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ISBN : 2264050322
Éditeur : 10-18 (07/01/2010)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 199 notes)
Résumé :
Paul Bruder et Thomas Spencer sont nés le même jour. Ce hasard va les rendre inséparables.
Leur enfance, insouciante et paisible, s'écoule au rythme du fleuve qui marque la frontière entre Mississippi et Louisiane.
A l'adolescence, leur amitié résiste à l'épreuve des amours et des convictions naissantes. Heureux, ils ne prêtent pas attention aux orages qui s'annoncent.
De la guerre de Corée à celle du Vietnam, d'Elvis à Marilyn, de la douceur de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  12 décembre 2017
Thomas Spencer, le narrateur de cette histoire, nous raconte son enfance puis sa jeunesse dans les années 60 par le prisme de son amitié avec Paul.
Cette ambiguïté durant toute la lecture sur la relation de Thomas et Paul m'a plu. On ne sait si Besson se joue des interrogations qu'il suscitera chez le lecteur. Cette « amitié », cet « amour », dans la lignée des oeuvres de Besson.
Ils traversent la vie à travers l'Histoire et Besson raconte ses deux héros dans une Amérique tourmentée. Martin Luther King, Marilyn, les Kennedy en toile de fond … Et toujours l'eau, présente, via le Mississippi. Toujours cette sorte de torpeur si bien décrite, ces indolences du corps, propre à l'écrivain …
Thomas Spencer et Paul Bruder. Je ne raconterai pas quelle sera la fameuse trahison même si on la voit venir très rapidement, surement la faute, encore une fois au résumé au dos du livre.
J'ai aimé la lecture nostalgique de ce joli livre. Chaque mot est à sa juste place, chaque sentiment criant de vérité. Les hommes y sont en demi teintes, jamais manichéens. La vérité, pas toujours si simple à dire.
Toujours aussi amoureux des mots de Philippe Besson.
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Petitebijou
  22 novembre 2012
Ce roman est le quatrième ouvrage que je lis de l'auteur en peu de temps, le plus récent dans sa chronologie d'écrivain. le problème que j'ai avec P. Besson réside dans le fait que le premier roman que j'ai lu (son deuxième, datant de 2001), « Son frère », est admirable, et que plus j'avance dans les autres oeuvres qu'il propose, plus je suis déçue. Tout ce qui faisait la singularité de « Son frère » disparaît au fil des années.
Pourtant, je persiste à trouver un certain charme au style de l'auteur, mais ce roman ne m'a pas séduite car il ne m'a pas semblé tenir ses promesses.
L'histoire se déroule dans le sud des Etats-Unis, de 1945 à 1972, et nous conte le destin de deux « jumeaux mais pas frères », sous la plume de Thomas Spencer. Paul et Thomas, voisins, sont nés le même jour et dès leur venue au monde leurs vies sont inextricablement liées. Leurs existences vont être traversées par l'histoire avec un grand H des Etats-Unis qui sert de toile de fond au roman. Impossible pour la lectrice que je suis de ne pas penser à Pat Conroy, mais ici le souffle épique fait cruellement défaut.. Pas de doute, c'est bien un français qui écrit sur l'Amérique, avec cette fascination un peu béate qui empêche tout esprit critique, une absence de lyrisme qui paraît démontrer que l'échelle du pays est trop grande pour l'européen qui se confronte au mythe qui l'aveugle.
Au début du roman, toutefois, le duo Paul-Thomas est intéressant, attachant, par sa singularité, ses ambivalences, ce domaine un peu trouble de l'adolescence que Philippe Besson excelle à décrire.
Jusqu'à l'arrivée du personnage féminin De Claire, la lecture est plaisante. Ensuite, j'ai eu le sentiment que l'auteur ne nous racontait plus la même histoire, délaissant l'exploration un peu sulfureuse des relations entre les deux amis pour se détourner vers une histoire banale d'un trio amoureux, de deux garçons épris de la même fille jusqu'à la trahison de l'un d'eux, scénario maintes et maintes fois rabâché sur le plan littéraire ou cinématographique. La suite du roman, jusqu'au dénouement, est ultra prévisible, et la surprise que j'escomptais n'est jamais venue.
Oui, ce roman ferait un parfait scénario pour un film du dimanche soir, bien calibré, vite oublié.
