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EAN : 9782709631082
187 pages
Éditeur : J.-C. Lattès (21/08/2013)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 109 notes)
Résumé :
Il y a la petite, 22 ans, un âge comme deux cygnes posés sur un lac. Fragile et ravissante, elle peine à se jeter dans le grand monde et se réfugie dans la solitude de son appartement.
La grande, 24 ans, s’agite dans la ville : nymphomane, tyrannique et machiavélique, fascinée par la mort, elle se nourrit de la dépendance affective qu’elle impose à sa cadette.
Deux sœurs qui ont grandi avec un terrible secret et qui, dix-huit ans plus tard, se démène... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  21 mai 2015
Deux soeurs. La petite a 22 ans, elle est fragile et ravissante ; elle se protège comme elle peut du monde extérieur en se réfugiant dans sa chambre de bonne qu'elle brique jusqu'à l'épuisement. La grande a 24 ans et virevolte dans la ville. Nymphomane, tyrannique, morbide, elle tient la cadette sous sa coupe. La petite ne travaille pas, ou peu, sauf quand sa soeur lui trouve des petits boulots, dont elle s'efforce de se faire virer le plus rapidement possible. La grande s'est inventé un travail de « soignante » parce qu'elle préfère voir les personnes « cassées » qu'en bonne santé.
Deux soeurs qui ont grandi avec un terrible secret et qui, dix-huit ans après, tentent d'exister chacune à sa manière. La grande en gâchant la vie de la petite cette dernière en obéissant et en résistant à la fois. La grande et la petite n'auront pas de prénom jusqu'à la fin du roman, comme si l'accomplissement de leur destin était nécessaire pour leur redonner une identité.
Je ressors profondément émue et perturbée de cette lecture. Les phrases de Delphine Bertholon m'ont happée dans une spirale douloureuse. J'y ai ressenti des émotions et des peurs d'enfant, des peurs de mon enfance que croyais enfouies à jamais.
Un bon roman, je l'ai déjà dit dans une autre critique doit pouvoir faire passer des émotions, même si elles sont douloureuses et réveillent de vieux démons.
C'est aussi cela, à mon sens, la bonne littérature.

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diablotin0
  11 juillet 2017
L'histoire de ces deux soeurs , la petite et la grande, est une histoire sombre.
La petite, fragile, anorexique est étouffée par la grande, exubérante, nymphomane, tyrannique.
Nous, lecteur, sommes également étouffés par la pression, l'angoisse qui se dégagent de ce roman.
Ces deux jeunes filles ont vécu un drame durant leur enfance, drame qui va expliquer en partie leur fragilité, leur trouble et leur névrose mais aussi bien malgré elles, leur "célébrité".
C'est une lecture étrange, et "lourde" mais malgré tout, une petite lumière apparait puisque l'on voit que rien n'est figé et qu'il est possible de "renaître".
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mollymon
  06 mars 2016
Au début du roman elles sont trois: une mère et ses deux petites filles. Soudain elle ne sont plus que deux. Deux soeurs aussi dissemblables que possible, physiquement et psychologiquement mais cependant inséparables, liées par une relation complexe.
Que s'est-il passé ?
Par petites touches, se révèle comment ces soeurs se retrouvent enfermées par la volonté de l'une dans une fausse gémellité qui les coupe du monde.
Dès le début du roman Delphine Bertholon sait ferrer son lecteur avec habilité en se montrant extrêmement énigmatique. On a envie de savoir, de comprendre. Une fascination de l'horreur s'impose subtilement et oblige à lire ce livre d'une traite.
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Neneve
  26 mai 2018
Trois. Une famille. Une mère. Des soeurs. Et puis, la mère meurt, comme ça, sans signes précurseurs. Une rupture d'anévrisme. Et les deux soeurs se retrouvent placées. Grandissent. Ensemble. Mais ne se ressemblent pas du tout. Il y a la Grande, exubérante, morbide, nymphomane, qui mange tout le temps et qui prends plaisir de la mort des gens, brune, sombre. Et puis, il y a la Petite, introvertie, solitaire, discrète, qui ne mange jamais, qui dit jamais non, qui ne mange jamais, et dont la présente de sa soeur l'exaspère... C'est un bout de leur quotidien qui nous est conté... mais c'est surtout un livre sur cette relation toxique que Bertholon a voulu nous écrire. Une relation qui repose sur le drame commun, mais surtout les oppositions sur la façon de le vivre. J'ai apprécié ma lecture. Captivée dès les premières lignes... avec une montée en puissance de l'intensité... Une autre très belle oeuvre de Bertholon.
