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ISBN : 2363583078
Éditeur : Editions Vendémiaire (05/04/2018)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Merlin est-il le fils d'un démon et d'une pucelle ? Perceval a-t-il lu la Poétique d'Aristote ? Le Saint-Graal serait-il en réalité un bocal à anchois ? Kaamelott, série écrite et réalisée par Alexandre Astier, a marqué son public par son humour et ses répliques-cultes. Mais faut-il prendre au sérieux la façon dont elle réécrit l'histoire, celle de la légende arthurienne, mais aussi celle de ce moment crucial qu'est le Ve siècle de notre ère, entre Antiquité tardive... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Melisende
  19 juillet 2018
Kaamelott est une série que j'ai appréciée dès ses débuts même si certains personnages pouvaient parfois me lasser (Karadoc) et même si je n'avais jusque là pas vraiment pris la mesure des qualités du VIeme et dernier livre (saison). Je n'ai jamais douté du génie d'Alexandre Astier mais ce livre rappelle à quel point la série est riche et complexe.
Faisant suite à un colloque, cette publication rassemble les articles d'universitaires spécialistes de leurs domaines : littérature, histoire, politique, art, musique… Chacun décortique un aspect de la série et nous prouve – chacun est libre d'être d'accord ou non avec les interprétations offertes – que derrière l'humour de Kaamelott se cache une brillante connaissance de la matière de Bretagne et du monde médiéval.
Le Moyen Age est une période tantôt adorée, tantôt détestée. Quelques idées reçues continuent d'alimenter l'imaginaire commun : temps sombres, violence, superstitions qui dictaient le quotidien… Mais c'est oublié que le Moyen Age court, grossièrement, du Ve au XVe siècle. Autant dire qu'un gouffre sépare les premières années du Haut Moyen Age (les Mérovingiens et consort) du déclin du Bas Moyen Age (aux prémisses de la Renaissance) et qu'en dix siècles, il s'en est passé des choses. Où se situe la légende arthurienne dans tout ça ? Mais avant toute chose, parlons plutôt des légendes arthuriennes car depuis tout ce temps, bien nombreuses sont les versions parvenues jusqu'à nous.
Historiquement, il semblerait qu'un roi Arthur ait existé, justement à ce moment charnière de la chute de l'empire romain et de l'entrée dans le Moyen Age (donc vers le Ve siècle). C'est d'ailleurs cette version historique qui semble être prise pour base par Alexandre Astier. Oui mais alors, pourquoi des anachronismes telles que des armures dignes des chevaliers du XVe siècle, pourquoi des casques à cornes pour les vikings alors que cet attribut visuel n'apparaît qu'au XIXe siècle chez les romantiques ? Parce qu'Alexandre Astier créé ainsi un Moyen Age atemporel et mythique, utilisant pour cela des codes visuels connus de tous. Et c'est un peu la force de la série : rassembler un très large public. Des connaisseurs médiévistes aux complets novices ayant à peine entendu parler du roi Arthur et de ses chevaliers de la Table Ronde, tout le monde s'y retrouve. Certains rient plus que d'autres, certains repèrent des indices littéraires, d'autres de notre pop culture (Star Wars par exemple)… Alexandre Astier rassemble. Comme Arthur finalement.
La série aurait pu suivre le chemin tracé par les autres productions cinématographiques sur le sujet et l'époque, un Moyen Age certes mythique mais surtout teinté de fantasy. Non et c'est là aussi la force du réalisateur, les saynètes nous parlent du quotidien des chevaliers et de leur entourage. Elles nous parlent de problèmes de gestion de stocks de nourriture, de paris illégaux, d'armure oubliée, de capture d'anguilles, de pâte d'amande, de chefs barbares incompréhensibles… elles s'attachent à la chair et au corps, au physique, au terrestre. Elle est loin la quête du Graal spirituelle.