Pour moi, avec en mémoire ce magnifique texte qu'est « Son frère », Philippe Besson est un auteur paresseux, qui écrit dans la facilité des histoires qui n'intéressent plus la vieille lectrice que je suis.

Lien : http://parures-de-petitebijo..
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Eve-Yeshe
  25 février 2013
ce livre raconte l'histoire de 2 enfants Paul et Thomas qui sont nés le même jour dans la même ville le jour de la bombe lancé sur Hiroshima. cela va créer chez eux 1 lien très fort. ils se considèrent comme frère jumeaux, font tout ensemble découvre la télévision ensemble, Elvis Presley...ils se protègent mutuellement à l'école.
le grand frère de Paul est mort en héros lors de la guerre de Corée à l'âge de 18 ans. la famille tient une épicerie et elle est très rigide.
ils vont découvrir le racisme (leurs parents leur interdisent de jouer avec 1 petit garçon car il est noir dans cet état du Sud où le racisme est ancré profondément, il y a les restes encore présent et actifs de l'esclavage)
ils vont grandir ensemble et on découvre en même temps l'évolution de "l'Amérique" l'élection d'un jeune président JFK les fait rêver, l'épisode de la baie des cochons détester le communisme. l'assassinat de JFK les traumatise: comment cela peut-il arriver dans notre pays.
elles ont des expériences avec les filles Thomas obtient une bourse à l'université il fait un parcours littéraire milite contre l'injustice avec une amie de l'époque puis décide de rentrer tou lâcher pour rentrer dans sa ville.
leur destin continue avec leur amitié solide et une fille Claire qu'ils avaient connue enfant revient dans leur vie et devient la compagne de Paul
bouleversement à nouveau avec la mort de Martin Luther King puis de Bob Kennedy et la guerre au Vietnam.
le trio vit normalement pourrait -on dire mais Paul est rongé: il s'engage pour le Vietnam....
le 3ème héros du livre est le Mississippi,ce fleuve dans lequel ils ont connu leurs 1ers émois et qui est aussi capricieux que la vie.
c'est un livre sur l'amitié pure entre 2 garçons et le fait que l'on peut trahir alors qu'on aime. que à la vie à la mort ce n'est pas si simple que cela et qu'on le découvre en grandissant.
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Nastie92
  08 septembre 2013
Bof !
Voilà comment je résumerais en un mot mon impression sur ce livre.
Bon allez, je vais essayer de développer un peu.
Le début est accrocheur, les personnages de Paul et Thomas m'intéressent, la lecture est agréable, et je sens qu'il va se passer quelque chose. Tenue en haleine, j'avance, je tourne les pages, attendant impatiemment ce qui va arriver... et qui n'arrive pas.
Une fois le livre terminé, je me rends compte qu'il ne s'est pas passé grand-chose (à part un survol de l'histoire américaine, qui fait assez "cliché"), que l'évènement attendu n'est pas venu, que la fin est banale et prévisible.
Une chose sauve un peu l'ensemble : l'écriture est agréable, le livre se lit très bien, trop bien sans doute. Sitôt fini, sitôt oublié.
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Herve-Lionel
  18 mars 2014
N°608– Décembre 2012.
LA TRAHISON DE THOMAS SPENCERPhilippe Besson - Juillard
Le décor tout d'abord : les bords de ce fleuve-frontière, le Mississipi, des maisons isolées, des routes, des champs puis au début, la période bénie de l'enfance pour deux garçons Thomas Spencer et Paul Bruder, bref un récit de Marc Twain dans un tableau d'Edward Hopper !
Ils sont nés tous les deux le jour de l'explosion d'Hiroshima mais n'appartiennent pas à la même famille, ils ont donc jumeaux de hasard, vivent dans la même petite ville de Natchez, ont des distractions d'enfants de leur âge mais dans un contexte familial différent. Si Paul a une famille ordinaire, Thomas lui n'a pas de père, c'est à dire qu'il a quitté sa mère en apprenant qu'elle était enceinte. Ils partagent pour autant l'idée d'absence puisque Paul a perdu son frère aîné à la guerre de Corée. C'est sans doute ce qui les a rapprochés. Ils ont quand même brûlé cette enfance insouciante au bord du fleuve, dans l'ombre parfois inquiétante d'adultes, la réalité du racisme, et au rythme de l'histoire du pays et de la trace laissée par ses célébrités. Il y a eu une attirance réciproque entre eux, des expériences féminines plus ou moins sérieuses, plus ou moins gauches, toujours un peu frustrantes et fantasmées qui se terminèrent bien souvent par une fuite, un refus, des regrets et un sentiment curieux qui va du désespoir, de la solitude, de l'abandon à l'envie irrésistible de recommencer tout en étant capable de rire de tout, même de ses échecs. Pour Thomas comme pour Paul, elles se sont succédé sans pour autant que l'un face de l'ombre à l'autre.
