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EAN : 9782820518118
480 pages
Éditeur : Castelmore (31/10/2014)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Le marchand de sable est passé... Tous les adultes ont sombré, les uns après les autres, dans un mystérieux coma... Enfants et adolescents se retrouvent livrés à eux-mêmes. Dans une petite ville, Léo et Marie, deux lycéens de seize ans, rassemblent autour d'eux quelques amis pour vivre ensemble dans un vieil immeuble.
Mais d'autres adolescents, parmi les plus âgés, profitent de la situation, s'accaparent les réserves de nourriture et deviennent de plus en plu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Billygirl
  15 août 2018
Dubitative dans les premières pages où la façon de parler ou penser me semblait assez enfantine, j'ai vite laissé passer cette impression pour m'immerger complètement dans l'histoire. La narration, tour à tour celle des deux principaux personnages, Léo et Marie, grands adolescents de 16 ans, amis depuis l'enfance, nous plonge dans le récit de la survie d'un groupe d'enfants laissé à l'abandon après le passage d'un virus qui a plongé dans le coma tous les adultes de la planète.
Les différences de comportements et la façon de penser filles-garçons sont bien représentés, nous avons un bel aperçu du point de vu des deux sexes. L'histoire est crédible et très certainement représentative de ce qui pourrait arriver dans une réalité similaire. Monde de violence, quel que soit l'âge, actions positives ou négatives suivant les personnalités, meneurs ou suiveurs, solitaires ou sociables, courageux ou fuyants, dangereux ou protecteurs...
Anarchie glaçante dans tous les cas de figure ou la société disparait et qu'il n'y a plus de garde fou pour maintenir les mauvais esprits dans le droit chemin et sauvegarder la moralité, la liberté et le libre arbitre de chacun.
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Stelphique
  08 février 2015
J'aurai dû plus me méfier de cette couverture sombre qui laisse penser que tout peut arriver. Je suis encore sous le choc d'avoir poussé cette porte….Ce livre me laisse un sérieux goût amer en bouche. Terriblement dérangeant…..Un livre jeunesse, qui parle de jeunes enfants qui font du mal aux enfants, oui, pour une fois je comprends les réserves qui sont faites par la maison d'édition: « Pour lecteurs avertis, à partir de 15 ans »…Tu m'étonnes!!!!!Même 15 ans, je ne leur mettrais pas dans les mains……..
Un des points positifs qui m'a vraiment plu pour une fois, c'est cette histoire à deux voix. le côté fille/ garçon est assez prononcé. J'ai trouvé cela très intéressant, on a les testostérones en ébullition avec une place de chef admirable et les émotions bridées d'une jeune fille lucide. Voir ses deux ados , finalement très ordinaire, se battre pour rester du bon côté de la frontière entre Bien et Mal, est une jolie note d'espoir qui se dégage de cette expérience de lecture…
Sinon, le monde décrit dans ses pages est une horreur. Tant de violence qui suinte, tant d'humiliations et de scènes impossibles à imaginer, perpétrés par des enfants, ça m'a remué, j'en avais envie de vomir. Je ne peux pas croire que le Mal est à l'intérieur des enfants, c'est une idée qui m'est inconcevable, et pourtant, sans limites et cadres imposés par les adultes, ce monde pourrait bien devenir tellement réel…C'est plutôt glaçant !
Je pense donc que ce livre à une portée à polémiquer sur les dérives de la parentalité permissive, nous faire réfléchir sur l'éducation en elle même, et le monde qui pourrait devenir si sombre, sans expliquer à nos enfants les limites entre le Bien et le Mal…..Il ne tient qu'à nous de ne pas voir venir ce Marchand de Sable, mais encore plus de ne pas procréer les enfants de ce livre…..
En bref, un livre intéressant, c'est indéniable….Il a au moins l'avantage de faire réfléchir même après la fermeture du livre, et même s'il m'a fait ressentir un profond malaise du fait de cette violence à outrance, c'est un livre à découvrir (mais âme sensible s'abstenir! ) .

Lien : https://fairystelphique.word..
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orbe
  27 décembre 2014
Tous les adultes sont mystérieusement tombés dans le coma.
Les enfants tentent de s'organiser pour survivre.
