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Les dents noires tome 1 sur 3
EAN : 9782290358542
554 pages
J'ai lu (15/09/2021)
3.66/5   37 notes
Résumé :
12 juillet 1515. Dioneo, apprenti imprimeur de 15 ans, assiste à l'Entrée Royale du nouveau roi François Ier à Lyon, ville frontière du Royaume de France. Témoin et héros inconscient et provocateur d'un incident banal, il ne peut deviner que cette journée va sceller son destin.

La Colline aux corbeaux, premier volet des "Dents noires", est un roman librement inspiré de l'Histoire de l’imprimerie entre Lyon et Venise au début du XVIe siècle. Il relat... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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J'ai découvert ce livre grâce à l'opération Masse Critique de septembre, où j'ai eu le plaisir de le gagner.
Je remercie donc Babelio et les éditions J'ai Lu.

Je n'avais pas sélectionné ce livre totalement par hasard...
J'avais lu qu'il s'agissait d'une histoire se passant essentiellement à Lyon, ( mais aussi à Venise...) durant la Renaissance et plus particulièrement dans le petit monde l'imprimerie.
Etant lyonnaise et de surcroit issue d'une longue filiation d'imprimeurs ancrée depuis longtemps à Lyon, cet ouvrage avait déjà tout pour me séduire.

Et cela fut le cas !

Sous prétexte d'une enquête concernant un " corbeau" qui envoi des lettres anonymes à différentes personnalités , nous voici en fait plongés dans l'histoire et l'ambiance de Lyon sous la Renaissance, au moment où cette ville devient une véritable plaque tournante de l'imprimerie.
l' Imprimerie qui va permettre d'étendre la connaissance, de la "démocratiser", de la sortir du carcan de l'Eglise, qui jusqu'alors, seule, maitrisait dans ses ateliers de copistes, les quelques écrits édités.
Nous sommes avec ce livre au coeur de cette véritable révolution technologique, car effectivement cette poignée de lyonnais a, à ce moment là, fait avancer L Histoire.

Ce livre est incroyablement documenté et précis.
Il mêle astucieusement des personnages fictifs avec des personnalités lyonnaises ayant effectivement existé , le tout dans un contexte historique parfaitement retracé et s'appuyant en permanence sur des évènements véridiques.
Ce livre comporte également quelques reproductions des plans de Lyon à cette époque ...
C'est tout juste formidable de vivre sa ville, à travers une histoire, comme elle était 500 ans plus tôt !

J'ai beaucoup aimé les descriptions faites de Lyon et de Venise durant la Renaissance, j'ai beaucoup appris sur les début de l'imprimerie et ses acteurs majeurs .

La trame policière m'a moins emballée, mais je pense qu'elle n'est que le prétexte au superbe travail d'historiens fait par les deux écrivains.

Pas du tout indispensable d'être lyonnais ou issu d'une lignée d'imprimeurs pour aimer ce livre !
Mais quand on aime les livres, c'est bien de comprendre ceux qui ont, par le passé et au risque de leur vie, oeuvré pour qu'ils existent.
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1515, ça vous rappelle quelque chose ?
Oui, c'est ça, Marignan, ville proche de Milan, et la victoire du jeune roi François 1er.
L'histoire se passe donc au XVIe siècle, mais pas à Marignan, à Lyon, victime d'un Corbeau et à Venise. le récit est ponctué de cartes de l'époque. Les quartiers et lieux-dits me parlent car j'ai beaucoup arpenté cette ville : Les Cordeliers, La Guillotière, Les Terreaux etc.
Quant à l'histoire, au départ, elle avait tout pour me plaire. Il y est en effet question d'imprimeurs, de libraires, de livres. Mais j'ai trouvé la trame alambiquée, les noms difficiles à retenir ( Trivulce, Dioneo, Pariette etc ) et les détails techniques trop fouillés pour une profane.
Lecture mitigée donc.
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Ce premier opus de la trilogie Les dents noires me donne-il le goût de lire les autres ? A cette question je réponds d'emblée que je viens de faire l'acquisition du second. Je complète ce préambule en précisant que j'ai des affinités avec l'histoire. Avec un grand H quand elle relate les faits communément admis par les spécialistes. Avec un petit h quand elle comble les lacunes de l'historiographie par une intrigue plausible. le talent résidant en la faculté d'inclure cette intrigue dans les faits avérés. Cet ouvrage peut se lire comme une roman tout court mais, pour fixer les esprits, s'il est une date que le plus grand nombre a retenu, c'est bien 1515.

