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ISBN : 2234080320
Éditeur : Stock (23/08/2017)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Septembre 1908. Gabriële Buffet, femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabia, jeune peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il avait besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient « la femme au cerveau érotique » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Züric... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
Allantvers
  02 mai 2018
Cette lecture, « imposée » dans le cadre du Prix des libraires, a été un véritable envoutement !
A priori, je n'étais pas vraiment partante pour une plongée dans un milieu d'artistes avant-gardistes et iconoclastes prêts à révolutionner le monde des arts au tournant du dernier siècle, et encore moins, craignant l'hagiographie, dans l'aventure de reconstruction biographique entreprise par les arrière petites-filles de Gabriële Buffet, épouse du peintre Francis Picabia.
Mais ce livre recèle des charmes surprenants qui m'ont très rapidement conquise, au point de me faire glisser dans cette situation délicieuse où l'on a hâte de reprendre sa lecture pour retrouver ses personnages.
Il faut dire que ce livre est très habité par ses auteures, dont on perçoit fortement combien le travail entrepris d'exhumation de cette aïeule mal aimante fut à la fois douloureux et fondamental. Avec sensibilité et intelligence, elles amènent par touches légères Gabriële, la mettant dans la lumière de sa prodigieuse intelligence et de son indépendance d'esprit hors normes, sans hésiter par ailleurs à marquer ses zones d'ombre – en tant que mère notamment : étonnant exercice en clair obscur, destiné à mettre sur le devant de la scène une femme exceptionnelle qui se serait toujours (à moins que les auteures n'embellissent la réalité ?) maintenue dans l'ombre de ces grands hommes qu'elle a côtoyés : son mari d'abord, Francis Picabia, mais aussi Marcel Duchamp, Guillaume Apollinaire
Un récit biographique très intimiste dans lequel les concepts d'art, de famille, d'amour prennent une dimension singulière dans le tourbillon de créativité révolutionnaire insufflé par ces artistes atypiques et géniaux.
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tynn
  03 octobre 2017
Enquête familiale, artistique, historique sur les pas d'une arrière-grand-mère oubliée.
Voici le défi que se sont lancées les soeurs Berest, concrétisé par cette biographie littéraire à quatre mains pour redonner vie à une femme d'une liberté et d'une indépendance hors des normes pour son époque.
Musicienne accomplie, épouse du peintre Picabia, inspiratrice des artistes de son temps, Gabriële vit par son mariage dans un tourbillon de rencontres dans les mouvements artistiques novateurs. Sa personnalité fascine, son anti conformisme en attire certains au plus près de la ligne rouge de la fidélité (au même titre que son mari d'ailleurs!). Une modernité aux parfums de scandales, qui exclut le sentiment maternel et qui explique la fracture familiale avec les descendants.
Ses jeunes biographes ont alors toute légitimité à creuser le silence qui l'entoure.

Pour qui serait intéressé voire passionné par les courants artistiques de la première partie du 20e, il trouvera ici de quoi s'immerger. Au-delà du portrait d'une femme originale, le livre est un beau travail de recherches et de documentations et, sans aucun doute, un touchant coup de coeur de deux jeunes femmes pour leur aïeule.
Rentrée Littéraire 2017
Sélection pour le Grand Prix des Lectrices de ELLE 2018
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Bazart
  04 mai 2018
Anne et Claire ne sont jamais plus inspirées que lorsqu'elles décident d d'écrire à quatre mains, ce qui est le cas ici d'autant plus qu'elle travaillent sur une histoire qui leur est intime.
En effet la Gabriële qui donne son titre au livre c'est Buffet Picabia, personnalité remarquable hélas oubliée de l'histoire de l'art du XXe siècle et également arrière grand mère des deux soeurs romancières.
Une artiste à la destinée incroyable , théoricienne de l'art visionnairequi aura marqué l'art pictural mais aussi la musique.. Maitresse de Marcel Duchamps, femme de Francis Picabia, amie proche de Guillaume Appolinaire, la vie de Gabriele est aussi un questionnement sur la place des femmes dans l'art du 20eme siècle et leur tendance contrainte et forcée à se mettre en retrait dans l'ombre des hommes... Bref une biographie très documentée et percutante qui aconte autant les grands bouleversements
artistiques. du 20e siècle que la condition féminine, un sujet qui résonne o combien aujourd'hui...
