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Frédéric Worms (Éditeur scientifique)Camille Riquier (Éditeur scientifique)
ISBN : 213056870X
Éditeur : Presses Universitaires de France (23/11/2008)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Dans Matière et mémoire, son deuxième grand livre (1896), Bergson montre comment notre mode de connaissance habituel, fondé sur l'espace, nous masque l'essence de l'esprit, celle de la matière, et leurs relations. On croit que l'esprit est fait d'éléments isolés (d'où une stricte localisation cérébrale) : c'est un acte temporel. On croit que la matière est faite d'objets séparés : c'est un ensemble de mouvements, même si notre corps en isole des " images ". Dans les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Chri
  03 mars 2017
C'est une étude longue et minutieuse qui s'engage sur l'âme et le corps. Non pas seulement métaphysiques mais aussi scientifiques, les résultats ne sont pas définitifs et imperfectibles mais probables voire de plus en plus probables.
C'est ainsi qu'il faut prendre ce résultat : les souvenirs ne sont pas stockés dans le cerveau.
Donc plus encore que le résultat, c'est la démarche, l'oeuvre, qui m'intéresse. L'horizon s'ouvre, le travail peut se poursuivre, sur des problèmes passionnants, comme la télépathie, le sentiment du déjà vu,...Un ensemble de problèmes qui seront développés au cours de conférences réunies dans l'ouvrage « L'énergie spirituelle ».
Mais les bases sont posées dans Matière et Mémoire. On revient ici au sens commun et aussi sur des faits scientifiques sur-interprétés.
D'abord « percevoir consiste à détacher, de l'ensemble des objets, l'action possible de mon corps sur eux. La perception n'est alors qu'une sélection. Elle ne créé rien ». Il n'y a aucun besoin d'invoquer une capacité magique, idéale du cerveau qui fabriquerait des représentations distinctes du réel.
Ensuite il faut aller sur le terrain de l'aphasie, la maladie de la mémoire des mots. Car « c'est sur ce terrain que l'idée de la localisation de la mémoire a été plantée, mais en fait sous tendue par le parallélisme métaphysique entre le mental et le cérébral ». Bergson démontre comment le lien observé entre des lésions du cerveau et les perturbations psychologiques concernent l'évocation des souvenirs plutôt que les souvenirs eux-mêmes.
Matière et mémoire, perceptions et souvenirs, le dernier chapitre est naturellement réservé à l'union entre l'âme et le corps. « L'esprit emprunte à la matière les perceptions d'où il tire sa nourriture, et les lui rend sous forme de mouvement, où il a imprimé sa liberté. »
Bergson recule constamment le moment où il faudrait s'abandonner à la révélation divine puis au canon des lois morales. C'est l'ardent défenseur de la liberté qui parle.
Source wikipedia : « Il deviendra en 1921, le premier président de la nouvelle Commission internationale de coopération intellectuelle (CICI, la future UNESCO dès 1946) qui a pour fonction de promouvoir les conditions favorables à la paix internationale. Elle s'appuie sur l'idée que le développement de l'esprit critique des individus, grâce à l'éducation, permet à ceux-ci d'agir de manière saine et responsable. »
Lien : http://classiques.uqac.ca/cl..
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MeredithR
  30 avril 2013
Lu d'abord dans le contexte de mes études, je n'avais pas réellement apprécier cette oeuvre. Mais à la relecture, toute la réflexion sur le passé, la mémoire et le temps en général m'a permis d'appréhender le rapport au temps d'une autre manière.
Je sors grandie de cette oeuvre.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
petchpetch   17 novembre 2013
Rien n'est moins que le moment présent, si vous entendez par là cette limite indivisible qui sépare le passé de l'avenir.
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ChriChri   14 janvier 2017
L'esprit emprunte à la matière les perceptions d'où il tire sa nourriture, et les lui rend sous forme de mouvement, où il a imprimé sa liberté.
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chrysalidechrysalide   07 mars 2015
Percevoir consiste donc en somme à condenser des périodes énormes d’une existence infiniment diluée en quelques moments plus différenciés d’une vie plus intense et à résumer ainsi une très longue histoire. Percevoir signifie immobiliser.
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GwalchavedGwalchaved   01 février 2019
C’est dire que la relation du mental au cérébral n’est pas une relation constante, pas plus qu’elle n’est une relation simple. Selon la nature de la
pièce qui se joue, les mouvements des acteurs en disent plus ou moins long : presque tout, s’il s’agit d’une pantomime; presque rien, si c’est une fine comédie. Ainsi notre état cérébral contient plus ou moins de notre état mental, selon que nous tendons à extérioriser notre vie psychologique en action ou à l’intérioriser en connaissance pure.
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MeredithRMeredithR   30 avril 2013
La mémoire a donc bien ses degrés successifs et distincts de tension ou de vitalité, malaisés à définir, sans doute, mais que le peintre de l'âme ne peut pas brouiller entre eux impunément.
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Vidéo de Henri Bergson
Henri BERGSON - De l’intensité des états psychologiques
>Philosophie et disciplines connexes>Psychologie>Perception sensorielle, mouvements, émotions (188)
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