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ISBN : 2742728228
Éditeur : Actes Sud (23/03/2000)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.04/5 (sur 114 notes)
Résumé :
Charles Bertin, qui est né en 1919, a rêvé de sa grand-mère, morte depuis un demi-siècle. Au matin, ce rêve lui est apparu comme le signe qu'il fallait sans délai rendre visite à la petite dame en son jardin de Bruges.

Dans la manière d'un tissage aux laines délicates se compose alors, au fil du voyage, un portrait d'une tendresse si sensible et d'une véracité si évidente que nul ne saurait lire ces pages sans aller aussitôt à ses propres souvenirs, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
latina
  02 avril 2019
Les souvenirs d'enfance ont toujours un goût particulier, qu'il soit amer ou plein de miel.
Charles Bertin nous en fait une tendre démonstration dans ce petit livre tout entier dédié à sa grand-mère chez qui il s'est rendu entre 6 et 10 ans pendant les grandes vacances.

C'était à Bruges, cette ville fantastique, pleine d'histoire et d'art.
Alors là, me direz-vous, quoi de mieux !
En effet, ses vacances se déroulaient chaque fois sur le mode du rêve, guidées par une grand-mère fantasque et aimante, à travers les promenades dans les rues, les visites des musées et la découverte de l'architecture, de la peinture et de l'histoire, les escapades à la mer toute proche, les lectures partagées. Mais cet enfant aimait aussi la solitude, et sa grand-mère le laissait profiter de ces moments passés avec lui-même, que ce soit dans le grenier aux trésors d'où les lucarnes permettaient de voir les églises de Bruges ou de rêver à la mer, ou dans l'allée secrète et ombragée près de la maison, lieu de toutes les aventures nourries par les lectures.

La complicité magique créée entre eux se lit avec émerveillement, même si Charles Bertin adopte à quelques reprises un style un peu trop recherché mais malgré tout poétique et plein d'émotions.

