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ISBN : 2917689463
Éditeur : Actusf (01/03/2013)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 13 notes)
Résumé :
Il y a des nains furieux qu’on leur ait dérobé leur or, Jack qui n’est pas très pressé de monter à son haricot, Cloclo qui se réincarne dans le métro et des jeunes filles habillées de blanc qui hantent les routes la nuit...

Mais il y aussi des enquêtes glauques et angoissantes, l’enfer des combats à Falloujah et des ombres qui, chaque soir, dansent pour leur public.

Entre fantasy et fantastique, Karim Berrouka nous propose un livre où... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Dionysos89
  29 octobre 2013
Quel titre ! « Les ballons dirigeables rêvent-ils de poupées gonflables ? ». En voilà qui nous fait miroiter un aspect steampunk, ou bien robotisé, ou bien une sorte d'hommage à Philip K. Dick connu pour son « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? » (honteusement republié en « Blade Runner » d'ailleurs).
En effet, malgré cet avant-goût et sans spoiler aucun, promis, Karim Berrouka ne nous livre ni ballons dirigeables, ni poupées gonflables, et encore moins une quelconque référence au maître Philip K. Dick. « Mais que nous sert-il ? » me direz-vous. Ce recueil de nouvelles semble, au vu du quatrième de couverture, s'intéresser à tout et n'importe quoi, tant les sujets paraissent éclectiques. Je dis donc méfiance, mais surtout je dis pourquoi pas… au moins au début.
Neuf nouvelles s'offrent à nous et autant de mondes imaginaires débordant d'idées toutes plus farfelues les unes que les autres : d'une lutte écologique entre fées et humains dans « le siècle des lumières » à une enquête loufoque au milieu de nains sanguinaires dans « de l'art de l'investigation », en passant par nombre d'univers flippants ou déjantés, il y a de quoi s'amuser ici. Dans cet ensemble hétéroclite, s'amoncelle un amas de références extrêmement sympathiques, mais tellement hétérogène qu'il en devient chaotique à suivre et à lire.
Personnellement donc, je l'avoue, je n'ai pas apprécié cette lecture, du fait de ce style en constant décalage, qui se veut percutant mais est très dommageable, car sans pouvoir saisir tout l'intérêt de ses idées, on peut malgré tout sentir combien l'auteur est prêt à raconter quelque chose de fort, de captivant et de profond. Mais vraiment, cette manie d'être trop dans l'ironie constante, sans pause ni approfondissement, ne me convient pas : on trouve dans cet ouvrage des délires oui, certes, mais du rire non, certainement pas. Et quand je dis que l'auteur est continuellement dans le décalage, je ne sais pas si je suis bien clair pour tout le monde : essayez de discuter avec quelqu'un qui ne parle qu'en blague sans jamais se laisser comprendre un seul instant, le dialogue devient vite compliqué...
Même si je la trouve inachevée, c'est la nouvelle « Dans la terre » qui m'a le plus touché avec sa propension introspective et sa vague relation avec la fin de la saga Fondation d'Isaac Asimov (avis tout à fait personnel, je préviens). Pour le reste, l'auteur va vraiment dans des directions particulièrement compliquées et pour la simple raison de rendre difficile la lecture et la compréhension. Peut-être (et sûrement même, soyons humble) est-ce moi qui n'ai rien compris, mais véritablement la cohérence de ce recueil de Karim Berrouka fait peur ; lui-même, sur un ton sarcastique, déclare dans l'interview finale qu'il a proposé ces nouvelles uniquement parce qu'elles avaient été rejetées par d'autres maisons d'édition. L'effet de style est intéressant mais le résultat déjà nettement moins concluant. Ainsi, dans « Jack et l'homme au chapeau », l'auteur s'amuse des changements de style littéraire de manière assez lourde, et en plus c'est pour finalement nous dire que c'est son style le plus intéressant à utiliser et surtout le plus adulte de tous. La manie de répéter plusieurs fois un événement afin d'en tirer un effet comique devient rapidement tout aussi lourde : dans « Éclairage sur un mythe urbain : la Dame Blanche dans toute sa confondante réalité » comme dans « Concerto pour une résurrection », que j'ai pourtant apprécié avec toutes ses références ciblées, la situation initiale est répétée trois fois afin d'en tirer une morale toute relative, même si elle laisse augurer parfois des tendances intéressantes de l'auteur. C'est vraiment la style qui m'a un peu choqué, car pour le reste, même si c'est bien fumeux (dès « L'histoire commence à Falloujah », par exemple, nous nous intéressons à une histoire de sauvetage en plein champ de bataille urbain couplée à une histoire d'amour qui pointe le bout de son nez sans raison apparente), on peut au moins se dire qu'il fourmille d'idées et de centres d'intérêts.
Finalement, cette interview de Karim Berrouka, à la fin de ce volume, nous fait prendre (enfin !) conscience du sacré phénomène qu'est cet auteur : complètement barré d'une certaine façon, mais parfois trop à côté de la plaque pour vraiment revendiquer un humour ironique qui serait pourtant du genre à me convenir. Et pour le savourer, il faut (en tout cas, il ME faut) des pauses salvatrices permettant de se raccrocher péniblement aux branches, sans quoi on s'enfonce inexorablement et constamment dans le décalage vis-à-vis d'un sujet, d'une question ou d'une histoire, et tout ne revient finalement qu'à un délire trop personnel et trop intérieur pour être partagé. L'auteur l'avoue complètement dans cette interview et, à la limite, on pourrait même venir à reprocher l'ordre choisi dans ce recueil.
Un recueil totalement incohérent donc, misant beaucoup trop sur l'ironie constante, sans aucun temps mort pour apprécier quelque chose en particulier, et qui ne permet malheureusement pas de cerner correctement le style de Karim Berrouka qui, au premier coup d'oeil de lecteur, serait pourtant du genre à me convenir. Un bon gros dommage comme on essaie d'en éviter.
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MoshiMoshituc
  01 décembre 2013
Des stars trépassées en route pour la révolution ; un peuple fée que ravage l'industrie électrique ; Freud passé au crible par Jack et son haricot magique ; un Djinn amoureux sous les bombes irakiennes; le béguin d'une Dame Blanche pour deux hippies défoncés…
Entreprendre la lecture des neuf nouvelles qui composent Les poupées gonflables, c'est comme s'égarer dans une fête foraine surréaliste ou dans la roulotte d'une diseuse de bonne aventure. Et gare à la carte que vous tirerez ! Humour et paranormal, drame et poésie, paillettes et chars d'assaut: l'art de Karim Berrouka, conteur - prestidigitateur, c'est d'être à même de nous faire passer du rire au larme ou encore à la rêverie d'une histoire à l'autre.
On est tour à tour troublé par la tristesse qui émane de « Falloujah », ravi par la réinterprétation de contes et légendes vieux comme le monde, fasciné par l'hypnotique « Cirque des ombres » dont le souvenir reste en tête longtemps, bien longtemps après lecture.
Du très bel ouvrage de la part de l'ex-chanteur des LV88, qui nous avait déjà séduits avec ses deux précédentes publications, Cyclone (2011) et La Porte (2008).
A lire pour le plaisir des cinq sens et de l'esprit et plus si affinité, puisque deux nouveaux recueils sont annoncés en numérique pour 2013, toujours chez ActuSF.
Lien : http://moshituc.wordpress.co..
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Pugoscope
  20 novembre 2017
Le Club des Punks Contre l'Apocalypse Zombie avait été un gros coup de coeur, j'avais adoré l'écriture de Karim Berrouka, hyper cinglante et franche, et l'histoire bien barrée était géniale. du coup j'avais acheté ce recueil de nouvelle dont le titre fait hommage à Philipe K. Dick, aux Imaginales.....
Lien : http://pugoscope.fr/342-les-..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   13 octobre 2013
Oh, fait Ségolène en montrant de son index une forme blanche qui agite un pouce que le froid aura tétanisé. Mon Dieu Tout Puissant Qui Nous Berce En Son Cœur Miséricordieux, répond du tac au tac l’homme qui conduit, une auto-stoppeuse ! Quelle inconvenance vestimentaire ! Les yeux je dois détourner. Ségolène, tenez le volant pendant que nous dépassons cet objet sacrilège et que, de nos mains, je cache à mon regard cette ignominieuse vision. La femme dresse son menton et, d’un air qui l’a rendue célèbre dans les garden-parties de Saint Nicolas du Chardassaut, toise son mari avec condescendance. Voyons, ne faites pas votre sainte-nitouche. Et profitons de l’occasion que notre Seigneur Qui Nous Protège De L’Orgueil nous offre pour nous mêler au petit peuple, au peuple d’en bas, de très, très en bas (elle glousse de ses couronnes d’ivoire plaquées or poncées saphir rehaussés d’une fluctuation diamantifère discrète, le trésor des templiers sur le simili-émail de ses prothèses dentaires). Vous n’y pensez pas, répond son mari d’une voix outrée. Mais bien certainement, continue-t-elle, pleine de défi, j’y pense. Cela sera notre bonne action du millénaire (elle sursaute d’un petit rire contenu en se tenant l’extrémité des lèvres du bout des doigts, des fois que le démon de l’hilarité profite de cet instant de relâchement pour lui éjaculer quelques onces d’espièglerie dans le gosier).

