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ISBN : 235408708X
Éditeur : Mnémos (21/02/2019)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 11 notes)
Résumé :
L'humanité s'est depuis longtemps dispersée dans les étoiles et un gigantesque empire galactique rassemble le peuple des hommes. Mais un jour, un monde reculé est anéanti par une puissance inconnue, un mystérieux Adversaire qui pourrait bien précipiter l'humanité vers son crépuscule. À l'aube de ce cataclysme, Tjasse est sur le point de tout perdre, Czar Santo, truculent détective de la cité orbitale est contacté par un puissant client et Giana Miracle, soldate des ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Alfaric
  22 novembre 2017
Commençons par le commencement : merci à l'opération Masse Critique spécial « Mauvais Genres », merci aux Editions Mnémos... Mais j'avoue être enquiquiné pour parler du Nemrod d'Olivier Bérenval, qui m'a autant époustouflé que frustré ! Donc c'est parti pour un avis thèse / antithèse / synthèse certes, mais je vais bien vendre le roman en déclarant qu'on mélange très joliment deux monuments de la Science-Fiction : "Les Cantos d'Hypérion" de Dan Simmons et "Rencontres du troisième type" de Steven Spielberg !

Thèse :
L'auteur appartient clairement à l'école des auteurs de Science-Fiction qui privilégie l'approche historique à l'approche géographique... de fil en aiguille on nous raconte une planète terre à l'agonie, des vaisseaux d'ensemencement lancés à travers le cosmos, avec des embryons génétiquement modifiés pour s'adapter à chaque exoplanète rencontrée (l'Expansion)... Puis des bonds technologiques (propulseurs tachyoniques, trous de ver de Langevin, terraformation, génomorphing) qui permettent d'unifier une humanité éparpillée à travers les immensités intersidérales (la Convergence). Nous découvrons donc une civilisation galactique gouvernée depuis la mystérieuse Antiterra, avec d'un côté les êtres humains de la Communauté, et d'un autre côté les Intelligences Artificielles de l'Axiomatique... Enfin tout cela c'est ce que les IA disent, et au vu des pertes de mémoires des post-humains équipés d'un néocortex reliés par wi-fi à la noosphère il ne faudrait pas que les lecteurs prennent tout pour argent comptant ! ^^
Une bonne partie du roman repose se le fait que l'humanité ne sait de son passé que les bribes qu'elle a retrouvées dans les ruines d'une cité naguère appelée Paris sur une terre naguère appelée France... Donc l'homme du futur parle la Lingua Franca (le Français quoi ^^), a pour capitale un binôme constitué de Vieille Cité et de Cité Neuve, a pour centre culturel le Nouvel Opéra Garnier, est gouverné par les Tribuns, le Directoire et le Conseil des Cinq-Cents, qui s'appuient sur les Incroyables et les Merveilleuses pour diriger une humanité hiérarchisée de façon plus ou moins ségrégationniste en Variants allant du Stade 1 (humains d'origine, ou peu s'en faut) au Stade 10 (aberration mutante qu'on ne peut plus qualifier d'humain tant sur le plan physique que sur le plan psychologique), sans parler des Doulos et des GenMods (esclaves et outils génétiquement modifiés, qui n'ont même pas accès à la Citoyenneté)....
