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Jean Ehrard (Préfacier, etc.)
ISBN : 2070316246
Éditeur : Gallimard (28/05/2004)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.24/5 (sur 627 notes)
Résumé :
Tout l'équipage se précipitait en foule à la mer, sur des vergues, des planches, des cages à poules, des tables, et des tonneaux. On vit alors un objet digne d'une éternelle pitié : une jeune demoiselle parut dans la galerie de la poupe du Saint-Géran. C'était Virginie. Tous les matelots s'étaient jetés à la mer. Il n'en restait plus qu'un sur le pont, qui était tout nu et nerveux comme Hercule. Il s'approcha de Virginie avec respect : nous le vîmes se jeter à ses g... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
peloignon
  01 février 2013
Après m'être passablement ennuyé à suivre la description d'une vie de famille idyllique évoluant au sein de splendides paysages exotiques, je me suis laissé entraîner par le récit de cette belle histoire d'amour tragique et j'en suis bien vite arrivé à la fin, car le livre est très court.
Comme il s'agit d'un roman et que le but d'un roman consiste, il me semble à être captivant, j'ai été déçu. Si le récit est incontestablement joli, il tire en longueurs, de sorte qu'il provoque un bel ennui.
Par contre, je crois que l'on peut dispenser au récit la nécessité d'être captivant lorsqu'on comprend qu'il s'agit moins d'une histoire romantique que d'une présentation d'une vie morale utopique. Cette utopie que présente le livre est celle de la moralité bourgeoise idéale, telle que la préconisait Rousseau. Cette moralité trouve son τόπος dans l'intériorité d'une individualité qui oeuvre en écoutant la voix de la divinité à travers sa création plutôt que les lois sociales humaines.
L'environnement luxuriant dans lequel prend place l'éducation de Paul et Virginie est particulièrement propice à faire entendre la voix de la nature morale et tous les malheurs ne surgissent que lorsque les lois de la société viennent s'entremettre entre les enfants et la nature. La perfection du bonheur où s'épanouissent tous les membres du petit clan disparaîtra complètement aussitôt que certains d'entre eux se laisseront convaincre que les passions de la société ne sont pas que de creuses illusions. L'histoire d'amour elle-même, que Saint-Pierre nous donne comme historiquement authentique, constitue ainsi l'occasion idéale pour exposer le maléfice que constitue la société et que la nature seule peut procurer la félicité véritable.
Le passage où le prêtre vient dire à Virginie que c'est la volonté de Dieu qu'elle aille en France chercher l'assurance de l'argent est particulièrement révélateur sur ce point : le prêtre, symbolisant les institutions humaines, présente la recherche de la sécurité comme étant la volonté de la religion institutionnalisée, au lieu de laisser la petite Virginie continuer à se confier en la providence divine, qui lui procurait déjà tout ce dont elle avait besoin là où elle était. (p.138)
Bref, vu comme réquisitoire utopique, ce petit livre a vraiment de quoi faire rêver tout homme de bonne volonté, mais il faut se souvenir qu'il s'agit d'une idéalisation qui se fonde sur une conception de l'amour extraordinairement naïve et romantique.
C'est ainsi que Flaubert, en faisant lire Paul et Virginie à la petite Emma, dans l'optique de la faire rêver à « ...la maisonnette de bambous, au nègre Domingo, au chien Fidèle, mais surtout à l'amitié douce de quelque bon petit frère, qui va chercher pour vous des fruits rouges dans des grands arbres plus hauts que des clochers, ou qui court pieds nus sur le sable, vous apportant un nid d'oiseau » (Madame Bovary, 1e partie, VI, p.46), ne pouvait trouver mieux pour la rendre parfaitement inepte au mariage bourgeois prosaïque que sera le sien.
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TheWind
  07 mai 2017
J'ai envie de dire d'emblée qu'avec Paul et Virginie, on nage en plein romantisme mais ce serait à tort. En effet, si cette oeuvre classique de la fin du XVIII e siècle annonce le romantisme, nous n'en sommes encore qu'aux prémisses.
Et pourtant, tous les ingrédients sont là : Exotisme, évasion, mélancolie et goût du morbide...
Tel Rousseau et ses Rêveries du promeneur solitaire, Bernardin de Saint-Pierre aime à décrire la nature bienveillante. Et pour cela, il a choisi un cadre idéal qui n'est autre que l'Île de France (future île Maurice). de par sa végétation luxuriante, cette île nous apparaît comme le paradis, un havre de paix où rien n'a d'importance hormis l'amour de la nature.