Deux clans s'affrontent, ceux de la "Cantine" qui ont un chef qu'ils ont désignés et qui tentent de venir en aide à tous les jeunes qui viennent vers eux et "Les cracheurs", des garçons plus violents qui ont la main mise sur le supermarché de la ville.

Léo décide malgré tout de tenter une percée afin de récupérer du lait en poudre pour les bébés de la crèche. Cette excursion ne sera pas sans danger...
Un roman qui met en scène des enfants qui essayent de mettre en place un monde meilleur, une société plus juste et qui sont confrontés rapidement à la violence, et à l'incompréhension des autres gangs.
Malheureusement, la démocratie participative et l'intégration que prône le héros fait aussi de ce monde un édifice fragile. Trahison, corruption, jalousie... vont très vite rendre leur situation intenable.
C'est donc une guerre entre les valeurs communautaires et celles individualistes que met en scène le récit.

Nous suivons les "gentils", un groupe relativement solidaire et uni mais qui comporte aussi des individus très différents. le récit alterne la voix de Léo et de Marie pour nous faire partager leurs doutes, leurs sentiments et leurs idéaux. Intéressant !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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InMyBookWorld
  20 février 2015
Ce roman avait tout pour me plaire : la couverture que j'adore, le résumé super prometteur, un auteur français au talent remarqué.
Promesse tenue : j'ai passé un excellent moment de lecture.
Le récit nous est raconté par deux adolescents : Léo et Marie. Ils se connaissent depuis qu'ils sont petits, se font confiance et donc tout naturellement, quand les adultes se sont endormis, laissant le monde dans les mains d'enfants et d'ados, ils se sont serrés les coudes pour affronter ce qui n'allait pas tarder à arriver.
Léo va se retrouver propulsé dans la peau d'un chef, et bien qu'il prenne ce rôle très à coeur, il n'hésite pas à nous dévoiler ses peurs, ses doutes, ses faiblesses. Il ne se sent pas capable d'agir comme il le devrait dans certaines situations, il doute de sa force et plus que tout, il a peur de franchir une ligne, peur de ne plus jamais pouvoir revenir en arrière. Pour lui, les adultes vont forcément se réveiller, et remettre de l'ordre. Il faut juste attendre en survivant du mieux possible. Et surtout en restant droit, en protégeant les plus faibles, en nourrissant les enfants, en s'occupant des bébés, et en veillant sur les adultes endormis.
Mais Marie, elle, a bien compris que plus rien ne sera jamais comme avant. Elle a bien compris que pour pouvoir survivre, il va falloir se salir les mains. Que cette ligne que Léo a si peur de franchir, il faudra forcément la dépasser un jour ou l'autre.
J'ai aimé avoir les pensées de ces deux jeunes, si proches et si différents dans leur façon d'être et d'agir. Marie est une fervente croyante et c'est pourtant elle qui va franchir cette ligne et en accepter les conséquences. Elle a une force presque à toutes épreuves, un courage exemplaire.
Léo, son courage, sa force, il va la puiser en Marie, son amie de toujours.
Comme à chaque fois lors de "fin du monde", c'est souvent le pire de chez l'homme qui ressort. Dans les histoires de zombies, ce sont finalement toujours les hommes qui se révèlent être les pires monstres de ces récits.
Mais ici, il n'y a plus d'hommes, tout ceux qui ont plus de 17/18 ans se sont endormis, alors on pourrait penser que les choses devraient mieux se passer.
Mais c'était sans compter sur certains petits délinquants qui voient là l'occasion rêver de faire enfin ce qu'ils veulent sans représailles.
Et ils vont aller loin, ils vont franchir cette ligne dont parle Léo, obligeant ce dernier à prendre les armes.
Mais très vite, on va comprendre que la menace est partout, et qu'elle peut avoir différents visages.
C'est une lecture conseillée à partir de 15 ans, ce que je conseille aussi. C'est dur, c'est violent, et d'autant plus dérangeant car les atrocités dont on va être témoin, sont perpétrées par des enfants, sur des enfants.
C'est déstabilisant de voir comme un enfant peut passer du simple jeu de ballon, de rires, d'innocence, au viol alors qu'il ne devrait même pas avoir l'âge de penser au sexe. C'est écoeurant de voir que les femmes sont encore une fois reléguées au rang d'esclave sexuelle. C'est révoltant de voir des gamins avec des armes.