Nous avons donc un côté lutte des classes plus ou moins larvé avec une France de la Révolution (avec des concepts qui empruntent à l'aventure communiste) et une France de la Restauration (avec des concepts qui empruntent à la noblesse et au clergé d'Ancien Régime, l'un promettant la prospérité matérielle à ses happy few, l'autre promettant l'immortalité numérique à ses ses élus, les deux comptant sur leurs reîtres et leurs lansquenets pour faire régner l'ordre !), ça et les détectives privés appelés vidocqs où les nombreuses références aux œuvres d'un Illustre Poète derrière lequel on reconnaît rapidement Victor Hugo. Les efforts de l'auteur pour franciser un genre généralement reconnu comme étant anglo-saxon sont épatants, mais on a aussi des références à l'Antiquité romaine avec le limes qui sépare la civilisation de la barbarie, et des références à l'Antiquité grecque puisque que mal de peuples empruntent leurs noms aux différences communautés de l'Empire d'Alexandre le Grand... du coup on peut se demander consciemment ou inconsciemment il ne s'est pas dirigé vers un Warhammer 40000 à la française ? ^^
Au final l'auteur nous offre donc un New Space Opera total qui emprunte selon lui à Philip Jose Farmer, Robert Heinlein, H.P. Lovecraft, Jack Vance, Robert Silverberg, Roger Zelazny et tous les autres (dont entre autres auteurs Olaf Stapledon, Leigh Brackett, Frank Herbert, James Blish, Dan Simmons et Peter Hamilton...) Mais si on se place d'un point de vue français, il aurait fallu rendre hommage aux figures titulaires de Pierre Bordage et Laurent Genefort ^^

Antithèse :
Là où le bât blesse c'est au niveau de la scénarisation et de la narration : quelque part j'ai eu la désagréable impression de lire une histoire simple racontée de manière compliquée...
On a une structure en POVs plutôt équilibrée où on suit le crypto télépathe Tjasse, l'enquêteur Czar Santo qui en pince pour la vamp Lynette Chérubin, et la bidasse Giana Miracle transie d'amour pour sa supérieure hiérarchique Kausar Alléva, mais on suit en spectateurs des personnages spectateurs autant de l'intrigue que de leurs propres vie. Et on sent que les véritables acteurs du récit, qu'on suit plus ou moins en interlude (avec quelques POVs secondaires peut-être superfétatoires), les amènent là ou l'auteur le veut pour qu'on puisse explorer les quatre coins de son univers... Sauf qu'au bout du bout les raisons du pourquoi du comment sont assez nébuleuses, du coup je peux oser dire que la fin se termine un peu en eau de boudin !
Je pourrais dire que cela commence très bien avec le POV de Tjasse qui ressemble à un détournement de Luke Skywalker perdu sur Tattoine (sauf qu'entre théocratie, plans quinquennaux, tempofamille et païdos on est assez proche de "Le Meilleur des mondes" d'Aldous Huxley ^^), celui de Czar Santo qui ressemble à un détournement Rick Deckard dans "Blade Runner" donc nous sommes dans le cyberpunk néonoir ^^), et celui de Giana Miracle qui aurait eu parfaitement sa place parmi les marines coloniaux d'"Aliens" (donc nous sommes dans la chouette tradition de la SF militaire anglo-saxonne)...
Sauf que l'auteur m'a donné l'impression d'en faire trop en balançant en trois chapitres des dizaines de concept Hard Science, New Wave ou Cyberpunk sans laisser le temps au lecteur de les assimiler !
Après on balade Tjasse de planète en planète et d'expérience IA en expérience IA (avec des reprises de "Cube" et de "La Stratégie Ender"), on balade Czar Santo qui sans se poser de question suit un parrain de la mafia puis son héritière présumée avant de lui aussi est soumis à d'incompréhensibles expériences IA (et en passant remember Gendo et Rei dans "Neon Genesis Evangelion" ^^), et pendant l'effondrement de la Communauté on balade dans la galaxie Giana Miracle de conflit en conflit (et on sent le triste héritage du colonialisme avec un remake du conflit entre Hutu et Tutsi dans l'Espâce)... Car au final l'humanité est donc confrontée à l'Adversaire, une entité cosmique lovecraftienne qui officie à un autre niveau de la réalité et qui éprouve les pires difficultés à communiquer avec les insectes humains qui interfèrent avec sa destinée... (l'auteur spoilant trop tôt les principaux éléments de son histoire : tant mieux ou tant pis ???) On a du mal à comprendre en quoi ils ont été choisis comme intermédiaires/interprètes par l'Adversaire qui recourt à des symboles aussi chargés que compliqués tirés de du recueil de poème"La Légende des siècles", mais après tout il est impossible tout comprendre avec une entité aussi éloignée de l'humanité... (remember les romans expérimentaux de Roger Zelazny ^^)

Synthèse :
Pour moi derrière un univers très riche et très profond digne des Cantos d'Hypérion, ce roman raconte une histoire que j'ai déjà lue peu ou prou dans la nouvelle "Stark et les Rois des étoiles" d'Edmond Hamilton et Leigh Brackett...
