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EAN : 9782234080324
450 pages
Stock (23/08/2017)
3.86/5   368 notes
Résumé :
Septembre 1908. Gabriële Buffet, femme de 27 ans, indépendante, musicienne, féministe avant l’heure, rencontre Francis Picabia, jeune peintre à succès et à la réputation sulfureuse. Il avait besoin d’un renouveau dans son œuvre, elle est prête à briser les carcans : insuffler, faire réfléchir, théoriser. Elle devient « la femme au cerveau érotique » qui met tous les hommes à genoux, dont Marcel Duchamp et Guillaume Apollinaire. Entre Paris, New York, Berlin, Züric... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (126) Voir plus Ajouter une critique
3,86

sur 368 notes

Bookycooky
  16 janvier 2020
C'est l'histoire de la vie de Gabriële Buffet, théoricienne de l'art visionnaire, femme de Francis Picabia, maîtresse de Marcel Duchamp, amie intime d'Apollinaire. Et aussi arrière-grand-mère des soeurs écrivaines du livre. Donc d'autant plus intéressante.
Début 1900, Gabriële donne une image insolite de la femme pour l'époque. Elle ne veut pas se marier, veut être indépendante et ferait tout pour l'être, même en y payant le prix fort, “coupant” avec sa famille et partant à Berlin, en territoire inconnu. Mais l'expérience sera de courte durée, vu que son chemin croise très vite celui de Francis Picabia, “Être avec lui, c'est un projet en soi. Une création de chaque jour. Ce vampire annihile de facto toute autre puissance artistique.”
Picabia est un drôle de coco, psychologiquement instable, féru de voitures, femmes, jeux, opium et cocaine, et pas que. Riche de famille, des toiles impressionnistes qui se vendent comme du bon pain, il est l'enfant prodige. L'arrivée de Gabriële va tout chambouler. Elle devient sa matrice ( “ une profonde influence libératrice “), et son obstination par coquetterie à ne pas porter de lunettes, malgré sa vue qui baisse, va accélérer la révolution artistique en cours dans sa vie.....A travers la vie de Gabriële, on assiste ainsi à la naissance de la peinture abstraite et du courant surréaliste par le biais de Picabia et de Marcel Duchamps avec lequel le couple aura bientôt une relation fusionnelle....
Une biographie romancée où les soeurs Berest utilisant la force de la fiction, laisse libre cours à leur imagination, plaçant rapports et sensations dans un cadre romanesque qui sublime la vie et la personnalité de Gabriële; une femme qui n'a même pas cure des infidélités de son mari, « Pas de jalousie. Pas de rancune. Et l'art comme unique urgence ». Un soupçon de femme fatale, un soupçon de muse, un soupçon d'artiste, un soupçon de mère, épouse et amie idéale, cette femme intéressante reste quand même floue, aussi floue que sa place dans l'histoire de l'art du XX iéme siècle. Même de ses photos sur internet difficile de discerner un personnage qui aurait de l'aura, et pourtant elle a séduit des grands noms de l'Art et de la musique du XX iéme siècle.
Le style d'écriture indirecte et trop romanesque des Berest m'a au début laissée un peu distante de l'histoire, mais par la suite et vers la fin leur sincérité pour sortir de l'ombre cette femme hors du commun m'a touchée. En le lisant impossible de ne pas penser à l'autobiographie sublime de Peggy Guggenheim, «Ma vie et mes folies », qui raconte la même époque et un peu la même histoire, dans un style directe de première main. Un livre beaucoup plus passionnant, Peggy ayant ratissé un peu plus large, et ayant laissé une empreinte indélébile dans l'histoire de l'Art contemporain du XXiéme siècle.
Une lecture que je dois à Nuageuse, merci.
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iris29
  26 août 2018
La première fois que j'ai vu Claire Berest , c'était dans l'émission "La Grande Librairie" , elle présentait son livre Bellevue. Je l'ai trouvée brillante et j'ai noté le titre.
La deuxième fois que j'ai vu Claire Berest, c'était à Rennes , interviewée aux Rencontres Littéraires, elle y présentait son "petit dernier , Gabriële" , un livre écrit à quatre mains avec sa soeur. Elle était très passionnée, convaincante, ultra documentée, passionnante…
Gabriële avant d'être un roman, c'est une histoire de famille, un secret ou plutôt un non-dit, un trou béant…
C'est l'histoire de leur arrière grand-mère qu'elles n'ont pas connue , celle d'une jeune fille très intelligente et indépendante qui décide de faire des études musicales, tout d'abord à Paris puis à Berlin . Elle étudiait la composition, seule femme admise dans une classe de jeunes hommes.
On est 1908, elle a 27 ans , (il lui reste une année d'étude à faire ) , quand elle rencontre le peintre Francis Picabia et elle envoie tout promener.