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Dionysos89Dionysos89   27 septembre 2013
Ma fureur me consume. Ma folie me brûle. Comme une langue qui m’enlace et me pousse vers d’horribles horizons. Je suis le meurtre, la haine incarnée, la jalousie pérenne qui ne s’assouvit même pas dans l’acte criminel. L’abjection qui ne se résout pas. L’infinie tourmente que l’effondrement des cités n’affaiblit jamais. Je suis, certainement, créateur et rédempteur, juge et exécuteur. Tout le reste n’est que poussière. Et de la poussière j’élèverai un empire vertueux.

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Dionysos89Dionysos89   30 septembre 2013
J’ai cru qu’il allait m’insulter, mais non. Il a juste dit que cette année-là le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailles. Je lui ai répondu que j’avais plus d’appétit qu’un barracuda. Je ne sais pas pourquoi. C’était plutôt con mais ça m’était venu comme une envie de pisser. […] « Je sais, et ta sœur Bélinda passe son lundi au soleil. »

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Dionysos89Dionysos89   11 novembre 2013
Dans la terre, il y a la terre. Et je ne suis que son plus pitoyable ver. Je joue les lombrics à fouiller sa mémoire, à digérer les témoignages qu’elle conserve. J’y plante mes graines, qui ne rejaillissent de sa matrice que sous forme d’enfants mort-nés.
Je préserve son passé, je rêve de son futur.

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Dionysos89Dionysos89   05 décembre 2013
Quand un ogre a une idée en tête, elle y reste longtemps, vu qu’elle n’est pas prête d’en rencontrer une autre qui la délogerait.

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Videos de Karim Berrouka (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Karim Berrouka
Extrait de la conférence "No future & steampunk" aux Utopiales 2017 avec S.Doke, L.Davoust, K.Berrouka, K.Gobled et A.Mottier.
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