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EAN : 9782266147460
372 pages
Pocket (05/11/2004)
3.85/5   135 notes
Résumé :
Bourgogne, an 1457. De passage à Dijon, Francesco Beltrami, riche marchand florentin, assiste à l'exécution de deux jeunes amants accusés d'inceste. Bouleversé, Beltrami sauve l'enfant de ces amours illégitimes : Fiora. La jeune fille, d'une inoubliable beauté, connaîtra, dans la Florence de Laurent de Médicis, la douceur de la vie de palais, mais aussi les tourments de nouvelles aventures. Mariée pour un seul jour à un mystérieux chasseur de dot, livrée aux grands ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Gwen21
  28 septembre 2012
Adolescente, j'ai développé une passion dévorante pour les sagas de Juliette Benzoni, particulièrement pour les romans introuvables à l'époque (je parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître), avant que Pocket comprenne l'énorme potentiel contenu dans l'oeuvre de Juliette Benzoni.
Aujourd'hui, quinze ans après, j'ai davantage de recul sur l'oeuvre globale de l'auteur et je dois reconnaître que ce n'est pas de la grande littérature. Cependant, je laisse mes 5 étoiles en souvenir des heures passées à dévorer la série des Fiora qui m'a emmenée dans son tourbillon d'aventures, d'intrigues, de romances et de personnages historiques. C'est sans aucun doute en grande partie grâce à Benzoni si j'ai dirigé mes études vers l'Histoire, je lui dois cela. C'est elle qui a éveillé ma passion pour la lecture, ma curiosité pour l'Histoire, ma sensibilité pour le romanesque. Dans ces conditions, je n'envisage pas une seconde de renier ce que furent mes sentiments d'alors...
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Marcellina
  14 février 2020
Magnifique !
Une frère et une soeur, trop beaux, trop naïfs, qui s'aiment trop et c'en est trop pour cette société du XVème siècle qui pourtant vénère la beauté. de cette union trop courte va naître une fille marquée par le sang de l'épée qui coupera la tête de ses parents en pleine jeunesse. Un voyageur de passage, émut au plus profond de son coeur, va prendre avec lui cette enfant orpheline et l'élever tendrement dans son palais florentin. Quelle belle enfance, quelle belle jeunesse, pleine de joie, de parfums doux, de culture, d'ouverture d'esprit, de richesses aussi dans cette Florence magnifique en pleine Renaissance. Mais quand souffle le vent de l'envie, de la jalousie et du pouvoir, la gentillesse et la beauté disparaissent au profit de la délation et du crime et commence alors la descente aux enfers.
Quelle belle plume pour décrire cette ville inoubliable, quelle maestria pour faire revivre sous nos yeux cette république au temps du grand Lorenzo dit le Magnifique, que de recherches historiques aussi pour tisser la toile de ce récit où notre héroïne rencontre au gré des bals, des tournois et de ses promenades les stars de l'époque ; Botticelli et sa muse Simonetta Vespucci, le maître Verrochio et son disciple Léonardo da Vinci, Amerigo Vespucci dans sa jeunesse rêveuse et bien d'autres encore.
Une histoire enfin qui nous plonge dans le grand paradoxe de la Renaissance où l'art et la beauté sont plébiscités, où la philosophie ancienne est mise en avant, où l'art de vivre est exalté par la musique et la poésie et où la religion catholique et surtout l'inquisition planent comme un vautour assoiffé de sang sur cette société éclairée qui a peut-être un peu trop vite oublié le peuple mal instruit.
Magnifique ! Et maintenant je veux juste savoir ce que l'avenir réserve à notre jeune Fiora qui va faire un saut dans l'espace et passer de la Florence des Médicis à la Bourgogne de Charles le Téméraire :-)
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TanePistache
  27 juin 2017
Une lecture de vacances : la tétralogie de Juliette Benzoni, La Florentine, Fiora et le Magnifique, Fiora et le Téméraire, Fiora et le pape, Fiora et le roi de France (que son surnom, l' "Universelle Aragne", il aurait pas fait joli dans le titre...).

