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EAN : 9782363721143
Éditeur : Rroyzz (26/09/2017)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture:
Sur l'Ile d'Ebène, plusieurs enfants disparaissent le jour anniversaire de leur dix ans, qui est aussi celui de la dernière éruption du volcan de l'île. Des disparitions d'autant plus mystérieuses que les enquêteurs ne disposent d'aucun indice matériel, à l'exception de cailloux d'obsidienne semés par les petits disparus. Ils conduisent les enquêteurs sur les pentes du volcan d'où, par intermittence, s'élève une brume bleue propice au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Cora21
  13 janvier 2021
Le titre m'attirait. À l'heure où les déplacements sont restreints, impossible de décliner une invitation à courir « Les chemins d'obsidienne. »
Dès les premières lignes, nous voilà transportée sur l'île d'Ébène dont les édifices et les habitations sont taillées dans le basalte. C'est qu'un volcan, dont les pentes se couvrent d'une forêt aux essences variées, veille sur l'île. Enfin, veillait… jusqu'à la nuit où il cessa d'être bienveillant pour entrer en irruption, semant la désolation dans ce paradis pour touristes.
L'histoire débute dix ans après la catastrophe. Un pédopsychologue du continent, Pierre Serna, débarque pour aider la gendarmerie locale à élucider une énigme : quatre enfants ont disparu à l'aube de leur dixième anniversaire. Il s'agit d'éviter que les deux enfants en passe de fêter leur dix ans ne disparaissent à leur tour.
Du 15 au 24 juillet se déroule une enquête de plus en plus prenante et surprenante, menée par un trio formée par le psychologue, un gendarme stagiaire surdoué, Yves, et un géologue, Sébastien. le monde évoqué par Bertrand Bény est contemporain du nôtre : on y roule à scooter, on y échange des mails. Cependant, surgissent dans l'ordinaire et la banalité des singularités de plus en plus étranges. Une brume bleue monte de la rivière, les petites victimes alignent de façon précise des pierres d'obsidienne. Je m'arrête là, laissant aux lecteurs le plaisir de découvrir une histoire qui monte en intensité au fil d'un récit linéaire.
L'auteur s'attache à donner de l'épaisseur et des sentiments à ses personnages, que ce soit du côté des enquêteurs que des familles de victimes, surtout celle du petit Pierre et de sa mère. J'ai apprécié les dialogues vivants empreints d'humour qui font sourire le lecteur et desserrent l'étau d'une atmosphère particulièrement lourde.
Nous retrouvons avec bonheur le monde de l'enfance, ouverts à tous les mystères que les enfants absorbent en véritables éponges qu'ils sont.
Le volcan est au centre de l'enquête. Divinisé par les uns, diabolisé par les autres, il est l'objet de toutes les peurs décuplées par les disparitions d'enfants.
Ce roman, paru en 2017, décrit avec justesse ce qu'est un climat de peur. On ne peut que saluer la lucidité de BB, à défaut de l'estimer devin:
« ― Non le volcan n'a tué personne, mais… depuis cet évènement les gens ont peur. Ils changent.
― Beaucoup de gens dorment mal. Il y en a qui se sont mis à boire, etc.
― … Faîtes peur aux gens et vous les gouvernez. »
Disparitions, rituels magiques d'alignement des pierres, présence menaçante d'un volcan à même de se réveiller, Bertrand Bény nous plonge dans un univers à la fois séduisant et redoutable.
Au fil de l'enquête, l'histoire évolue cependant du fantastique vers la science-fiction. La vie intelligente peut en effet y revêtir les formes les plus originales. de ce point de vue-là, « Les chemins d'obsidienne » débouchent, peu à peu, sur un monde inconcevable à l'échelle humaine. Mais on y croit dur comme fer car l'auteur a réussi le challenge de rendre vraisemblable ce monde et la façon d'y parvenir.
Mais ce qui nous attache tant à l'univers créé par Bertrand Bény ce n'est pas seulement son originalité ou le fait qu'il pourrait exister mais surtout parce qu'il parle de nous, des dérives de notre société, confirmant l'avertissement placé au début du livre : Quand l'humanité aura ruiné la diversité biologique, il ne lui restera que la solitude. La solitude est une longue maladie...
Fable écologique, polar fantastique, récit de SF, Les chemins d'obsidienne sont tout cela à la fois, et même plus : une histoire inspirée servie par une plume chatoyante, couronnée par le prix de la Cour de l'Imaginaire.
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JeanLouisBOIS
  31 octobre 2020
Menaces pour la planète.
Malthus, économiste anglais du tout début du 19è siècle, prétendait que la croissance du nombre d'humains excéderait rapidement la croissance des moyens de subsistance disponibles sur Terre. Seules des limitations drastiques (guerres, épidémies, contraception,…) seraient en mesure d'assurer un avenir à l'humanité. En fait, le livre de Bernard Bény pose une question semblable à nouveau frais, remise au goût du jour par les données que nous possédons en ce début du 21è siècle : Y-a-t-il trop d'humains sur Terre ? Cependant, il ne s'agit pas ici d'un essai mais bien d'un roman qui entremêle trois fils conducteurs : une enquête policière, une fascination pour l'écologie et une aventure fantastique.
Tout commence comme une sorte de conte avec la description d'une nature préservée faisant la part belle aux couleurs (surtout le noir), aux minéraux (d'origine volcanique), au volcan (toujours prêt à gronder) et aux paysages paradisiaques ; l'ensemble laissant malgré tout une impression inquiétante. Impression vite renforcée par les disparitions répétées d'enfants de dix ans qui mobilisent la gendarmerie, un psychologue (le narrateur) et un géologue. L'enquête se révèle vite très compliquée car, malgré les précautions, les victimes semblent se volatiliser. La lutte entre le rationnel et le fantastique fait rage. Même si le premier prend régulièrement le dessus, certaines données restent inexplicables (critères de disparition, malédictions, …). Se fait jour alors une dystopie qui constitue le noeud de l'histoire.
Écrit dans un style fluide, agréable et vivant, avec ses personnages bien campés, Les Chemins d'obsidienne forme un roman captivant à l'intérêt toujours renouvelé, même s'il est parsemé de quelques petites incohérences. le bon équilibre entre la réalisme et le surnaturel ainsi que l'atmosphère qui s'en dégage constitue la vraie réussite de cette fiction. Cependant, deux bémols m'empêchent de savourer pleinement mon plaisir. D'une part, la tendance malthusienne de l'ensemble du livre qui semble considérer les humains comme les éléments malveillants de la planète et qu'il faut donc chercher à éliminer. D'autre part, la tendance moralisatrice qui se manifeste surtout vers la fin en nous indiquant où se situent le bien et le mal, ce qui suppose que le narrateur/auteur possède les clefs de notre futur souhaitable. Cet aspect donneur-de-leçons me paraît plus infantilisant que responsabilisant, même s'il se situe bien dans l'air du temps.
NB 1: Lu dans le cadre de Masse Critique Mauvais Genre ; Merci aux Éditions RROYZZ !
NB2 : Petite erreur sans conséquence en page 79 : Un enfant qui a fêté ses 10 ans entre dans sa onzième année (et non dans sa dixième).