L'ensemble est servi par un prose de qualité et par un style travaillé, qui nous gratifient de magnifiques descriptions qui nous immergent totalement dans un univers incroyable qu'il a construit méticuleusement avant de le détruire consciencieusement (remember "Dune" ! ^^). le roman ne pourra pas laisser indifférent, et le talent de l'auteur force le respect tant sur le fond que sur la forme, d'autant plus que nous avons affaire à un érudit de la Science-Fiction et un véritable amoureux de la Science-Fiction ! Avec deux romans seulement, Olivier Bérenval s'impose comme un grand de la SF française, et il ne lui manque qu'à mieux doser ses ingrédients pour trouver sa formule magique qui le propulsera au firmament !!!
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Henri-l-oiseleur
  18 août 2019
Dan Simmons s'est servi de la poésie du romantique anglais John Keats pour écrire sa "Chute d'Hypérion". De même, Olivier Bérenval construit son grand roman "Nemrod" sur "La Légende des Siècles" de Hugo, dont il reprend, en termes de science-fiction, l'ampleur de vues, la dimension cosmique, le caractère épique. Les ressemblances de Nemrod avec Hypérion ne s'arrêtent pas là : on retrouve le même jeu habile entre des destins individuels, obscurs à ceux mêmes qui les subissent, et les événements de la grande Histoire qui finissent par les rejoindre. Comme dans Hypérion, l'humanité disséminée dans les étoiles partage son sort avec une communauté d'Intelligences Artificielles, non pas le TechnoCentre de Simmons mais presque ! De même encore, une invasion étrangère menace l'univers civilisé connu, mais sur ce point, Olivier Bérenval se distingue nettement de son modèle américain pour tenter, comme il peut, de peindre dans son roman une entité extraterrestre absolument étrangère, ce que les Extros de Dan Simmons ne sont pas. Les analogies se retrouvent même dans d'infimes détails, mais ce n'est en rien un reproche. La science-fiction n'est pas soumise, comme la littérature "mainstream", à l'impératif d'originalité et aux mythes de l'inspiration individuelle qui, depuis le Romantisme, encadrent la création littéraire. On peut parfaitement concevoir, en SF comme en fantastique, des continuations, des adaptations, des réécritures -- et le "plagiat" a des limites beaucoup plus souples. C'est tout l'intérêt de ces genres et ce qui les rapproche des littératures orales ou des cycles romanesques médiévaux.
Le lecteur prendra-t-il autant plaisir à lire "Nemrod" que "La chute d'Hypérion" ? En ce qui me concerne, ce n'a pas été le cas. Il y a une qualité d'émotion, une imagerie venues de Keats et de Simmons dont je n'ai pas trouvé l'équivalent dans le Nemrod hugolien de Bérenval. Est-ce la dimension sociale et politique, si gênante dans la SF française, qui a tendance à prêcher ? L'auteur est plutôt discret là-dessus et ne nous assène pas trop ses grandes leçons morales, ses analogies lourdingues, comme le premier Andrevon ou Pierre Bordage venus. Mais je me suis ennuyé à la lecture de ce pavé stellaire de 550 pages, alors que les 560 p. de Dan Simmons, dépourvues du moindre prêchi-prêcha, m'ont continuellement enchanté. L'un fait du remplissage, l'autre pas. Comme ce jugement n'est que le mien, je renvoie le lecteur curieux à la remarquable critique fouillée que nous devons ici-même à Alfaric. Ce spécialiste du genre a écrit un compte-rendu plus utile que celui-ci.
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BabaLoe
  24 novembre 2017
Voici un space-opera plutôt complet !
