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Critique de Eroblin


Eroblin
  28 septembre 2019
Ce roman jeunesse évoque le calvaire subit par de jeunes autochtones du Québec entre 1827 et 1996 ( !), considérés cependant comme des sauvages par la bonne société catholique. Il fallait tuer l'indien qui était en eux, pour ce faire, on les a envoyés dans des institutions tenues par des prêtres et des soeurs qui, à coup de privations, de coups et de prières, ont essayé de faire d'eux des êtres dociles…
Jonas, le personnage principal de ce roman, a presque 16 ans, d'ici deux mois, il pourra quitter le pensionnat dans lequel il végète depuis six ans. Cet endroit sinistre, perdu au milieu de nulle part, accueille des enfants autochtones de 5 à 16 ans à qui on interdit de se souvenir même de leurs racines et de leur culture. Ils ne sont plus que des numéros, Jonas est le numéro 5 et s'efforce tous les jours de passer inaperçus aux yeux de celui et celles qui dirigent l'institution. C'est surtout le redoutable père Séguin dit La Vipère qu'il tâche de ne pas contrarier car cet homme de « dieu » est un être cruel et pervers (dans tous les sens du terme). Mais un soir, Jonas se verra obligé d'agir et de s'opposer à La Vipère.
C'est un beau roman qui évoque, certes, des thèmes difficiles comme la maltraitance, la pédophilie. Mais il parle aussi d'identité, d'appartenance culturelle : dès que Jonas fuit le pensionnat, il retrouve l'indien qui était en lui et n'a jamais disparu. Ce qui lui permet de faire face aux dangers qui l'attendent dans la forêt où il a trouvé refuge. Un roman bien rythmé qui ne peut que plaire !
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