AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2213634912
Éditeur : Fayard (05/02/2014)

Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes)
Résumé :
"La lecture des gazettes est la prière du matin des réalistes », disait Hegel, le philosophe à cause duquel mon fils aîné (26 ans) renonça à la philosophie pour vendre des cigarettes électroniques. Il y a eu beaucoup de jours dans ma vie où je me suis levé exprès à l’aube pour acheter les journaux, même quand il n’y avait aucun texte sur moi ou de moi dedans. J’ai publié mon premier article (dans Le Quotidien de Paris) l’année où j’ai publié mon premier roman (au Se... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Antoine2laRochelle
  26 décembre 2016
Un recueil de vieux articles, assez datés, sur des écrivains et des artistes, souvent bien oubliés. le style de Patrick Besson est là, mais l'ensemble est un peu défraîchi. Ce sont un peu des fonds de tiroir...Mieux vaut lire ou relire son Précis de littérature incendiaire.
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   21 septembre 2015
Il faut distinguer les romans noirs (J’irai cracher sur vos tombes, Et on tuera tous les affreux, Elles se rendent pas compte) des romans roses (L’Écume des jours, L’Arrache-Cœur, L’Automne à Pékin), bien que les romans roses soient plus noirs que les noirs, et les romans noirs plus roses que les roses. Quand Vian raconte des horreurs, ça le fait tellement rire qu’il les transforme en blagues, tandis que lorsqu’il raconte des blagues, ça le rend tellement triste qu’elles deviennent des horreurs. Après avoir été à l’avant-garde, il a été dans l’ombre, puis à la mode. Maintenant qu’il n’est plus rien qu’un classique, on peut enfin le lire au calme, découvrant que sa force tient à sa sincérité et son audace. Il n’est plus drôle, car son humour était fondé sur son époque. Ses larmes, en revanche, restent vraies. Et c’est pour ses larmes que les jeunes aiment un écrivain, parce qu’ils pleurent beaucoup eux aussi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   21 septembre 2015
Chaque phrase qui nous vient de Palestine – qu’elle soit d’un écrivain arabe ou d’un écrivain juif, de Mahmoud Darwich ou de David Shahar, d’Ibrahim Souss ou d’Amos Kenan – est précieuse, car ce qui fut longtemps une terre ouverte aux quatre vents des religions et des souvenirs, une Suisse de la foi, avec ses communautés religieuses, ses banques prospères, ses relais gastronomiques et ses collines verdoyantes, est devenue en quarante ans une zone interdite, un territoire de haine et de sang, de honte et d’humiliation où il est difficile d’aller prier – ou bronzer – sans être gêné par le bruit des chaînes et le son particulier que produisent les balles en plastique quand elles traversent l’air.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   21 septembre 2015
Le goût de cette extase : être adoré pour chanter qu’on se hait, être plébiscité pour affirmer qu’on se méprise, être acheté pour dire qu’on n’a rien à vendre, ignorer le succès au point qu’il courra jusqu’à vous tel un esclave en position d’adoration, se foutre de l’argent assez fort pour qu’il vous inonde de la tête aux pieds. Toutes les choses que Cobain voulait faire – mais voulait-il vraiment les faire ? –, il les a faites et ne voit pas l’utilité de les refaire. Il est au sommet d’une absurdité et ne veut pas redescendre, car le sommet de l’absurdité c’est moche, mais la vallée c’est pire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   21 septembre 2015
Quelle importance, après tout, de s’approprier une personne et son image, de déformer son visage, de transformer ses mots, de jouer avec son passé, de s’amuser de ses faiblesses ou, mieux, de ses malheurs – puisque c’est pour la bonne cause, la bonne cause étant bien sûr de rire, de rire encore, de rire encore plus fort, de rire à s’en faire péter la rate, les mâchoires, la voix ? Ce qu’il y a de sacré dans les Guignols de l’Info, et qui fait que chacun – y compris, ô magie du petit écran, certaines de leurs victimes – s’incline devant eux comme s’ils étaient les représentants de ce que l’esprit français a produit de plus désopilant depuis Pagnol ou Guitry, alors qu’ils sont dans le meilleur des cas les héritiers des chansonniers du cabaret Don Camillo, c’est ce qu’il y avait de sacré dans les jeux du cirque à Rome : l’amusement du peuple.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   21 septembre 2015
Tolstoï dégage et le sens et l’absurdité de la guerre. Tuer un homme ne signifie rien et en être tué signifie moins encore. On subit dans la guerre le règne de l’horreur pure – car l’horreur est pure, c’est la raison qui est entamée, outeuse, perverse, paradoxale. Mais il y a aussi la terre russe, ingrate, poisseuse, sombre, dégoûtante – qu’il faut préserver. Et il y a l’âme russe, la plus sombre et la plus innocente, hagarde, flemmarde, malchanceuse, sainte – qu’il faut sauver. Alors, d’un coup, la guerre, c’est-à-dire l’abjection, trouve un sens. Et c’est dans ce sens intime, poignant, douloureux et majestueux, que se déploie le roman du comte Tolstoï.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Patrick Besson (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Besson
Patrick Besson .Ecrivain vient de publier "La présidentielle. Pastiches" chez Grasset
autres livres classés : milieu littéraireVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

Françoise Sagan : "Le miroir ***"

brisé
fendu
égaré
perdu

20 questions
2113 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , littérature française , littérature francophoneCréer un quiz sur ce livre