Elle l'épouse , ils auront quatre enfants , ne s'en occuperont pas beaucoup mais révolutionneront le milieu de l'art mondial. Lui avec ses oeuvres , elle par son esprit, sa capacité à voir le talent des autres , à discuter , à les "accoucher" . Ils fréquenteront toute la fine fleur artistique du xx ième siècle ( Duchamp, Apollinaire entre autres ) , voyageront énormément pour l'époque.
Et les enfants dans tout ça ? C'est là que le bas blesse…
Le quatrième se suicidera à 27 ans laissant une petite fille de quatre ans, la mère de Anne et Claire Berest, laquelle ne reverra jamais sa famille paternelle : Gabriële a mieux à faire.
Elle est morte en 1985 , à 104 ans , ses arrières petites filles ignoraient son existence.
Monstrueuse et généreuse, bienveillante et égoïste, moderne et visionnaire, indépendante et terriblement soumise , Gabriële a été une femme très intelligente , "un cerveau érotique" ...
Ce livre raconte leur "enquête" autour d'un personnage hors du commun pour l'époque. Il réussit le fragile équilibre entre documentation historique et parties romancées et imaginées. Chaque chapitre est clos par un petit paragraphe ou une phrase , sorte de réflexion d'une ou des auteures sur leur recherches , leurs découvertes et leur ressenti. Cela ajoute une touche humaine et très personnelle et nous rappelle qu'elles n'ont pas écrit un livre SUR et POUR Gabriële mais pour elles-mêmes , pour essayer de comprendre comment elles avaient pu être amputées d'un pan de leur histoire familiale et surtout pour leur maman; ( maman qui vivra très douloureusement cette aventure …)
Une quête sur ses origines bouleversante et pudique, sensible et sans aucune mièvrerie…
Tout l'intérêt de ce livre provient de cette implication, ce parti pris.
Entre ma rencontre avec Claire Berest ( que j'ai alpaguée dix minutes …) et la lecture de ce livre, j'ai laissé passer quelques mois, je voulais laisser l'histoire "décanter ", un peu oublier la vie de Gabriële pour mieux la redécouvrir . Ça a été un voyage fascinant et passionnant qui dépasse le cadre de l'histoire de l'art et peut séduire les non initiés, car c'est aussi un livre qui grouille de vies , ( célébrités croisées, vies à 100 à l'heure, vies sacrifiées…).
Qu'est ce qu'une vie réussie ?
Quelle "trace " laisse-t' on sur la terre ?
Peut-on tout sacrifier à l'Art ? ….
Brillant , très agréable à lire et instructif...
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Allantvers
  02 mai 2018
Cette lecture, « imposée » dans le cadre du Prix Libraires en Seine, a été un véritable envoutement !
A priori, je n'étais pas vraiment partante pour une plongée dans un milieu d'artistes avant-gardistes et iconoclastes prêts à révolutionner le monde des arts au tournant du dernier siècle, et encore moins, craignant l'hagiographie, dans l'aventure de reconstruction biographique entreprise par les arrière petites-filles de Gabriële Buffet, épouse du peintre Francis Picabia.
Mais ce livre recèle des charmes surprenants qui m'ont très rapidement conquise, au point de me faire glisser dans cette situation délicieuse où l'on a hâte de reprendre sa lecture pour retrouver ses personnages.
Il faut dire que ce livre est très habité par ses auteures, dont on perçoit fortement combien le travail entrepris d'exhumation de cette aïeule mal aimante fut à la fois douloureux et fondamental. Avec sensibilité et intelligence, elles amènent par touches légères Gabriële, la mettant dans la lumière de sa prodigieuse intelligence et de son indépendance d'esprit hors normes, sans hésiter par ailleurs à marquer ses zones d'ombre – en tant que mère notamment : étonnant exercice en clair obscur, destiné à mettre sur le devant de la scène une femme exceptionnelle qui se serait toujours (à moins que les auteures n'embellissent la réalité ?) maintenue dans l'ombre de ces grands hommes qu'elle a côtoyés : son mari d'abord, Francis Picabia, mais aussi Marcel Duchamp, Guillaume Apollinaire…
Un récit biographique très intimiste dans lequel les concepts d'art, de famille, d'amour prennent une dimension singulière dans le tourbillon de créativité révolutionnaire insufflé par ces artistes atypiques et géniaux.
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Fleitour
  22 décembre 2018
Comme une remontée à ciel ouvert d'une oeuvre d'art que l'on croyait perdue, Anne et Claire Berest, exhume des chefs d'oeuvres oubliés, un passé explosif profondément enfouis, et grimpent à la rencontre de deux fantômes de notre histoire, deux figures des grandes révolutions picturales du XX ème siècle, effacées de nos références, une sorte de malédiction cachée mise à nue dans ce long témoignage à deux voix, "Gabriëlle".