L'auteur a créé un univers particulièrement riche. Cela fait plusieurs millénaires que la civilisation que nous connaissons a disparu. Les humains sont dispersés dans l'univers et ceux qu'on appelle les « vrais-nés » sont bien moins nombreux que les « Variants », des humains modifiés. le lecteur visite des planètes aux paysages grandioses. La faune et la flore ont été travaillées de sorte que l'ensemble est crédible et cohérent. Politique, religion et société, l'auteur remplit les différentes catégories pour constituer un décor fourni. Petit bémol : les personnages ne connaissent rien des éléments de notre civilisation, comme le cheval, mais le narrateur fait souvent des comparaisons avec bibendum ou la mythologie grecque par exemple. Ce sont des détails qui font tiquer mais qui ne gênent pas la lecture.
Le lecteur suit trois personnages qui semblent n'avoir rien en commun, mais qui vont pourtant jouer un rôle déterminant dans le sauvetage de l'univers. Tjasse est ce jeune homme assez introverti, qui va franchir une limite interdite et être propulsé dans un monde impitoyable. Czar dénote par ses sarcasmes et ses échanges nourris avec Booz, l'IA implantée dans son néocortex. Dans cette aventure, il est accompagné de Lynette, une jeune femme aux origines étranges. Enfin, Giana est celle qui parait la plus éloignée de l'intrigue, car elle agit sur des problèmes semblant annexes. Globalement, les personnages manquent de finitions. On ne les observe que dans un type de situation pour chacun, ce qui empêche de percevoir leurs nuances.
L'intrigue se termine sans apporter de véritable réponse à l'énigme qu'est l'Adversaire. Ses intentions quant à l'univers et aux humains restent floues, même si on comprend le rôle joué par les personnages.
Le style est plutôt simple et le récit est rythmé grâce à des chapitres courts. Chaque chapitre commence par des extraits de documents inventés par l'auteur, expliquant des notions de cet univers, ou simplement des poèmes. C'est un des points les plus intéressants. Ce qui gêne la lecture, c'est le vocabulaire et notamment les néologismes. L'auteur utilise beaucoup de mots compliqués comme « omnicom » ou « rotolift ». Par conséquent, certaines idées sont difficiles à visualiser.
Ce roman propose une réflexion sur les erreurs humaines, notre rapport à l'autre et notre façon de vivre en communauté. Ce ne sont pas des thèmes particulièrement originaux, mais ils sont bien exploités.
Lien : http://voulezvoustourner.blo..
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Selvegem
  19 décembre 2017
L'humanité a colonisé les étoiles et s'est éparpillée pour former un gigantesque empire galactique. Beaucoup d'avancées technologiques, beaucoup de différences et d'évolutions... Cependant, on ne sait jamais ce que l'on peut trouver aux confins de l'univers, et si l'homme est assez sage pour prendre les bonnes décisions.
Un monde reculé est un jour annihilé par un puissance mystérieuse, un Adversaire aux dessins troubles. Comme souvent dans ce cas, l'être humain est souvent responsable des dérapages comme des avancées, pour le meilleur et pour le pire. Au sein de ces populations qui risquent d'être dévorées, trois personnes se démarquent.
Il y a d'abord Tjasse, qui suite à un événement choquant, est jeté en prison. Ensuite, Czar Santo, un détective qui est contacté par un riche client ; et enfin Giana Miracle, une soldate qui est chargé avec son groupe de maîtriser une révolte populaire. Trois personnages, trois destins différents. A travers eux, on va visiter différents mondes, rencontrer plusieurs peuples, et avoir des aperçus différents de cet Adversaire.
Je connaissais déjà Olivier Bérenval par son roman précédent, Ianos, un roman très intéressant. Alors, lorsque j'ai eu la possibilité de découvrir Nemrod, j'ai sauté sur l'occasion ! Et je suis vraiment ravie d'avoir fait ce nouveau voyage dans l'univers d'Olivier Bérenval.
Comme pour Ianos, ce roman est très dense, très rempli, on a tout un univers à comprendre et à appréhender, plusieurs personnages différents à suivre, et un background vraiment très bien travaillé.