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hcdahlem
  23 août 2017
Ce beau roman est d'abord une histoire de famille. D'abord l'histoire de deux soeurs, Anne et Claire Berest, qui jusque-là suivaient des trajectoires individuelles. Après avoir chacune publié des romans, elles se sont retrouvées autour de ce projet. Ensuite l'histoire d'une mère qui ne «parlait jamais de son père, ni de ses grands-parents», laissant la part belle à sa mère qui a échappé aux camps de la mort, contrairement à sa famille. C'est enfin l'histoire d'une arrière-grand-mère morte de vieillesse en 1985, à l'âge de 104 ans.
«Nous ne sommes pas allées à l'enterrement de cette femme, pour la simple et bonne raison que nous ne connaissions pas son existence» expliquent les deux soeurs dans leur avant-propos, avant d'ajouter que de longues années se sont écoulées avant qu'elles ne s'attaquent à ce pan de leur généalogie : « Nous nous sommes alors lancées dans la reconstitution de la vie de Gabriële Buffet, théoricienne de l'art visionnaire, femme de Francis Picabia, maîtresse de Marcel Duchamp, amie intime d'Apollinaire. Nous avons écrit ce livre à quatre mains, en espérant qu'il y aurait du beau dans ce bizarre. Nous avons tenté une expérience d'écriture en tressant nos mots les uns avec les autres, pour qu'il n'existe plus qu'une seule voix entre nous. » le résultat est plutôt réussi, car les romancières ont pu puiser dans une abondante documentation et confronter leur ressenti à des lettres, témoignages, écrits et oeuvres qui sont autant d'indices, autant d'histoires habilement mises en scène, à commencer par la rencontre entre cette jeune femme au caractère bien trempé et cet artiste insouciant, passionné de belles voitures. Autour de la table familiale, elle jouera l'indifférente et niera même l'intérêt qu'elle porte à ce «rastaquouère» invité par son frère, avant de céder à la belle énergie et à l'enthousiasme de Picabia.
Au lieu de retourner à Berlin où l'attend son maître de musique qui a entrevu dans ses premières compositions le potentiel de son élève, elle choisit la vie de bohème, les voyages-surprise et les fêtes de Francis. C'est que, derrière ces enfantillages, elle a repéré le potentiel révolutionnaire de ses oeuvres. Un potentiel qu'elle veut faire éclater, qu'elle entend aussi expliquer. Théoricienne de cet avant-garde, elle va endosser sa mission corps et âme. Pourtant « jamais Gabriële ne parlera d'amour. Jamais elle ne dira: je l'aimais et il m'aimait. Ce qui se passe entre eux est un face-à-face d'où jaillissent la pensée et la création, c'est le début d'une infinie conversation, au sens étymologique du terme, aller et venir sur une même rivière, dans un même pays. »
Leur mariage est avant tout une association au service de l'art qu'il vont partager et défendre, lui avec sa folie, elle avec sa raison. Mais l'exclusivité de cet engagement aura son prix. Ainsi, les enfants qui vont naître les uns après les autres sont plutôt considérés comme des obstacles qu'il faut écarter et mettre en pension en Suisse. Si Gabriële ira de temps en temps leur rendre visite, Francis préférera la compagnie de ses amis et maîtresses. Des écarts qu'il avouera à celle qui lui est indispensable et qui donnera lui à quelques scènes d'anthologie comme cette convocation de Germaine Everling afin qu'elle vienne loger chez eux, peut-être aussi pour qu'elle puisse la surveiller ou encore cet autre écart avec Charlotte Gregori dans un grand hôtel qui entraînera une poursuite menée par le mari cocu arme à la main.
À vrai dire, Gabriële n'est pas en reste. Elle entraînera Marcel Duchamp dans leur maison de famille d'Étival dans le Jura, retrouvera Apollinaire au retour de la Guerre et cherchera à mettre tous ces artistes en avant en créant sa propre galerie d'art. Quelquefois les deux romancières viendront interrompre leur narration pour souligner un point litigieux, s'interroger sur la réalité d'un épisode et nous faisant par la même occasion partager leur travail de rédaction.
