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Citations sur Sauvages (31)

Jmlyr
Jmlyr   02 mars 2019
- Ils vont me punir ! C'est sûr ! Mais je veux pas aller dans la Geôle ! Je veux pas y aller ! Je ne suis pas un assassin ! Tu le sais toi, Jonas, que je suis pas un assassin ! Tu leur expliqueras ce qu'ils me faisaient, hein ?
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marina53
marina53   03 février 2020
Ma main n'a pas la même couleur que la tienne, mais si je la perce, j'aurai mal. Le sang qui en coulera sera de la même couleur que le tien. Nous sommes tous deux enfants du Grand esprit.
Standing Bear
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marina53
marina53   03 février 2020
J'appris ce printemps-là que le soleil peut briller au-dessus de nos têtes, sans parvenir à réchauffer nos cœurs.
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thedoc
thedoc   14 août 2019
Nos plus grandes richesses ne nous appartiennent pas, mais elles sont éternellement à portée de nos mains.
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manU17
manU17   04 octobre 2018
Avant-propos

J’ai imaginé que cette histoire se déroulait quelque part au Québec, dans les années 1950. Elle m’a été inspirée par certains témoignages sur les pensionnats autochtones qui ont existé entre 1827 et 1996 dans tout le Canada, dans le but d’assimiler la race et la culture amérindiennes.

Le mardi 15 décembre 2015, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a demandé solennellement pardon aux Autochtones du pays au nom de l’État fédéral.

J’ai lu, regardé et écouté un grand nombre de témoignages des survivants de ces pensionnats. Ils m’ont profondément émue et je m’en suis largement inspirée pour écrire cette histoire.

Au demeurant, et même si pour moi ils sont bien vivants, je tiens à préciser que ce roman ne met en scène que des personnages et des lieux fictifs.

Nathalie Bernard
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marina53
marina53   03 février 2020
Si tu penses à l'échec avant qu'il ne vienne, tu es sûr d'échouer.
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Ziliz
Ziliz   16 juin 2019
De père en fils, ils [les chasseurs blancs] se transmettaient ce genre de pensée absurde : 'Mon groupe est supérieur au tien. Il mérite davantage cette terre que ton groupe. Pour cette seule raison, nous devons tout faire pour t'éliminer.'
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Ziliz
Ziliz   14 juin 2019
- Tu sais, je déteste la réserve moi aussi... Les autres ne m'aiment pas parce que ma mère m'a fabriquée avec un Blanc. Pour eux, je suis une... 'pomme', me confie-t-elle brusquement en poussant plus fort sur la perche.
(...)
Plus tard, j'avais compris que la mère de Stella passait ses journées à boire et que l'alcool avait le pouvoir de délier les langues. Sachant cela, depuis mon départ vers le pensionnat, je n'avais jamais cessé de me demander si c'était elle qui avait parlé de notre campement à l'agent indien.
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Ziliz
Ziliz   13 juin 2019
[ enfant amérindien de 10 ans, années 1950 ]
Le bonheur que je connais depuis ma naissance disparaît en l'espace d'un mois. D'abord, ma mère tombe malade. Son état se dégrade rapidement et je ne sais pas quoi faire. Puis, comme si cela n'était pas suffisant, la gendarmerie royale du Canada vient m'enlever à elle.
- C'est mieux pour lui, madame ! Au pensionnat du Bois Vert, il recevra une bonne éducation et il apprendra le français, lui assurent-ils en tentant de m'arracher à ses bras.
Pendant qu'elle me serre de toutes ses forces entre ses bras amaigris ils ajoutent :
- De toute façon, vous n'avez pas le choix. Si vous refusez, vous agissez contre la loi !
(...)
Lorsqu'ils m'emportent loin d'elle, je ne pleure pas.
Mon cri est intérieur et je sens qu'il m'abîme de manière irréversible.
Je sens que mon enfance se termine pile à ce moment-là.
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Ziliz
Ziliz   14 juin 2019
Comme d'habitude, le cours d'Histoire me mit en colère. Lorsque le père Tremblay s'en chargeait, je pouvais trouver ça intéressant, mais les cours de soeur Clotilde semblaient uniquement destinés à faire naître en nous un sentiment de haine à l'égard de nos ancêtres ! Elle nous serinait avec la prétendue violence de nos anciens, qu'elle appelait à tout bout de champ les 'sauvages', et nous montrait des photos de victimes et de prêtres égorgés ou scalpés...
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