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EAN : 9782330061371
438 pages
Actes Sud (06/04/2016)
3.87/5   218 notes
Résumé :
Göran Borg, la cinquantaine, divorcé, vient de se faire virer. Il accepte de suivre son ami Erik, animateur de voyages organisés en Inde. Là-bas, il découvre un nouveau monde et rencontre Preeti dans un salon de manucure. Imaginant d'abord de petits mensonges pour la séduire, il va finalement se construire une toute nouvelle vie.
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
3,87

sur 218 notes
Oh, que ça fait du bien un livre vraiment bien écrit et qui nous emporte durant toute sa lecture loin, très loin de nos préoccupations habituelles !
Ce roman nous entraîne en Inde, à la suite de Göran Borg, suédois, la cinquantaine, divorcé, père de deux grands enfants qu'il voit peu et surtout fraîchement licencié d'une boite de communication car jugé dépassé, hors du coup, vieux ringard quoi...
C'est le moral dans les chaussettes qu'il accepte alors de suivre un ami, guide touristique, en Inde.

Dès les toutes premières pages, j'ai été touchée par cet homme simple, profondément normal, qui se retrouve complètement dévasté par la tournure que prend sa vie.
Et pourtant, dès son arrivée en Inde, tout va changer, car ici, on n'a pas affaire à une Inde caricaturale, mais à des scènes réelles. On est immédiatement immergé dans la foule, dans le bruit incessant, dans les odeurs omniprésentes (et je ne parle pas de l'encens ou des agréables odeurs d'épices!), mais aussi dans la misère la plus profonde.
Göran m'a entraînée avec lui, comme dans un récit de voyage, à chaque page, je découvrais de nouvelles personnes, de nouveaux lieux, des façons de voir et de faire les choses à mille lieux de nos habitudes et j'ai adoré ça.

Je me suis promenée dans une ville surpeuplée, j'y ai vu des mendiants, des infirmes, des policiers corrompus, des hommes d'affaires, des escrocs, des illuminés, j'y ai goûté à des plats sacrément relevés, j'y ai constaté abruptement les différences de situations entre les hommes et les femmes, entre les riches et les plus démunis, j'ai assisté à des fêtes fantastiques, j'ai compris pourquoi une seule personne pouvait avoir 5 ou 6 employés à son service, j'ai rencontré des personnes riches et puissantes et d'autres qui n'avaient pas même de quoi manger au prochain repas, j'ai parcouru les marchés, visité des temples, acheté des mangues et des costumes de luxe, je me suis même fait faire une manucure !
Mais ce qui ressort le plus de ces quelques heures de lecture, c'est que chaque page est peuplée de sourires, de gentillesse, de bonne humeur et cet optimisme à toute épreuve fait un bien fou car parfois, ce n'est pas tant une situation qui nous rend triste ou en colère mais c'est notre façon de l'appréhender qui lui confère son aspect si grave, si inéluctable.

Lorsque notre héros s'énerve après un ami indien qui a une heure de retard à un rendez-vous, celui-ci lui répond qu'en réalité, il lui a fait cadeau de cette heure, qu'il a ainsi pu en profiter et savourer ce temps qui lui était offert pour prendre un café sur une terrasse, lire tranquillement le journal, regarder les jolies femmes passer et que ce temps a été gagné plutôt que perdu.
C'est sur cette jolie impression que je reste après la lecture de ce roman, celle d'avoir été enveloppée dans un cocon de bonne humeur et de bien-être en dépit du monde extérieur.
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Immense coup de coeur pour ce roman suédois qui m'a fait voyager jusqu'en Inde ce week-end et que j'ai dévoré en 24h.

On y rencontre Göran, qui vient de se faire virer de son boulot à passer 50 ans, divorcé qui n'arrive pas à oublier sa femme, père de deux jeunes adultes avec lesquels il n'arrive pas vraiment à nouer une relation… Bref, il n'y a pas grand-chose qui va dans sa vie donc il se goinfre de glaces et commence à s'enrober. Un ami d'enfance, organisateur de voyage, lui propose de l'accompagner en Inde pour quelques jours et Göran, n'ayant plus rien à perdre se décide à le suivre pour fuir la grisaille suédoise. Bien sûr avec un personnage comme lui, rien ne se passe vraiment comme prévu mais au final, Göran est loin de se douter que ce voyage va changer sa vie.