Ce livre m'a touchée particulièrement, car il me rappelle tout l'amour que j'éprouvais pour ma grand-mère, et je pourrais faire mienne la prière que l'auteur lui adresse :
« Vous m'avez appris lorsque j'étais enfant qu'il fallait fermer les yeux et serrer les poings de toute son âme quand on désirait quelque chose avec intensité. J'ai fermé les yeux et je serre les poings avec tant de force que j'en ai mal aux jointures.
O ma petite dame, ô mon petit coeur, quand me ferez-vous le signe que j'attends ? »
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Piatka
  05 août 2015
« Je ne me ferai jamais une raison de vous avoir perdue. »
Sobre déclaration d'un petit-fils à sa grand-mère chérie dont, fort heureusement, Charles Bertin ne s'est pas contenté pour notre plus grand plaisir de lecture.
Nostalgie, tendresse, délicatesse, compréhension s'entremêlent pour donner vie à l'un des plus beaux et sensibles portrait de grand-mère qu'il m'ait été donné de lire.
Le récit est court, mais tellement sincère et remarquablement écrit, qu'il touche au coeur, donnant couleurs et vie à cet amour inconditionnel qui unit parfois enfants et grand-parents. Pour peu qu'une grand-mère ait embelli votre enfance, vous savourerez comme moi ce texte, en laissant affleurer vos propres souvenirs, pour votre plus grand plaisir.
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jeunejane
  14 juillet 2017
Charles Bertin est né en 1919.
Il a eu la chance de passer une partie de son enfance, pendant les vacances, chez sa grand-mère à Bruges.
C'est une charmante vieille dame qui lui fait passer des heures paisibles.
L'auteur nous décrit une vieille dame qui peut enfin s'adonner à la lecture, à la découverte du dictionnaire, de la peinture, à la narration de son histoire personnelle en compagnie de son petit-fils.
Elle aime aussi s'échapper de la réalité sans que personne ne s'aperçoive de sa rêverie quand elle est en société ( ce petit procédé risquerait bien de me servir ce soir: je vais essayer).
L'écriture est magnifique, les mots coulent poétiquement en distillant une ambiance très agréable.
Bien que ses souvenirs datent de la fin des années 1920, le concours de châteaux de sable auquel il a participé sur la plage de Wenduine s'organisait encore au début des années 1960 car j'y ai participé également, plus joyeusement que lui, je crois.
Je me suis donc sentie en pays de connaissance, pour la gentillesse et les histoires de la grand-mère( plus privilégiée que celle-ci dans son enfance), pour la ville de Bruges et pour la plage de Wenduine. La Belgique est un petit pays mais Charles Bertin, un fameux écrivain pour une lectrice qui aime la musique des mots.
Un livre qui fait du bien.
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sylvaine
  08 août 2012
« Cette nuit, l'envie m'est venue d'aller dire bonjour à ma grand-mère. Ce n'est pas la première fois qu'elle me manque, mais jamais je n'avais éprouvé avec autant d'insistance le besoin de la revoir. Comme elle est morte depuis plus d'un demi–siècle j'ai pensé qu'il était préférable de me mettre en route tout de suite ». C'est par ces mots que Charles Bertin commence ce petit texte écrit à la mémoire de sa grand-mère paternelle.
Le voilà redevenu ce gamin joueur mais studieux, à l'imagination dévorante pour qui passer les 2 mois des vacances d'été chez sa grand-mère à Bruges était la suprême récompense après une année scolaire réussie.
Avec infiniment de délicatesse et d'amour il nous dresse le portrait de Thérèse-Augustine, qui ne pardonna jamais à son père de l'avoir retirée de l'école à l'âge de douze ans et de l'avoir ainsi privée de tout le savoir qui s'y apprend au prétexte qu'elle n'était que la fille aînée et qu'il fallait s'occuper d'abord des garçons (nous sommes à la fin du 19ième siècle ! ).
Tel un peintre, touche après touche, une couleur puis une autre, Thérèse–Augustine nous apparaît fidèlement croquée par son petit-fils arrivé lui aussi dans la fleur de l'âge.
Imaginez la « glorieusement perchée sur un tabouret entre les capucines du perron à encorbellement de sa maison de Bruges » sonnant « de l'olifant en son honneur » lors de son dixième anniversaire.
Imaginez les tous les deux partir à la découverte de Bruges, guide touristique en main ! Nous sommes dans les années 1930, ne l'oubliez pas.
Pouvez-vous entrevoir la place qu'occupait le Nouveau Petit Larousse illustré chez Thérèse-Augustine ? « le volume à l'aigrette de pissenlit semée au vent représentait pour ma grand-mère une manière d'oracle qui était censé avoir réponse à tout. Elle entretenait avec lui les rapports de déférence précautionneuse qui unissent une dévote à son missel, et elle savourait le texte de ses définitions comme autant de friandises ».
Eh ! J'allais oublier de vous parler de Charles et Thérèse-Augustine partant de bon matin à bicyclette par de petites routes pour aller voir la mer ! laisser vos souvenirs vous envahir.
Que dire de plus si ce n'est que ce texte se savoure comme un « berlingot de pâte d'amandes ».
Véritable hymne à cette grand-mère adorée et chant d'amour pour Bruges, à savourer sans restriction.
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diablotin0
  17 décembre 2017
Comment ne pas revivre à notre tour, certains moments passés avec nos grands-mères ? En ce qui me concerne, j'ai souvent posé le livre sur mes genoux pour m'imprégner de mes propres souvenirs avec mes grands-mères dans leur jardin respectif ou sur le perron de l'une d'elle.
Le roman de Charles Bertin relate ses souvenirs de vacances passées auprès de sa grand-mère.
L'écriture est belle, douce comme un bonbon, "un berlingot de pâte d'amandes".
Amour, tendresse, admiration font de ce roman un moment charmant pour celle ou celui qui a envie de prendre le temps de se poser et de se remémorer ou encore de vivre par procuration des petits moments de plaisirs simples mais ô combien source de bonheur.
Je quitte ce livre avec un peu de nostalgie...
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   22 juin 2014
Ma grand-mère ne possédait aucune culture littéraire. Soumise dès la naissance aux lois d'un milieu social qui considérait la lecture comme un luxe interdit aux femmes, mariée très jeune à un homme qui ne s'intéressait qu'à sa profession, bientôt chargée d'enfants, elle avait passé sa vie à sécher sur pied dans une grande faim d'évasion mentale entre les tyrannies de la marmaille et les urgences du pot-au-feu, pour se retrouver, la soixantaine venue, avec une voracité intacte, des loisirs inattendus, et tout aussi ignorante qu'à vingt ans.
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majeromajero   14 janvier 2019
C’est ainsi que le nom de Bruges a conservé dans mon esprit une connotation festive si intense qu’aujourd’hui encore je ne puis l’entendre prononcer sans un frisson de bonheur, comme si, par-dessus un gouffre de soixante-dix années, il avait le pouvoir de rendre la vie à cet univers de poésie et de liberté auquel le visage de ma grand-mère est si ardemment associé. Depuis ma petite enfance, je lui ai toujours attribué une dignité particulière dans l’aristocratie des mots qui, au-delà de l’étroite signification que leur prête le consentement général, enrichissent le tissu sensoriel du langage de tout un trésor de saveurs, de couleurs et de parfums : la seule magie de sa consonance suscite en moi le sentiment d’une complicité exultante entre l’idée de ville et celle de volupté, de velours et de vacances.
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latinalatina   01 avril 2019
Celui qui prend la peine de gagner des quartiers moins fréquentés, à l'heure où le silence n'est plus troublé que par la rumeur lointaine de la cité et le tintement de quelque cloche dans une église de faubourg, aura peut-être la chance d'accueillir, au long d'un quai bordé par des eaux mortes ou sur le seuil d'une place où sommeillent quelques maisons sans âge, le souvenir poignant des anciens jours: c'est comme une bouffée de musique ténue, un concert de brume aux flambeaux qui affleure à la surface du passé, la vocalise d'une vie antérieure de bonheur insoucieux à peine modulée sur l'écran de la mémoire.
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PiatkaPiatka   04 août 2015
Il y avait une extraordinaire photo de sa famille, prise à la ferme en 1886, à l'occasion des noces d'or des parents de Donatienne. [..]
J'ai beau passer tous les visages en revue : je ne découvre pas un sourire. Il paraît que j'ai tort de m'en étonner. Une photographie de ce genre était un événement qui marquait dans l'histoire d'une famille et qui ne prêtait nullement à rire : " D'ailleurs, conclut doucement ma grand-mère, il n'y en a pas eu d'autre. Pour la plupart de ces gens, cette image est la seule trace qui demeure de leur passage sur la terre. "
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MyrinnaMyrinna   31 mars 2010
Cette nuit, l'envie m'est venue de dire bonjour à ma grand-mère. Ce n'est pas la première fois qu'elle me manque, mais je n'avais jamais éprouvé avec autant d'insistance le besoin de la revoir. Comme elle est morte depuis près un demi-siècle, j'ai pensé qu'il était préférable de me mettre en route toute suite : j'avais déjà un pied hors du lit quand je me suis réveillé pour de bon.
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