques des Arabes et à la solution de la question juive en Allemagne et en Italie.".

Dès l'orée de la guerre, l'ex-grand mufti quitte le Liban pour se réfugier en Irak, où il soutient le régime proallemand du général Al Galyani. Chassé par l'entrée des Anglais à Bagdad (juin 1941), il gagne Téhéran, transite par la Turquie (qui lui refuse l'asile politique), parvient en Italie où il rencontre le Duce le 27 octobre 1941, puis entre en Allemagne, où Hitler le reçoit le 28 novembre 1941. "La suppression du Foyer national juif fait partie de mon combat", lui déclare le Führer. Ce que le compte rendu officiel des services allemands traduit ainsi :

"La position de l'Allemagne était une guerre sans compromis contre les Juifs. Cela incluait naturellement une opposition active au Foyer national juif en Palestine, qui n'était rien d'autre qu'un centre, sous la forme d'un État, servant à l'intérêt destructrice des intérêts juifs."

De novembre 1941 à mai 1945, l'ex-grand mufti et plus d'une vingtaine de dignitaires arabes demeurent à Berlin où ils sont somptueusement logés, nourris et subventionnés par le Reich. Ils perçoivent des sommes importantes provenant majoritairement du pillage des Juifs d'Europe.
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(p. 118)

La nature atypique du mouvement national juif a déterminé la singularité de ce conflit, laquelle a favorisé des schémas d'explication classiques,voire des simplifications le plus souvent inaptes à en rendre compte. C'est pourquoi il est essentiel d'en décrypter la genèse, d'interroger les certitudes des deux camps et de questionner les enjeux qui sont en cause chez chacun d'entre eux.

Si ce conflit met en scène deux nationalismes qui se disputent une même terre, il oppose aussi deux sociétés séparées par des blocages d'ordre culturel, essentiels mais le plus souvent sous-estimés. De là deux discours qui cheminent parallèlement, animés par des logiques également légitimes mais qui demeurent encore généralement ignorants l'un de l'autre.
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Étreinte par un sentiment de précarité, la société juive prend conscience du caractère irréductible du refus arabe. «  les vagues et les mers tourmentées de l’islam finiront par se déchaîner, analyse en 1922 le journaliste Itamar Ben Avi. Si nous ne parvenons pas à endiguer le flot au moyen d’un accord[…],
Il nous inondera de sa colère. […] Tel-Aviv dans toute sa splendeur, nos côtes et toutes leurs beautés seront anéanties. »
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La nature atypique du mouvement national juif a déterminé la singularité de ce conflit, laquelle a favorisé des schémas d'explications classiques, voire des simplifications le plus souvent inaptes à en rendre compte. C'est pourquoi il est essentiel d'en décrypter la genèse, d'interroger les certitudes des deux camps et de questionner les enjeux qui sont en cause chez chacun d'entre eux.
Si ce conflit met en scène deux nationalismes qui se disputent une même terre, il oppose aussi deux sociétés séparées par les bocages d'ordre culturel, essentiels, mais le plus souvent sous-estimés. De là deux discours qui cheminent parallèlement, animés par des logiques également légitimes, mais qui demeurent généralement ignorants l'un de l'autre.
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