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EAN : 9782234085756
144 pages
Stock (25/04/2018)
3.56/5   9 notes
Résumé :
« La nuit, chaque ruelle parcourue réveille un crépitement d’images. Le claquement des talons imprime dans ma tête le pouls de la ville. »

Huit ans plus tard, le temps d’un été, un homme retrouve la ville de Palerme. Il habite un ancien palais sur les hauteurs, une bâtisse appelée à disparaître. Une dernière fois, il va arpenter les rues, celles de la vieille ville surtout. Des marches le plus souvent nocturnes, de cafés en cafés, de corps en corps. L... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
La ville de Palerme, couchée au milieu de montagnes nues. Son exubérance et son envoûtement. Une idée de concordance et d'apaisement au sein d'une Sicile froissée. Un homme revient dans un ancien palais, chambre du sirocco, refuge d'un amour perdu. le soleil darde ses rayons à la verticale et les gens se meuvent à l'intérieur des ruelles, d'où pendent telles des oriflammes les lessives du jour. L'homme arpente le ventre de Palerme, son coeur aussi. Dans la tiédeur du mezzogiorno, il se remémore les failles de son histoire avec Délia, et ses voies d'évasion. Tel Cola Pesce, le narrateur plonge dans le passé pour explorer des histoires entrevues ou imaginées, avide de sensations charnelles, redoutant toutefois de se retrouver prisonnier des tréfonds d'un monde de pouvoir imaginaire, vide et désolé. Comment l'homme peut-il se maintenir à flot sur l'île? Il est prêt à plonger en espérant pouvoir refaire surface, ou trouver tout au moins une déchirure dans le filet. La touffeur écrasante de l'air immobile de « Panormus », « le havre de tranquillité » et ses ruines sont le théâtre brillant des réminiscences où la voûte des toiles continuent à faire obstacle à la lumière aveuglante d'un amour passé.
Le croissant fertile de la Conca d'Oro et son éternelle promesse d'évasion par la mer sont sublimés dans ce texte fragmentaire, poétique et sensuel.
Revenir à Palerme, Sébastien Berlendis, Stock, avril 2018.
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Texte lancinant et poétique qui joue sur les souvenirs du narrateur, qui le fait se promener dans les ruelles de cette Sicile étouffée de chaleur...
Des souvenirs d'un autre temps, pas si éloigné, où il aimait Délia, disparue on ne sait comment.
Des souvenirs de chairs enlacées, de sexe et de chaleur, de photographies et de lettres, de plage et de passegiata langoureuse.
Le roman est minuscule, bercé par la lumière de l'Italie, par la sensualité qu'il dégage...
Une parenthèse délicate à la prose ciselée, qui m'a toutefois paru un peu trop elliptique parfois.
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NOYER LE SOUVENIR.
Palerme comme capitale de sa douleur. le narrateur y revient, vient puiser quelques souvenirs abandonnés à la ville du sud. Retrouver une femme. Evoquer sa présence à chaque coin de rue, chaque vestige rappelant à la mémoire ce qui n'est plus. Elle sillonne entre les pierres, les boutiques, aux roulis de la mer. le narrateur se berce dans sa propre mélancolie, y entraine le lecteur dans une valse noire, aux allures de rêve. On se prend à imaginer des chimères, à revoir le souvenir de cette femme qui s'évapore en même temps que le séjour touche à sa fin.

NARGUER LA PLAIE.
De Palerme, on distingue à peine les contours. Architecture mis au ban des descriptions. On s'immerge à la vie de la ville, dans l'atmosphère pesante d'un été où la chaleur s'infiltre entre chaque fissure. Se croire en voyage, parfois résident. Nous sommes fantôme au côté du narrateur, fugace présence dans les pas d'un homme tantôt déboussolé, tantôt heureux de retrouver quelques visages familiers.

“Les jours vécus et rêvés s'accordent sans que je puisse les distinguer.”
Une plongée dans les méandres d'une mémoire fractionnée.
Les derniers vestiges d'un amour.
D'autres corps à aimer, d'autres vies à connaître.
Une histoire qui s'achève pour laisser place à d'autres émerveillements.
Lien : https://hubris-libris.blogsp..
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Un homme revient à Palerme huit ans après y avoir connu l'amour...

