AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2258065364
Éditeur : Les Presses De La Cite (17/06/2004)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 38 notes)
Résumé :


En 1900, au début de ce roman, quatre jeunes gens venant de France découvrent Saïgon.

Ils espéraient trouver l'aventure, ils vont se prendre de passion pour cette terre et pour ses habitants, ils en feront leur seconde patrie au point de vouloir y vivre, y fonder une famille, et d'accepter de mourir pour elle.

Au-delà du destin de Francis Mareuil, l'indomptable pionnier, d'Alban Saint-Réaux, l'ambitieux dandy, de Ronan... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
litolff
  09 mai 2010
Un condensé d'histoire coloniale avec ce roman qui raconte avec brio l'histoire de l'Indochine française : romanesque, précis et passionnant !
Trois tomes, réunis en un seul dans cette édition, pour évoquer l'histoire de l'épopée française en Indochine, du début du 20ème siècle jusqu'à la guerre américaine au Viêtnam et la chute de Saïgon en 1975, en passant par l'exil des Français.
Un magnifique hommage à ces hommes et ces femmes qui ont élu l'Indochine comme terre d'élection. Une saga que j'ai dévorée avec bonheur !
Commenter  J’apprécie          110
LesLecturesDeRudy
  24 juin 2018
Une saga très vivante racontant la vie d'hommes et de femmes en Indochine de la la fin du XIX° siècle avec l'arrivée des colons français au début de la guerre dite du Viêt Nam et à l'arrivée des régimes communistes en Asie du sud-est .Ce pavé de plus de 1200 pages (qui regroupe en réalité trois tomes bien distinct ) trace le destin de ces jeunes hommes et femmes ainsi que de leurs descendants jusqu'en 1975 dans une Indochine en pleine tourmente.
Erwan Bergot a très bien décrit ce monde disparu. Monde qui s'est terminé dans la folie la plus totale avec les trafics divers , les attentats aveugles , l'émergence de sectes religieuses comme les Hoa Hao ou les Cao-Daïs sans oublier bien sûr l'enthousiasme pour l'indépendance et la rancoeur des colons français qui se considéraient comme propriétaire de l'Indochine.
D'où le malaise ressenti par moment à la lecture devant le côté paternaliste vis à vis du peuple vietnamien qu'adopte Bergot et surtout sa vision totalement fausse du "bon colon" face au "méchant nationaliste" . Les Vietnamiens étant présenté soit comme des êtres fourbes ou au contraire de véritables carpettes devant leur seigneur et maitre blanc.
Il manque certainement un peu de recul sur le colonialisme mais rien d'étonnant pour un auteur qui s'est battu pour l'Indochine française.
Ces critiques mises de côté c'est un survol intéressant de 80 ans d'histoire de France qu'elle soit métropolitaine ou coloniale qui peut donner envie d'en connaitre plus sur cette période .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Bertoo
  14 septembre 2013
A travers la vie de 4 amis, de couples français-viet, de leurs descendants et collatéraux, on découvre ce monde étrange du Viet Nam, Laos , Cambodge, et ses caractéristiques si variées de l'esprit asiatique insaisissable. Historiquement on en apprend beaucoup sur les positions de l'indochine "française" vis à vis des autochtones et de la lâcheté des gouvernements de France notamment pendant la guerre mondiale et ensuite de ce qu'on a appelé la guerre d'Indochine.
Le téléfilm qui en a été tiré, notamment avec Véronique Jannot , Bernard Yerlès, Xavier Deluc , ne relate malheureusement qu'une courte période de la saga (jusqu'en 1935 environ alors que l'histoire va jusqu'en 1975) sans mettre réellement en évidence les relations ambigües des français et de la population locale, les alliances, les trahisons, les complots, les combines commerciales et politiques, et les trafics de tous genres, propres à avoir fait le caractère de l'Indochine française.
Commenter  J’apprécie          10
talou61
  15 juillet 2016
De 1900 à 1975 l'histoire, à travers quatre hommes, de l'Indochine (le VietNâm)
En l'an 207 avant JC, Trien Na, seigneur de la guerre et gouverneur de la Chine Méridionale donna le nom (du peule d'émigrants venus de la Vallée du Yang Tsé Kiang) aux territoires ce nom de Nam Viêt qui signifie Sud Lointain.
J'y ai découvert l'histoire d'un pays qui m'était inconnu
Histoires familiales : famille, racines, amitié ; que des beaux mots.
Commenter  J’apprécie          30
iarsenea
  31 décembre 2009
Voilà encore un nouveau roman que j'ai découvert grâce aux vieux livres d'histoires condensées du Sélection du Reader's Digest ! Décidément, j'y fais de belles découvertes. «Sud lointain» raconte les aventures de quatre aventuriers français qui un jour ont décidé de tenter leur chance en Indochine. Si on leur avait fait miroiter une fortune facile, c'est la chaleur, la misère et la pauvreté qui les attendaient à l'autre bout du monde. Pourtant, ils sont tous tombés en amour avec ce pays, et ce, malgré la haine des Annamites qui ne souhaitaient pas voir leur pays gouverné par les Français.
Avec «Sud lointain», vous découvrirez une partie de l'histoire de ce pays qui en a vu de toutes les couleurs. Et si vous êtes comme moi, vous vous imaginerez les paysages majestueux et les forêts impénétrables de ce pays.
J'ai aussi trouvé la plupart des personnages très attachants, malgré le fait qu'ils n'étaient pas très développés. L'auteur avait tendance à passer un peu trop vite à mon goût sur les événements, ce qui me fâchait parfois quelque peu, mais j'étais rapidement séduite par la suite. Il faut comprendre que le roman couvre quelques dizaines d'années. Il est donc normal que tout se déroule si vite.
Si vous avez la chance de mettre la main sur ce roman, n'hésitez pas. Il est écrit un peu à l'ancienne, et parfois il me faisait un peu penser aux vieux Harlequin de ma mère, mais heureusement cette impression ne persistait pas.
Dommage que je n'aie lu que la version condensée du premier tome ! Les deux autres tomes ne se trouvent pas à la bibliothèque de ma ville. J'ai déjà vérifié...

