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EAN : 9782246820499
512 pages
Grasset (18/08/2021)
  Existe en édition audio
4.36/5   1322 notes
Résumé :
« La carte postale est arrivée dans notre boîte aux lettres au milieu des traditionnelles cartes de voeux. Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme. Il y avait l’opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942. Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale, en explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi.
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Critiques, Analyses et Avis (314) Voir plus Ajouter une critique
4,36

sur 1322 notes

Yvan_T
  03 novembre 2021
La « Carte postale » dont il est question dans le titre est celle reçue le 6 janvier 2003 par la mère de l'autrice. Totalement anonyme et représentant l'Opéra Garnier, celle-ci mentionne uniquement l'adresse de la destinataire, ainsi que quatre prénoms écrits les uns en dessous des autres: Ephraïm, Emma, Noémie, Jacques. Ceux de ses grands-parents maternels, de sa tante et de son oncle, tous morts en déportation pendant la Seconde Guerre mondiale.
En cherchant à découvrir la provenance de cette carte, Anne Berest reconstruit progressivement une histoire familiale passée sous silence, reconstituant d'une part l'histoire de ses aïeux, tout en s'interrogeant sur sa propre identité juive. Une quête de vérité qui invite tout d'abord à faire la connaissance des membres de la famille Rabinovitch, depuis leur fuite de la Russie jusqu'à leur installation à Paris, en passant par la Lettonie et la Palestine. Puis vient l'horreur de la Shoah, de l'organisation nauséabonde de la déportation par la France aux retours surréalistes des camps, en passant inévitablement par l'horreur sur place…
Si le mystère de l'origine de la carte, permettant à l'autrice d'insuffler un aspect polar à sa quête, ne m'a pas vraiment tenu en haleine, cette enquête bouleversante permet surtout de faire revivre quatre personnages effacés par les nazis, de leur donner une voix et d'inscrire à jamais leurs noms sur la couverture d'un livre…à défaut d'avoir eu droit à une sépulture…
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Cannetille
  01 novembre 2021
En 2003, Lélia, la mère de l'auteur, reçoit avec perplexité une étrange carte postale. Anonyme, elle ne comporte que les prénoms de quatre membres de la famille, morts à Auschwitz en 1942. Près de vingt ans plus tard, Anne Berest se met en tête de découvrir qui a bien pu envoyer ce message énigmatique. Son enquête va lui faire exhumer un siècle d'histoire familiale, depuis la fuite de Russie des Rabinovitch, en passant par la Lettonie et par la Palestine, jusqu'à leur installation à Paris et l'horreur qui les y attendait pendant la seconde guerre mondiale. La grand-mère de l'auteur, Myriam, fut la seule à échapper au funeste destin de la famille entière. Elle a laissé à sa fille et à ses deux petites-filles le terrible poids d'un silence étourdissant…

Bien avant Anne, Lélia avait commencé à recoller les morceaux de ce passé barricadé dans le mutisme maternel, rassemblant et recoupant au cours de longues et minutieuses investigations les traces qui, dans leurs boîtes d'archive, attendaient de trouver leur place dans la mémoire des vivants. L'histoire des Rabinovitch met en pleine lumière le vieux serpent de mer de l'antisémitisme, les exils répétés et les renaissants espoirs d'intégration, la confiance demeurée malgré les alarmes, et finalement la prise au piège d'un impensable savamment orchestré. Avec justesse et intelligence, la narration restitue contexte et processus, décortiquant comment, insensiblement, a pu s'imposer une idéologie massivement meurtrière, au point de susciter le zèle d'un Etat français devançant les exigences nazies.

Piqué par l'énigme de la carte postale, le lecteur se retrouve happé par l'enquête menée par l'auteur, et c'est à pieds joints qu'il plonge dans ce récit sensible et vivant courant sur cinq générations. Dépourvue du moindre pathos, la narration bouleverse d'autant plus qu'elle se déroule avec la plus grande sobriété. Son réalisme saisissant vous emmène coeur et dents serrés au bout de l'insoutenable, et c'est le moins que l'on puisse faire que de savoir et de se souvenir. Ecrire et lire cette histoire, c'est sortir les victimes du néant où on l'on a voulu les plonger, puis les laisser bien après la défaite allemande. Car il aura fallu des années, puis encore un demi-siècle, pour que l'administration française finisse par reconnaître d'abord le simple décès, puis la mort en déportation des victimes des camps…

Tout en creusant le sillon de la mémoire, l'enquête d'Anne Berest nous confronte également à la réalité contemporaine. Comment ne pas se sentir troublé lorsque l'on découvre avec elle ce que sont devenus la maison et les biens personnels de ses arrière-grands-parents, la gêne et l'hostilité patentes des descendants des anciens voisins ? Au fur et à mesure que s'emboîtent les bribes du passé, ce sont toutes leurs répercussions sur le présent qui nous sautent peu à peu à la figure et nous interrogent. Pour l'auteur, elles sont le déclencheur d'une réflexion intime sur son identité, sur l'influence de ce passé sur sa personnalité profonde et sur sa manière de vivre sa judaïcité.