Un livre court, moins de 100 pages, mais que j'ai trouvé long.
L'auteur se perd dans de trop longues descriptions par rapport à la taille du roman.
Je n'ai pas compris la finalité de ce roman.
C'est poétique, c'est sensuel, mais je n'ai pas adhéré au récit de l'auteur.

Bref, je n'ai pas aimé !
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Ne pas oublier Palerme

Le narrateur retrouve Palerme huit ans après l'avoir quittée. Il loge dans un vieux palais en voie d'abandon. Il sillonne la ville. Les souvenirs de Délia, l'ancienne amante, rôdent dans les lieux autrefois fréquentés.
Il va, d'une arrière-salle de café où sont projetés de vieux classiques (Visconti, Huston, Bresson), au parc de la Favorite, lieu de rencontres nocturnes et furtives, et jusqu'à une station balnéaire à la sortie de la ville.
Il dort peu, erre, boit. L'air poisse.
Une nouvelle aventure se noue avec une femme qui occupe le palais d'en face.
"À cet instant, la tendresse, la beauté d'Élizabeth, la violence du vacarme désarment ma lucidité, et je cède à la croyance d'une vie nouvelle."
La touffeur et la torpeur contribuent à une sensation de décrépitude et de déréliction générales, à l'image des murs de la ville.
"Comment accueillir la possibilité d'une joie nouvelle sans l'étouffer sous les strates du passé."
Un texte court, dense et habité, à l'atmosphère proche de celle de Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry.

Lien : https://lesheuresbreves.com/
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Le dernier cap est en vue, nous ne pouvons pas être plus au sud, les pins déversent leur masse sombre, mes yeux fixent la ligne blanche de la route, mes mains déplient la carte géographique, retracent l'itinéraire. A certains endroits, le bitume s'effrite, les virages flirtent avec le vide, le vert du maquis, les agaves en fleur contrastent avec le bleu de la mer.
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Des nuages de fumée s'échappent du sommet de l'île.
Sans doute la brume ou l'activité du volcan qui reprend.
Au fil des ans, il a perdu son pouvoir de dévastation mais il n'est pas encore éteint. (…) L'activité du volcan coupe l'île en deux.
Sur la première face, la verdure, les vergers, les citronniers, les champs de roseaux, sur l'autre, incendiée en continu, le désert, la poudre grise, le soufre, les roches dévalent la pente et forment de minuscules geysers lorsqu'elles touchent l'eau.
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Les villages traversés se ressemblent et offrent leur campanile, leurs colonnades, leurs fontaines de marbre comme autant de signes d'un faste lointain. Une même rue unique, une place bordée de maisons associatives, ici on les appelle des cercles, anciens combattants, anciens sportifs, on ne croise aucune femme. D'autres villages gardent la trace d'un tournage cinématographique, les photos des acteurs s'affichent dans l'église où deux trompettistes répètent leurs gammes.
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Très vite après la station balnéaire la route bifurque vers un monde de collines pelées, de champs secs, de chevaux noirs en liberté.
Depuis le début de l'été, les incendies n'ont pas cessé, aujourd'hui ils brûlent les restes d'un hameau, et la voiture passe au plus près du feu.
Même si je grimpe en altitude et malgré le vent qui entre avec violence, la chaleur assomme.
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Malgré le plein été, nous rencontrons des villages aux rideaux de fer baissés, aux terrasses de cafés désertes, la saison commencera-t-elle un jour. Les monuments dorment aussi, les plaques de tôle masquent les ouvertures d'un théâtre, les vitraux d'une église. Nous nous attardons le temps d'un verre sous les glycines d'un restaurant
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Videos de Sébastien Berlendis (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sébastien Berlendis
Une virée italienne entre songe et fantasme, acoustique des années 1970 et photographie solarisée, désinvolture et mélancolie.
le nouveau roman de Sébastien Berlendis paraît en librairie le 3 janvier 2024 ! https://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature-francophone/lungomare #litterature #rentreedhiver
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