Lien : http://lecturesdisabelle.blo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
pit31pit31   18 mars 2019
Francis songeait à tout cela, tout en marchant au milieu des grands arbres, sur la piste qui séparait sa concession de sa puissance voisine, la SEEFI. Il était curieux de savoir si le mouvement de grève déclenché chez lui touchait également les autres.
Il avait en jusque-là peu de rapports avec le directeur de l'exploitation, un nommé Verwoorde, un géant flamand qui avait déjà été à la tête d'une plantation dans les Indes néerlandaises. L'homme passait pour un véritable tyran, s'étant arrogé droit de vie et de mort sur ses ouvriers. Et la rumeur publique affirmait qu'on mourait beaucoup chez M. Verwoorde.
Sur ce sujet, Francis n'avait pas d'opinion. Il se méfiait toujours des ragots, sachant d'expérience que lui-même n'en avait pas été exempt. Il avait découvert, par hasard, que son acharnement à planter des hévéas, à une époque où personne n'y croyait encore, lui avait valu, chez les paysans annamites, le surnom de Ding Cai Dau, ce qui signifie "le fou". Il en avait souri. Il fallait être fou, en effet, pour s'être accroché comme il l'avait fait à ce travail impossible. Il lui fallait parfois beaucoup d'imagination pour se remémorer l'état dans lequel il avait trouvé la concession à son arrivée, onze ans plus tôt. La broussaille impénétrable, les massifs de bambous géants peuplés de tiques et de sangsues, de termites. Et les maladies...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
pit31pit31   13 mars 2019
Lorsque, en l'an 207 avant l'ère chrétienne, Trieu Da, gouverneur de la Chine méridionae, décida d'étendre son pouvoir au-delà des Cent Mille Monts, vers le riche delta du Song Coï - le fleuve rouge -, il donna à ces territoires le nom du Nam Viêt, qui signifie Sud Lointain, s'en fit proclamer roi et établit sa capitale à Canton.
Commenter  J’apprécie          80
pit31pit31   17 mars 2019
Thanh Thaï lança sa main, les doigts comme le tranchant d'un sabre, et atteignit son adversaire à la pomme d'Adam. Cela s'était passé si rapidement que même les spectateurs les plus proches ne s'en rendirent compte qu'en voyant le colosse reculer vivement, portant ses mains à sa gorge, la bouche ouverte à la recherche d'une goulée d'air, et s'effondrer en gargouillant. Alors, ses camarades partirent à l'assaut.
Saint-Réaux s'était emparé d'un banc de bois. Il s'en servit comme d'une masse d'armes, fauchant devant lui, atteignant des genoux, des jambes, des ventres, faisant pour un temps refluer les assaillants. Thanh Thaï se battait aussi. Saint-Réaux admirait la précision de ses gestes, leur efficacité foudroyante. Il savait que l'empereur prenait des cours de boxe chinoise auprès d'un des quatre plus grands maîtres de cet art.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
pit31pit31   19 mars 2019
Alban Saint-Réaux passa un mouchoir blanc sur sa paupière qui larmoyait. Depuis une semaine maintenant, l'ophtalmologiste lui avait posé une prothèse, une petite boule de verre soufflé, exactement semblable d'aspect à son œil gauche, et, peu à peu, il s'habituait à conserver le plus longtemps possible ce corps étranger dont le contact irritait pourtant les muqueuses et lui faisait un regard noyé de larmes.
Il se regarda dans son miroir,. Hormis la fixité de cet œil de verre, son visage avait retrouvé son harmonie. Enfin débarrassé de sa mentalité de mutilé, il se surprenait à reprendre des attitudes qu'il avait cru à jamais perdues.
La veille, une délégation de notabilités saïgonnaises était venue le trouver. Le plus âgé, Joseph Fabrizzi, un célèbre avocat de la ville, lui avait exposé le motif de leur visite :
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
pit31pit31   14 mars 2019
En retrait, un certain nombre de véhicules divers attendaient leurs occupants : des landaus, des calèches et même quelques automobiles découvertes, empanachées de fumée bleue. Au-delà commençait le grouillement de la population annamite, marchands ambulants, badauds, pousse-pousse vociférant leurs invitations. Sans compter les gosses, innombrables, certains tout nus, qui se faufilaient entre les jambes des soldats et surgissaient, la main tendue, quêtant un petit sou;
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
autres livres classés : indochineVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1635 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre