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Critique de Pois0n


Pois0n
  13 septembre 2018
Après un premier tome somme toute très bon mais à la fin quelque peu bâclée, on se demandait ce que l'auteure allait bien pouvoir réserver à Ruby. Eh bien, on le découvre tout de suite : la jeune fille a totalement pété les plombs à force d'attendre en vain le retour de son père. Autant dire que niveau narration, le truc frôle le délire halluciné à plus d'une reprise et ce, même après que Ruby se soit secoué les puces. Une Ruby qui n'en a plus grand-chose à faire de rien, se laissant ballotter par les évènements comme une poupée de chiffon, quitte à parfois agir en dépit de toute logique. Du genre, participer à une fête costumée en compagnie de gens plus que louches. Pourtant, Ruby n'est pas une gamine aussi irresponsable qu'elle en donne l'air : elle ne se comporte comme telle que lorsqu'elle en a la possibilité. Confrontée à des situations ou à des gens nécessitant qu'elle prenne les choses en main, elle est capable de garder à peu près la tête froide. A peu près. C'est bien toujours la même Ruby que celle qu'on avait laissée chez elle, simplement un peu plus amochée, fin du monde oblige.

Reste que ce second et dernier tome ne renoue à aucun moment avec l'ambiance oppressante du premier. Les fusibles ont fondu là-haut, certes, mais l'apocalypse n'est plus le problème principal de la jeune fille. Tout le tome tourne autour d'un élément aussi facile que gros comme un baobab et que l'on aurait de loin préféré éviter. Tout ce qui faisait l'attrait de The Rain jusqu'à présent, c'était justement (spoiler) (fin spoiler). Du coup, on a droit à tous les clichés du genre, surtout quand des militaires s'en mêlent. C'est long, c'est chiant et pendant ce temps-là, il ne se passe juste... rien. Cent pages de quasi-vide, où on attend avec Ruby que la situation se débloque d'elle-même. Ce qui finit par arriver, même si on ne comprend pas trop pourquoi (spoiler) (fin spoiler).
Pendant un temps, le tout reprend des allures de road-trip et de course contre le danger et Virginia Bergin parvient à nouveau à nous transporter dans ce monde ravagé où rien n'est simple. Et même si la suite n'est qu'un enchaînement de facilités scénaristiques ((spoiler) (fin spoiler)), la série retrouve ce qu'on aime chez elle. Surtout sa dureté, (spoiler) (fin spoiler). Le problème, c'est que ça ne dure pas.
Alors que les choses reprenaient une tournure quelque peu désespérée, on se retrouve à devoir se farcir un interminable blabla qui ne sert finalement à rien, suivi par un nouveau passage de vide. Jusqu'à un gros bordel général où on ne comprend pas très bien ce qui se passe, aux évènements déjà confus en eux-mêmes étant ajoutées les élucubrations de Ruby sur le film idéal de sa vie.

Bref, vous l'aurez compris, ce tome oscille entre confusion et remplissage, avec parfois quelques morceaux savoureux au milieu, mais avec un goût de déjà-lu-partout-ailleurs.

Heureusement, l'épilogue rattrape tout ça et conclut dignement la série, nous laissant refermer le tome sur une impression positive. The Rain reste donc une duologie sympatoche... oui, mais c'est tout. Le potentiel et la fraîcheur du premier volume sont réellement gâchés par certains choix faits pour celui-ci ; il y a une vraie cassure entre les deux et elle n'est pas que temporelle, impossible de le nier. Mieux vaut donc le savoir avant de se lancer ; reste que la série mérite largement d'être découverte.

A noter enfin que suite à une erreur d'impression, la page 64 du livre est vierge et qu'il faut l'imprimer soi-même, après l'avoir récupérée à cette adresse : ( ).
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