Tels deux enfants "sauvages", Paul et Virginie y sont nés et y ont grandi ensemble, élevés en frères de lait, par deux mères très affectueuses qui n'avaient d'autre ambition que le bonheur de leur progéniture. Un cadre idyllique pour un amour idyllique.
Il est vrai que cet amour peut paraître de nos jours très "gnan gnan" mais il faut, bien entendu, la replacer dans son contexte et sans nul doute, cette oeuvre très courte apporte un éclairage sur la littérature du Siècle des Lumières et sur les précurseurs du mouvement romantique.
L'amour y est rêvé, idéal, absolu et ...malheureux.
En outre, on retrouve dans ce roman, tout le désenchantement qu'apporte la société des hommes, celle qui est symbolisée par le royaume de France enlisé dans ses vieux principes monarchiques, décadent, cupide et hypocrite. Bernardin de Saint-Pierre s'insurge contre cette civilisation qui corrompt et annihile toute bonne volonté, toute vertueuse soit elle et prône un retour à la nature et à la vie simple, guidée par l'amour de son prochain et la vertu. Il y a un côté très moralisateur dans ce roman qui vise bien sûr les contemporains de l'auteur mais pourtant, il ne me paraît pas si désuet. Qu'auraient pensé Rousseau et Bernardin de Saint-Pierre en voyant notre monde industrialisé qui néglige bien trop son environnement ? J'aime à croire qu'ils y verraient là un monde bien indécent qui ressemble bien plus à l'Enfer qu'au Paradis !
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dancingbrave
  17 novembre 2013
Bien sûr Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre vivait au XVIII ° Siècle et la langue qu'il maniait avec grande élégance ne pouvait être que belle et agréable à lire. Mais les idées qu'il défend dans cette oeuvre me paraissent très modernes.
D'abord, il y a un romantisme exacerbé et précurseur qui est l'idée maîtresse du roman. Il est certain qu'il faut aimer le romantisme et tout ce qu'il a d'extravagant, de passionnel et d'irréfléchi pour apprécier ce roman ; il faut aimer trembler devant la « brutalité » de l'âme.
Ensuite, outre la beauté de la langue, il y a les descriptions de la nature luxuriante de l'île Maurice et l'éloge de la vie simple et pauvre au « milieu du sauvage »; un thème rousseauiste avant l'heure.
Enfin Bernardin de Saint-Pierre nous conte encore ce que la vie en France pouvait avoir d'injuste et de discriminatoire, de détestable. Sans être spécialiste, il me semble qu'affirmer ces idées sociales devait aussi être assez novateur.

Reste le fond religieux que l'on pourrait penser être traité de façon conventionnelle face à la piété des deux familles. Mais là encore il me semble n'en être rien, car c'est au nom de Dieu et sous les conseils du prêtre que Virginie va aller contre son penchant naturel en quittant ses parents et son amour ce qui déclenchera la tragédie.
Finalement Bernardin de Saint-Pierre ne me semble céder au conventionnel qu'à travers ses descriptions de ce qu'était la vie des frais colons débarquant dans ces nouvelles possessions françaises de ce que pouvait être la vie des esclaves, le tout soumis à la personnalité de tel ou tel gouverneur.
C'est donc un roman fait d'opposition que « Paul et Virginie » ; un roman éloge de la passion impulsive tel que l'on peut définir le romantisme dans son essence, mais aussi un roman d'analyse de ce que sont les vraies valeurs de la vie dans la nature, dans la bonté et dans l'amour, loin des turpitudes des intrigues de la cour.
Un roman, à mon sens résolument moderne.
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brigittelascombe
  27 février 2013
Port-Louis de l'Ile de France. Première moitié du XVIII° siècle.
"Tu me demandes pourquoi tu m'aimes, mais tout ce qui a été élevé ensemble s'aime".
Tels deux oisillons blottis dans un même nid, Paul et Virginie se connaissent depuis toujours. Madame de la Tour, la mère de Virginie est une veuve pauvre et courageuse. Marguerite, la mère de Paul (qui ignore qu'il est un bâtard) est une Bretonne "vive,bonne et sensible". Ces mères modèles et pieuses ont tissé une amitié solide suite à leur infortune respective.Bonté, beauté de la nature souveraine et généreuse,naïveté, sanctification du labeur ("Dieu nous a condamnés au travail")...harmonie des êtres et des choses. Paul est robuste, travailleur et intelligent. Virginie charmante, sensible, pudique (prude!!), nostalgique. Paradis terrestre où le bien prévaut.
Mais dans ce drame romantique et pathétique, le mal s'insinue sournoisement.
Les innocents grandissent. Leur trouble d'adolescents s'attise aussi. "Un mal n'arrive guère seul."Un cruel esclavagiste bat son esclave. La riche et odieuse tante de madame de la Tour veut assurer sa succession et a "de grandes vues" sur Virginie. Départ de Virginie, soumise.Déchirement.Chagrin.Renvoi.Retour.Ouragan. Naufrage. Mort.
A mon avis, démodé (le passage où tous pleurent le futur départ de Virginie et que le couple d'esclaves se joint à eux: "Ah, madame!...ma bonne maîtresse!..ma mère" fait vraiment mélo), Paul et Virginie est toutefois à lire pour comprendre l'époque, les thèmes poétiques (Bernardin de Saint-Pierre était un adepte de Rousseau et de la Nouvelle Héloïse) et les émotions religieuses du romantisme; pour le dépaysement et le charme suranné de ce paradis exotique.
L'opposition nature bonne et société corrompue est bien rendue.
Le drame nous est conté par un vieux sage qui conseille Paul avec pertinence.
Alors, démodé ou indémodable?
Un classique incontournable!
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SabiSab28
  15 octobre 2017
Paul et Virginie, deux êtres nés sur un île ou les mères y trouvèrent refuge, suite à l'incompréhension et l'injustice des hommes.
Ces deux enfants grandissent sur cette île paradisiaque qu'est L'île Maurice, de part la splendeur des paysages mais également 'éloignement de la cour française et ses moeurs corrompus et inhumains.
Les enfants mûrissent et naturellement l'éveil des sens aussi, tous deux s'aiment mais trop tôt. Les mères s'en inquiètent, et même si elles consentent à un futur mariage, mieux vaut essayer des les éloigner, ce qui n'est pas chose simple.
Un jour, une tante de Virginie, exige la présence de Virginie en France, soutenue par le gouverneur et surtout l'Eglise. Dans cette époque vertueuse et pieuse, Virginie ne peut s'opposer à la volonté de Dieu malgré elle.
Une fois partie, tous sont soumis aux moeurs françaises et en subissent les conséquences : le mariage forcé, la décadence du refus, les inégalités liés à la naissance.
Virginie décidera d'aller contre l'aristocratie et de revenir, mais hélas, les éléments en décideront autrement. Un ouragan mettra fin à l'issue idyllique que l'on aurait pu présager.
Ce livre est une petite merveille quant au romantisme de l'époque, à ses descriptions merveilleuses, à la dénonciation de la perversion de l'aristocratie et de la société française. En quelques pages, tout est dit sur cette société néfaste, injuste et absurde.
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Citations & extraits (84) Voir plus Ajouter une citation
SabiSab28SabiSab28   15 octobre 2017
Je tiens pour principes certains du bonheur qu'il faut préférer les avantages de la nature à tous ceux de la fortune, et que nous ne devons point aller chercher hors de nous ce que nous pouvons trouver chez nous.
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VermeerVermeer   11 octobre 2017
L'état est semblable à un jardin, où les petits arbres ne peuvent venir s'il y en a de trop grands qui les ombragent; mais il y a cette différence que la beauté d'un jardin peut résulter d'un petit nombre de grands arbres, et que la prospérité d'un état dépend toujours de la multitude et de l'égalité des sujets, et non d'un petit nombre de riches.
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mamzelle-chachaillemamzelle-chachaille   03 janvier 2013
"Lorsque je suis fatigué ta vue me délasse. Quand du haut de la montagne je t'aperçois au fond de ce vallon, tu me parais au milieu de nos vergers comme un bouton de rose. Si tu marches vers la maison de nos mères, la perdrix qui court vers ses petits a un corsage moins beau et une démarche moins légère. Quoique je te perde de vue à travers les arbres, je n'ai pas besoin de te voir pour te retrouver; quelque chose de toi que je ne puis dire reste pour moi dans l'air où tu passes, sur l'herbe où tu t'assieds. Lorsque je t'approche, tu ravis tous mes sens. L'azur du ciel est moins beau que le bleu de tes yeux; le chant des bengalis, moins doux que le son de ta voix. Si je te touche seulement du bout du doigt, tout mon corps frémit de plaisir. Souviens-toi du jour où nous passâmes à travers les cailloux roulants de la rivière des Trois-Mamelles. En arrivant sur ses bords j'étais déjà bien fatigué; mais quand je t'eus prise sur mon dos il me semblait que j'avais des ailes comme un oiseau. Dis-moi par quel charme tu as pu m'enchanter. Est-ce par ton esprit? mais nos mères en ont plus que nous deux. Est-ce par tes caresses? mais elles m'embrassent plus souvent que toi. Je crois que c'est par ta bonté. Je n'oublierai jamais que tu as marché nu-pieds jusqu'à la Rivière Noire pour demander la grâce d'une pauvre esclave fugitive. Tiens, ma bien-aimée, prends cette branche fleurie de citronnier que j'ai cueillie dans la forêt; tu la mettras la nuit près de ton lit. Mange ce rayon de miel; je l'ai pris pour toi au haut d'un rocher. Mais auparavant repose-toi sur mon sein, et je serai délassé."