Initialement choisi sur un quiproquo entre les écrivains Anne et Claire, que j'ignorais soeurs, ce livre sur lequel je me suis précipitée, sans même me préoccuper à l'avance de son contenu, m'a subjuguée. Grave, parfois éprouvant, tendu comme un thriller, il est écrit avec une sincérité, une sensibilité et une clairvoyance qui vous vont aussi droit au coeur qu'il marque votre esprit. Un très grand coup de coeur.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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migdal
  27 novembre 2021
« Je me reconnais enfin : je suis fille et petite fille de survivants » conclut Anne Berest en achevant l'histoire de sa famille au XX siècle.
Lélia Picabia, mère de la romancière, fut conçue durant l'occupation par ses parents, opérateurs radios opérant pour un réseau de résistance … on devine son sort si ceux ci avaient été capturés par l'occupant. Son père Vicente se suicida après la guerre, Myriam, sa mère, se remaria et, durant des décennies, garda le silence sur son enfance et son mariage.
Myriam Rabinovitch, la grand mère, née à Moscou en 1919, grandit dans une fratrie de trois enfants, fuit la Russie avec ses parents vers la Lettonie. Puis ils s'installent en Palestine, cultivent des oranges, et arrivent enfin en France. Ils apprennent rapidement le français, Myriam et sa soeur Noémie collectionnent les premiers prix pendant que leur père innove, dépose des brevets et crée une société. Cette intégration exemplaire ne suffit pas pour obtenir leur naturalisation et quand la guerre éclate la famille est contrainte de se réfugier dans l'Eure. Myriam se marie le 14 novembre 1941, devient ainsi française, et s'installe à Paris avec Vicente Picabia.
Le 13 juillet 1942, la gendarmerie se présente au refuge des Rabinovitch, interpelle les enfants Noémie et Jacques qui sont emprisonnés à Evreux, internés au camp de Pithiviers, déportés le 2 aout vers Auschwitz… Jacques est gazé, Noémie succombe du typhus.
Le 8 octobre, Ephraim et Emma, les parents sont à leur tour arrêtés, dirigés vers Drancy et achevés dès leur arrivée le 6 novembre à Auschwitz
Myriam, sans aucune nouvelle de ses parents, part en Provence, rejoint le réseau animé par le Capitaine Alexandre alias René Char qui plastique la maison de Jean Giono, retrouve Vicente incarcéré à Dijon, puis le couple remonte à Paris où il est recruté par les services britanniques.
A la libération, elle guette devant l'hotel Lutetia le retour des déportés et prisonniers. En vain … polyglotte elle s'engage comme traductrice dans l'armée pour oublier ce passé sinistre.
Remariée Myriam Bouveris refait sa vie, tait sa judéité, élève ses enfants puis accueille ses petits enfants l'été en Provence
En 2003, une carte postale est adressée à M Bouveris ; quatre prénoms Ephraim, Emma, Noémie et Jacques en constituent le texte énigmatique qui va inciter Lélia Picabia à s'intéresser à l'histoire des Rabinovitch.
En 2020, la fille d'Anne Berest est traitée de juive par un écolier … avec sa mère Lélia, elle reprend le fil du drame, rencontre les derniers survivants ayant connu leurs ancêtres et publie cet extraordinaire témoignage qui est à la fois un livre d'histoire et un manuel d'éducation civique traitant les sujets graves que sont les migrations, le racisme et l'antisémitisme. Et un bel hommage rendu à celles et ceux qui ont abrité, aidé, nourri les proscrits, au péril de leur vie.
Cette carte postale mérite d'être lue, notamment par les lycéens, qui seront sensibles au destin de Noémie et Jacques, adolescents apatrides, entonnant la Marseillaise le 13 juillet 1942 dans le fourgon cellulaire qui les mène au calvaire.
