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ISBN : 2843044421
Éditeur : Zulma (13/03/2008)

Note moyenne : 2.83/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Deux voyages en cargos : l’un en solitaire, de la Pologne aux Comores (en passant par la Lituanie, la Lettonie et les ports de la mer Rouge). L’autre, en compagnie d’une jeune photographe, pour une remontée vers le Spitzberg et le Cap Nord.
Dans l’un on assiste à une cocasse descente aux enfers, entre cuites à la vodka, tempêtes épouvantables, escales aventureuses, désirs triviaux ou sublimes des hommes d’équipage… Dans l’autre à une même quête identitaire, m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Zakuro
  04 avril 2013
Cargo mélancolie est un journal de bord poétique en deux voyages :
Hanté par la mort de son frère, le narrateur embarque sur un vieux cargo russe pour une traversée de la Mer Baltique aux Tropiques en passant par le Canal de Suez et la Mer Rouge :
« un billet-aller
pas de retour
retrouver l'ailleurs
un paysage que je porte… »
Un voyage chaotique d'un homme à la dérive où ses tourments intérieurs liés aux variations brutales de lumière et de température dans un paysage en perpétuelle mouvance imprègnent ses écrits d'une poésie sauvage d'une grande beauté.
Dans les flots parfois déchaînés, seule l'errance des oiseaux de toute espèce, des pélicans du Yemen aux fous de Bassan de l'Océan Indien, est familière.
Les êtres rencontrés lors des brèves escales dans des terres souvent en guerre souffrent de la pauvreté mais emprunts d'une grande humanité alors que le narrateur se sent « misérable ».
Le deuxième voyage au Cap Nord est celui de l'éblouissement dans les couleurs et l'acceptation de la perte « Aucun lien n'est rompu ».
La force de ce court roman tient dans la poésie rageuse des mots et dans le vocabulaire emprunté au langage du corps pour une traversée maritime intérieure.
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SophieLesBasBleus
  25 avril 2016
"Cargo mélancolie" c'est le journal d'un voyage, d'une errance sur un cargo polonais qui emmène le narrateur de la Pologne jusqu'au Spitzberg en passant par la Mer Rouge. Un voyage qui entremêlent les temporalités et les tonalités jusqu'à faire perdre au lecteur toute amarre hormis celle qui en lancinant motif revient hanter les mots et les sensations du narrateur : la mort d'un frère, l'apprentissage de l'éternité de l'absence.
Cet itinéraire devient alors quête de soi-même et recherche de sens, un sens qui peu à peu s'esquisse sans qu'il demeure pour autant saisissable ou acceptable. Alexandre Bergamini inscrit les morts dans des paysages-palimpsestes, dans des rencontres de sable et d'argile rouge et dans l'évocation tremblée de souvenirs brassés, remués par une écriture où le trivial épouse le sublime dans des noces somptueuses.
Et nous voyageons à ses côtés, entre fébrilité et émerveillement , entre joie, souffrance et refus. le cargo, comme la barque de Charon, nous fait traverser les déserts intérieurs habités de fantômes et d'ombres découpées au scalpel du soleil. Où vont les morts si ce n'est dans la conscience des vivants ? Une conscience qui accepte sans se résigner, qui intègre sans se fissurer, qui englobe sans dissoudre. Un voyage aux confins de ce qu'est la vie enfin réchauffée de ce qui reste des épousailles de la joie et de la mélancolie.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
nadejdanadejda   22 juillet 2014
La forêt de bouleaux tachetés, de peupliers, terre de mousses touffues et humides, d'une herbe courte, verte, vive. La senteur des lichens, des écorces. Le ciel, la brise dans les cimes, les feuillages, le chant des coucous, les piverts, les écureuils. Enveloppe d'une étrange douceur. Le corps d'une forêt en paix. Je m'allonge dans un rayon, m'endors contre l'écorce d'un peuplier, dans l'humus. L'enfance retrouvée. p 26
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nadejdanadejda   23 juillet 2014
Ce que l'on écrit arrive. Ecrire emporte tout sur son passage. L'écriture est marquée du sceau de la perte.
(...) Ma gorge se noue. Des larmes sur mes mains glissent sur le sol. Mes premières larmes depuis quinze ans. Elles relient des aqueducs souterrains. La possibilité de retrouver un mort dans un vivant. La vie dans l'absence. La vie dans la perte.
Voyager c'est apprendre à disparaître. p 56
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Videos de Alexandre Bergamini (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Bergamini
Gay-Marseille a réalisé l'interview de Alexandre Bergamini écrivain de plusieurs romans : Cargo mélancolie, Retourner l'infâme, et le dernier livre Sang Damné. Alexandre Bergamini a voulu partager sa vie Avant et après avoir eu le Sida.
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