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Norbert Cassegrain (Éditeur scientifique)
EAN : 9782710330967
448 pages
La Table ronde (01/01/2011)
3/5   2 notes
Résumé :
Recueil de lettres de l’écrivain à Barthes, Ponge, Déon, Sollers, Besson, etc
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
liratouva2
  23 janvier 2012
Ce livre de correspondances d'un jeune auteur mort le soir du réveillon de Noël 2003, à 49 ans, a été voulu par ses amis qui sont aussi des écrivains, des artistes, des philosophes célèbres, qui lui ont écrit, qui l'ont encouragé à écrire, qui voyaient en lui un être très doué, ancien Normalien, plein d'humour, ne vivant que pour la littérature et très prometteur, vu ses dons littéraires. Pourtant il a peu produit : un roman: Daimler s'en va, quelques nouvelles. Les noms qui reviennent le plus souvent dans ces Correspondances sont ceux de Jean Echenoz, Patrick Besson, Éric Neuhoff, Pierre Bayard, Michel Déon, Philippe Sollers, du moins parmi ceux que je connais.
A qui ce livre est-il destiné? A ses amis bien sûr et à ses proches et à qui d'autres? Je me suis souvent senti de trop en parcourant ce livre.
J'aime les biographies, les journaux intimes, les correspondances, les mémoires, tous les textes qui font revivre une personne, célèbre ou pas d'ailleurs, pourvu qu'à un moment je puisse avoir l'impression de le connaître, de le sentir revivre. J'ai cru que ce serait pareil cette fois-ci mais le miracle n'a pas eu lieu. Les lettres de ses correspondants m'ont semblé envahissantes par rapport au petit nombre des siennes. Trop de passages ne me concernaient pas si bien que je me suis trop dispersée dans ma lecture en pointillés. C'était un rendez-vous manqué.
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Vidéo de Frédéric Berthet
« Il va falloir s'y habituer, mais quand même ça fait bizarre. […] Dix ans déjà que Frédéric Berthet est mort. On l'avait retrouvé chez lui, entre Noël et le jour de l'an. […] Ce normalien n'avait pas le profil de la rue d'Ulm. Il aimait Salinger et le champagne, la pêche à la mouche, le tennis et Kafka. Il avait été conseiller culturel à New York, le seul travail qu'il ait jamais eu. Son métier était écrivain, mais comme écrivain n'est pas un métier, il ne pouvait pas s'en tirer. […] Il avait cru que l'alcool serait son compagnon de route. Il fut son ennemi. « Écrire : se sortir de l'eau soi-même en se tirant par les cheveux. » Il se noya dans le whisky et le vin blanc. Il était pourri de talent. Ses incertitudes l'asphyxiaient. […] Ses livres continuent à clignoter, comme ces étoiles dont la lumière nous parvient encore après qu'elles sont éteintes. […] […] Ceux qui restent ont toujours tort. « Yep ! », aurait fait Frédéric, avec ce petit rire qui n'était qu'à lui. » (Éric Neuhoff, Deux ou trois leçons de snobisme, Éditions Écriture, 2016)
« […] Comment il avait écrit son deuxième livre, il l'ignorait encore. Il avait eu le choix entre terminer le troisième et se tirer une balle dans la tête. Quant au quatrième, on avait commencé à considérer qu'il en écrirait même un cinquième : s'il était toujours là, c'est qu'il tenait le coup. […]  […] Il savait bien que tout ce que la littérature lui prenait, elle était forcée de le lui rendre de temps en temps. […] » (Un point de vue divin)
« […] Distraction ? Fatigue ? Devait-il tenter de se justifier ? Écrire un éloge de la distraction ? Une apologie de la fatigue ? Ha ha ! Il ne pouvait plus écrire, justement ! Depuis trois mois ! L'écrivain s'était taillé, l'avait abandonné ! Oh, je sais, ajoutait Trimbert sentencieux, ces périodes sont imprévisibles, comme des accès de malaria, et il le pensait avec conviction, c'était une loi de l'existence, encore que chaque accès le laissât pantelant. « Dans la maladie, la santé se repose » c'était le plus joli, le plus sympathique, le plus profond dicton qu'il eût à sa disposition. Peut-être fallait-il ficher la paix à l'écrivain, de temps en temps. Soit. Peut-être l'écrivain pouvait-il partir en permission. Se faire porter pâle. Demander un mot d'absence à ses parents. Oui, exactement : à ses parents. Pauvre type. […] » (Hors-piste)
de Frédéric Berthet (1954-2003), « cinq libres ont été publiés de son vivant, en l'espace de dix années. […] En 1993 paraissent simultanément Felicidad, second recueil de nouvelles (le bandeau de la collection L'Infini précise : « Nouvelles du front » […], qui suscite dans la presse une vague d'interrogations […].
0:04 - Felicidad
Pas là: 0:37 - 1er extrait 1:53 - 2e extrait
3:29 - Beaucoup d'autres endroits 4:30 - Générique
Référence bibliographique : Frédéric Berthet, Felicidad, Éditions Gallimard, 1993
Image d'illustration : https://www.telerama.fr/livre/l-ami-berthet-retrouve,65450.php
Bande sonore originale : Carlos Viola - Letter From A Friend
Site : https://thegamekitchen.bandcamp.com/track/letter-from-a-friend
#FrédéricBerthet #Felicidad #LittératureFrançaise
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