Puis ils se sont séparés, Thomas parti pour l'université et Paul appelé à succéder à ses parents dans l'épicerie familiale de Natchez. Claire MacMullen apparaît qui s'installe avec Paul. Tout semble dès lors figé dans un sud indolent et traditionnel. le retour de Thomas pour un petit emploi de bibliothécaire ne change rien à l'ordonnancement des choses qui s'établissent dans une routine quotidienne pesante. Tout aurait pu être ainsi immobile jusqu'à la fin mais Paul, en bon américain, choisit de s'engager pour aller au Vietnam combattre le communisme, laissant Claire à la garde de son ami !
Qu'est ce donc que cette trahison et n'y en a-t-il pas plus d'une en réalité ? Est-ce celle d'un jeune fils égoïste qui refuse à sa mère célibataire et qui vit seule « l'autorisation » de refaire sa vie avec un autre homme ? Est-ce le même qui, parti à la recherche de son père naturel, choisit lâchement de fuir la rencontre avec lui ? Est-ce toujours lui qui, devenu adulte, laisse glisser son désir vers une femme qui en principe ne lui est pas destinée et qui ainsi transgresse une amitié, une complicité de toujours, plus qu'une fratrie de hasard ? Est-il possible, dans ces circonstances d'accuser la fatalité, les circonstances, un improbable amour alors qu'on ne devrait parler que d'une attirance charnelle, que d'une volonté partagée de profiter de l'instant dans le secret et même dans l'absurde.
Le suspense est savamment entretenu jusqu'à la fin (le titre est déjà une mise en bouche) avec peut-être certaines longueurs notamment dans le catalogue des nombreuses conquêtes féminines de Thomas qui n'est peut-être là que pour annoncer l'épilogue et en souligner le désastre. Paul, devenu l'ombre de lui-même, abandonné et trahi par la femme qu'il aime, ne trouve d'issue que dans la mort qui est une délivrance. Elle est l'ultime étape de la vie, la seule consolation valable face à la désespérance parce qu'après il n'y a rien que le néant. C'est, certes, l'histoire d'une trahison qu'on aurait tendance à qualifier « d'ordinaire » tant les choses humaines finissent par être banales. Moi, je choisis d'y voir une sorte de message, celui de ne faire confiance à personne, de ne croire rien de ce qui est proclamé ou écrit surtout quand tout cela est solennel et juré, que l'espèce humaine est définitivement infréquentable, et que nous en faisons tous partie. Cette histoire met en évidence ce côté obscur de Thomas, et cela nous concerne tous.
Ce récit est celui de Thomas, le narrateur. Il le fait pour le lecteur sur le ton de la confidence.
Tout semble écrit depuis le début, comme la marque d'un inexorable destin. Je sais bien que nous sommes dans une fiction, que l'auteur nous raconte une histoire et j'ai dit dans cette chronique à plusieurs reprises combien cela me plaisait, comme j'y trouvais de l'intérêt et de plaisir. Il y a peut-être ici, comme dans tout récit imaginé une part de vérité que l'auteur choisit de déguiser à sa convenance, mais j'ai quand même ressenti dans cette histoire une sorte de libération par l'écriture. On ne dira jamais assez l'action cathartique des mots et Besson en est, à mes yeux, un exemple flagrant d'autant qu'il sait, dans le même temps, passionner son lecteur et lui faire partager à la fois les espoirs, les angoisses et les passions des personnages.
L'écriture pourrait parfaitement être considérée comme une confession camouflée qui demanderait, non pas au lecteur mais à la propre conscience de l'écrivain, une impossible rédemption au seul motif que la faute a été confessée, même à la feuille blanche. Je ne suis pas sûr que l'accusation devant un improbable dieu ou son représentant qui, comme le soutiennent les religions judéo-chrétiennes allège l'âme et permet surtout de recommencer, mais, à coup sûr ici, cela produit une oeuvre d'exception animée d'un souffle authentique.