Une mise à l'index familial, a soustrait Anne et Claire, à la personnalité de leurs grands parents, à la connaissance de leur filiation, celle-ci devant rester secrète, être la petite fille d'un grand père qui se suicide, et découvrir que son arrière grand père a été une grande figure de la peinture et des arts, n'est pas une généalogie ordinaire. le fils de Picabia, Vincente est aussi le fils qui a toujours été délaissé par sa mère, Gabriëlle. qui ne s'est jamais intéressé à ses 4 enfants.

Elles ont éludé le mystère qui entourait ce grand-père maternel, Vincente, l'enfant non désiré, meurt à 27 ans d'une overdose, laissant une enfant de 4 ans. Puis en remontant vers Picabia, relever que lui aussi s'est retrouvé orphelin à l'age de 7 ans, une blessure que l'absence de mère va profondément perturber.

Mais c'est l'itinéraire assez diabolique de Gabriële que les deux sœurs vont investir, pour la mettre à nue, et partager sa vie jusqu'à sa mort dans un dénouement insensé, pour celle qui bradera 17 toiles de Picasso. Sa fidélité à Picabia avec lequel elle se marie ira jusqu'à écarter Vincente de la tombe familiale en1953, pour y déposer le prince de ses rêves, alors qu'elle en est séparé depuis de si longues années.

Puisqu'il Il faut parler peinture, c'est la fusion de l'énergie de Picabia et de l'imagination de Gabriëlle qui va donner vie à leurs passions artistiques du moins pour la période allant de 1908 à 1930. C'est en 1909 que Picabia signe le premier tableau abstrait "Caoutchouc". C'est Picabia qui va lancer à New York les peintres français de l'art nouveau. Picabia, multiplie les trouvailles, les innovations, les chef d’œuvres.

Devenant le chef de file du mouvement surréaliste, puis du Dadaïsme, il multiple les œuvres les plus originales, ou singulières. C'est Marcel Duchamp qui le suit. La première œuvre de Marcel,"Nu descendant un escalier", refusé à Paris fait un triomphe à New York, pendant des semaines les passionnés se bousculent.
Avec Guillaume Apollinaire ils vont dresser devant eux un boulevard, une rétrospective, un enthousiasme, une doctrine derrière lesquels tant d'artistes puiseront.

Mais par quelle magie cette éclosion s'est-elle mise à flamber ?
C'est Gabriëlle l'inspiratrice, la musicienne qui veut un art au dessus de tous les arts, une démarche libérée de toutes les contraintes. Gabriëlle qui va dicter à Picabia ce qu'il faut peindre, à Marcel Duchamp toutes les folies et toutes les audaces. Marcel qui apprend vite, livre un bidet à un concours d'art moderne, déclenchant un immense scandale et l'hilarité générale. Des scandales qui avec Gabriëlle, devenaient possible et qui bientôt s'organiseront.
Dans leur sillage tant de maîtres sont apparus, Miro derrière Picabia, Magritte et Andy Warol derrière Marcel Duchamp.
Maîtrisant les langues utiles à la promotion des peintres, Gabriêlle dessine une des figures féminines, les plus extravagantes des années d'après guerre, car rien ne l'arrête, rien pour elle ne peut être sacrifié à la liberté pas même ses propres enfants. Elle fut l'Égérie de Picabia, mais aussi de Marcel Duchamp, de Igor Stravinsky...
Avec Apollinaire ils perdent un ami mais plus encore un défenseur. Son absence va peser durablement sur la notoriété du trio, Gabriëlle Buffet aux bras de ses hommes. C'est une sorte de malédiction qui va ternir l'image  de Picabia. Lui qui a peint près de 100 toiles impressionnistes, n'est pas dans les livres sur les impressionniste, Picasso y figure. Aujourd'hui sa place est floue, il est souvent absent des rétrospectives sur la peinture moderne, on cite Miro ou Chirico pas Picabia. Aucun membre de sa famille ne s'est impliqué dans la promotion de Picabia, idem pour authentifier l'étendue de son œuvre.