Et si des créatures merveilleuses semblent faire partie de l'univers de Kaamelott, jamais elles ne sont montrées et elles ne semblent d'ailleurs pas si merveilleuses que ça. Ce qui compte encore une fois à l'image, ce sont les visages des personnages, leurs réactions souvent bien médiocres.
Si les figures de la matière de Bretagne ont souvent été mises en scène dans la littérature et le cinéma, elles n'ont sans doute jamais été observé de si prêt et dans une telle intimité, sans filtre, dans l'authenticité du quotidien.
Ici, quelques articles reviennent sur certains personnages secondaires un peu malmenés, il en ressort que, sous leur aspect ridicule, ils possèdent des rôles clefs et ont gagné, grâce à Alexandre Astier, une belle évolution au fil de la série.
Perceval avait par exemple tendance à me gonfler au fil des épisodes (notamment dans son duo avec Karadoc) mais le redécouvrir comme la figure du ménestrel romanesque me réconcilie largement avec lui. Je n'y avais jamais songé mais oui, c'est évident. Il rassemble toutes les fonctions de ce personnage indispensable à la littérature médiévale (et que l'on retrouve d'ailleurs dans la figure du Fou dans la saga L'Assassin royal de Robin Hobb) : il distrait la cour, créé la surprise, aide Arthur (le héros) dans sa vie affective et se retrouve prophète (accidentel pour Perceval) en montrant la vérité aux Hommes.
Guenièvre et Merlin sont eux aussi traités par les spécialistes et les propos de ceux-ci me confortent dans ma tendresse pour ces deux personnages. La première n'est peut-être pas tant une gourdasse que ça et le second incarne une dualité difficile à vivre : le druide lié à la nature versus l'enchanteur de la cour.
Vous l'aurez compris, j'ai pris grand plaisir à la lecture de cette publication (retrouver quelques citations issues de certains épisodes m'a parfois tiré quelques éclats de rire !). L'ensemble est assez abordable. Il faut malgré tout avoir déjà connaissance de la série Kaamelott et également quelques éléments de la matière de Bretagne en tête sinon, vous risquez de trouver quelques articles un brin obscurs. Il s'agit à la base d'un colloque universitaire et donc des propos de spécialistes dans divers domaines. La lecture demande alors un minimum de concentration et d'implication.
De mon côté, je compte bien me replonger au plus vite dans la matière de Bretagne… et dans quelques épisodes offerts par Alexandre Astier. En commençant par La Quinte juste, sans doute un de mes préférés.
Lien : http://bazardelalitterature...
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SednaX
  19 juillet 2018
Alors, par où commencer ? Je ne vais pas résumer une énième fois le contenu de ce livre mais donner directement mes impressions, un peu en vrac. Car pour être honnête, à l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai pas terminé le livre et en le parcourant rapidement, il semblerait que les chapitres qui seront pour moi les plus intéressants (la musique, les arts, les jeux du moyen-âge, l'alimentation) m'attendent encore. Et je vais les lire, c'est juste qu'il me faut un peu plus que le délai prescrit par la charte des Masses Critiques pour terminer cet ouvrage en particulier.
Alors tout d'abord, premier conseil à qui ouvrira ce livre : ça peut paraître évident, mais je préfère que ça soit dit au moins une fois : il faut être à jour dans sa connaissance de Kaamelott ! Avoir vu les 6 livres et même éventuellement lu les bandes dessinées, car dans les deux cas, spoils assurés tout au long de ce traité !
Ensuite, il ne faut pas être allergique aux notes de bas de page. Car elles sont nombreuses. Très. Pour tout dire, elles ne se trouvent d'ailleurs pas en bas de page, mais carrément réunies à la fin de l'ouvrage. Et elles prennent 40 pages. Rien que ça. Et finalement, je dirais que 10% d'entre elles sont réellement utiles, toutes les autres n'étant que des références à des épisodes ou des livres. Autant écrire une bibliographie directement non ? Enfin bref, j'ai commencé à lire avec deux marque-pages et ai finalement simplement cessé de lire les notes par manque d'intérêt et aussi parce qu'elles me cassaient le rythme de lecture.