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Cancie
  09 mai 2022
Une carte postale glissée au milieu des traditionnelles cartes de voeux arrive dans la boîte aux lettres de Lélia, mère d'Anne Berest, le lundi 6 janvier 2003. Représentant l'opéra Garnier dans les années 90, la carte anonyme comporte seulement l'adresse de la destinataire et quatre prénoms inscrits d'une écriture maladroite les uns en dessous des autres : Ephraïm, Emma, Noémie et Jacques. Ce sont les prénoms des grands-parents de Lélia, de sa tante et de son oncle. Tous étaient morts à Auschwitz en 1942 et ressurgissaient ainsi soixante et un an plus tard.
Après s'être interrogés sur l'origine de la carte, les parents d'Anne la rangent dans un tiroir.
Si ces gens étaient ses aïeux, l'auteure, 24 ans à cette date-là, ne connaissait rien d'eux. Occupée par une vie à vivre et d'autres histoires à écrire, elle efface de sa mémoire le souvenir de cette carte postale, tout en se promettant d'interroger plus tard sa mère sur l'histoire de leur famille.
Une quinzaine d'années plus tard, mère à son tour, une phrase de sa fille Clara « Parce qu'on n'aime pas trop les Juifs à l'école » va perturber Anne Berest et sera l'élément déclencheur de l'enquête minutieuse qu'elle va livrer pour retrouver l'auteur de cette carte postale.
C'est avec sa mère qui connaît parfaitement l'histoire de la famille, qui a fait des recherches pendant vingt-cinq ans, qui a donc déjà accumulé une immense documentation et avec l'aide des brouillons de lettres de sa grand-mère ainsi que le début de roman de la soeur de sa grand-mère, Noémie, que l'auteure va, d'une part retracer le destin de cette famille juive mi-russe, mi-polonaise, les Rabinovitch sur quasiment un siècle, depuis 1919 jusqu'à nos jours et d'autre part, en parallèle, écrire le récit de l'enquête.
C'est donc en 1919, pour échapper à la police bolchevique que les Rabinovitch, Ephraïm et Emma quittent en pleine nuit Moscou pour atteindre clandestinement la frontière avec leur nourrisson dans une carriole branlante et s'installer en Lettonie. le nourrisson n'est autre que la grand-mère d'Anne : Myriam qui, en 1923, aura une petite soeur Noémie.
Ils ne pourront rester à Riga, devenant par leur réussite persona non grata. Ils partent alors pour la Palestine où sont déjà établis les parents d'Ephraïm. Ce dernier est engagé à Haïfa dans une entreprise d'électricité mais comprend qu'il ne pourra jamais réaliser ses projets. Naîtra en 1925 Itzhaak surnommé Jacques.
Ils y resteront cependant cinq ans avant d'embarquer pour la France, « ce pays qui a toujours été bon avec eux » et d'emménager à Paris, convaincus que la France est leur salut. Les années passent et les filles font un parcours scolaire remarquable. Mais la guerre est là et des cinq membres de la famille, seule Myriam l'aînée survivra, échappant à la déportation. Elle s'était mariée au début de la guerre avec Vicente, fils du peintre Francis Picabia et Gabriële Buffet.
À noter qu'Anne Berest et sa soeur cadette Claire, ont écrit un livre biographique, Gabriële, sur leur arrière-grand-mère paternelle.
Anne Berest, avec des chapitres courts et un style simple presque journalistique parfois, réussit de façon très émouvante à nous replonger dans ce passé antisémite que l'on voudrait voir définitivement révolu. Que d'errances pour cette famille qui, pourtant n'a qu'un seul souci, s'intégrer là où elle arrive. Ephraïm demandera d'ailleurs sa naturalisation qui, après de longs mois finira par lui être refusée. Une phrase résume bien cette quête de simple bonheur « Mais Ephraïm, l'ingénieur, le progressiste, le cosmopolite, a oublié que celui qui vient d'ailleurs restera pour toujours celui qui vient d'ailleurs. La terrible erreur que commet Ephraïm, c'est de croire qu'il peut installer son bonheur quelque part ». Ce déplacement, cet exil et cette sensation de chercher sa place quelque part tout en se demandant si on va finir par la trouver revêt quasiment un caractère universel tant elle peut s'adresser à chacun de nous.
