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ISBN : 2366298749
Éditeur : Actusf (15/03/2018)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Qu’est-ce qui est vert, pèse 120 000 tonnes, pue la vase, n’a pas vu le ciel bleu depuis quarante siècles et s’apprête à dévaster le monde ? Ingrid n’en a aucune idée. Et elle s’en fout. Autant dire que lorsque des hurluberlus lui annoncent qu’elle est le Centre du pentacle et que la résurrection de Cthulhu est proche, ça la laisse de marbre. Jusqu’à ce que les entités cosmiques frappent à sa porte... Après avoir réalisé une étude sociologique des fées (Fées, weed e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Le_chien_critique
  29 mars 2018
Ahaimgr'luhh llll ehye ngnah ymg' ahornah, Ahogog ot mgepnah ah llll c' l' mggoka'ai. Ye'bthnk shugothnah gently ph'nglui block ye'bthnk. llll ng cart mgepch'nglui'ahog. H' h' epgoka ph'nglui ng fired. A uh'eog ahuh'eog ph'nglui yah'or'nanahh, n'ghftorog ah'ehye mgepah yeeogog y'or'nahh mgepog. H' mggoka s'uhnog.
Gn'th'bthnkor fm'latghnah yogfm'log. Uh'eaglnah mgepah seized naIIII mgehye'bthnk ephaifreeze ahhai mgfm'latghnah llllw'nafh. Mgahnnn mgng ch'nglui'ahog Gokln'gha nilgh'rinah C' l' mgr'luh
Et si vraiment Cthulhu existait ?
Comme le disait Bakounine, ce Camarade Vitamine, il faudrait s'en débarrasser !
Et encore un roman autour de Lovecraft. Pas une semaine, sans une sortie ou future sortie d'un roman, essai, mise au point sur Lovecraft et sa bande de monstres indicibles. le Gaviscon n'arrive même plus à soulager mon indigestion, et voilà qu'un certain Karim Berrouka que je suis depuis son premier cri (Houlala) se met de la partie. Mais je l'aime bien Karim, il m'avait fait rire malgré ma détestation des fées, il a hissé le drapeau anarchiste sur la Tour Eiffel et puis cette présentation qui participe à mon ressenti autour de ces sorties littéraires. Alors pourquoi pas ?
Mais en fait, Ingrid ne s'en fout pas réellement de Cthulhu, elle est même très curieuse. Alors malgré ces quidams qui lui racontent des inepties, elle veut voir si ce qu'ils racontent est véridiques.
L'occasion de faire la connaissance avec quatre sectes vouant un culte aux bestiaires monstrueux lovecraftien : on passe de l'American Dagon Scuba Diving Society et ses hommes poissons d'Innsmouth, aux Satanistes de l'amour vouant un culte à Shub-Niggurath et à l'amour libre, sans oublier la DUMF et sa musique dodécacophonique à la gloire d'Azatoth, et les tarés scientifiques misogynes de Jésus Higgs Dieu-Boson Yog-Sothoth. Chaque secte est complètement barré mais croit dur comme fer à leurs croyances, aussi incroyables fut-elle. Une sacré bande de fanatiques attendant le messie depuis des temps immémoriaux, mais qui pourrait bien les surprendre par le fait qu'il ne ressemble pas à ce qu'ils attendaient.
Alors on sourit à quelques blagues et trouvailles, mais une fois les présentations faites, un manque de rythme se fait cruellement sentir. Ingrid se laisse aller, elle s'en fout au fond de ces tarés, et moi lecteur, je m'en foutais aussi de toutes les péripéties qui lui arrivaient. Un gros passage à blanc (200 pages environ) du fait d'une intrigue linéaire et répétitive : elle rencontre un fanatique d'une des factions, part à la découverte de leur "royaume" et revient faire un compte rendu à ses amis.
La fin a tout de même relevé mon intérêt, la satire est plus présente, la critique de la Religion refait surface, les retournements de situation rocambolesques sont présents.
Les titres de chapitres sont souvent très inventif et drôle : Les Buttes-Chaumont hallucinées, L'orgie tombée du ciel, le quantique, c'est fantastique, L'appel du pentacle, Si le chaos m'était conté,...
Celle qui n'avait pas peur de Cthulhu n'est pas le livre que j'attendais de lire, celui qui aurait bousculé avec plus de verve et de satire les mythes et légendes de Lovecraft, même si quelques fulgurances sont à notés de ce côté. Dans son interview sur ImaJ'nèr, il dit qu'il aime s'emparer d'un sujet pour en apporter une approche décalée dans les archétypes, pari réussi pour ses précédents titres, un peu moins avec ce roman. Peut être l'amateur éclairé trouvera des allusions aux oeuvres du raciste qui ne m'ont pas interpelé.
Au final, un excellent début et une fin épatante, ce qui n'est pas si mal.
