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Philippe Agostini (Antécédent bibliographique)
ISBN : 2020066890
Éditeur : Seuil (01/01/1984)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 53 notes)
Résumé :
"Nous aimons à retrouver dans cette oeuvre les thèmes familiers de Bernanos, comme nous y retrouvons sa noblesse, sa brûlure, sa voix puissante et douloureuse."
Marcel Arland

"Cette oeuvre prend, à l'heure où nous sommes, comme un regain de signification et d'actualité, car l'angoisse ou la peur est devenue ou est en train de devenir notre élément."
Gabriel Marcel

"Le génies de Bernanos est de nous rendre sensible, une foi... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
gabylis
19 février 2016
Bernanos n'est pas un auteur facile à lire : ses écrits reflètent une âme tourmentée, sa plume nous entraîne des envolées les plus mystiques et les plus hautes, à la bassesse et la faiblesse de l'homme. Impossible de sortir indemne ou indifférent de la lecture d'une de ses oeuvres.
Le Dialogue des Carmélites, pièce de théâtre adaptée à partir d'une nouvelle de Gertrud von le Fort ne fait pas exception. Avec un profond réalisme, Bernanos nous décrit les profondeurs de l'âme humaine : la peur de l'homme face à la mort, les grands désirs, l'héroïsme, la foi pure et joyeuse, ou sévère et janséniste. Force et faiblesse. Grandeur et bassesse.
Le thème central de cette pièce est bien celui de la mort, vécue douloureusement, difficilement, dans la révolte ou dans l'acceptation, comme un sacrifice consenti. Dolorisme diraient certains, ou martyr diraient d'autres. Il n'en reste pas moins que Bernanos fait preuve d'une connaissance de l'âme humaine absolument époustouflante, sur un sujet quelque peu tabou : celui de notre propre confrontation à la mort. Et sous-tend à toute cette oeuvre, cette petite musique, légère et à peine distinguable, celle de la joie, chant délicat de la confiance puisée à la source de la foi en Dieu.
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mercutio
24 juin 2014
Comme souvent avec les oeuvres de qualité, chacun, dans sa lecture du "Dialogue des Carmélites" aura la possibilité d'hypertrophier le thème résonant le plus fortement en lui, parmi tous ceux proposés par l'auteur.
Indépendamment du contexte historique choisi, particulièrement dramatique et propice aux émotions extrêmes -la Terreur en France- c'est le jeu ironique de Dieu avec la volonté et les pulsions des hommes (ici des femmes, ce qui donne d'ailleurs à l'oeuvre une intensité toute particulière) qui m'a le plus séduit.
En effet, Blanche de la Force renommée "de l'Agonie du Christ", ayant fui au couvent par peur pathologique du siècle et voulant à tout prix y échapper à une mort inéluctable, finit par suppléer volontairement sur l'échafaud Marie de l'Incarnation, celle-là même dont toutes les forces étaient depuis longtemps tendues vers le martyr et qui se trouve de ce fait contrainte d'y renoncer et vivre.
Si on s'affranchit du caractère éminemment religieux de l'oeuvre et encore plus si on est athée, on parlera, non du jeu de Dieu, mais de celui du destin. Et on ne manquera pas de s'interroger sur l'éventuelle pertinence de cet état d'esprit qu'on appelle aujourd'hui le lâcher-prise.
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chartel
20 décembre 2007
Dernière oeuvre écrite par Georges Bernanos. C'était au départ une commande, un scénario d'après une nouvelle en langue allemande de Gertrud von le Fort, "La dernière à l'échafaud".
L'histoire présente seize carmélites de Compiègnes qui subissent les bouleversements et la tyrannie de la Révolution française. Bernanos y développe le mystère de la peur, et plus particulièrement la peur de la mort, thème central dans l'oeuvre de cet auteur.
Pour les croyants et fervents catholiques, cette pièce pourra peut-être les attendrir devant la foi inébranlable et l'héroïsme de ces carmélites, mais pour les autres, simples impies et athés de tout bords dont je fais partie, on n'en retiendra que le ridicule et la bêtise de petites écervellées qui sont prêtes à aller vers la mort pour un principe, une idée qu'elles ne comprendront jamais.