J'ai rencontré cet auteur par hasard à cause de mon intérêt pour le peintre américain Edward Hopper dont il avait si bien parlé. J'ai plaisir à lire chacun de ses romans et j'apprécie son style fluide et agréable à lire, son sens à la fois de la simplicité et de la musicalité de la phrase.

©Hervé GAUTIER – Décembre 2012.http://hervegautier.e-monsite.com
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Eve-YesheEve-Yeshe   27 février 2013
il y a des pans entiers de notre destin qui ne sont peuplés de rien, à propos desquels on n'a rien a raconter des années après, qui ne sont émaillés d'aucun évènement, d'aucun accident, qui ne laissent pas de traces. toutefois cet vacuité n'est pas synonyme de fadeur, d'insignifiance. c'est un temps apparemment sans relief, mais pas sans saveur, car nous y sommes tranquilles et chanceux, en paix et réjouis. cette harmonie nous satisfait. il ne nous manque rien ou alors nous n'en avons pas idée. nous n'éprouvons pas de désir particulier, nous ne sommes donc pas sujet à la frustration.
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csicardcsicard   23 août 2014
Un jour de février 1970, je suis devenu, sans l'avoir prémédité, l'amant de Claire.

C'est arrivé le plus naturellement du monde. Un soir d'une tristesse légère. Un soir où nous avons dîné ensemble, où je lui ai proposé de prendre un verre chez moi, où elle a ôté sa veste, où j'ai embrassé son épaule, voilà.
J'ignore ce qui m'a pris mais, sur le moment, cela m'a paru la chose à faire.
Claire n'a pas montré de résistance, acceptant que mes lèvres trouvent le chemin des siennes, que nos corps se pressent l'un contre l'autre, que nous basculions sur le canapé.
Je ne me souviens pas qu'il y ait eu une réserve, une hésitation. En revanche, il y a eu de la timidité, de la délicatesse et de la gravité. Nous nous sommes réveillés, le lendemain matin, enlacés entre mes draps.

Est-ce que ça fait de nous des salauds ?
Oui, bien sûr.
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Nastie92Nastie92   08 septembre 2013
Je me souviens parfaitement du visage et de l'allure de cet homme. C'est stupéfiant comme la photographie est nette. Il était blond, la peau claire, les traits fins. Il avait des épaules rondes. Il portait une chemise de lin beige. Je dois admettre qu'il était beau. Il est devenu d'une absolue laideur à l’instant où il a posé ses doigts sur la joue de ma mère.
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Eve-YesheEve-Yeshe   27 février 2013
Paul, de son côté faisiat partie de ceux qui estimaient que l'Amérique avait une mission particulière, qu'elle était chargée (mais par qui? par Dieu sans doute) d'éradiquer le mal là où il prospérait. elle était donc autorisée à intervenir partout où elle le jugeait nécessaire sans avoir à en référer à une autre autorité que sa conscience (mais qu'est-ce que c'est exactement, la conscience d'un pays?)
moi, je contestais à mon gouvernement le droit de s'ériger en gendarme.
j'estimais que les peuples étaient les mieux placés pour décider de leur sort.
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Eve-YesheEve-Yeshe   27 février 2013
A 10 ans , j'ai appris en une seule phrase, prononcée sur un ton désolé et néanmoins badin tout le racisme du Sud

cette phrase m'a anéanti et m'a fait détester ma mère pour la 1ére fois. c'est un basculement effrayant, formidable, fondateur parfois lorsqu'un enfant cesse, ne serait-ce qu'une seconde, d'aimer sa mère. c'est un monde qui s'écroule, l'innocence qui se perd, la 1e rencontre avec la souffrance;

quand j'ai repris mes esprits, je n'étais plus le même, j'étais couvert d’ecchymoses invisibles.
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Vidéo de Philippe Besson
Philippe Besson - On n'est pas couché 8 juin 2019 #ONPC
On n'est pas couché  8 juin 2019 Laurent Ruquier avec Christine Angot & Charles Consigny  France 2 #ONPC
Toutes les informations sur les invités et leur actualité https://www.france.tv/france-2/on-n-est-pas-couche/
Suivez @ONPCofficiel et réagissez en direct avec le hashtag #ONPC  https://twitter.com/ONPCofficiel
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