Il faudra un jour penser à réunir, enfin Duchamp et Picabia dans un unique hommage, une grande Expo au grand palais et par ricochet convoquer Gabriëlle pour redessiner ces deux géants de la peinture, sous le charme de leur muse Gabriëlle Buffet.
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fabienne2909
  04 mars 2022
« Derrière chaque grand homme se cache une femme, mais pourquoi ne pas dire une grande femme ? Après tout, si l'homme est grand c'est en partie grâce à elle. La femme doit être là pour épauler son homme et le propulser au sommet pour qu'il soit GRAND. » En faisant quelques recherches, je suis tombée sur cette citation d'un certain Fabien Sullivan Grandfils. Je n'ai pas réussi à savoir qui est-ce, ni s'il existe réellement (si un(e) Babéliote cultivé(e) passe par là…), mais, à part la formulation des deux dernières phrases (avec lesquelles on sera d'accord ou pas en fonction de son degré féministe), je trouve qu'elle s'applique bien à « Gabriële », d'Anne et Claire Berest.
Car Gabriële, c'est une sacrée femme ! Iconoclaste, rebelle, anti-conformiste, mais surtout d'une intelligence brillante et redoutable, les mots forts et impactants ne manquent pas pour la décrire. Née à la fin du XIXe siècle, cette femme eut une vie hors norme et plurielle : décidée à échapper au mariage et à vivre de sa musique, Gabriële fut l'une des premières femmes à intégrer la section composition d'une école de musique parisienne, avant de partir vivre (seule, au tout début des années 1900 !) en Allemagne pour parfaire son art. Cette trajectoire prometteuse se termina brusquement avec la rencontre de Francis Picabia, et contre toute attente, avec leur mariage, à partir duquel Gabriële disparut (« s'effaça » volontairement, selon les autrices) derrière l'artiste pour l'accompagner, depuis les coulisses, dans la révolution qu'il voulait apporter à la peinture d'alors, régie par l'impressionnisme. Manager, gouvernante, muse, femme, mère, Gabriële sut être multiple pour le fantasque, l'inconstant, l'infidèle, le dépressif Francis Picabia, ce qui n'était pas de tout repos. Mais elle sut, ce qui est remarquable à cette époque, rester toujours libre. Dans cette vie à mille à l'heure que retranscrivent avec brio Anne et Claire Berest, on rencontre tout le gratin des arts de l'époque : Marcel Duchamp, Guillaume Apollinaire, Picasso…
Mais Gabriële était aussi l'arrière-grand-mère maternelle d'Anne et Claire Berest, ce qu'elles ont découvert assez tardivement, leur mère n'ayant pas de liens avec la famille Picabia (Gabriële n'était pas spécialement maternelle – c'est le moins qu'on puisse dire - ni préoccupée de sa descendance). Ainsi, c'est à un exercice à l'envers que les soeurs Berest se sont employées : raconter son histoire à leur mère, alors qu'habituellement, c'est plutôt l'inverse…
Le tout forme un roman littéraire (Anne et Claire Berest ont comblé les trous, nombreux, dans l'histoire de Gabriële par des événements imaginés, bien qu'inspirés par leur compréhension de ces personnages familiaux qu'elles se sont peu à peu appropriées) très érudit : l'exercice biographique (sans jamais être hagiographique, ni revanchard) leur permet en filigrane de raconter l'évolution de la peinture française moderne et d'avant-garde (notamment la naissance du cubisme, du mouvement dada et les balbutiements du surréalisme). Il redonne également vie à des personnages historiques (je pense à Guillaume Apollinaire, ce grand homme – à tous les sens du terme – attachant), Gabriële ayant connu à peu près tous les artistes français d'alors (son intelligence la rendait magnétique). Quelques paragraphes plus personnels placés en fin de chapitres par les autrices viennent donner une autre dimension à cette biographie de leurs aïeux, et rappeler que ce roman est avant tout une recherche de leurs origines. Cela donne un roman très personnel, tout en restant dans la pudeur (je n'ai pas eu l'impression qu'elles tirent une fierté particulière de cette famille qui leur reste malgré tout inconnue, et qui a provoqué beaucoup de souffrance chez leur mère). Une pudeur face à une douleur familiale sourde qui a peut-être provoqué chez moi une mise à distance avec les personnages du roman, que je n'ai pas trouvés particulièrement attachants ni très sympathiques… (mais doit-on aimer les personnages des romans que l'on lit ?)
Mais « Gabriële » n'en reste pas moins un très beau roman que je vous conseille vivement !
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critiques presse (5)
Telerama   31 août 2018
Une biographie de l’épouse de Picabia, figure importante du xxe siècle artistique, écrite par ses arrière-petites-filles.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaLibreBelgique   22 novembre 2017
Anne et Claire Berest découvrent, au-delà d’une artiste prémonitoire, leur arrière-grand-mère longtemps ignorée.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde   17 novembre 2017
Anne et Claire Berest consacrent un ouvrage inégal à leur arrière-grand-mère, personnalité discrète du mouvement dada.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaPresse   07 septembre 2017
Portait d'une femme fascinante et de son époque, arrière-grand-mère des auteures, qui a été artiste, féministe avant l'heure, et qui a côtoyé et influencé des artistes comme Duchamp et Apollinaire.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Liberation   24 juillet 2017
Les deux écrivaines se racontent à travers leur arrière-grand-mère, femme de Picabia et personnage décisif du monde de l’art.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (119) Voir plus Ajouter une citation
cardabellecardabelle   28 septembre 2018
[...] il faut se rappeler ce que représente le fait d'être une jeune femme comme Gabriële dans la société de 1898 :