Virginie lui répondait: "O mon frère! les rayons du soleil au matin, au haut de ces rochers, me donnent moins de joie que ta présence. J'aime bien ma mère, j'aime bien la tienne; mais quand elles t'appellent mon fils je les aime encore davantage. Les caresses qu'elles te font me sont plus sensibles que celles que j'en reçois. Tu me demandes pourquoi tu m'aimes; mais tout ce qui a été élevé ensemble s'aime. Vois nos oiseaux; élevés dans les mêmes nids, ils s'aiment comme nous; ils sont toujours ensemble comme nous. Ecoute comme ils s'appellent et se répondent d'un arbre à l'autre: de même quand l'écho me fait entendre les airs que tu joues sur ta flûte, au haut de la montagne, j'en répète les paroles au fond de ce vallon. Tu m'es cher, surtout depuis le jour où tu voulais te battre pour moi contre le maître de l'esclave. Depuis ce temps-là, je me suis dit bien des fois: Ah! mon frère a un bon coeur; sans lui je serais morte d'effroi. Je prie Dieu tous les jours pour ma mère, pour la tienne, pour toi, pour nos pauvres serviteurs; mais quand je prononce ton nom il me semble que ma dévotion augmente. Je demande si instamment à Dieu qu'il ne t'arrive aucun mal! Pourquoi vas-tu si loin et si haut me chercher des fruits et des fleurs? n'en avons-nous pas assez dans le jardin? Comme te voilà fatigué! tu es tout en nage." Et avec son petit mouchoir blanc elle lui essuyait le front et les joues, et elle lui donnait plusieurs baisers.
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mamzelle-chachaillemamzelle-chachaille   15 novembre 2012
Rien en effet n'était comparable à l'attachement qu'ils se témoignaient déjà. Si Paul venait à se plaindre, on lui montrait Virginie; à sa vue il souriait et s'apaisait. Si Virginie souffrait, on en était averti par les cris de Paul; mais cette aimable fille dissimulait aussitôt son mal pour qu'il ne souffrît pas de sa douleur. Je n'arrivais point de fois ici que je ne les visse tous deux nus, suivant la coutume du pays, pouvant à peine marcher, se tenant ensemble par les mains et sous les bras, comme on représente la constellation des Gémeaux. La nuit même ne pouvait les séparer; elle les surprenait souvent couchés dans le même berceau, joue contre joue, poitrine contre poitrine, les mains passées mutuellement autour de leurs cous, et endormis dans les bras l'un de l'autre.
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ceanothusceanothus   03 juin 2016
Si Virginie m'avait paru charmante en toile bleue du Bengale, avec un mouchoir rouge autour de sa tête, ce fut encore tout autre chose quand je la vis parée à la manière des dames de ce pays. Elle était vêtue de mousseline blanche doublée de taffetas rose. Sa taille légère et élevée se dessinait parfaitement sous son corset, et ses cheveux blonds, tressés à double tresse, accompagnaient admirablement sa tête virginale. Ses beaux yeux bleus étaient remplis de mélancolie; et son cœur agité par une passion combattue donnait à son teint une couleur animée, et à sa voix des sons pleins d'émotion. Le contraste même de sa parure élégante qu'elle semblait porter malgré elle, rendait sa langueur encore plus touchante. Personne ne pouvait la voir ni l'entendre sans se sentir ému. La tristesse de Paul en augmenta. Marguerite, affligée de la situation de son fils, lui dit en particulier : (...) "Mademoiselle de La Tour appartient, par sa mère, à une parente riche et de grande condition : pour toi, tu n'es que le fils d'une pauvre paysanne, et, qui pis est, tu es bâtard.
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