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EAN : 9782710369363
176 pages
La Table ronde (24/01/2013)
2.88/5   4 notes
Résumé :
Exilé volontaire à la campagne, le narrateur, écrivain de son état, regarde pousser le maïs ou discute avec le fermier tandis que la fermière lui plume une pintade. Le jeune chat qui lui tient compagnie joue avec «le stylo et les touches de la machine à écrire». Dans une autre nouvelle, un fils croit, au cœur de la nuit, reconnaître son père à l'arrière d'un taxi. Ailleurs, au cours d'un dîner trop arrosé, c'est le coup de foudre pour Felicidad, jeune femme à la «be... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
pleasantf
  02 septembre 2016
Avant de mal finir, Fréderic Berthet fut un élève prometteur des Lettres françaises, choyé par Sollers qui lui ouvrit les pages de la revue l'Infini. Il y publia la nouvelle ‘Un point de vue divin', reprise dans ce recueil.
Les nouvelles de ce livre sont imprégnées de deux obsessions : les femmes et le personnage de l'écrivain, à n'en pas douter un double de Berthet. L'écriture de Berthet a des allures désinvoltes, passe du coq à l'âne, suit les méandres d'une pensée décousue, se perd en chemin comme le personnage Trimbert se perd dans la neige dans la nouvelle ‘Hors-piste'. Le déroulement naturel du récit est parfois interrompu comme dans la nouvelle ‘Voyageur' : un homme vit avec trois femmes, parle de la première, de la seconde mais on ne saura jamais rien sur la troisième, comme si la suite attendue par le lecteur n'avait aucune importance. Le récit est déjà parti dans une autre direction.
Dans ces nouvelles de Berthet, la figure de l'écrivain s'accompagne d'une sensation d'échec et souvent de solitude. le temps passe sans que rien ne se passe. Le temps a détruit les espoirs passés. Il reste des souvenirs. Et il reste une présence au monde imprégnée de l'inconstance des choses. Le monde selon Berthet est une énigme, une étrangeté, où on ne sait jamais vraiment si on est à sa place. La vie, source de perplexité, est régie par le hasard. Le pathologique n'est jamais bien loin, chez des personnages qui choisissent le retrait et s'efforcent de faire ‘comme si' et de sauvegarder les apparences de la normalité.
Une écriture d'abord déconcertante mais somme toute attachante.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
pleasantfpleasantf   30 août 2016
A un médecin qui lui prescrivait pour une mauvaise grippe, des antibiotiques et lui recommandait de boire beaucoup d'eau d'Evian, elle répliquait, crânement :
- Impossible. Je n'aime que la Vitelloise.
Qu'elle avait découverte la semaine d'avant. Felicidad était pleine de tocades, d'engouements parfois portés sur des objets infimes, et qui changeaient souvent.
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Video de Frédéric Berthet (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Berthet
« Il va falloir s'y habituer, mais quand même ça fait bizarre. […] Dix ans déjà que Frédéric Berthet est mort. On l'avait retrouvé chez lui, entre Noël et le jour de l'an. […] Ce normalien n'avait pas le profil de la rue d'Ulm. Il aimait Salinger et le champagne, la pêche à la mouche, le tennis et Kafka. Il avait été conseiller culturel à New York, le seul travail qu'il ait jamais eu. Son métier était écrivain, mais comme écrivain n'est pas un métier, il ne pouvait pas s'en tirer. […] Il avait cru que l'alcool serait son compagnon de route. Il fut son ennemi. « Écrire : se sortir de l'eau soi-même en se tirant par les cheveux. » Il se noya dans le whisky et le vin blanc. Il était pourri de talent. Ses incertitudes l'asphyxiaient. […] Ses livres continuent à clignoter, comme ces étoiles dont la lumière nous parvient encore après qu'elles sont éteintes. […] […] Ceux qui restent ont toujours tort. « Yep ! », aurait fait Frédéric, avec ce petit rire qui n'était qu'à lui. » (Éric Neuhoff, Deux ou trois leçons de snobisme, Éditions Écriture, 2016)
« […] Comment il avait écrit son deuxième livre, il l'ignorait encore. Il avait eu le choix entre terminer le troisième et se tirer une balle dans la tête. Quant au quatrième, on avait commencé à considérer qu'il en écrirait même un cinquième : s'il était toujours là, c'est qu'il tenait le coup. […]  […] Il savait bien que tout ce que la littérature lui prenait, elle était forcée de le lui rendre de temps en temps. […] » (Un point de vue divin)
« […] Distraction ? Fatigue ? Devait-il tenter de se justifier ? Écrire un éloge de la distraction ? Une apologie de la fatigue ? Ha ha ! Il ne pouvait plus écrire, justement ! Depuis trois mois ! L'écrivain s'était taillé, l'avait abandonné ! Oh, je sais, ajoutait Trimbert sentencieux, ces périodes sont imprévisibles, comme des accès de malaria, et il le pensait avec conviction, c'était une loi de l'existence, encore que chaque accès le laissât pantelant. « Dans la maladie, la santé se repose » c'était le plus joli, le plus sympathique, le plus profond dicton qu'il eût à sa disposition. Peut-être fallait-il ficher la paix à l'écrivain, de temps en temps. Soit. Peut-être l'écrivain pouvait-il partir en permission. Se faire porter pâle. Demander un mot d'absence à ses parents. Oui, exactement : à ses parents. Pauvre type. […] » (Hors-piste)
de Frédéric Berthet (1954-2003), « cinq libres ont été publiés de son vivant, en l'espace de dix années. […] En 1993 paraissent simultanément Felicidad, second recueil de nouvelles (le bandeau de la collection L'Infini précise : « Nouvelles du front » […], qui suscite dans la presse une vague d'interrogations […].
0:04 - Felicidad
Pas là: 0:37 - 1er extrait 1:53 - 2e extrait
3:29 - Beaucoup d'autres endroits 4:30 - Générique
Référence bibliographique : Frédéric Berthet, Felicidad, Éditions Gallimard, 1993
Image d'illustration : https://www.telerama.fr/livre/l-ami-berthet-retrouve,65450.php
Bande sonore originale : Carlos Viola - Letter From A Friend
Site : https://thegamekitchen.bandcamp.com/track/letter-from-a-friend
#FrédéricBerthet #Felicidad #LittératureFrançaise
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