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EAN : 9782021027839
168 pages
Éditeur : Seuil (19/08/2010)

Note moyenne : 3.07/5 (sur 119 notes)
Résumé :
Trois sœurs que la vie a éloignées se retrouvent chez leur père à l’occasion d’un dîner d’anniversaire. Dans la maison d’enfance, les souvenirs affleurent. Les gestes deviennent nerveux, les langues fourchent et les rancœurs s’invitent autour de la table. Au dessert, un secret de famille est révélé. Une bombe à retardement qui va, sourdement, modifier le quotidien de chacune des filles. Un premier roman acéré, qui sonde les rapports doux-amers de trois jeunes femmes... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
missmolko1
  09 février 2013
Avant de commencer à vous parlez de ce roman, comment passer à côté de cette très belle couverture (éditions Points). Il s'agit d'un photo réalisé par Hannah Assouline qui "colle" parfaitement au livre et l'on le comprend au fil de notre lecture.
Parlons contenu maintenant. La fille de son père commence par la fin. En effet des les premières pages ont assiste a un évènement (un enterrement) puis on revient en arrière et l'on apprend a connaitre les personnages petit à petit. Je n'aime pas trop les romans qui commencent comme ceci mais malgré tout l'auteure a réussi a "me mener en bateau" et m'envoyer sur une fausse piste pendant une bonne partie du roman. Ce n'est qu'avec les dernières pages que l'on comprend vraiment ce qui se déroule au début du livre.
La narration ici est intéressante car les rebondissements se succèdent uniquement lors des rencontres familiales autour d'un repas (noël ou anniversaire). Au début, on a l'impression que cette famille est ordinaire car comme dans chaque famille ces retrouvailles sont souvent sources de conflits et de chamailleries. Pourtant au fil des pages, on se rend compte que tout ça est bien plus profond : qu'il existe de vrais rancoeurs entre ce père autoritaire, ces trois soeurs et cette belle mère qui a du mal à trouver sa place.
Anne Berest aborde de nombreux thèmes avec son premier roman : la filiation, l'illégitimité, les secrets de famille, le deuil.... le sujet de la paternité est très bien traité, l'écriture est sensible ce qui donne un roman juste. Un premier roman réussi et une auteure à suivre.
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Commenter  J’apprécie          350
Fransoaz
  07 novembre 2019
Trois jeunes femmes se retrouvent chez leur père à l'occasion de l'anniversaire de l'aînée. Leur père, Albert est veuf et vit maintenant avec Catherine, mais le fantôme de Martine, la maman décédée, plane encore sur leurs réunions familiales. Catherine ne réussit pas à se lier et à s'entendre avec les jeunes femmes, elle est maladroite et commet des impairs. Irène, l'aînée des trois soeurs, n'hésite pas à lui dire ce qu'elle pense, elle lui assène ses quatre vérités et même un peu plus. La vengeance de Catherine est instantanée, elle dévoile aux soeurs que l'une d'entre elles n'est pas la fille légitime de son père. Sidérées, elles restent sans voix, sans réactions. Ce n'est que plus tard que cette révélation insidieuse creusera son fossé dans les pensées des trois rousses.
Cette bombe à retardement va fédérer les trois filles qui vont se rapprocher et se rendre compte de la nécessité de se parler, d'être ensemble pour supporter certains secrets de famille.
La trame de ce livre est le quotidien de ces personnages avec pour point de départ l'annonce inattendue et incroyable du secret jusqu'à la découverte de l'amant de la mère, père de l'une des trois filles.
L'auteure sait où elle va mais elle rajoute à ce fil conducteur, des morceaux de vie qui servent plus ou moins l'intrigue, mais ne se fondent pas avec fluidité dans l'histoire principale. Comme des branches d'arbres que l'on grefferait à un beau tronc solide mais qui ne prendraient pas.
Je n'ai pas été convaincue par le style, l'écriture d'Anne Berest. J'ai regretté l'absence de connivence, d'intimité entre les trois frangines. L'impétuosité et la violence des propos échangés m'ont mis mal à l'aise. le « sermon » à la fin du livre m'a achevée.
Cette lecture n'était donc pas pour moi.