Certaines scènes ne sont pas faciles à lire, surtout quand on comprend l'inévitable. On sait que ça va arriver et on ne peut rien contre ça.
L'auteur aura réussi à me faire pleurer, ce qui n'était pas arrivé depuis un moment dans un livre.
Heureusement, il y a des moments tendres et drôles, des moments émouvants. J'ai particulièrement aimé Joan, l'américaine et son accent et sa manière de penser. J'aurai souri plus d'une fois grâce à elle.
Au cours de ma lecture, je me suis dit : bon sang, l'auteur a une image des ados assez dure, quand même, assez radicale, et il ne leur fait pas beaucoup confiance. Et puis je me suis dit que oui, finalement, il avait peut-être raison. L'enfant, l'ado, est vulnérable et surtout influençable, et l'effet de groupe peut être dévastateur, bien pire que quand il s'agit d'adultes. Ils ne réalisent pas les conséquences de leurs actes, ne comprennent pas toujours ce qu'ils font. Ils sont projetés dans un monde où ce qui représentait les règles n'est plus là.
Il n'y plus rien, plus personne pour leur poser des limites.
Et quand c'est un monstre qui va leur montrer le chemin, ils vont suivre, tout naturellement.
En bref, un livre sombre, dur et violent et surtout réaliste. C'est efficace et ça prend aux tripes.
Lien : http://www.inmybookworld.com..
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Yumiko
  08 mars 2016
J'ai été rapidement attirée par ce livre aux Imaginales l'année passée, tant par la couverture que par le titre super accrocheur. Un peu hésitante au premier abord car je craignais qu'il soit « trop » jeunesse, j'ai fini par me lancer dans l'aventure et là je peux vous dire qu'il était tout le contraire que ce à quoi je m'attendais… Et que je n'ai pas forcément adhéré à ce qui m'a été proposé… Dommage mais je suis passée à côté de ce roman.
Tout d'abord, ce qui ressort très rapidement, c'est que ce roman n'est pas à mettre entre toutes les mains ! Ne vous fiez pas au fait que les héros soient des enfants, nous sommes dans un monde complètement trash avec des enfants qui n'en sont plus et qui se comportent en tous points comme les adultes en temps de guerre, avec toutes les déviances que cela implique… Et c'est là que le bas blesse pour moi ! J'imagine que l'auteur a volontairement essayé de choquer et d'amener une réflexion, mais pour moi c'est allé trop loin, cela devenait insoutenable voire malsain d'imaginer des enfants se comporter de la sorte.
Pourtant je sais bien que les faits qu'il présente n'ont rien d'inattendu et je peux bien imaginer que cela pourrait se produire… Seulement je dois admettre que je ne m'attendais pas à cela dans ce livre et que du coup je n'ai pas apprécié ce côté du roman. Bien sûr le parallèle avec les jeux vidéos ultra-violents auxquels les jeunes jouent est très vite fait et cela nous pousse à nous interroger sur l'éducation et sur les déviances de notre société, et il est vrai que pour cela, ce livre est une pépite. Comme vous le voyez mon ressenti balance quand même pas mal…
Ce qui n'a pas aidé, c'est que je ne me suis pas attachée aux enfants que nous suivons. Déjà par les scènes qu'ils vivent, mais surtout par leur façon de se comporter et de parler qui est loin de celles de jeunes de leur âge… Par moment, j'avais même l'impression de suivre des adultes, pour me reprendre la réalité en pleine face juste après. D'ailleurs pour des enfants, ils ont des connaissances dans certains domaines qui sont quand même assez hallucinantes…
L'autre élément que j'ai trouvé vraiment dommage, c'est la non exploitation de ce virus qui endort les adultes. Finalement il n'est qu'un prétexte à suivre des enfants s'entretuer et essayer de survivre dans un monde où ils sont livrés à eux-mêmes, avec toutes les réactions différenciées que cela suscite... du coup, j'ai eu de la peine à entrevoir le sens de ce virus une fois le roman terminé et je dois admettre que je suis un peu frustrée. Ce manque de développement fait que l'idée n'est à mon goût pas pleinement aboutie et qu'il me manque certaines cartes pour appréhender toute l'histoire. C'est un peu un arrêt sur image sur l'après virus, avec des causes et des conséquences qui sont survolées et expliquées à la va vite, et une conclusion tout aussi hallucinante et expédiée en quelques lignes…
En bref, c'est un livre qui peut être choquant et qui n'est surtout pas à mettre entre toutes les mains ! Je ressors un peu mitigée de cette lecture qui n'aura pas su m'emporter ni par son récit dérangeant, ni par les personnages auxquels je ne me suis pas attachée. Toutefois, je pense qu'il peut valoir la peine d'être découvert, car au-delà de tout cela il amène des réflexions intéressantes sur notre société et ses dérives.