Seul bémol, ce beau portrait s'achève un peu brutalement, comme si la mort de Picabia en 1953 avait tari l'inspiration des romancières. On aurait pourtant aimé en savoir plus sur ses relations avec Elsa Schiaparelli, Calder, Arp, Brancusi. Sur sa tranche de vie partagée avec Igor Stravinsky, sur son rôle aux côtés de Samuel Beckett durant la résistance.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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ninachevalier
  28 novembre 2017
Cet ouvrage est le défi que se sont lancé les soeurs Berest afin de lever le voile sur cette arrière grand-mère maternelle dont elles ignoraient l'existence.
Mais qui est Gabriële? (1) Pourquoi cet omerta de la part de leur mère ?
Elles la définissent comme «  femme de Picabia, maîtresse de Duchamp, amie intime d'Apollinaire. » Une photo d'elle est insérée page 19.
Si certains auteurs choisissent pour titre de chapitres des titres de chansons, Anne et Claire ont opté pour des «  titres des tableaux de Francis Picabia ».
Le récit débute en 1908, au moment où Gabriële se prépare à regagner Berlin pour poursuivre ses études musicales. Son parcours irrigué par la musique est sidérant, car cette jeune fille ne vit que pour elle. Sa rencontre avec Picabia, par l'entremise de son frère est déterminante.
Sa vie bascule. On assiste à son renoncement à sa passion pour celui qui a réussi à la séduire, qui va devoir à présent l'apprivoiser.Un mariage et de multiples voyages où Picabia puise son inspiration. Quelle métamorphose au contact de Picabia !
Gabriëlle fait montre d'une liberté sans tabou qui peut désarçonner.
Les naissances se succèdent mais semblent un fardeau pour le couple, on ne sent pas la fibre maternelle, parentale. Des enfants laissés tour à tour aux nounous, chez la mère de Gaby, en pension en Suisse, pendant que le couple atypique renoue avec la vie de bohème.
Et pour Picabia l'addiction à l'opium. Les romancières le comparent à un Serge Gainsbourg.
Lors des rencontres de Puteaux , ils feront plus ample connaissance avec Marcel Duchamp.Très vite s'installe une «  utopie amoureuse » à trois. « Une attraction pulvérisante » pour Gaby.
La découverte de la bipolarité de Picabia permet de mieux comprendre leur vie chaotique, faite de fusion, d'éloignements, de rabibochages. Des relations à la “ Jules et Jim”.
La poésie s'invite dans leur vie lors de leur rencontre avec Apollinaire, “son inconscient, son ange gardien”. .Picabia , à son tour, écrit et publie des oeuvres poétiques, sous la houlette de Gaby, animée par “ l'urgence de transmettre”.
Cette biographie romancée à quatre mains est ponctuée d'apartés où les voix des deuxécrivaines dialoguent, font le point sur ce qu'elles découvrent ou ne savent toujours pas.
Anne et Claire Berest se sont faites Sherlock Holmes et livrent le résultat de leur enquête, mettant en exergue cette femme hors cadre, incroyable, «  le cerveau érotique »,polyglotte, anticonformiste, ultramoderne, qui a révolutionné l'art par son influence sur Picabia.
Cette femme de l'ombre, les soeurs Berest ont voulu la réhabiliter, la considérant comme «  un messie », « un médium ».
Leurs recherches a eu de bénéfique de leur faire découvrir le havre de paix d'Etival dans le Jura, de pénétrer dans cette maison qui une âme avec tous ces portraits d'aïeux. Et de faire la connaissance de cousins.
Elles ont éludé le mystère qui entourait ce grand-père maternel, Vicente,( enfant non désiré, suicidé à 27 ans, laissant une enfant de 4 ans) . Comment ne pas être choquée de sa décision de Gabriële d 'exhumer le corps de son fils Vicente, « Nié » ,pour mettre celui de son époux.
Elles reconnaissent que cela a pu être douloureux pour leur mère de les voir fouiller dans son passé afin d'établir la filiation avec le peintre Picabia. « La relation des Picabia à leurs enfants est un mystère » : des parents démissionnaires, indifférents à leur petite fille, Lélia.
On note que Gaby exprima ses regrets d'avoir failli au rôle de mère.
Un travail de mémoire familiale, étayé par une documentation foisonnante, qui nous immerge dans les mouvements artistiques de l'époque : du cubisme, la naissance de l'art abstrait jusqu'au dadaïsme et qui met en lumière Gabriële, « cette éminence grise, rayonnante », cette femme hallucinante ainsi que toute une constellation d'artistes, d'intellectuels qui gravite autour d'eux.
Une lecture fluide, passionnante à accompagner de tableaux de Picabia.