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Commenter  J’apprécie          304
carre
  06 mars 2012
Comment un diner d'anniversaire réunissant trois soeurs leur père et sa nouvelle compagne se transforme en réglement de compte. Anne Berest pour son premier roman fait une première remarquée. Parce que la jeune auteur en nous contant l'histoire de ces trois belles jeunes femmes, nous mène sur des fausses pistes et nous surprend avec subtilité et adresse. Cette famille heureuse en apparence malgré le la douloureuse absence de la mère biologigue va exploser après la révélation d'un secret familial. Ce roman sur la filiation nous charme et nous émeut car Anne Berest nous manipule avec talent et surtout nous emmène bien plus loin que ne le laissait penser l'intrigue.
Un beau roman à découvrir.
Commenter  J’apprécie          190
argali
  02 décembre 2011
Trois soeurs. Trois jeunes femmes rousses aussi différentes que peuvent l'être des soeurs. Irène l'aînée, fleuriste et mère de famille, a un caractère fort, dominant. C'est l'aînée. La narratrice, la cadette, se cherche encore, peu sûre d'elle. Elle commence une relation qui ne l'agrée pas tout à fait mais n'ose pas le dire à son compagnon. Et puis, il y a Charlie, la benjamine. La petite soeur qui a toujours eu l'impression d'être la pièce rapportée dans une famille qui avait déjà beaucoup vécu avant son arrivée. Charlie est discrète, menue, un peu à la frontière familiale.
La narratrice nous emmène dans son histoire de famille. C'est un enterrement qui fait affluer les souvenirs. Nous voici assise dans la voiture qui conduit les soeurs dans la maison de leur enfance pour fêter un anniversaire. Les 38 ans d'Irène. Un anniversaire qui va bousculer leur vie.
Leur mère est morte depuis longtemps mais son image continue de flotter dans la maison, dans les pensées de chacune, dans leurs souvenirs, dans la pièce qui fut son bureau et que l'on n'ouvre jamais, tel un sanctuaire. Chacun voudrait que le temps ne passe pas, que le passé reste bien à sa place. Malgré Catherine, la compagne du père.

Le thème est classique mais le roman est déroutant. On croit tout comprendre mais avons-nous toutes les pièces en main ? La cadette semble distante, silencieuse, spectatrice de ce drame qui se joue devant elle. Elle paraît extérieure à ce qui lui arrive, ne semble jamais prendre son avenir en main. Elle s'arrange du quotidien, des imprévus, déboussolée ou fataliste. Elle n'est ni l'aînée dominante, ni la benjamine à qui on pardonne tout – elle est jeune encore. Elle est celle du milieu, disponible pour ses soeurs, gardienne du temps pour les autres.

L'écriture est sensible et légère même lorsqu'elle narre des émotions fortes et des drames. Ces vies qu'Anne Berest nous raconte en distillant les états d'âmes de chacun, paraissent si lisses. Puis le coup d'éclat arrive et tout nous est jeté en pleine figure : les mensonges, l'autorité du père, le manque de la mère, la jalousie, la rancoeur… Qu'en faire ? Comment gèrer cela ? Comment la narratrice vivra-t-elle avec ce poids ?

J'ai trouvé le récit plein de charme. Les réactions et les sentiments de chacun sont très bien décrits ; l'écriture est soignée, agréable. On peut peut-être regretter que les personnalités ne soient qu'effleurées ; on voudrait en savoir davantage sur chacune et on reste un peu sur sa faim. le roman m'a paru un peu trop léger quelques fois.
Mais on se laisse prendre par la narration, les réactions fraternelles, les fous-rires au mauvais moment, les regards qui en disent longs, cet amour qui les lie toutes les trois. On retrouve bien l'amour ambigu qui peut unir des soeurs, fait de tendresse et de cruauté, de don total et de retenues pudiques.