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nekomusume
  10 avril 2018
Lorsque j'ai vu qu'un nouveau Karim Berrouka était sorti et qu'en plus il s'attaquait au grand mythe de Cthulhu, je n'avais qu'une hâte: retrouver l'univers délirant de cet auteur.
Ingrid menait une vie tranquille, enfin surtout depuis que son ex Tugdual avait disparu de la circulation. Malheureusement elle semble attirer tous les cinglés de la création qui la prennent pour le centre du pentacle et qui lui attribuent un rôle majeur dans le retour de Cthulu et éventuellement la fin du monde. A partir de là, entre la DGSE qui se pose beaucoup de questions et les cinq factions qui ne souhaitent pas abattre leurs cartes trop rapidement, Ingrid qui ne connaissait Cthulhu que de nom se retrouve obligée de lire en accéléré les romans de Lovecraft pour se faire une idée plus ou moins claire de ce qui lui tombe dessus.
Avec un oeil neuf et un esprit cartésien, Karim Berrouka nous fait revisiter un grand classique de la littérature fantastique. Un grand moment de plaisir décalé.
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celindanae
  26 mars 2018
Karim Berrouka n'est pas seulement le chanteur et parolier de Ludwig von 88, il est également écrivain depuis 2002. On lui doit notamment l'excellent le Club des punks contre l'apocalypse zombie. Et comme Karim Berrouka a le vent en poulpe en ce moment, j'ai eu envie de lire son dernier roman, toujours chez ActuSf. du Cthulhu à la sauce Berrouka, cela promet une bonne dose d'humour et de second degré. En plus, si vous suivez ce merveilleux blog, vous connaissez mon amour pour le grand Cthulhu. le livre avait donc tout pour me séduire.
Ainsi me voilà partie pour suivre les aventures trépidantes d'Ingrid, une trentenaire bien dans ses baskets et dans sa vie parisienne. Ingrid vit sa petite vie, tranquillement en allant de boulot en boulot via une agence d'Intérim et en sortant avec sa meilleure amie Lisa. Aussi, quand un inconnu l'aborde dans le métro en commençant à lui parler de choses étranges, de pentacle, d'un monstre vert puant la vase à plein nez, Ingrid commence à douter fortement de la santé mentale de ce monsieur. Puis, peu à peu, les évènements bizarres s'enchainent autour d'Ingrid, attisant sa curiosité.
La confrontation entre deux mondes totalement opposés, celui d'Ingrid fait de sorties, petits boulots et soirées entre amies, et celui des adorateurs de divers dieux anciens offre des situations très amusantes avec beaucoup de second degré. le début du roman est vraiment excellent et très drôle. le style de Karim Berrouka convient parfaitement au ton du roman, il est percutant, incisif et plein de subtilités. On se laisse très facilement prendre au récit grâce à la plume de l'auteur qui nous met tout de suite dans le bain que l'on partage avec Cthulhu.
Ingrid va se trouver emportée dans une aventure rocambolesque et poulpesque plus ou moins malgré elle. Les péripéties et les voyages s'enchainent au gré des découvertes d'Ingrid sur la prophétie à laquelle elle est liée. Cinq factions sont impliquées dans cette prophétie et chacune a un rapport avec un grand ancien différent. La faction en lien avec Shub-Niggurath offre des passages savoureux au roman. La découverte de chacune des factions par Ingrid est plutôt cocasse, avec la vision de l'héroïne pleine de sarcasme par rapport à tous ces fanatiques. Ingrid voit à chaque fois le bon côté des choses dans ce qui lui arrive, après tout cela lui permet de voyager et découvrir de nouveaux endroits, elle n'a pas peur de ce qui lui arrive, d'où le titre du roman.
Après un début sur des chapeaux de roues, le roman s'essouffle un peu au milieu avec la prise de conscience d'Ingrid de la réalité de tout ce qui lui arrive. Cependant, la fin regagne en puissance en alliant surprises et rebondissement inattendus. le roman oscille ainsi entre amusement, dérision et surnaturel. Karim Berrouka change complètement d'univers après s'être intéressé au fées, puis aux zombies, il s'attache à décrire le mythe de Cthulhu et il fait preuve d'une connaissance impressionnante de la mythologie de Lovecraft. Point plus que notable, Karim Berrouka a pris soin de prendre une femme comme personnage principale. Ce qui est d'autant plus à souligner quand on connait le peu d'importance qu'avaient les femmes chez Lovecraft. La faction de la physique quantique rejoint d'ailleurs Lovecraft sur ce point, en allant encore plus loin ce qui n'est pas peu dire !
Celle qui n'avait pas peur de Cthulhu est donc un très bon roman avec beaucoup de dérision, de situations cocasses, une héroïne à la forte personnalité, servi par un style incisif et plein d'humour. Karim Berrouka se réapproprie la mythologie de Lovecraft pour la servir à sa sauce complétement décalée et nous fait passer de très bons moments de lecture.
