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EAN : 9782718608907
46 pages
Éditeur : Galilée (23/05/2013)
3.87/5   15 notes
Résumé :
On sent ce qui se passe. On n’a pas besoin de le savoir précisément, à moins d’en éprouver de l’embarras, de la peine. La vie qu’on menait dans les régions rurales pauvres, excentrées, a pris un tour nouveau lorsque leurs habitants sont devenus conscients des privations, de la relégation dont ils étaient frappés. S’expliquer une chose, c’est la mettre à distance, en secouer la tutelle, donc recouvrer, de son côté, un début de liberté. Les mauvaises terres pèsent dou... >Voir plus
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critiques presse (2)
Telerama   12 juin 2013
D'enfance, d'ancrage et d'arrachement, d'héritage, il est aussi question [...] dans Géologies, un beau récit méditatif de Pierre Bergounioux.
Lire la critique sur le site : Telerama
Liberation   03 juin 2013
Pierre Bergounioux apporte une touche originale à l’édifice individuel, ou plutôt à ses soubassements. Il avance, dans Géologies, que nous sommes tributaires des sols dont nous venons, que notre psychologie y puise une explication.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
alzaiaalzaia   26 juillet 2014
J'ai maudit, machinalement, le sort inique qui m'avait livré des choses sans explications ou des explications sans les choses assorties, imposé des fréquentations superflues, ennuyeuses, et privé jusqu'à la fin et au-delà, de celles qu'il aurait fallu. Elles détenaient la réponse. Mieux, elles auraient ratifié, légitimé des questions que je me posais et qui, de rester sans écho, m'avait fait craindre d'avoir la cervelle dérangée (...) et puis j'ai songé que j'avais lieu de me tenir heureux que l'explication me soit livrée enfin. C'est que le temps ne passe pas vraiment. Il persiste, en nous, à proportion de ce qu'on n'a pu lui être présent dans tout la mesure où cela se pouvait, où on le voulait, quand c'était le moment. Des choses nous ont nui pour garder leur secret. Elles ne nous ont pas dit quelles elles étaient. Et alors on n'a pu être soi même. Une part de ce qui nous affecte et en quoi, par suite, on consiste, est restée entre leurs mains et nous a donc manqué, diminué.
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alzaiaalzaia   26 juillet 2014
A de très rare exception (...) je n'ai jamais croisé d'adulte soucieux d'être plus précisément fixé sur la nature, et, accessoirement, la genèse du support de nos vies. Et comme c'est vers eux qu'on se tourne, naturellement, pour savoir, j'étais, je suis resté durablement malheureux. D'abord, les sautes d'humeur dont je me découvrais le siège selon la direction qu'on prenait, l'endroit où je me trouvais, étaient inexcplicables, ce qui constitute un premier motif de contrariété. On est comme étranger à soi. On héberge, à son corps défendant, quelqu'un d'autre dont les mobiles nous échappent et l'emportent sur nos intentions claires. Il est en outre gênant d'avoir égard à des faits dont personne, autour de vous, ne fait le moindre cas. On se sent à part. C'est une deuxième source d'affliction.
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alzaiaalzaia   26 juillet 2014
Par quelque côté qu'on l'atteigne, l'arc méridional dispensait, lorsqu'on l'abordait, une paix, un contentement que j'ai ressentis chaque fois que j'avais résolu de m'expliquer enfin puisque ceux dont j'attendais quelques mots à ce sujet et quelques autres, encore, n'en avaient cure. Il semblait n'être que pour moi, donc pas du tout.
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brigetounbrigetoun   17 septembre 2013
Le dimanche, aux beaux jours, il nous entraînait, le plus souvent, plein sud, vers Souillac, où la rivière, dégagée des étroits basaltiques et des schistes de sa haute vallée, s'avance en majesté entre les blanches falaises du Crétacé. Plus rarement, il prenait du côté d'Argentat, où elle emprunte aux roches noires, feuilletées, surplombantes , une hostilité qui désarme peu à peu en descendant vers Beaulieu. C'est du travers opposé, de fadeur, d'un excès de lenteur qu'elle souffre lorsqu'elle s'éloigne par les mollasses du Périgord. Je pourrais compter sur les doigts d'une main les reconnaissances poussées de ce côté là.
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brigetounbrigetoun   17 septembre 2013
Non, on ne rêve pas inévitablement ni toujours. Oui, ce qu'on sent, pense, fait, se rapporte à ce qui se passe, si incongru qu'il paraisse, malgré tous les démentis. On est au monde et le monde en nous. Il n'existe pas de son côté ou pas du tout tandis que nous serions prisonniers d'un songe.
C'est après cette lecture, par laquelle il aurait fallu commencer, que j'ai délaissé les cailloux, repris celles, sans attaches précises, extérieures, que je faisais au loin.
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Videos de Pierre Bergounioux (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Bergounioux
Lecture de Jacques Rebotier : une création originale inspirée par un livre de 1601, relié vélin, Symbola divina et humana de Jacques Typoets et Anselme de Boodt, que Jacques Rebotier, 39 ans après l'avoir emprunté, a rendu à la BIS le soir de la lecture en public de son texte, donnant tout son sens à la notion de "restitution".
Une série de créations littéraires originales inspirées par les collections de la BIS. Ce cycle est proposé par la Maison des écrivains et de la littérature (Mel) en partenariat avec la BIS. Un mois avant la restitution, l'écrivain est invité à choisir un élément dans les fonds de la BIS. Lors de la rencontre publique, « le livre en question » est dévoilé.
Saison 2 : Jacques Rebotier (27 mars 2018), Marie Cosnay (15 mai 2018), Claudine Galea (5 juin 2018), Fanny Taillandier (4 décembre 2018).
Chaque saison donne lieu à la publication d'un livre aux éditions de la Sorbonne "Des écrivains à la bibliothèque de la Sorbonne": * saison 1 : Pierre Bergounioux, Marianne Alphant, Arlette Farge et Eugène Durif paru en septembre 2018. * saison 2 : Jacques Rebotier, Marie Cosnay, Claudine Galea et Fanny Taillandier, paru en septembre 2019. * saison 3 : Hubert Haddad, Line Amselem, Christian Prigent, Mona Ozouf, Laure Murat, publication prévue en septembre 2020
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