Mais ce qui à mon sens fait l'originalité de ce livre, somme toute pas vraiment un chef-d'oeuvre de littérature, est de l'avoir écrit sous forme de thriller tragique. Jusqu'à la dernière ligne, il est impossible de savoir qui a rédigé cette carte postale et on ne peut que louer son expéditeur pour l'avoir envoyée puisqu'il a permis à l'auteure de retracer avec maints détails le destin romanesque de ses ancêtres, ses recherches ayant été aussi l'occasion d'une quête initiatique sur la signification du mot « Juif » dans une vie laïque : Qu'est-ce qu'être juif ?
Ce récit familial sidérant, marqué par la Shoah et qui a obtenu le prix Renaudot des lycéens 2021, pose en outre la question de savoir si certains traumatismes graves subis ne seraient pas véhiculés ensuite dans les gènes des descendants et transmis chez les générations suivantes ?
Lien : https://notre-jardin-des-liv..
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Eve-Yeshe
  06 septembre 2021
Un jour de janvier 2003, une carte postale représentant l'Opéra Garnier arrive dans la boîte aux lettres, au milieu des cartes de voeux. Elle est anonyme, quatre prénoms sont inscrits : Ephraïm, Emma, Noémie, Jacques, d'une écriture très maladroite. Elle semble avoir mis 10 ans avant d'être postée. Personne ne veut approfondir, jusqu'au jour où Anne est sur le point d'accoucher de sa fille, et elle veut savoir, au grand dam de Lélia…Mais il est temps d'ouvrir la porte aux souvenirs…
Dans la première partie du livre, on fait la connaissance des membres de la famille Rabinovitch, Nachman et son épouse, les enfants Ephraïm, Boris, Emmanuel puis les trois enfants d'Ephraïm et son épouse : Myriam, Noémie et Jacques, leur vie en Russie puis les différents exodes : Riga, puis la Palestine où Nachman va résider entretenant son orangeraie, très lucide, car il a toujours dû fuir pogroms et persécutions. Il conseille à tous de partir aux USA, mais personne ne l'écoute. Boris choisit la Pologne d'où est originaire son épouse et, les deux autres Paris. Que pourrait-il bien leur arriver, ils se sont intégrés. L'auteure nous raconte comment elle a réussi à tout reconstituer.
L'auteure nous fait vivre la rafle du Vél' d'Hiv, son organisation méthodique, toute la maltraitance, le zèle de la police e, avec des termes bien choisis, sans concession, mais sans pathos non plus. Il en est de même avec les arrivées aux camps, les cheveux rasés qui vont servir à confectionner des pantoufles, les cendres recyclées en engrais ou les dents en or coulées en lingots… quant au traitement des êtres humains on le connaît donc je n'y reviendrai pas.
« Il faut que vous compreniez une chose : un jour ils voudront tous nous faire disparaître. » Nachman quand il parle de quitter la Russie.
Myriam rencontre à Paris, à la Sorbonne Vicente :
« Il a vingt et un ans, son père est le peintre Francis Picabia, sa mère Gabriële Buffet est une figure de l'intelligentsia parisienne. Ce ne sont pas des parents ce sont des génies. »
Dans la deuxième partie, on se situe dans la période actuelle, la fille d'Anne a entendu dans la cour de récréation un copain marocain qui n'aime pas les Juifs. Plus jamais cela disait-on à une époque… et comment réagir, surtout quand on n'est pas pratiquant. Toujours est-il que la grand-mère Lélia n'entend pas rester les bras croisés. En tout cas cela va relancer les recherches sur la personne qui a envoyé la fameuse carte.
Les difficultés à retrouver les archives, les traces de la famille est sidérante, car la France ne veut pas reconnaître la déportation, il faut tout enfouir sous une chape de plomb, c'est bien connu, les Français étaient tous des Résistants, pas des collabos…
Anne Berest évoque aussi Daniel Mendelsohn dont « Les disparus » qui me narguent dans ma bibliothèque mais que je n'ai encore eu le courage d'attaquer) Primo Levi, Hélène Némirovski… ainsi que l'interdiction de faire concourir « Nuit et Brouillard » à Cannes au nom de la réconciliation franco-allemande…

Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce livre, notamment le parcours de la famille à travers l'Europe pour tenter de fuir les persécutions, du caviar de Riga, à l'orangeraie de Palestine, sous fond de musique Emma joue et enseigne le piano, et l'impossibilité à imaginer l'inimaginable, quand on s'est intégré, en ayant demandé une naturalisation qui n'arrivera jamais…
Tout est bien équilibré, dans ce récit, la période avant la guerre, comme la période actuelle et Myriam m'a beaucoup plus, sa fin de vie est aussi bouleversante que tout son parcours.