Un premier tome très chouette, un deuxième qui passe vraiment très bien aussi, un troisième où on commence à se dire que cette nana a une malchance incroyable et un quatrième tome où - en gros, mais y a aussi de bons moments - on attend de savoir comment ça va se terminer tout ça.

Le gros atout, c'est le contexte historique et la rencontre avec les grands personnages de l'époque, même si parfois, c'est un peu pousser mémé dans les orties. Pour une ignorante en histoire, c'est une découverte intéressante, aucune envie de vérifier la crédibilité de tout ça, je me laisse juste charmer par le vocabulaire dont je ne connais pas la moitié des mots (et vous, vous voyez ce que c'est la différence entre du cendal et de la moire ? vous savez ce que c'est un tabard ? vous connaissez les outils des différents corps de métier de la Renaissance ?)...

L'histoire pleine de rebondissements - que dis-je, où il y a sur les 3 ou 4 tomes, seulement une semaine (à tout casser) passée par la protagoniste au calme dans sa maison - donne un rythme sympa à la lecture. Que d'ailleurs, s'endormir à 3h du matin, rêver des personnages la nuit, se faire réveiller à 7h par Petit Pou, et se remettre à la lecture avec son premier café, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé !

Le côté fleur bleue : j'ai un peu honte, mais j'aurais été déçue qu'il n'y en ait pas. C'est mignon tout plein, ça motive à passer les passages un peu chiants pour savoir enfin comment l'auteur répondra à cette terrible question "qu'est-ce qui pourrait sauver l'amour !?"*

Le style, bien agréable à lire, avec un vocabulaire varié, de belles descriptions mais heureusement pas trop non plus, l'impression de lire le Routard de la Renaissance, de l'humour, des sentiments mitigés bien présentés, de l'action - plein d'actions, tellement même qu'au bout d'un moment, on se dit que c'est un peu gratuit mais qu'au stade où on en est....! -, des chevals (important, les chevals...), du cul (mais fleuri), une galerie de personnages qu'on perd de vue, qu'on retrouve, que ça fait une grande famille chamarrée toujours là quand il le faut...