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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Pugoscope
  06 avril 2018
Après le complètement barré Club des Punks Contre L'Apocalypse où des keupons défoncés affrontaient la fin du monde et des zombies peu communs, je n'avais qu'une envie : me replonger dans l'esprit farfelu de Karim Berrouka et retrouver sa plume incisive et pleine d'humour. Karim Berrouka c'est le chanteur et parolier de Ludwig von 88, un groupe de punk rock français actif pendant une vingtaine d'années et de retour depuis peu. Et ce qui est certain, c'est qu'on retrouve le côté punk de l'auteur dans ses romans, à la fois dans le style mais aussi dans le côté irrévérencieux des scènes et de ses personnages. Et comme vous le savez, chez le Pugoscope on aime ça, du coup ni une ni deux dès que son troisième roman Celle qui n'avait pas peur de Cthulhu est sorti, j'ai mis mes rangers et je suis allée l'acheter. Avec leurs couvertures hyper soignées et qui attirent l'oeil, les livres de Karim Berrouka chez ActuSF t'obligent à les acheter avant même de savoir de quoi ça parle. Et puis côtes à côtes dans la bibliothèque c'est joli. Pour ce troisième roman, l'auteur continue de s'attaquer à du lourd et nous propose une revisite à sa sauce de Lovecraft et de sa célèbre bestiole verdâtre tentaculaire Cthulhu. On va suivre Ingrid, une jeune femme un peu blasée qui vit à Paris de petits boulots et va se retrouver malgré elle dans un beau bourbier. Un mec étrange va l'aborder dans le métro et lui révéler qu'elle est le centre du pentacle et qu'elle a le pouvoir de sauver l'humanité. Mais Ingrid, ça lui fait une belle jambe et elle va prendre le type pour un illuminé de plus, jusqu'à ce qu'elle se retrouve embarquée par la DGSE qui enquête sur un sous-marin qui aurait potentiellement été volé par son ex, lui aussi un peu bizarre. Dès lors d'autres évènements tous plus dingues les uns que les autres vont s'enchaîner, Ingrid va rencontrer d'autres gens encore plus frappadingues qui vont l'entraîner dans un périple à travers l'Europe pour rencontrer les 5 factions...
Lien : http://pugoscope.fr/2374-cel..
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OmbreBones
  17 avril 2018
En bref, Celle qui n'avait pas peur de Cthulhu est un roman surprenant, comme toujours avec Karim Berrouka, qui est à la portée des adeptes de Lovecraft comme des novices. Il offre différents niveaux de lecture et une héroïne de caractère. Je le recommande à ceux qui ont envie de sortir des sentiers battus et de découvrir un pan de l'univers Lovecraft, revisité.
Lien : https://ombrebones.wordpress..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
StelphiqueStelphique   20 avril 2018
Ainsi va le monde, comme les hommes. Ils endurent, ils subissent . Puis, un jour , c’est le chaos.
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shamandalieshamandalie   07 avril 2018
— Il n’a pas l’air bien.
— Il était mort pendant quatre mille cinq cents ans.
— On peut faire quoi pour l’aider ?
— Je ne sais pas trop. Attendre. Il va reprendre peu à peu ses esprits.
Ou rester indéfiniment prostré, se dit Ingrid. Plus de quatre mille ans de mort, ça doit un peu rouiller les articulations et les connexions synaptiques.
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shamandalieshamandalie   07 avril 2018
Houlà ! se dit Ingrid alors que les membres de l’assemblée se lèvent et se mettent à tourner sur eux-mêmes. Elle est tombée sur une véritable congrégation de défoncés du bulbe. La preuve vivante que si Cthulhu existe (c’est une éventualité qu’elle ne considère que dans un cadre rhétorique), il serait bien avisé de le ressusciter et de l’encourager à détruire l’humanité. L’annihilation de la race humaine est préférable à l’absorption totale dans l’amour pur et unique.
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shamandalieshamandalie   07 avril 2018
Le monde n’est pas régi par des basculements intempestifs. Le monde est patient, il respecte la logique des tensions, une sorte de loi universelle qui veut que l’élastique de la réalité ait une résistance accrue, et qu’avant qu’il ne pète, il faut qu’il enregistre une puissante tension. Ainsi va le monde, comme les hommes. Ils endurent, ils subissent. Puis, un jour, c’est le chaos.
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shamandalieshamandalie   07 avril 2018
Cthulhu, Ursula, même combat. Horribles à rendre fou, résistants comme un ballon de baudruche trop gonflé.
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Videos de Karim Berrouka (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Karim Berrouka
Extrait de la conférence "No future & steampunk" aux Utopiales 2017 avec S.Doke, L.Davoust, K.Berrouka, K.Gobled et A.Mottier.
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