Ensuite, concernant le contenu lui-même … Il s'agit principalement (comme ça a été dit dans une critique précédente) d'une analyse comparative entre ce que les historiens savent du Moyen-Âge et de l'empire Romain, les romans du genre arthurien et de chevalerie en général, et ce que le commun des mortels croit savoir de ces sujets. Et la série Kaamelott d'Alexandre Astier en est le point central, sans cesse tiraillée et comparée avec les connaissances historiques et les connaissances publiques, pour essayer de le situer, de l'expliquer. Et dans chaque chapitre, les chercheurs qui se sont penchés sur le sujet tentent d'analyser ce qu'Alexandre Astier a bien voulu dire, interpréter, ou passer comme message.
En fait, en lisant cet ouvrage, j'ai eu l'impression de retourner en cours de français en première, lorsque nous analysions des textes d'auteurs connus pour en tirer toute l'essence. Et comme à cette époque, la même question revenait sans cesse me hanter, encore et encore : ok, on peut penser cela … Mais l'auteur a-t-il _vraiment_ eu cette intention ? N'est-ce pas un peu un hasard ? Voulait-il vraiment cacher tout cela dans une simple petite phrase ? Ne tire-t-on pas un peu trop les cheveux d'un texte pour lui faire dire ce que l'on veut, sous prétexte d'analyse ?
Alors je n'ai pas encore lu la conclusion de ce livre, mais j'ai lu dans les remerciements qu'Alexandre Astier avait porté "soutien et intérêt" à ce projet. J'en déduis qu'il l'a lu et visiblement pas contesté … Mais pas confirmé non plus !
Du coup, si j'ai trouvé un intérêt dans les explications historiques ainsi que dans les passages parlant de l'épopée arthurienne, car je ne les connais que très peu, en fin de compte, l'analyse de la série me laisse parfois un peu perplexe et je continue à me demander si elle n'est pas qu'un prétexte au reste.
Enfin une ultime question, futile et hors-sujet, mais réelle, me taraude … Qui profite des droits d'auteurs de ce livre ? Les deux directeurs de publication qui ont réuni le travail sous forme de conférence puis d'ouvrage ? Ou bien les chercheurs (/étudiants ??) qui ont travaillé et écrit les différents chapitres ? Car ils sont bien nombreux …
Bref, comme on peut le constater, les livres documentaires ne sont pas ma tasse de thé, j'ai du mal à entrer vraiment dans le sujet, je me laisse beaucoup distraire par des "à-côté" et je prends vraiment mon temps pour arriver au bout car ça me demande une concentration que je n'ai pas le temps d'accorder, dû à ma vie de famille. Mais de temps en temps, c'est intéressant de s'ouvrir à autre chose que les romans et quand l'occasion se présente sur un sujet qui me plaît, comme en l'occurrence une série tv comme celle-ci, j'essaie !
Ouvrage reçu dans le cadre d'une opération Masse Critique.
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l-ourse-bibliophile
  07 juillet 2018
Ce livre est né suite à un colloque en 2017. A l'intérieur, plusieurs spécialistes, maîtres de conférences, docteurs et doctorants, sociologues, historiens, musicologues, etc., abordent différents aspects – politique, culturel, artistique, historique… – de la série Kaamelott. Ils et elles se pencheront tour à tour sur Perceval, les moqueries amusées envers les chercheurs, les monstres et le merveilleux, la justice, Guenièvre, Merlin, la civilisation, l'armée et l'occupation romaines, la nourriture, les arts et les jeux…
J'adore Kaamelott (et ça y est, je suis à jour en ayant enfin vu le livre VI !) et j'ai été ravie d'avoir l'opportunité de découvrir cet essai grâce à Babelio et aux éditions Vendémiaire. C'est un ouvrage très éclairant et très agréable à lire – bien que le chapitre sur la musique avec ses histoires d'intervalles, de quintes et d'octaves me soit resté un peu hermétique (mais je dois reconnaître que je suis une quiche en affaires musicales).