(Mon avis complet sur mon blog.)
Lien : http://chezlechatducheshire...
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JLDragon
  14 novembre 2017
Nemrod est un roman SF space opéra bâti sur des bases complexes.
Au fil de la lecture, j'aurai été traversé par des sentiments contradictoires.
Tantôt émerveillé, tantôt ennuyé, tantôt époustouflé etc.
J'ai trouvé le monde imaginé complètement démentiel et plutôt bien décrit, même si par moment j'aurai aimé qu'on me fasse un dessin.
Bah oui, quand on n'a pas l'esprit scientifique, on rame un peu sur certains points techniques…
Car même si les descriptions ne sont pas très lourdes, la multitude d'informations concernant le monde imaginé est telle qu'on pourrait avoir quelques difficultés à digérer certains passages.
Heureusement, l'auteur ne nous dépeint pas tout son univers dès le début, mais au fil du récit. Donc on ingurgite malgré tout sans broncher.
Et on prend le plus souvent beaucoup de plaisirs.
Ouf !
Chapeau bas à Olivier Bérenval qui, au final, nous offre un chouette SF space opéra. J'imagine le travail fourni pour rester cohérent, pour parvenir à tout poser… Je trouve ça énorme et suis admiratif.
Les personnages sont assez hallucinants à l'image de l'univers créé. Au début, je m'attachais beaucoup à Tjasse, mais au final c'est Czar Santo et Booz qui m'ont le plus touché. Étrangement, j'ai trouvé les personnages féminins moins avenants. Plus froids… Moins humains… Sûrement en raison de leurs natures profondes dans le récit.
L'intrigue pourrait paraître complexe, car elle est intégrée à un univers qui nous est inconnu. Au final, ça reste une intrigue assez ordinaire. Enfin, je dis surtout ça parce que j'ai été gêné par la fin qui n'apporte pas les réponses attendues.
C'est assez frustrant.
Et difficile d'en dire plus sans spoiler.
J'ai donc beaucoup aimé ce roman, même s'il m'a manqué un petit quelque chose pour vraiment m'en délecter.
Cependant, Nemrod est un roman qui ne pourra que ravir les amateurs du genre.
Régalez-vous ! En plus la couv' est superbe !

Lien : http://jldragon.over-blog.co..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   08 novembre 2017
Giana éprouva un élan de solidarité féminine : la jeune voltigeuse devait régulièrement se défendre contre les attaques de Vandivier qui semblait avoir des vues sur elle. Cette histoire finirait un soir par une agression vicieuse du grenadier, et par un coup bien placé dans son bas-ventre (c'est ce que Giana espérait) de la part de Franko.
Les affaires se concluaient souvent de la sorte : des conscrits rompus à toutes les formes de guerre totale, coupés de leur attaches personnelles, abrutis par des entraînements inhumains, ne constituaient pas des candidats naturels aux histoires sentimentales... Un bon coup de botte blindée valait mieux que de longues romances pour signifier son refus à un partenaire potentiel.
+ Lire la suite
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AlfaricAlfaric   18 novembre 2017
De plus en plus de Citoyens masculins choisissaient des prénoms de femme, à leur majorité, pour manifester leur soutien totale à la parité des sexes.
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BabaLoeBabaLoe   24 novembre 2017
"Voyons à quoi ressemblent nos chers révolutionnaires variants…"
La mestre s’interrompit soudain, fixa le burg pendant plusieurs dizaines de millimes – presque une minute – puis regarda Giana d’un air désemparé, sans avoir refocalisé, les yeux encore perdus au loin.
Sa vision s’accommoda de nouveau et elle lui demanda : "Vous avez vu ? Ces Acanthes, ils sont…
— Ils sont très différents de nous. Des Variants de stade trois au minimum. Nous n’avions pas eu cette information, en effet."
Giana laissa la mestre du camp accuser le coup puis observa à nouveau les formes mouvantes dans la brume, ces êtres humains dont les membres démesurés flottaient comme des cerfs-volants des temps anciens et qui semblaient vouloir les défier.
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