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EveQ
  24 octobre 2020
Sur l'ile d'Ebène, où l'unique ville a été construite avec la roche volcanique locale noire, la végétation luxuriante et colorée contraste avec la couleur basaltique. le volcan se réveille une nuit. Au petit matin, les habitants découvrent un paysage de désolation, recouvert de cendre grise. Mais aucune victime.
Dix ans plus tard, l'île, qui n'est accessible qu'après une dizaine d'heures de bateau, est connue pour son intérêt touristique…mais aussi pour des cas de disparition d'enfants de 10 ans, le jour même de leur anniversaire.
Pierre Serna, psychologue spécialisé dans l'enfance, débarque sur l'île avec pour mission de tenter de comprendre ce qui a pu motiver ces enfants à fuguer, sans laisser de trace.
Dès le lendemain de son arrivée, il se rend avec la gendarmerie sur les lieux d'une nouvelle disparition. Rapidement des similitudes sont établies : des enfants uniques, orphelins de mère, qui viennent d'avoir 10 ans, laissent leur pyjama par terre pour changer de tenue avant de quitter leur chambre… et quelques pierres d'obsidienne.
L'intrigue est concentrée sur 10 jours. A travers le regard du psychologue pour enfants, Pierre Serna, nous découvrons la situation, relevons des indices, identifions des coïncidences et affinons la personnalité de chacun. Dès les premières pages, avec la description de cette île hors du commun, les inquiétudes des habitants, l'auteur nous plonge dans un climat d'incertitudes. Dans un style fluide et une abondance de dialogues, il parvient à nous passionner pour cette histoire insolite, entre réalité et surnaturel… qui nous fait réfléchir sur la biodiversité.


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syl2034
  07 novembre 2020
Sur une petit île volcanique, faite de maisons noires, des enfants se mettent à disparaître le jour de leurs 10 ans

VOIlà le postulat de départ de ce livre. UN thriller, mais un thriller fantastique, un peu écologique aussi.
J'ai eu quelques petits soucis au début à accrocher au style de l'auteur mais uen fois bien dnas l'histoire, j'ai pris bcp de plaisir à lire cette histoire étonnante.
L'ambiance est particulièrement réussie, l'idée de ce volcan mystérieux, le côté surnaturel, est tout à fait plaisant. Je me suis laissée prendre au mystère des lieux. Et plsu le livre avançait plus je prenais du plaisir à suivre l'histoire.
Dans les moins, j'ai aussi trouvé quelques petites facilités dans l'histoire, qui sonnent un peu comme des incohérences, mais dans un thriller fantastique, qui reste bien pensé, au final ça n'est pas très gênant.
Bref ce livre a été un bon moment de lecture.

Livre reçu dans le cadre de l'opération Masse critique de babélio. Merci à la maison d'édition et à l'auteur

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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   28 octobre 2020
Je savais par expérience que les secrets de famille s'installaient sournoisement dans l'inconscient des enfants, prenaient la forme d'un trouble insidieux et se nourrissaient de leur affectivité. (p.49).
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   28 octobre 2020
Cette fois, j'étais vraiment seul, peut-être était-ce pire encore qu'en compagnie de son meilleur ennemi? (p.200).
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   28 octobre 2020
A choisir entre un autre monde et la prison, je préfère l'autre monde. (p.134).
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   28 octobre 2020
Pas d'espérance sans avenir, pas de vie sans espérance. (p.198).
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JeanLouisBOISJeanLouisBOIS   28 octobre 2020
Faites peur aux gens et vous les gouvernerez. (p.57).
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