elle n'a pas le droit de porter un pantalon , sauf si elle tient dans sa main un vélo ou un cheval ,
elle n'a pas le droit de travailler sans l'autorisation d'un mari ,
elle n'a pas le droit d'exercer certaines professions , d'enseigner le latin , le grec ni la philosophie ;
elle n'a pas le droit d'obtenir seule un passeport , de voter ni de faire de la politique , de disposer librement de son corps ni d'un salaire .

En revanche — et cela est vraiment une revanche — ,Gabriële est autorisée , en cet automne 1898 , à entrer dans la classe de composition de la Schola Cantorum .
Le début d'une révolution .
[...]
L'école de la Schola Cantorum devient le lieu de l'avant-garde musicale .


p.40 et 43 (éditions Stock )
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BookycookyBookycooky   16 janvier 2020
Marcel et Francis reprennent leurs habitudes de célibataires. Francis renoue des liens avec sa danseuse, Isadora Duncan. Un jour, celle-ci demande à Marcel Duchamp de venir de toute urgence chez elle. Elle ne peut pas lui expliquer pourquoi au téléphone, mais il faut qu’il se dépêche. Quand Marcel se présente chez elle, Isadora le prend par la main et le mène mystérieusement dans sa chambre. Là, elle désigne un grand placard fermé. « J’ai une œuvre d’art à te montrer », lui dit-elle. Duchamp ouvre la porte. Et découvre Francis, complètement nu, en train de boire une tasse de chocolat.
+ Lire la suite
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BookycookyBookycooky   15 janvier 2020
La créativité de l’erreur, le défaut contourné, sont des mouvements qui permettent de trouver quelque chose que l’on ne cherchait pas tout simplement parce qu’on n’imaginait pas que cela puisse exister. Le vin de champagne est né d’un défaut de conservation des bouteilles de verre. Le chewing-gum devait être à l’origine un latex pour fabriquer des pneus. Les corn flakes, inventés par M. Kellogg, un aliment pour calmer les ardeurs sexuelles de ses patients.
+ Lire la suite
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cardabellecardabelle   29 septembre 2018


La bâtisse d'Etival a le charme doux et ancien des maisons d'enfance ,

où chaque porte ouvre sur une aventure et un sortilège ,

dont les odeurs , de cuisine , de foin et de roses

s'accrochent à vous pour toujours ,

ressuscitant par des vertiges proustiens

le temps magique qu'on ne peut retenir,

celui des premières impressions de la vie .
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fanfanouche24fanfanouche24   30 août 2017
Francis [Picabia] adore se définir comme Cubain, c'est mystérieux et lointain, cette origine du bout du monde. (...)
- Que voulez-vous, nous sommes d'origine cubaine...
Là-bas, les habitants de ce pays repeignent leurs maisons en rose, en bleu, en vert pâle... Malheureusement je n'habite pas Cuba, mais je fais pour mener mes idées ce que les Cubains font pour leurs demeures. Je peins en bleu des idées noires, quel plaisir . [ "Caravansérail", op. cit.] (p.80)
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