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Albounet
18 décembre 2012
Unique pièce de théâtre et ultime oeuvre de Georges Bernanos.
L'auteur introduit des personnages "romanesques" dans un évènement historique. L'action se situe à Paris et à Compiègne en 1789.
Blanche décide d'entrer dans un couvent carmélite au lieu de bénéficier des privilèges que peuvent lui procurer son statut social.
Les émeutes éclatent et menacent de s'en prendre au carmel.
L'oeuvre homonyme de Francis Poulenc est tout aussi exquise.
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beberoots
03 mai 2017
Blanche de la Force est jeune, belle et bien née, elle jouit des privilèges de la haute noblesse. Malgré cette belle vie, elle décide au grand désespoir de son père et de son frère, de rentrer dans les ordres. Cette jeune femme qui a peur de tout ressent enfin la paix en vivant au Carmel. Mais sa sérénité va être de courte durée car la Révolution fait rage. Son quotidien devient de plus en plus sombre. D'abord c'est l'aumônier qui est considéré comme "hors la loi", puis c'est le couvent qui est destitué de ses fonctions et pillé. Apeurée Blanche fuie, quelques jours plus tard elle apprend que ses soeurs sont arrêtées puis condamnées à mort !
Grande surprise, cet ouvrage est en fait... une pièce de théâtre ! Ca rend la lecture plus fluide et plus rapide. L'écriture est déjà assez ardue, c'est donc très bien qu'il n'y ait que des dialogues ! L'auteur donne de l'importance à des sentiments simples mais très forts tels que la peur incarnée par cette frêle Blanche, je me suis souvent dit pendant la lecture que son coeur n'allait jamais tenir ! Finalement l'auteur nous demande de façon détournée s'il n'est pas humain d'avoir peur de la mort. Ou encore la joie, soeur Constance n'est pas si naïve que ça finalement mais resplendissante par son amour de la vie. Georges Bernanos évoque aussi l'incompréhension de la famille face à cette décision de se faire ordonner, l'abandon des soeurs, leur confiance en Dieu, en elles et en leur mère supérieure. La fin est superbe !! Je ne m'attendais vraiment pas à ça, c'est vraiment bien joué de la part de l'auteur ;)
Lien : https://lesmotschocolat.word..
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Citations & extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM15 janvier 2015
La véritable humilité est d'abord une décence, un équilibre.

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PiertyMPiertyM15 janvier 2015
La vie était pour elle comme remplie à pleins bords d'un breuvage délicieux qui se changeait en amertume dès qu'elle y trempait les lèvres.

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chartelchartel20 décembre 2007
Les Français ne se sont jamais battus entre eux que pour le compte et au bénéfice d'autrui. Mais ils ont toujours voulu croire qu'ils se battaient pour des principes. Ainsi toute guerre civile tourne en guerre de religion.
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cathcorcathcor13 avril 2013
Une fois sortis de l'enfance, il faut longtemps souffrir pour y rentrer, comme tout au long de la nuit on retrouve une autre aurore.
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Helene1960Helene196007 décembre 2014
Cérémonie clandestine du Vendredi-Saint dans un local dépendant du couvent où sont réunis quelques fidèles. C'est la nuit, des hommes font le guet...les religieuses arrivent sans bruit. L'une d'elles prépare les ornements, le prêtre n'est pas encore là. Au-dehors, un ou deux cris de signal...le prêtre arrive, des enfants lui baisent les mains.
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Videos de Georges Bernanos (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Georges Bernanos
Bande annonce de "Mouchette" (Robert Bresson, 1967), par Jean-Luc Godard
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