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Grasset qui m'ont permis de découvrir ce roman et de retrouver son auteure dont j'ai bien aimé « Sagan 1954 » il y a quelques années. Maintenant il ne me reste plus qu'à sortir « Gabriële » qui m'attend sagement dans ma PAL …
Je voulais faire une pause dans les récits sur la seconde guerre mondiale, la Shoah, mais je n'ai pas résisté à « Enfant de salaud » de Sorj Chalandon… on ne se refait pas…
#Lacartepostale #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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critiques presse (7)
Culturebox   19 janvier 2022
Un livre palpitant, aussi éclairant que poignant, à lire absolument pour ne jamais oublier la destinée du peuple juif.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeSoir   15 octobre 2021
Dans « La carte postale », un modeste document entraîne Anne Berest sur les chemins d’une longue enquête douloureuse.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LaCroix   09 septembre 2021
Cherchant à élucider le mystère d’une carte postale anonyme, Anne Berest reconquiert son histoire familiale marquée par la Shoah.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Elle   06 septembre 2021
Une quête de vérité poignante.
Lire la critique sur le site : Elle
LePoint   31 août 2021
Avec « La Carte postale », Anne Berest se lance dans une quête alliant les ressorts du thriller aux accents d’un requiem.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeFigaro   26 août 2021
Un siècle de l’histoire d’une famille juive. Un grand roman vrai qui pose des questions.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Elle   26 août 2021
À partir d’une énigmatique carte postale, l’écrivaine Anne Berest a reconstitué l’histoire de ses aïeux morts en déportation. Fruit d’une enquête menée main dans la main avec sa mère Lélia, ce récit intime et profond est l’événement de la rentrée.
Lire la critique sur le site : Elle
Citations et extraits (234) Voir plus Ajouter une citation
CancieCancie   17 mai 2022
La terrible erreur que commet Ephraïm, c’est de croire qu’il peut installer son bonheur quelque part.
Commenter  J’apprécie          310
PixisPixis   17 mai 2022
Ce qu'on appelle la Zone, m'explique Lélia, était à l'origine un grand terrain vague qui encerclait Paris. une zone de tir... réservée au canon pour l'artillerie française, Non aedificandi. Mais y poussa peu à peu toute la pauvreté des rejetés de la capitale, des misérables hugoliens, des familles aux mille enfants, tous ceux que les grands travaux du baron Haussmann avaient chassés du centre de Paris s'y entassèrent dans des baraques, dans des cabanons de bois ou des roulottes, des cahutes qui baignaient dans la boue et l'eau croupie, dans des bicoques rafistolées. Chaque quartier avait sa spécialité, il y avait les chiffonniers de Clignancourt et les biffins de Saint-Ouen, les boumians de Levallois et les rempailleurs d'Ivry, les rempailleurs d'Ivry, les ramasseurs de rats, qui revendaient les bestioles aux laboratoires des quais de seine pour leurs expériences. Les ramasseurs de crottes blanches, qui revendaient la merde au kilo, à des artisans gantiers qui s'en servaient pour blanchir le cuir.Chaque quartier avait sa communauté, il y avait les Italiens, les Arméniens, les Espagnols, les Portugais... mais tous étaient surnommés les zonards ou les zoniers. (p. 142-143)
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PixisPixis   17 mai 2022
L'essence est réquisitionnée par les Allemands. Jeanine et Gabriële, comme tous les Français, doivent donc utiliser d'autres liquides capables de faire fonctionner des moteurs à explosion. Une voiture peut se déplacer au cognac Godet, à l'eau de Cologne, au détachant pour vêtements, à la dissolution, voire au vin rouge. Jeanine et Gabriële roulent ce jour-là avec un mélange composé d'essence, de benzol et d'alcool de betterave. (p. 153)
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PixisPixis   16 mai 2022
Le véritable ami n'est pas celui qui sèche tes larmes. C'est celui qui n'en fait pas couler. (p. 348) (Proverbe yiddish)
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PixisPixis   17 mai 2022
(...) notre boîte aux lettres était devenue si vieille qu'avec le temps elle ne retenait plus rien, c'était une véritable passoire, mais nous l'aimions ainsi. Personne ne songeait à la changer. Dans notre famille, les problèmes ne se réglaient pas de cette manière, on vivait avec les objets comme s'ils avaient le droit à autant d'égards que des êtres vivants. (p. 8)
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