PS :
Une mention supplémentaire pour la présence d'une table des matières et de photos.
Par contre un arbre généalogique aurait été le bienvenu.
(1) Gabriële est décliné sous des orthographes différentes : Gabrielle, Gabrièle.

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critiques presse (4)
LaLibreBelgique   22 novembre 2017
Anne et Claire Berest découvrent, au-delà d’une artiste prémonitoire, leur arrière-grand-mère longtemps ignorée.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde   17 novembre 2017
Anne et Claire Berest consacrent un ouvrage inégal à leur arrière-grand-mère, personnalité discrète du mouvement dada.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaPresse   07 septembre 2017
Portait d'une femme fascinante et de son époque, arrière-grand-mère des auteures, qui a été artiste, féministe avant l'heure, et qui a côtoyé et influencé des artistes comme Duchamp et Apollinaire.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Liberation   24 juillet 2017
Les deux écrivaines se racontent à travers leur arrière-grand-mère, femme de Picabia et personnage décisif du monde de l’art.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   30 août 2017
Francis [Picabia] adore se définir comme Cubain, c'est mystérieux et lointain, cette origine du bout du monde. (...)
- Que voulez-vous, nous sommes d'origine cubaine...
Là-bas, les habitants de ce pays repeignent leurs maisons en rose, en bleu, en vert pâle... Malheureusement je n'habite pas Cuba, mais je fais pour mener mes idées ce que les Cubains font pour leurs demeures. Je peins en bleu des idées noires, quel plaisir . [ "Caravansérail", op. cit.] (p.80)
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hcdahlemhcdahlem   23 août 2017
Le peintre au visage rastaquouère s’excuse de leur avoir volé leur cher Jean. Il en profite pour capter le regard de la demoiselle de la maison. C’est pour elle que Francis Picabia est venu à Versailles. Depuis que Jean lui a parlé de sa sœur, il est obsédé à l’idée de la rencontrer. Cette fille compositrice, qui vit seule à Berlin, l’inspire tout particulièrement. Pour s’en approcher, il est prêt à forcer l’amitié de Jean, prêt à le raccompagner chez lui en voiture, tout cela dans l’unique but d’être invité à partager le déjeuner familial. Enfin en sa présence, il cherche une connivence, une entente secrète, il veut savoir ce qu’elle a dans le ventre, cette fille libre, mais Gabriële évite, elle ne veut pas entrer dans le jeu, elle ne veut pas être sympathique, elle donne des réponses évasives…
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fanfanouche24fanfanouche24   30 août 2017
La famille Buffet déménage souvent, au gré des garnisons, la carrière militaire du père les fait voyager inlassablement d'une ville à l'autre. (...)

Les enfants apprennent à ne pas s'attacher. Ni aux gens, ni aux lieux, ni aux objets. Gabrïele en gardera tout au long de sa vie une manie curieuse, celle de se débarrasser des choses, de donner et de vendre tout ce qu'elle possède. (p. 119)
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fanfanouche24fanfanouche24   29 août 2017
Gabrïele n'a pas de rêves de jeune fille. A 17 ans, elle rêve de la blancheur infinie des marches solitaires dans la montagne, elle rêve de rencontrer Cosima à Bayreuth, elle rêve de composer un jour un opéra novateur, délesté du poids des traditions musicales- des rêves anachroniques, des aspirations inacceptables pour son époque.
Il faudra donc qu'elle change ses rêves.
Ou qu'elle change l'époque. (p. 34)
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fanfanouche24fanfanouche24   31 août 2017
Francis n'a plus qu'une idée en tête: il faut le présenter à Gabrïele. Il est certain qu'Apollinaire va tomber à la renverse devant l'intelligence de sa femme. et puis il ne peut pas véritablement aimer quelqu'un d'autre si elle n'est pas là pour l'aimer aussi. (p. 202)
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Videos de Claire Berest (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claire Berest
http://www.librairiedialogues.fr/ Numéro 86 de l'émission Dialogues littéraires de janvier 2018, produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup. Invités : Anne Berest pour "Gabriële" (Stock) co-écrit avec sa s?ur Claire Berest, Timothée de Fombelle pour "Neverland" (L'Iconoclaste) puis la chronique de Delphine sur ses coups de c?ur de la rentrée littéraire de janvier. Présentation : Élise le Fourn. Interviews par Laurence Bellon.
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