Au fil des chapitres éclate le talent d'Alexandre Astier (au cas-où il y aurait encore quelques doutes) pour jouer avec le décalage entre le Moyen-Âge réel et le Moyen-Âge fantasmé tout en détournant des éléments attendus et en insérant des références à notre société actuelle et à ses problématiques. Il se détache des romans médiévaux et s'amuse avec le gouffre entre les attentes, les rêves des spectateurs et une réalité bien plus trivial : un Merlin plutôt mauvais, un rapport assez détaché et peu sacré au Graal – auquel on préfère des objectifs matérialistes et personnels –, des chevaliers bien loin d'avoir les qualités attendues, l'absence totale d'émerveillement de la part des chevaliers pourtant confrontés à des dragons, des gobelins et diverses manifestations magiques…
Ce livre fait le point sur ce que les chercheurs savent de cette époque, ce que le grand public en sait, ce que l'on croit savoir mais qui est faux (souvent des erreurs construites par les représentations des siècles suivants), ce que l'on ne sait pas, ce que l'on imagine ; il remet à plat la chronologie parfois malmenée par une série qui emprunte tant à l'Antiquité qu'au Bas ou au Haut Moyen-Âge ; il explique la construction de certains mythes comme le casque à corne du Viking. Les auteurs et autrices jonglent avec tous ces éléments avec souplesse et clarté.
Kaamelott : un livre d'histoire démontre que, en plus d'être extrêmement drôle, touchante, maligne et addictive, le secret de cette série tient aussi à son intelligence et à son habileté à jouer avec les codes et les connaissances des spectateurs.
Il intéressera les fans de Kaamelott désireux d'en savoir plus sur les ressorts historiques de la série comme les passionnés d'histoire.
Lien : https://oursebibliophile.wor..
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Florel
  26 juillet 2018
Je ne sais toujours pas si le Graal est un bocal à anchois, mais en tout cas j'en connais un peu plus sur cette série maintenant, c'est mieux que rien. Pour commencer je ne dirais pas que j'accorde foi à tout ce qui est écrit ici, en effet certains propos peuvent prêter à sourire, cependant et malgré mon scepticisme, j'avoue que certaines idées écrites sur la déconstruction de la légende et des personnages (qui sont utilisés selon certains auteurs dans un but spécifique), restent intéressantes à lire qu'on y accorde foi ou pas.
Mais si vous pensiez ne lire qu'un livre de style « commentaire de série » du genre « commentaire de texte » en littérature où toutes les fantaisies sont de mises, détrompez-vous ! Car les divers intervenants, spécialistes chacun dans leur domaine, vont parler de bien d'autre chose que des suppositions sur l'oeuvre ou la place des personnages. En effet, par exemple, il va être question ici d'anachronisme, et autant vous dire que Kamelott en compte beaucoup et pas que sur le Moyen-âge, vu que cette série mélange quasiment toutes les époques par certains objets, certains comportements, certaines paroles, ou même par l'emploi d'un langage très actuel. En cela le livre est vraiment intéressant, et c'est peut-être ce qui m'a vraiment plu car il est bénéfique pour remettre chaque chose abordée à sa place.
Outre ce point important de remettre les choses à leur place, et ça va rejoindre ce que j'ai dit précédemment, ce livre, avec ses auteurs très informés, va aussi nous permettre de découvrir un peu mieux le Moyen-âge, en nous interrogeant notamment sur notre vision de cette époque et des clichés qu'on peut en avoir, comme avec le fameux casque à corne du cocu viking par exemple. Tout cela se fait généralement à travers des notions récurrentes, comme la nourriture, ou encore via des épisodes types, comme celui sur le portrait, qui va nous interroger sur qu'est-ce qu'un portrait à l'époque ? Sa base ? Ses différentes étapes ?... ; où ceux encore sur les jeux de Perceval que personne ne comprend, et pour cause à l'époque les règles étaient réellement tordues (il y a un exemple dans le livre, je vous jure que ça vaut Perceval).