* remarquons d'abord la bande-son ridicule de l'été et ensuite la définition un peu particulière de l'amour dans ce bouquin : je couche une nuit avec quelqu'un, il est amoureux, il disparaît et je passe 2 ans de ma vie à le chercher alors qu'il sait où je suis mais ne vient pas me voir, à votre avis ça se finira comment ?
A) je le retrouve, je lui mets une grosse taloche pour lui apprendre, et je me mets à courir après quelqu'un d'autre... parce qu'en fait, ce que j'aime c'est gambader à travers les royaumes à la recherche de l'amooooour.... ça finit dans la boue des grands chemins (libérée, délivrééééée) !
B) c'est lui qui me retrouve, et en fait, oui, il m'aime, mais bon... après l'aventure, faire de la place au quotidien... la vie de chateau, l'épouse soumise, le mari qui picole pour oublier son chomage, l'élevage d'un mini-lui, etc. ça finit dans les poussières (qu'il faudrait faire d'ailleurs, parce que là, franchement, ça fait une semaine qu'on n'a pas voyagé, je commence à me sentir encoûtée !)
C) on se retrouve, on s'aime passionément et on s'entre-tue parce qu'on est bien au-delà de l'amour fleur bleue. ça finit dans le sang (parce qu'avec nos deux caractères de cochons, c'était le mieux à faire !)
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Gaphanie
  27 janvier 2022
Sous le charme !
Je suis tombée absolument et définitivement sous le charme de la plume de Juliette Benzoni... Aucun temps mort dans ce premier tome, ce qu'il faut de rebondissements, ce qu'il faut de romance, et des personnages réellement crédibles. Et le contexte historique, ma foi, a l'air assez cohérent, du moins je n'ai rien remarqué qui m'ait chiffonnée...
Francesco Beltrami est un célibataire endurci, qui voyage au gré de ses affaires. Alors qu'il s'en retourne à Florence, il décide de faire halte à Dijon, car il y a là une auberge qu'il apprécie tout particulièrement... Et là, alors qu'il entre dans la ville, il est stoppé par la foule, réunie pour assister à une exécution. Et quelle exécution ! Jean et Marie de Brévailles, frère et soeur, vont être décapités. Leur crime : l'inceste.
Mais voilà, Francesco tombe immédiatement amoureux de la jolie Marie, et, après avoir assisté, impuissant, à son supplice, il empêche le mari jaloux de celle-ci de profaner son corps en rachetant les vêtements des morts afin qu'ils ne soient pas publiquement dévêtus. Il se fait également raconter la triste histoire de ces deux pauvres jeunes gens, et, apprenant que Marie a mis au monde une petite fille en prison, il décide de se mettre en quête de ce fruit illégitime des amours incestueuses. Il la sauvera de justesse, et la ramènera avec lui comme sa fille à Florence.
Là, c'est juste le prologue, et j'ai passé des tas de choses sous silence !
Le roman débute vraiment alors que Fiora, le bébé, a atteint ses dix-sept ans. Fiora rencontre Philippe de Selongey à une fête donnée par Lorenzo le Magnifique, le dirigeant de Florence. Selongey est venu demander à Lorenzo de l'argent pour financer la guerre du Duc de Bourgogne contre le Roi de France. Lorenzo refuse, car il est allié à Louis. Mais Selongey se trouve face à face avec la belle Fiora, portrait craché de sa mère. Non seulement il fait le rapprochement avec Jean de Brévailles, qu'il a connu car il était page de son maître, le Duc de Bourgogne, mais en plus, il tombe éperdument amoureux d'elle... Et c'est réciproque ! Et Fiora rencontre aussi à ce bal Demetrios, à la fois médecin et mage, qui va lui faire d'étranges prophéties...
Mais Selongey n'est pas le seul à connaître le secret de Fiora, la soeur de Francesco, l'horrible mégère Hieronyma, a eu vent du secret de sa naissance et veut contraindre par le chantage Francesco à donner la main de Fiora à son fils, l'infâme Pietro. Parce que celui-ci la désire, mais aussi parce qu'ainsi, elle fera main basse sur la fortune de son frère...
Chantage, coups bas, et succession de trahisons et de drames, rien ne sera épargné à la pauvre Fiora, qui, à la fin de ce premier volume, sera bien décidée à se venger.
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sevm57
  11 août 2022
Pour le moment, la Florentine n'est pas la série de Juliette Benzoni que je préfère, mais les éléments de l'intrigue sont bien plantés et les personnages sont attachants, j'ai donc envie de lire la suite et de savoir si Flora va retrouver Philippe et réussir à accomplir sa vengeance.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   28 décembre 2015
Les Brévailles avaient en tout quatre enfants, deux garçons et deux filles. Jean, l’aîné, avait trois ans de plus que Marie mais dès leur petite enfance on put remarquer qu’une profonde affection, exclusive et tenace les unissait. Les parents, pas plus que moi, ne s’en souciaient sinon pour en sourire. On les appelait « les jumeaux » parce qu’ils se ressemblaient d’étonnante façon et parce que, seuls parmi les autres enfants, ils étaient de cette extraordinaire beauté que vous avez dû remarquer, messire. C’était un caprice de la nature et nous y voyions la raison de cette préférence que Jean portait à Marie et que Marie portait à Jean. Les Brévailles étaient fiers de la beauté de leurs enfants et citaient en exemple leur tendresse mutuelle sans qu’un instant la pensée ne les eût effleurés que cet amour dût, avec les années, devenir moins pur.
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MarcellinaMarcellina   14 février 2020
Quand on a charge d'un royaume qui, durant cent ans, a connu l'occupation anglaise, il vaut mieux être un grand diplomate qu'un chevalier sans reproche.
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isajuliaisajulia   16 mars 2013
Une pensée est aisée à saisir quand elle est née d'une émotion,ou encore quand l'âme de celui ou de celle qui pense est tout à fait pure.
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MarcellinaMarcellina   14 février 2020
Cet homme suait le fiel par tous les pores de sa vilaine peau. Il ne lui manquait qu'une langue bifide jaillissant de sa longue bouche aux dents noircies pour ressembler tout à fait à un serpent.
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sevm57sevm57   11 août 2022
On a tous les courages quand on sait que l’on peut espérer.
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