Avec Les dents noires nous remontons en effet en ce début du règne de François 1er qui connaît la naissance de l'imprimerie. de tout temps les inventions ont eu leurs détracteurs. Des nostalgiques bien sûr de voir la machine remplacer la main de l'homme. Plus souvent des craintifs de voir leur propre commerce construit sur les méthodes ancestrales s'effondrer avec la survenance des techniques nouvelles. Mais pas seulement.

L'invention de l'imprimerie c'est aussi l'accession d'un plus grand nombre à la connaissance. C'est l'assurance de voir s'éclaircir l'obscurantisme savamment entretenus par ceux, au premier rang desquels les membres du clergé, dont le pouvoir reposait sur l'ignorance des masses. Les auteurs de cette trilogie font bien ressortir cet aspect.

Mais un roman historique, c'est avant tout un roman de la vie des hommes et des femmes dans le contexte d'une période choisie. Vie des hommes avec leurs joies, si peu nombreuses, et leurs peines d'autant plus abondantes que les temps étaient rudes. Heliane Bernard et Christian-Alexandre Faure nous adressent un ouvrage bien écrit et bien construit, avec des chapitres nommés et numérotés dont les titres et sous-titres nous avertissent des faits à venir. Un ouvrage dont la pédagogie ne nuit pas à l'intrigue. On y apprend par exemple, entre autres nombreuses notions historiques ou étymologiques, l'origine du mot ghetto, celle du nom de colline aux corbeaux attribuée par ses fondateurs à la ville de Lyon. le texte est augmenté de représentations cartographiques de l'époque qui ne manqueront pas de parler aux Lyonnais.

Bel ouvrage qui repose sur un travail de documentation sérieux et sur un talent certain pour y inclure une intrigue n'ôtant rien de leur sensibilité aux personnages de ce drame. Car c'en est un. On ne bravait pas impunément les puissants en ces temps entre bas Moyen-âge et Renaissance.
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J'adore l'Histoire, j'ai toujours été fan d'Histoire. D'ailleurs au collège je voulais être professeur d'histoire tellement ça me passionnait. Je me faisais des recherches sur mon temps libre sur pleins de sujets différents. Clairement c'était ma passion. le temps que je prenais sur mon temps libre juste par plaisir de me cultiver sur certaines périodes, c'est fou. Et pourtant, je ne lis pas tant de romans historiques que ça. Voir quasiment jamais même! Je ne suis pas sûre d'avoir un roman historique dans ma PAL d'ailleurs tiens. C'est quelque chose que j'aimerais beaucoup changer. J'aimerais en lire plus souvent qui traitent différentes périodes de l'Histoire. Ce roman est donc arrivé à pic et je remercie encore une fois Babelio ainsi que les éditions J'ai lu pour l'envoi de ce roman.

J'étais très contente de voir que j'avais été sélectionné dans l'opération Masse Critique. le résumé me donnait vraiment envie de découvrir ce roman et je suis ravie de l'avoir lu. Cette période de l'Histoire avec l'imprimerie n,'est pas une de mes préférées et j'avoue avoir pas mal de lacunes concernant cette période. Alors j'ai vu ici l'occasion, en plus me divertir en lisant, d'en apprendre un peu plus. Se faire une culture générale c'est toujours bon à prendre! le nombre de pages ne m'a pas le moins du monde effrayé. J'avais juste un peu peur que les chapitres soient un poil trop longs à mon goût. Je déteste tellement les chapitres trop longs, ça m'empêche d'apprécier le roman à sa juste valeur. Et bien ici, les chapitres sont plutôt courts, certains plus long que d'autres, mais malgré tout jamais de chapitres interminables. C'était donc parfait pour moi!

