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EAN : 9782266144322
214 pages
Pocket (15/03/2004)
3.89/5   446 notes
Résumé :
Au début, il est sans doute un peu dérangeant cet amour entre ce vieil écrivain et ce très jeune homme. Mais très vite on se rend compte qu'il restera sur un plan purement platonique. Alors s'installe une véritable fascination pour chacun des mots qu'ils échangent, au cours de profondes et longues conversations, puis au fil de lettres admirables, lorsque Marcel doit quitter la ville. Car l'écrivain en question, c'est Proust bien sûr, même s'il n'est jamais nommé. Ex... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (75) Voir plus Ajouter une critique
3,89

sur 446 notes

ordinary_reader
  20 mars 2017
Second roman de l'auteur, en ce qui me concerne, après Les jours fragiles.
J'ai retrouvé dans le rythme narratif une langueur similaire, ainsi qu'une même touchante profondeur des sentiments.
Vincent, un jeune homme âgé de 16 ans, vit parallèlement lors d'une semaine les deux rencontres les plus marquantes de son existence, incarnées par deux hommes : le grand Marcel Proust et Arthur, un jeune soldat en permission. Autour d'eux, la Grande Guerre fait rage...
J'ai été émue par cette poignante histoire, qui raconte avec une extrême délicatesse la fulgurance de l'amour, la cruauté de la séparation, l'horreur de la guerre.
Mais c'est la troisième partie du roman qui m'a le plus captivée, la partie épistolaire et la révélation finale surprenante.
Les déclarations d'amour et d'amitié sont juste sublimes !
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marina53
  19 janvier 2013
Paris, la Grande Guerre fait rage. Il s'appelle Vincent, il est né avec le siècle, par chance, trop jeune pour aller sur le front. Il fera la connaissance d'un grand écrivain, Marcel Proust. Malgré le fait que cet homme puisse être son père, une profonde amitié amoureuse va troubler leur existence à tout jamais. Ils se reverront tous les jours, parce qu'ils en ont besoin, dans des lieux prestigieux.
Pendant ce même temps, Vincent rencontre Arthur, jeune soldat, revenu de permission, et fils de la bonne. Un seul regard et l'amour est là. Attirés l'un vers l'autre, ils vont se rencontrer toutes les nuits, pendant seulement sept nuits, puisque Arthur doit repartir au combat, sept nuits d'un amour passionnel, charnel où les deux corps se confondent...
En l'absence des hommes, paradoxalement, Besson ne nous parle que d'eux. de l'amour affection, de l'envie, de la passion amoureuse, de sexe... D'une grande sensibilité et de la poésie dans les mots et l'amour, ce roman est à fleur de peau. Avec un style simple, émouvant et troublant, il nous décrit avec justesse et émotion l'histoire de ces trois hommes.
Un roman en trois actes, fin et délicat.
En l'absence des hommes, en présence d'un réel talent...
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diablotin0
  09 décembre 2017
L'écriture de Philippe Besson m'émeut toujours et "en l'absence des hommes" ne fait pas exception même si la toute première partie m'a moins séduite.
Ce premier roman a déjà pour thème central, l'homosexualité mais ici dans un contexte très particulier puisque le roman se déroule durant la première guerre mondiale.
Vincent, le narrateur, est un jeune homme de 16 ans qui va se lier d'amitié "amoureuse" avec Marcel Proust et découvrir l'Amour avec Arthur, jeune homme de 21 ans qui repart au front.
Ce roman montre déjà une plume pleine de sensibilité, de sensualité et de pudeur que j'apprécie vraiment.
Afin de ne pas ternir l'image que j'ai des romans de P. Besson, je vais m'abstenir de lire son dernier livre, je vais attendre le prochain d'autant plus que j'ai la chance d'en avoir encore quelques uns en attente.
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Eve-Yeshe
  27 juin 2017
Ce livre m'attendait depuis longtemps dans ma PAL car j'aime beaucoup cet auteur et j'avais très envie de découvrir son premier roman :
Vincent est né avec le siècle, et il n'a que seize ans lorsqu'il fait, durant la même semaine, deux rencontres majeures qui vont sceller son destin : Marcel Proust et Arthur, le fils de la gouvernante, soldat en permission.
Marcel Proust pour lequel il va développer un amour qui restera platonique, amitié serait d'ailleurs un terme mieux adapté. L'écrivain le fascine, il représente une image davantage paternelle: le père spirituel que l'on cherche tous plus ou moins (ou la mère) qui vient combler les défaillances réelles ou non, ou les projections: un idéal qu'on peut admirer et à qui on voudrait ressembler… Proust est un écrivain reconnu à la sexualité particulière: Vincent et lui peuvent se parler sans tabou.
Arthur (comment ne pas penser à Rimbaud?) entre dans sa vie par effraction, dans l'urgence de la guerre et lui déclare son amour: il n'a plus rien à perdre, il ne sait pas s'il reviendra vivant, donc ils vont vivre leur histoire dans l'urgence, le temps présent, les corps qui se découvrent et s'embrasent.
Vincent découvre son homosexualité et on a l'impression qu'il demande à Proust son autorisation tacite car il ne peut en parler avec personne d'autre. (l'auteur ne lui demande-t-il pas au passage l'autorisation d'écrire?)
Après une première partie où alternent des scènes torrides et des échanges plus intimes, l'auteur nous livre les lettres échangées par les protagonistes après le retour au front d'Arthur et le départ de Proust pour affaires.
