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ISBN : 2953589139
Éditeur : Kariel.B Editions (01/06/2014)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Il y a El Batar, l'enfant abandonné, méprisé, diabolisé, rejeté. Symbole d'un peuple opprimé, sa rencontre avec un vieux poète, diseur de bonne aventure, le conduira sur les chemins de ses origines. A la recherche de sa source, il va croiser l'enfer de la torture, du désespoir, de la guerre et de l'exil.

Il y a Nedjma l'orpheline, découverte par le poète sous les ruines d'un cimetière. Sur son nom, le vieil homme a gravé l'étoile de la liberté. Nedjma... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
cicou45
06 juillet 2014
Ce serait trop long à vous expliquer comment j'en suis venu à lire cet ouvrage mais toujours est-il que je ne regrette vraiment pas de l'avoir fait, loin de là.
On parle beaucoup du centième anniversaire de la Première Guerre mondiale, du soixante-dixième anniversaire du débarquement mais qu'en est-il du soixantième anniversaire (enfin, je trouve que le mot est un peu mal choisi lorsqu'il s'agit de célébrer une guerre, mais bon, passons) de la Guerre d'Algérie alors ?
L'ayant très peu étudiée lorsque j'étais au lycée, j'ai eu envie d'apprendre pour ne surtout pas oublier.
Dans cet ouvrage, Daniel Berthet nous fait explorer les deux bords de ce conflit qui opposa la France et l'Algérie de 1954 jusqu'à l'indépendance de cette dernière en 1962 mais il va même encore plus loin puisque le lecteur, se trouve, en tout début de ce roman, en 2009 dans l'hôpital de la Timone à Marseille et y reviendra d'ailleurs régulièrement puisque c'est cet ancien militaire appartenant au régiment des "Cobras", qui se souvient et nous transmet, à nous lecteurs, les souvenirs de cette guerre. de l'autre côté, il y a un personnage surnommé El Batar car il n'a jamais connu ses parents, un jeune algérien qui nous raconte aussi ce que fut sa guerre à lui, d'autant plus que ce dernier en a mené une autre bien plus importante à ses yeux puisque sachant sa mère vivante, il voulait à tout prix la retrouver...retrouver sa "Source" comme il l'appelle afin de mieux comprendre qui il est.
Loin de ma pensée de faire de la politique dans cette critique ni de dire qui avait tord et qui avait raison dans ce conflit mais toujours est-il qu'il y eu énormément de morts (comme dans toute guerre d'ailleurs) et que nous nous devons de nous souvenir. L'auteur réussi à merveille à intercaler les faits historiques dans ce roman avec des personnages très attachants et surtout, beaucoup de philosophie ! A découvrir ! La raison pour laquelle je n'ai pas mis la note maximum à cet ouvrage est dûe à mes lacunes historiques, ce qui fait que je me retrouvais de temps en temps perdue dans le fil des événements, mais rassurez-vous, le lecteur s'y retrouve généralement très facilement !
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Fandol
11 janvier 2017
Délaissant les déboires des habitants de la Haute-Provence à la fin du XVIe siècle, Daniel Berthet, pour son quatrième roman, après "Il faut sauver le Saint-Esprit", "Justice aux poings" et "L'anneau de Saint-Jérôme", traite de la guerre d'Algérie et de ses conséquences. Sa façon d'aborder un sujet très délicat est vivante, passionnante et riche d'enseignements.
Tout commence à l'hôpital de la Timone, à Marseille, le 15 janvier 2009. Nous sommes dans la chambre de Béjan, à 4 h du matin et notre homme qui fut sergent en Algérie, se réveille d'un cauchemar lui ayant fait revivre les tortures appliquées dans une villa dominant Alger. Ce Cantalien d'origine a abandonné la ferme familiale pour l'armée, à 18 ans. Parachutiste, il est passé de « l'Amen du curé » à « Oui, Chef ! » Appréciant d'aller « casser du fell, dans le djebel », il se souvient de la réalité du terrain : « Arrestations arbitraires, interrogatoires musclés, détentions administratives, torture, viols, exécutions remplacèrent nos rêves d'accrochages nocturnes avec les fellaghas. »
L'autre personnage essentiel de l'histoire arrive très vite mais nous sommes maintenant le 25 juin 1957, dans la forêt de Bouarfa, et on l'appelle El Batar ! Ce qu'il vit est terrible car « chaque millième de seconde est une éternité quand tu attends le coup fatal ! » Dans le Bordj Medeira, il est rejeté par tous car il n'a pas de parents. Un colporteur, El Moutanabi, lui a révélé ses origines et il est parti rechercher sa mère dans les bordels du pays ce qui lui a valu d'être arrêté et torturé pendant trois jours : « La torture n'est pas que blessure de chair, c'est aussi anéantissement de l'esprit… La torture tue définitivement le droit au repos. »
Ainsi, l'histoire se poursuit, haletante, alternant entre ce qui s'est passé en 1957, là-bas, et Marseille. L'auteur maîtrise bien son sujet, situant précisément chaque scène, chaque épisode, en indiquant la date et le lieu. L'action se déplace aussi à Nanterre, à Paris où l'on côtoie ceux qui militent pour le Front de libération nationale, le FLN, et subissent une répression policière qui s'abat sans discernement ni pitié. Daniel Berthet nous fait vivre de l'intérieur le massacre du 17 octobre 1961 et comment le Préfet de police, Maurice Papon, publia son communiqué outrancièrement mensonger.
Les rêves s'envolent pour les harkis comme Ben Gouasmi cherchant sa famille dans les camps de Saint-Maurice l'Ardoise (Gard), de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) et du Larzac (Aveyron). L'histoire se termine par un croisement de destins peu ordinaire que nous laisserons découvrir au lecteur.
Il fallait du courage et une profonde connaissance du terrain pour aborder un sujet aussi délicat mais la lecture de "Porteurs de rêves" permet d'avoir un autre regard sur la vie quotidienne de personnes assez ordinaires prises dans une tourmente qui les dépassait mais dont ils étaient les acteurs.
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
cicou45cicou4506 juillet 2014
"Ne remets jamais en cause le passé. Tu pourrais t'y perdre. Essaies plutôt de vivre le présent pour construire l'avenir !"
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cicou45cicou4502 juillet 2014
"La torture n'est pas que blessure de chair, c'est aussi anéantissement de l'esprit."
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cicou45cicou4506 juillet 2014
_"Sache que le bonheur se construit tous les jours, non pas par l'appât du gain, ni par la haine mais par la philosophie, par le don, par la tolérance, en un mot par la sagesse !"
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cicou45cicou4503 juillet 2014
"[...] elle est encore vivante mais a fui sur d'autres rives, sûre d'y trouver la paix. Elle se trompe. La folie est universelle !"
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FandolFandol11 janvier 2017
La torture n’est pas que blessure de chair, c’est aussi anéantissement de l’esprit… La torture tue définitivement le droit au repos.
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