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Bazart
  10 octobre 2013
Delphine Bertholon, est une romancière lyonnaise que j'apprécie beaucoup et pas seulement parce qu'elle habite ma ville. Twist et l'effet Larsen ses deux premiers romans m'avaient épaté par son sens de la narration, sa construction éclatée et ambitieuse et un vrai talent à décrire les dysfonctionnements familiaux et ou conjugaux.
Après Grace, son troisième et précédent roman que j'avais trouvé quelque peu décevant, Delphine Bertholon revient en forme et en force avec ce soleil à mes pieds qui étudie avec malaise, justesse et une certaine perversité la facon sournoise et pernicieuse, dont un être peut- être effacé par un autre.
Deux soeurs liées par leur passé, la grande étouffe la petite qui refuse de vivre. La relation se trouve du coup forcément bancale, malsaine, viciée et assez malaisante pour le lecteur. L'écriture de Delphine Bertholon parvient en effet à rendre tangible le caractère malsain de la relation entre les deux soeurs, où désirs, jalousies, répulsion, fascination s'entrecroisent de manière ambigüe.
Une relation de domination inquiétante, dans laquelle on a l'impression que l'une ne peut exister que dans l'anéantissement de l'autre.

Car ce n'est qu'au moment où elle est débarrassée de sa soeur, elle s'accorde enfin le droit d'exister, et ce n'est qu' à l'avant dernière ligne du roman qu'on apprendra enfin le prénom de celle qui n'avait été appelé auparavant la petite.rentrée littéraire
Bertholon opte dans ce roman pour une forme qui colle parfaitement au fond du sujet, avec une écriture ciselée, sèche, sans fioriture, et qui rend la lecture de ce Soleil à mes pieds certes un peu étouffante mais haletante en même temps..
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
diablotin0diablotin0   11 juillet 2017
- Ma soeur détestait la vie. Je veux dire... Je ne sais pas. L'humanité.
- Ah . Et vous, mademoiselle ? Vous détestez la vie ?
Elle baisse les yeux.
- Non. Juste la mienne.
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diablotin0diablotin0   11 juillet 2017
A la télévision, ils disent que les pieuvres possèdent trois coeurs. Pauvres bêtes. Elle supporte déjà mal la tristesse d'un seul.
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BazartBazart   03 octobre 2013
Le soleil de mai, par la vitre trop juste, détaillait ses rayons au compte-gouttes. Par à-coups éclairés, les cheveux de Maman semblaient trempés dans l’or : la petite ne pouvait s’empêcher de les regarder, comme en état d’hypnose
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luis1952luis1952   12 janvier 2016
Elle ralentit, s'immobilise. Dans la vitrine elles étincellent.
Des sandales, décolletées sur l'avant, avec des brides en lien autour des chevilles.
Dorées. Démentiellement dorées.
Elle entre dans la boutique et demande sa pointure.
-Vous avez de la chance, c'est notre dernière paire !
Sans même connaitre le prix, pieds nus elle enfile les chaussures ; le soleil à ses orteils ouvre un immense flash-back.
-Je les prends. Je peux les porter tout de suite ?
La vendeuse, une fille aux cheveux roses range ses vieilles ballerines dans la boîte des souliers neufs.
Elle se met en marche ; la texture des trottoirs lui semble différente.
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luis1952luis1952   12 janvier 2016
Les caves sont inondées, c'est une catastrophe.
Elle ne sait pas quoi faire, elle scrute l'eau stagnante, entend piaffer de l'autre côté des murs, des cris, des rires, des éclats de voix.
Elle enlève ses ballerines et descend lentement au fond du labyrinthe
L'eau grimpe à mi-mollets. Sous ses pieds nus, le sol instable mollit. Elle ferme les yeux pour chasser l'inquiétude.
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Delphine Bertholon pour son livre "Grâce".
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