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critiques presse (1)
HistoiresSansFin   25 novembre 2015
Un récit à deux voix palpitant. Le jour où est un roman unique à l'écriture efficace.
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
ange77ange77   04 avril 2019
Il faut dire que depuis le Marchand de sable et la panne d’électricité, il y a eu un grand changement.
Des changements, il y en a eu beaucoup, mais celui-là est un des plus spectaculaires et des plus effrayants : la nuit noire. Pas seulement sombre, pas jaune ou rose sous la lumière des lampadaires ou des enseignes lumineuses. Non, elle est noire, opaque, de l’encre. Avant de l’avoir vécue, on ne sait pas ce que c’est que l’obscurité. Dans le monde d’avant, ça n’existait pas.
L’obscurité, c’est comme les yeux fermés. Pire : c’est comme les yeux bandés. On ne voit vraiment rien de rien, les yeux ; c’est comme si on en avait pas. Pour peu que le ciel soit couvert, on ne voit même pas ses propres mains devant soi.
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orbeorbe   26 décembre 2014
Les enfants par-ci, les enfants par-là, ils ne parlaient que de ça, l'enfant roi, l'enfant sacré... Tu parles, en fait, ils n'en avaient rien à secouer de nous autres. Les gosses, ils les faisaient pour eux, parce qu'il fallait en faire, parce que ça les amusait, parce que ça remplissait le vide qu'ils avaient dans le coeur. Ils ne les faisaient pas pour leur donner une vraie vie, sinon, ils n'auraient pas été là, à bourrer notre planète de poisons tous les jours et à nous préparer un avenir de merde. Leurs gosses, ils s'en foutaient pas mal. Au fond, ils ne pensaient qu'à eux, ils ont oublié la grande loi de la nature, ils ont brisé la chaîne millénaire de la solidarité entre les générations.
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ClarissaaClarissaa   29 décembre 2014
J'ai vraiment adoré ce livre !
Mais je n'ai pas trop aimé la fin car on ne sait pas trop comment sa fini
Es-ce-que Marie meurt à la fin ?
Avec qui sort Léo finalement? Johan ou Marie?
Comment il font pour réveiller tous les adultes de la terre?
Bon voilà je me pose plusieurs questions sur la fin je pense vraiment que se livre mérite un tome 2.
Pouvez-vous me dire si il y aurait un tome 2? MERCI !
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BillygirlBillygirl   15 août 2018
Combien de temps tu crois qu'on va tenir, à voler dans les cuisines des restaurants et à boire l'eau du caniveau ? Combien de temps tu crois qu'il faudra aux gangs pour flamber tout ce qui reste et nous faire crever de faim ? Tu sais comment on plante du blé, toi ? Tu sais comment on fait de la farine et du pain ? Moi, tout ce que j'ai appris, c'est à mettre le micro-ondes en marche et à me dépêcher-parce-qu'on-va-être-en-retard !
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NanieblueNanieblue   17 janvier 2015
Pendant un moment, je suis jaloux de Marie et de sa prière, moi aussi j’aimerais me mettre à genoux et croire que Marcello nous attends, là-haut, dans un autre monde. Qu’un Dieu bienveillant va l’accueillir auprès de lui, donner un sens à sa mort. Mais je n’y crois pas: mon monde à moi, il est là. Il est pour nous, il est à nous, à ceux qui veulent le construire. Il n’y a pas de paradis et pas d’enfer, il n’y a que la joie et la douleur, la fierté et le remords, il n’y a que des gens qui aiment et des gens qui souffrent… et des gens qui meurent.
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Videos de Paul Beorn (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Beorn
Extrait de la conférence "Défendre le pays, sauver l'Empire ou vaincre le clan... Quel héros êtes-vous ? " aux Imaginales 2019.
Avec Paul Beorn, Lionel Davoust, Frank Ferric, Christian Léourier. Modération Sylvie Miller.
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