Il y a une chose dans les romans historiques qui me bloque pas mal parfois. C'est la plume de l'auteur. On a parfois dans ce genre de roman, une plume assez lourde à lire avec un langage parfois soutenu, alors certes il faut bien que ça colle avec la période à laquelle se déroule l'intrigue ça c'est bien vrai. Mais il n'empêche que souvent une plume lourde voir trop lourde à lire, ce n'est pas ce qu'il y a de plus agréable. Et bien ici, j'ai eu la surprise de voir que ce n'était pas le cas. La plume des auteurs était vraiment hyper agréable à lire. Je n'ai pas vu les pages défiler, pour tout vous dire, j'ai lu ce roman en 24h. L'intrigue était passionnante et je n'ai vraiment pas vu les 550 pages passer! C'était vraiment une chouette lecture que j'ai vraiment beaucoup beaucoup appréciée!

On va suivre le personnage de Dioneo. au début du roman, nous sommes en 1515, Dioneo 15 ans, est un apprenti imprimeur. Il va assister à l'entrée royale de François Ier à Lyon, ville frontière du royaume de France. Il est très loin d'imaginer que cette journée va sceller son destin à tout jamais. le typique au mauvais endroit au mauvais moments. On va donc plonger dans sa vie et dans l'univers des imprimeurs et des libraires du XVIème siècle. Un voyage entre Lyon et Venise qui va relater les amours et le destin tragique d'une jeune homme avide de savoir et ambitieux. Une victime de l'intolérance religieuse qui déchire son temps.

J'ai énormément apprécié cette lecture. L'intrigue était vraiment palpitante. Elle se déroule sur plusieurs années, on va suivre principalement Dioneo, du moins l'historie va tourner autour de Dioneo. le contexte historique dans lequel se déroule cette histoire, je l'ai trouvé tout simplement fascinant et passionnant à découvrir. Les imprimeurs c'est vraiment quelque chose que je ne connais pas tellement. Et j'ai découvert vraiment beaucoup de choses pour mon grand plaisir. L'histoire est vraiment très addictive. En fait, c'est tellement intriguant qu'on veut savoir ce qu'il va finir par se passer. Il y a beaucoup de mystères qui entourent cette histoire. Notamment concernant le corbeau. On se demande qui envoie ces lettres et surtout pourquoi? Quel est l'interêt de semer le trouble comme ça? On se demande ce que le corbeau veut au final.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Dioneo. On le voit évoluer au fil des années. J'ai beaucoup aimé le découvrir lors de son apprentissage. Il est avide de savoir, il est très curieux et adore dévorer les livres dès qu'il le peut. Et j'ai beaucoup aimé le voir s'épanouir dans son métier d'imprimeur. On voit qu'il aime ça plus que tout. Et le voir évoluer comme cela au fil des années ça fait vraiment plaisir à voir. Bien que sa vie va suivre un chemin bien tragique. Victime des injustices concernant la religion. Il va vire un tas d'aventures, principalement pour fuir. Il va passer de Lyon à Venise. Là bas il va encore plus approfondir ses connaissances, il va apprendre l'hébreux, chose qui ne va pas arranger son destin au final. Pendant tout le long du roman, je me suis posé une tonne de questions le concernant. Je me suis demandé ce qui allait lui arriver au vu du destin tragique qui l'attendait. J'ai vraiment eu le coeur brisé de voir tout ce qu'i la du subir dans sa vie et surtout découvrir son destin. C'est vraiment quelque chose qui m'a peiné. Surtout quand on voit comment tout ça à commencer.. J'ai détesté le personnage de Champardier. de tout mon coeur. Qu'est ce que je l'ai haï! La haine qu'il éprouve pour Dioneo, sincèrement je ne l'ai pas comprise, je n'ai pas compris l'acharnement qu'il a pour lui. Et ça m'a peiné de voir ça d'ailleurs.