Ce roman est une vraie pépite et chose très rare, je n'ai pas un seul bémol à ajouter. L'écriture de l'auteur, Mikael Bergstrand, est superbe. le livre est bien écrit, plein d'humour, rempli de suspense et l'on passe par tous les sentiments possibles : le rire car il faut dire que Göran est l'anti-héros par excellence, la curiosité face à un pays que je rêve de visiter, l'émotion face à la pauvreté et la gentillesse de Yogi, la colère face au travail des enfants… Bref, je me suis vraiment laisser bercer par ce voyage qui m'a dépaysé.

Göran et Yogi forment un duo hors pair, et je suis contente car je vais pouvoir continuer à suivre leur aventures avec Dans la brume du Darjeeling et le gourou de la Baltique. La relation entre Göran et Preeti m'a touché et j'avais envie d'y croire. Et puis bien sur mention spéciale pour Erik, qui m'a vraiment charmé !

Vous l'aurez compris, je suis conquise à 200% et il me tarde de lire la suite !
Lien : https://missmolko1.blogspot...
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Roman léger qui nous emmène sur les pas d'un quinquagénaire suédois, récemment licencié par la boîte de comm' qui l'emploie, qui va tenter de renouer avec la vie et ses plaisirs dans la capitale indienne.

Notre héros du jour accompagne un ami de jeunesse guide pour l'agence de voyage « Incredible India », l'Inde incroyable. Et c'est vrai que l'Inde est un pays fascinant, déroutant avec ses milliers de divinités, ses bidonvilles misérables qui côtoient les nouveaux quartiers modernes tout confort des ultra-riches, ses vedettes bollywoodiennes toutes scintillantes de kitsch et de mauvais goût (enfin pour une Européenne, parce que vous savez comme moi que les goûts et les couleurs …).

En fait ce sont surtout les péripéties de ce roman qui sont incroyables, pour ne pas dire peu crédibles. Ainsi, notre homme atterrit un peu contre son gré dans ce pays si perturbant et prend assez vite la décision de prolonger son séjour sans raison apparente. Il se perd au coeur d'un bidonville seul sans se faire agresser ni même harceler. Ensuite il réussit à séduire sans beaucoup d'effort une Indienne mariée qui trompera son mari richissime avec cet Européen un peu pâlot et un peu mou. le charme de l'exotisme sûrement ! A la fin de leur relation, je trouve que notre homme se remettra un peu trop facilement de son chagrin d'amour.

Non, ce roman a décidement trop les allures d'une romance mielleuse, d'un téléfilm feel good pour l'amoureuse passionnée que je suis …
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Si vous avez envie de voyager, de sentir l'Inde ,ses épices,le thé ,connaître la culture et un dépaysement assure vous avez choisi le bon l'été.
J'ai passé un véritable moment de plaisir ,les descriptions sont vraies et authentiques, on s'y croirait ... Quel plaisir !!
Ce livre est bien écrit .. Que ça fait du Bien !!!
Nous sommes en Suède et après une rupture sentimentale et un licenciement de en travail notre héroïne se retrouve en Inde.
Il va découvrir la culture ,les bons et les mauvais côtés .
Il rencontrera l'amour avec une femme indienne mais mariée .
Grâce à son métier de journaliste il découvrira que l'époux de cette dernière est à la tête d'un travail clandestin chez les enfants d'Inde.
On verra une réelle amitiés voir le jour entre Goran et Yogi ... ... les milieux sociaux culturels d'Inde sont évoqués ...., les fêtes religieuses Indoiuistes.
Je recommande ce livre qui est une vraie bouffée d'oxygène ... Tout y est et quel moment de détente !!