Un bon premier roman qui me donne envie de suivre son auteure.
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Commenter  J’apprécie          90
liratouva2
  11 décembre 2010
Voici un premier roman qui démarre sur les chapeaux de roue et je me suis dit qu'il était passionnant et que je risquais de m'endormir très tard avec un tel livre.
Tout commence lorsque la narratrice se retrouve à l'enterrement de son père, dix ans après celui du père de son enfant. Rien de particulier sauf que si tout le monde est en noir, elle, elle porte une robe marron. L'explication sera donnée dans le dernier chapitre, là, toutes les énigmes s'éclairciront, soit le 6 août 2010.
Entre temps, l'histoire de cette famille de trois soeurs désormais adultes, très tôt orphelines de mère et dont le père vit avec une autre femme, cette histoire est rythmée par quatre grands repas de fêtes qui sont aussi les titres de quatre chapitres: le jour de l'anniversaire du père, le jour de la Toussaint, le jour de Noël, le jour de la Saint-Sylvestre. Quatre réunions de famille et autant de disputes ! Les trois soeurs en veulent à leur père de leur imposer la présence d'une belle mère qu'elles n'aiment pas, alors excédée, celle-ci se venge en leur jetant à la face un terrible secret de famille : l'une des filles n'est pas de ce père-là !
Laquelle ? Personne ne le dira et chaque fille réagira différemment, selon son tempérament.
Jusqu'à ce moment précis, je me suis régalée ! J'étais ferrée et ne désirais qu'une chose : connaître la suite, le plus vite possible, tambour battant, comme au début, seulement voilà, le soufflé est vite retombé et l'autre moitié du roman m'a plutôt ennuyée ! Déjà je soupçonnais la fin, ce qui est assez désagréable en soi mais surtout si l'ensemble est bien structuré, l'intrigue, elle, manque considérablement de chair. Un vrai squelette ! On n'a pas le temps de sympathiser avec l'un quelconque des personnages ! On connaît les faits , les souvenirs, les discussions mais trop peu les émotions et les sentiments. Pourtant, tout ce qui fait un bon roman s'y trouve : le secret et les rebondissements qu'il entraîne mais c'est trop maigre ! Il m'aurait fallu du plus consistant.
Lien : http://liratouva2.blogspot.c..
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critiques presse (1)
Lexpress   06 septembre 2011
Par la voix de sa jeune narratrice, la cadette, Anne Berest, 32 ans, renouvelle d'une plume singulière et troublante les thèmes ô combien explorés du secret de famille, de la filiation, de la sororité.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
SharonSharon   18 décembre 2010
Les pères qui n'ont que des filles, comme les mères qui n'ont que des fils, restent pour toujours des rois et des reines absolus. Quelque chose en eux résiste, qui ne se dissout pas dans la progéniture.
Commenter  J’apprécie          170
chroniquesassidueschroniquesassidues   21 novembre 2011
l faudrait pouvoir, à l'aide d'un filtre magique ou d'une visionneuse interne, remonter le temps et se revoir, avant. Se souvenir de ce que nous pensions alors, de nos impressions, mais avec la prescience des événements à venir, afin de ne pas oublier certains détails que nous regretterons, plus tard, d'avoir négligés au profit de futilités qui occupaient nos esprits et nous semblaient, alors, de la plus haute importance - et que nous avons, depuis, évidemment oubliées.
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Litterature_et_ChocolatLitterature_et_Chocolat   29 novembre 2011
Je ne sais pas très bien comment nous sommes passés de la photographie aux Chinois, mais soudain papa a dit :
« Heureusement que la Chine est une dictature avec huit cent millions de paysans qui ne savent ni lire ni écrire! »
[...] Notre père a une vision du monde assez inédite, qui n’appartient qu’à lui. Sans diplôme, il s’est construit un monde mental détaché de toute forme d’académisme, guidé par le hasard des rencontres et des livres qui lui tombaient sous la main. Son crâne est un champ peuplé d’une flore désorganisée, de jardins luxuriants et d’autres désertiques, où rien ne prendra jamais.
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myriampelemyriampele   24 avril 2013
Je me rends compte aujourd'hui, le jour même de son enterrement, que cet homme qui m'a engendrée n'est rien pour moi, à cause d'une simple question de vocabulaire. Il n'est rien, parce qu'il n'a pas de nom.
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sld09sld09   16 juillet 2017
J'avais dit plus jamais les enterrements, c'est fini, je n'y mettrai plus les pieds. J'avais dit ça, oui, mais les circonstances étant ce qu'elles sont, je me suis sentie obligée, contrainte par une sorte de prescription morale et sans doute, pour être tout à fait honnête, poussée par une curiosité méchante.J'ai bien failli renoncer, au dernier moment, surtout à cause de la chaleur, c'est épuisant un temps pareil et puis on ne sait pas comment s'habiller. Je ne pouvais décemment pas venir en short à l'inhumation de mon père.
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Videos de Anne Berest (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne Berest
Anne Berest & Lolita Chammah - On n'est pas couché 15 février 2020 #ONPC
On n'est pas couché  15 février 2020 Laurent Ruquier sur France 2 #ONPC
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