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EAN : 9782355930904
200 pages
Éditeur : Pascal Galodé Editions (17/06/2010)
3.5/5   1 notes
Résumé :
L'Histoire maritime a le vent en poupe. Pour le constater il suffit de parcourir les salons littéraires consacrés aux livres de mer. En particulier celui des Étonnants Voyageurs de Saint-Malo : la prestigieuse cité maritime dont le plus illustre des fils, François-René de Chateaubriand, disait dans ses Mémoires qu'elle n'égalait pas en superficie celle du jardin des Tuileries mais qu'elle donna à la France tant de marins célèbres. Haut lieu de mémoire où les corsair... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
lechristophe
  23 juillet 2021
Désirant lire quelque chose d'intelligent sur les pirates, je m'étais procuré cet ouvrage il y a une petite dizaine d'années car je m'étais arrêté sur la première partie de son titre « Pirates, flibustiers & corsaires ». Depuis lors, il dormait dans mon immmmense pile à lire d'où je l'ai extrait.
L'auteur, Alain Berbouche, débute par un très bref historique de la piraterie depuis les Vikings jusqu'à celle qui nous fait tous rêver, la flibuste des Caraïbes. Sauf que c'est très court puisque c'est sur 55 pages !
On attaque ensuite le gros morceau, illustré par le sous-titre de l'ouvrage « Le droit et les réalités de la guerre de Course ». Pas un gros morceau en terme de pages, à peu près 55 aussi, mais en terme de temps de lecture. Parce que là il faut s'accrocher ! Alain Berbouche nous décortique tous les aspects juridiques de la course : la différence entre le pirate et le corsaire (qui est un pirate fonctionnaire en somme puisqu'il pirate pour l'Etat), les types de bateaux, le rôle des armateurs, les différents membres d'équipage et leurs primes respectives, le devenir des prises… Tout est cadré juridiquement et l'auteur nous cite tous les articles de loi qui ont été promulgués en France depuis la fin du XVIIe siècle jusqu'au Premier Empire
Heureusement, arrive ensuite le meilleur pour moi : la biographie de René Duguay-Troüin, corsaire et amiral malouin. Comme l'auteur, résidant à Saint-Malo, semble en être un fervent admirateur, bien que trop bref (trentaine de pages), le passage se lit comme un véritable récit d'aventures.
Pour illustrer le déclin et l'inefficacité de la guerre de Course française à partir de la fin du XVIIIe siècle, Alain Berbouche s'attaque ensuite succinctement à la biographie de l'autre corsaire malouin, Robert Surcouf, qui est nettement plusieurs crans en-dessous que Duguay-Troüin dans son estime !
Enfin, après la constatation de la résurgence de la piraterie en ce début de XXIe siècle en plusieurs points du globe, l'auteur, dans un épilogue, fait état du peu d'intérêt de la France pour ses anciens navires (Sardou l'a chanté dans les années 80…) en prenant l'exemple du vaisseau de guerre Duguay-Troüin. Celui-ci, capturé après la bataille de Trafalgar par les Anglais, puis rebaptisé HMS Implacable, fut utilisé jusqu'en 1855. Ils l'employèrent ensuite comme navire-école jusque dans les années 20. Il vieillit ensuite à quai jusqu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale, date à laquelle l'Angleterre voulut nous le rendre. Mais la France fit tellement la sourde oreille et traîna tellement des pieds qu'en décembre 1949 l'Angleterre le coula au large de Portsmouth !
Avant de terminer ma critique, je voudrais dire un mot sur le gros gros point noir de l'ouvrage : le style de son auteur. D'après la quatrième de couverture, Alain Berbouche est historien et a fait partie de l'Education Nationale puisqu'il fut prof, principal, proviseur et maître de conférences. Mais, nom de dieu, que sa prose est illisible. J'ose espérer qu'il n'a pas (dé)formé des milliers d'élèves et d'étudiants en leur donnant des conseils de rédaction !
Je vais citer une de ses phrases pour exemple, attention risque de lecture en apnée : « L'engagement durait jusqu'à la fuite ou la reddition de l'assailli ; où que le drame s'achève en tragédie : le feu sur un bâtiment en bois rempli de matériaux inflammables, surmonté d'un gréement aux agrès goudronnés tournait vite en fournaise et faisait inévitablement exploser la poudrière du bord ; n'offrant d'autres choix pour la majorité de l'équipage que de brûler plus ou moins vif ou de périr noyée, car la plupart des marins du temps ne savait pas nager : à quoi bon d'ailleurs pensait-on sinon allonger son agonie au large ! »
Ouf ! La phrase est tellement longue (huit lignes dans le livre) que mon traitement de textes la souligne en vert et me demande de la réécrire ! Tout le livre est à l'avenant avec des phrases interminables, découpées par des successions de points-virgules et de doubles points, et contenant quantité d'informations et de digressions qu'il aurait été plus judicieux d'exposer dans des phrases courtes. Enfin, ce n'est que mon humble avis. En plus, je viens de m'apercevoir qu'il y a une erreur de grammaire puisque le deuxième « ou » n'a pas à être accentué !
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
lechristophelechristophe   27 juillet 2021
Les forfaits sanguinaires de Jean-David Nau dit "l’Olonnois" (1630-1671) sont restés célèbres par leur cruauté : il était capable, disait-on, d’arracher le cœur d’un prisonnier vivant et de le manger cru pour dissuader l’ennemi de lui résister et l’amener à composition ; et la fin de ce cannibale, à l’âge de 41 ans, fut à l’unisson de la violence de sa vie : tué, mis en pièces, rôti puis dévoré par les indiens anthropophages Bravos des îles Baru, dans le golfe de Carthagène, où ce combattant farouche mais piètre navigateur fit naufrage au début de l’année 1671.
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lechristophelechristophe   25 juillet 2021
[…] alors qu’à Rouen on broyait les pouces des condamnés dans une presse en fer et qu’à Toulouse ou à Orléans on leur déboîtait les bras liés dans le dos en les hissant, lestés d’un poids, à Rennes on les approchait d’un feu vif, attachés sur une chaise en fer, les pieds chaussés d’ "escarpins soufrés"
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lechristophelechristophe   28 juillet 2021
C’est lors de cette campagne, pendant laquelle les Français s’emparèrent aux mois d’août-septembre d’une dizaine de bâtiments ennemis, que le "Grand Porée" eut un bras à demi arraché par un boulet et se serait fait amputer en lisant un livre de chirurgie au praticien néophyte qui l’opérait !
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lechristophelechristophe   29 juillet 2021
Tombé dans le domaine public de la littérature populaire et des caricatures cinématographiques, couvert d’éloges jusqu’à l’absurde, […] Robert Surcouf devint le héros imaginaire d’un Saint Malo Cité-Corsaire de pacotille à usage touristique.
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lechristophelechristophe   26 juillet 2021
Quand deux d’entre eux rencontrent une belle femme, pour éviter la contestation qu’elle ferait naître, ils jettent à croix-pile [tirent à pile ou face] à qui l’épousera, et celui à qui le sort échoit l’épouse ; ensuite ils couchent tous deux alternativement avec elle, ce qui s’appelle matelotage.
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