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C'est la 1ere fois que je lis un livre de cet auteur. Ce livre a été traduit par Emmanuel Curtil. Qu'est-ce tu penses de ta nouvelle coupe? Ca te plait ? Je hoche la tête en souriant. Rien n' a vraiment change dans le salon de coiffure, Chez Cissi. Cissi est toujours la première a promouvoir le changement. Elle en a une conception bien particulière. Elle y mis une tonne d' Ajvar sur le saltinbucco. Ah le brannevîn' c'est bon pour les scandinaves. soudain tout jaillit de ma bouche le dalh et le riz.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
Yogi s’excusa d’un geste de la main. Dans ma tête, je procédai à une analyse rapide des événements. Pour l’instant, je ne m’étais pas encore fourré dans une situation gênante et inextricable. Ma seule décision jusqu’-là avait été de repousser mon vol retour, et de partir seulement après Holî. Ensuite je laissais au temps et aux circonstances le soin de décider de la prochaine étape. Tout ça était nouveau pour moi, qui avais l’habitude de tout planifier dans les moindres détails. Et c’était surtout libérateur.
Yogi m’avait expliqué que Holî était une grande fête hindoue au cours de laquelle les gens se jetaient des pigments de couleurs les uns sur les autres pour célébrer l’arrivée du printemps. Mais quelle forme cela allait prendre, je n’en avais pas la moindre idée. La description de Yogi restait assez mystérieuse : « La plus folle des fêtes, où tout le monde retombe en enfance. »
Tout en parlant, il expirait la fumée piquante de sa bidî, qui venait former un gros nuage blanc pile sous mon nez.
« D’accord, mister Gora. Disons que tu n’as aucun sentiment pour Mrs Preeti. Mais maintenant qu’on est invités dans la plus belle maison de la ville, il va falloir te préparer pour faire croire aux invités que tu es une personnalité importante du monde de la culture. »
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J’aurais dû me douter que Kent était plutôt hockey. Il y avait une différence fondamentale entre les gens qui étaient plutôt football et ceux qui étaient plutôt hockey. Les gens qui étaient plutôt football avaient les pieds bien sur terre et ancrés dans leur culture, tandis que ceux qui étaient plutôt hockey glissaient sur la surface des choses comme des âmes égarées. Comme un palet poussé par une crosse. C’était une vérité incontestable, même si là, à cet instant, je n’étais pas vraiment en position de défense.
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- Mais comment peut-on croire en un dieu alors qu'il y en existe tant ? demandai-je.
- Retourne la question dans l'autre sens. Comment peut-on ne pas trouver son dieu alors qu'il y a tant de choix ? Il en a bien un qui doit te convenir, non ?" rétorqua-t-il en prenant un flacon de talc.
Son raisonnement avait une sorte de logique absurde qui me laissa sans réponse. Il poursuivit, complètement exalté : "Imagine que tu es devant ta tévé, à devoir choisir une chaîne. Eh bien là, ,c'est pareil, prends la télécommande ! A la maison, on a plus de trois cents chaînes, et je trouve toujours un truc à regarder. Moi, je suis sûr que tu finiras par trouver ton dieu, si tu te décides à utiliser ta télécommande."
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De mon côté, je passai quelques coups de fil en Suède pour faire part de ma décision au répondeur de ma mère, à la messagerie d’Erik, à la secrétaire de Richard, à Steffi, une fille qui ma fille avait apparemment donné son portable, ainsi qu’à la boite vocale Skype de mon fils John. Eh non, il n’est pas toujours facile de communiquer dans notre société de communication.
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Tout ça me donna tellement d'espoir que je pris une décision, qui, à mon échelle, pouvait aisément être qualifiée de radicale : je décidai de rester en Inde ! Göran Borg, l'homme qui avait donné son visage au concept même de dépendance sécuritaire, était sur le point de tourner le dos à sa ville natale, dans laquelle il avait toujours vécu, et de se jeter à corps perdu dans le chaos perpétuel de New Delhi.
[...]
Je commençais à aimer de plus en plus ce pays, et j'appréciais grandement la chaleur accueillante et la curiosité naturelle des gens d'ici. Et puis, que deviendrais-je sans mon fidèle compagnon Yogi ? On avait beau se connaître depuis peu de temps, je le considérais déjà comme un vieil ami.
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