Le rythme du roman est parfaitement maitrisé. Comme je l'ai déjà dit, tout se déroule sur plusieurs années. On ne s'ennuie pas une seule fois durant notre lecture. L'intrigue qui tourne autour du Pôvre, le corbeau m'a retourné le cerveau. J'ai essayé de deviner l'identité, de deviner le pourquoi du comment également. Pendant un moment on n'entend plus parler de lui, je pensais d'ailleurs que c'était totalement fini sauf que pas du tout. Même des années plus tard, il continue de sévir. J'ai élaboré tout un tas de théories, qui se sont toutes avérées fausse d'ailleurs. Cette affaire soulève un tas de questions et plus on avance plus on s'en pose!

La fin du roman est tellement intense, elle ne cesse de monter crescendo et nous offre vraiment un final explosif. J'ai beaucoup aimé l'épilogue qui nous montre ce que sont devenus les différents personnages que l'on a pu côtoyer tout au long du roman. Et j'ai trouvé ça vraiment sympa. Cette lecture m'a vraiment énormément plu. L'intrigue est hyper prenante, on ne voit vraiment pas les pages défiler. L'univers des imprimeurs nous permet d'apprendre tout un tas de choses et c'est toujours quelque chose que j'aime beaucoup quand c'est pédagogique comme ça! Je l'ai dévoré en à peine 24h, j'étais tellement pris dedans que je n'ai pas vu les 550 pages défiler. le rythme est bien mené et on ne s'ennuie pas une seule seconde. Un lecture vraiment passionnante et très addictive.
Lien : https://enairolf.home.blog/2..
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Le roman s'ouvre sur l'arrivée de François 1er à Lyon. Nous faisons la connaissance de Dioneo, un jeune apprenti imprimeur de 15 ans plein de talents, dont nous allons suivre le parcours.
L'histoire de Dioneo est le fils d'une servante qui va découvrir la littérature grâce à Pariette, la fille de la riche famille dans laquelle travaille sa mère. Il deviendra le protéger du père de Pariette, le banquier Albizzi, qui saura voir ses capacités et le placera chez Maître Aymée, libraire.
Ayant soif de connaissances Dioneo part pour Venise afin d'apprendre l'hébreux... Il reviendra à Lyon où son destin rencontrera celui de l'Histoire...
Ce roman est certes un roman historique sur la Renaissance et plus particulièrement sur l'histoire de l'imprimerie à Lyon et à Venise, mais c'est aussi un thriller politique qui fait écho au monde d'aujourd'hui. le lecteur qui ouvre ce roman ne peut être que captivé, car on s'attache au personnage de Dioneo mais aussi à ceux qui vont croiser sa route pour le meilleur ou pour le pire. Enfin, ce roman est un bel objet avec des gravures de l'époque parsemées tout au long du roman.
Un véritable coup de coeur pour ce premier tome d'une trilogie.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
- Je suis homme et j'estime que rien de ce qui est humain ne m'est étranger", traduisit en écho Dioneo.
Abraham de Balmes lâcha en soupirant :
- Cette phrase n'est pas de moi, elle est de Térence. Je crains bien que les hommes n'aient plus la sagesse du poète. Mais il est vrai qu'il avait aussi dit que la complaisance amène les amis, alors que de la vérité ne naît que la haine. Peut-être peut-on espérer qu'un jour les hommes haïront moins et réfélchiront davantage. L'histoire de notre peuple se répète hélas de siècle en siècle. Aujourd'hui, nous sommes là ...
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- L'avenir appartient à celui qui a la joie d'apprendre, et de courir la terre...
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La complaisance amène les amis, alors que de la vérité ne nait que la haine (p172)
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