(suite blog)
Lien : http://encreenpapier.canalbl..
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Audrey56
  09 octobre 2018
Issu d'un colloque organisé en mars 2017 à la Sorbonne, ce livre est loin d'être une farce. Ceux qui connaissent un peu l'univers d'Alexandre Astier savent fort bien qu'il est passé maître dans l'art d'allier humour et connaissance. Que ma joie demeure et L'Exoconférence, respectivement spectacles nous (r)enseignant sur la musique et l'astrophysique, nous le prouvent également.
C'est pas faux.
Alexandre Astier, en plus d'être drôle, serait donc un érudit (l'inverse marche aussi) ! Car n'en doutons pas, pour surfer sur l'histoire (ou la musique, ou l'astrophysique, ou, ou, ou…) avec humour, cynisme et irrévérence comme il le fait, il faut avoir de solides connaissances.
La suite sur : www.actualitte.com

Lien : https://www.actualitte.com/a..
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critiques presse (1)
Actualitte   10 octobre 2018
Les contributeurs ont mis en regard (Histoire vs Kaamelott) différents thèmes : l’environnement géopolitique ; l’administration du royaume d’Arthur ; les arts ; la vie quotidienne (rapport au corps et au couple, les repas, les vêtements, les distractions). Le tout avec humour parce que le Moyen Âge sinon c’est ch****.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
l-ourse-bibliophilel-ourse-bibliophile   07 juillet 2018
En réinventant en profondeur la légende arthurienne, Alexandre Astier nous dit finalement que la quête compte plus que son accomplissement, le voyage plus que la destination, et qu’à la fierté de la trouvaille il faut préférer la maturation de la recherche.
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l-ourse-bibliophilel-ourse-bibliophile   07 juillet 2018
Ainsi, au-delà d’un registre comique nourri par un décalage constant entre la représentation traditionnelle du chevalier et ceux qu’elle tourne en ridicule, Kaamelott nous invite à travers sa lecture d’un motif typiquement médiéval à une réflexion sur la recherche de la gloire, sur les mécanismes de la fabrication des légendes et sur le rapport qui s’établit entre Arthur et ses chevaliers, ses élèves, ses amis, qui pourraient presque être considérés comme ses enfants. Des enfants qui, loin de tout idéalisation, ne récoltent que mésaventures et humiliations, entraînant la déception du roi qui, cependant, jamais ne les punit ou ne les renie.
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Video de Florian Besson (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Florian Besson
Le Graal pourrait-il être un bocal à anchois ? Comment Perceval connaît-il la Poétique d?Aristote ? Merlin tient-il du démon ou de la pucelle ? Les règles du sloubi seraient-elles inspirées de celles du trut ? Les dragons étaient-ils des anguilles ? Recrutait-on les chevaliers à la taverne ? Pourquoi le casque du Viking est-il cornu ? S?est-on rendu compte à Kaamelott que l?empire romain avait pris fin ?
La série télévisée Kaamelott qui met en scène le roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde a marqué le public par son humour décapant, ses personnages loufoques et ses répliques devenues cultes. Mais faut-il prendre au sérieux la façon dont elle réécrit aussi bien la légende arthurienne qu?une période historique charnière, entre Antiquité tardive et Moyen Âge ? C?est le pari qu?a fait une équipe de jeunes chercheurs : montrer que, au-delà des anachronismes qui font toute la saveur de la série, Kaamelott produit un discours riche d?enseignement. Tant il est vrai que chaque génération réactualise ses mythes, les parodiant ou les réinventant pour mieux se les approprier.
En réunissant, sous la direction de Florian Besson et Justine Breton, les contributions d?universitaires spécialisés en littérature et en histoire mais également en sciences politiques, en sociologie, en musicologie, en histoire de l?art ou encore en culture geek contemporaine, cet ouvrage mêle l?excellence académique au divertissement, pour mieux mettre en lumière l?incroyable richesse du monde de Kaamelott.
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