Philippe Besson nous livre au passage de belles réflexions sur le temps qui passe, que l'on peut perdre, sur la guerre, la jeunesse, la mort et sur les mots et l'écriture.
« le souvenir vient jeter un lien entre hier et aujourd'hui. C'est aussi simple que cela. Il ne faut pas chercher plus loin. Je dis: le temps, c'est ces minutes avec vous, ce n'est rien d'autre que cela. » P 61
Ce qui m'a dérangée un peu, c'est l'utilisation à répétition des : « je dis » ou « vous dîtes » ou encore « il dit » qui alourdit le texte.
J'ai bien aimé ce roman et on sent déjà timidement s'ébaucher ce qui fera la sensibilité, la marque de fabrique de la plume de l'auteur. J'ai terminé ce livre, il y a une dizaine de jours et j'avais tellement noté d'extraits qui me plaisaient que j'ai eu du mal à faire une synthèse qui me convienne vraiment.
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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dvall
  30 octobre 2021
En l'absence des hommes, c'est d'abord le rappel de cette guerre qui soustrait les hommes capables de se battre et laisse ceux qui restent dans l'expectative de ce qui va advenir, dans le confort des salons ou l'oisiveté des palabres. C'est un garçon de seize ans né avec le siècle et qui, au cours du même été, expérimente l'amitié de ce grand écrivain recherchant le temps perdu, tout en découvrant l'amour dans les bras d'un jeune soldat en permission. Les jours de Vincent sont pour son ami Marcel, ses nuits pour son amant Arthur.
Trois parties dont les temps se rétrécissent composent ce court roman. Dans la première, Vincent couche sur ses cahiers d'écolier les deux rencontres de cet été qui vont bouleverser son existence. Vincent a les yeux verts, les cheveux sombres et une peau de fille. Il sait la portée des silences et de la désinvolture. Sa grande maturité se pare d'une distance froide face au monde qui l'entoure. Cela pourrait paraître du dédain, mais son détachement est sa liberté. Marcel consacre sa vie à magnifier le passé, Arthur redoute ce futur qui le rendra aux combats, Vincent ne jure que par l'instant présent.
La seconde partie donne un autre sens au titre du roman. Vincent est séparé de son amant qui doit rejoindre le front, ainsi que de son ami qui est appelé loin de Paris. Les hommes auxquels il s'est lié sont absents. Reste le verbe. C'est donc au travers de relations épistolaires que Vincent garde le lien avec eux. La posture qui pouvait rendre l'adolescent antipathique au début du récit s'efface pour laisser place à une fragilité nouvelle. Étrangement, la manière trop mécanique de débuter chaque prise de parole par « je dis », « tu dis », « vous dites » lorsque les corps se faisaient face, cède ici la place à une plus grande fluidité des échanges. L'absence comme révélateur.
Sur la troisième partie, la plus courte et aussi la plus surprenante, je ne dirai rien. Ce premier roman de Philippe Besson évoque avec pudeur la lumière et la douleur de l'attachement, ainsi que cette époque où « l'inversion » en matière d'amour était encore inconcevable.
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Citations et extraits (111) Voir plus Ajouter une citation
NeigelineNeigeline   09 juin 2010
Je crois qu'on survit à tout. Je crois que la vie est plus forte. Je crois que le temps est assassin et balaye les visages du passé en emportant avec lui les épreuves qu'on pensait ne pas pouvoir surmonter.
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araucariaaraucaria   10 mai 2012
Cette chambre est un navire. Un navire à bord duquel nous naviguons, sur des mers calmes ou déchaînées, à la recherche de rivages paisibles ou accidentés. Il y a des soleils impressionnants et puis des coups de sirocco. Il y a des étendues d'eau à perte de vue et puis, brusquement, la côte. Il y a ce roulis incessant, qui nous berce ou nous secoue, qui nous accompagne toujours. Nous sommes des marins égarés, à bord d'un bateau ivre.
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marina53marina53   11 janvier 2013
Tu es entré dans ma vie, tu y occupes la première place, tu as opéré ce changement spectaculaire, cette merveilleuse dévastation, rien ne sera plus pareil, rien n'est déjà plus pareil.
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Eve-YesheEve-Yeshe   28 juin 2017
La guerre est une chose irréelle, tenue à l’écart de nos vies. La guerre est une chose lointaine, plus d’une centaine de kilomètres, une immensité, là-bas, dans nos campagnes, dans des terres qui ne nous appartiennent plus. La guerre est une chose virtuelle, ne nous empêchant nullement de nous rendre au théâtre, au restaurant, de continuer à vivre normalement. P 35
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mcd30mcd30   15 janvier 2022
Sans doute l'apparat de cet établissement m'a-t-il un peu choqué, alors que nous avons aperçu, tout à l'heure, au-dessus de nos têtes, les zeppelins de l'armée allemande. Sans doute est-il un peu surréaliste de vous retrouver dans ce lieu alors que les bombardements pourraient se rapprocher. Vous dites : on a une idée assez exacte de la guerre depuis les fenêtres du Ritz, quand bien même cela pourrait vous surprendre.
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Cette 500e émission de la grande librairie est ponctuée de surprises. Pour dire "au revoir" à François Busnel après 14 saisons de bons et loyaux services, l'auteur Philippe Besson et le comédien Guillaume de Tonquédec ont un message à son égard. 
Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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