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EAN : 9782266330312
208 pages
Pocket (05/01/2023)
  Existe en édition audio
3.89/5   1386 notes
Résumé :
Rien ne relie les passagers montés à bord du train de nuit n° 5789. À la faveur d’un huis clos imposé, tandis qu’ils sillonnent des territoires endormis, ils sont une dizaine à nouer des liens, laissant l’intimité et la confiance naître, les mots s’échanger, et les secrets aussi.
Derrière les apparences se révèlent des êtres vulnérables, victimes de maux ordinaires ou de la violence de l’époque, des voyageurs tentant d’échapper à leur solitude, leur routine ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (332) Voir plus Ajouter une critique
3,89

sur 1386 notes

Yvan_T
  12 janvier 2022
Après m'avoir bouleversé avec son excellent roman autobiographique « Arrête avec tes mensonges », Philippe Besson profite de cette rentrée littéraire 2022 pour m'inviter à bord d'un train de nuit entre Paris et Briançon.
A bord de l'Intercités de nuit n°5789, il fait tout d'abord les présentations : un médecin, une mère de famille, un hockeyeur, un VRP, un couple de sexagénaires retraités et une bande de cinq étudiants… sans oublier de mentionner un certain Giovanni Messina, qu'il présentera plus tard. Il annonce également d'entrée de jeu que tous les personnages n'arriveront pas vivant à destination. Ne sachant pas trop si je vais assister à un remake du crime de l'Orient- Express d'Agatha Christie, je décide de monter à bord…
Me voilà au coeur d'un huis-clos, entouré de personnages que rien ne relie et filant vers les montagnes alpines à bord d'un train-couchettes plutôt désuet. Étonnamment, cette ambiance nocturne, combiné à la difficulté de trouver le sommeil, semble inciter les gens à faire connaissance, à nouer des liens, voire même à se confier et à partager quelques secrets. Allez hop, je m'installe confortablement, j'enlève mes chaussures et j'allonge mes jambes sur la banquette… merci de m'avoir invité Philippe, je suis très bien là !
Philippe Besson a l'art de brosser des personnages attachants et de décortiquer leurs sentiments avec minutie. Au fil d'échanges profondément humains il met ses personnages à nu, tout en soulignant la fragilité de nos vies en abordant les thèmes de la fatalité et du hasard. Au-delà du suspense qui nous maintient éveillé durant tout le trajet, tout en nous tenant en haleine jusqu'à la dernière seconde, l'auteur nous oblige à faire le deuil de certains passagers, transformant ce qui s'annonçait être un bon polar…en petit coup de coeur émouvant !
Lien : https://brusselsboy.wordpres..
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Cannetille
  19 mars 2022
Ils sont une dizaine d'inconnus, que les hasards de la vie ont réunis dans la même voiture du train de nuit Paris-Briançon. le temps de traverser la France endormie, le huis clos crée quelques proximités, et les conversations prennent d'autant plus facilement un tour personnel qu'elles n'auront pas de lendemain. Se révèlent ainsi brièvement différentes trajectoires de vie, chacune marquée par les maux ordinaires de notre époque. Personne ne se doute alors que certaines d'entre elles vont bientôt s'interrompre tragiquement, avant même d'arriver à destination...
Hasard ou fatalité, il suffit de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment pour que le destin bascule. Alors quand se produit une catastrophe, l'on ne peut songer qu'avec un certain trouble à l'enchaînement de circonstances qui a mené les acteurs, parfois tout à fait incidemment, sur le théâtre de leur drame. L'auteur nous ayant prévenu d'entrée de jeu que la mort est montée à bord de ce train, c'est donc tout à la fois suspendu au développement du récit et étreint par anticipation d'un sentiment d'impuissance désolée, que l'on fait connaissance avec une poignée d'inconnus ordinaires, des gens comme vous et moi emportés sur le fleuve banalement si peu tranquille de leur existence. Entre préoccupations diverses, notamment familiales et professionnelles, mille violences, petites et grandes, viennent perturber le cours de ces vies, empoisonnant ce qu'il conviendrait pourtant d'en apprécier chaque minute, tant le temps nous est compté et tant tout cela, au final, ne tient qu'à un fil.
Parmi ces destins bientôt brisés, il en est un qui va encore plus que les autres provoquer notre émotion, en tout cas qui semble à ce point tourmenter Philippe Besson qu'il resurgit ça et là dans son oeuvre, comme dans son récit autobiographique Arrête avec tes mensonges. Au-delà de la catastrophe et des réflexions désabusées qu'elle suscite en passant chez l'auteur, sur l'indécence d'une époque où tout est spectacle et où rumeurs et accusations se propagent plus vite que la lumière, le vrai coeur du drame est ce qui révolte le plus l'écrivain : la peur du rejet et le refus de soi-même qui empêchent encore tant d'homosexuels à assumer leur identité, et qui les enferment dans une existence intolérablement douloureuse. Face à l'implacable brièveté et aux inéluctables cruautés de la vie, quel plus grand gâchis que de s'empêcher de la vivre en la sacrifiant aux apparences et aux conventions, de la subir en se contraignant à en rester à jamais à la marge ?
Avec la justesse et la sobriété qui lui sont coutumières, Philippe Besson réussit dès les premières phrases à suspendre le lecteur à son récit, l'embarquant, à l'occasion du dramatique télescopage de quelques vies ordinaires, dans un émouvant plaidoyer pour le droit à être soi-même : la vie est bien trop fragile et bien trop fugitive pour, en plus, se la laisser voler !

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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PetiteBichette
  05 février 2022
La voix de Simone Hérault susurre dans le haut-parleur, « Voie 7, le train Intercités n° 5789 à destination de Briançon, va partir. Prenez garde à la fermeture automatique des portes. Attention au départ. »
Il dessert les gares de la fuite, l'angoisse, la solitude, la haine, l'affirmation de soi, la quête d'identité, du hasard, et de la destinée. Terminus à 8h18 en gare d'un petit bonheur de lecture.
Alors, je suis montée en voiture comme Simone me l'avait si gentiment intimé pour un court voyage de 200 pages. Trop court mais fort agréable. D'ailleurs, je n'ai pas eu trop le temps de voir défiler le paysage. le paysage de toute façon, je n'aurais pas pu en voir grand-chose, car la spécificité de l'Intercités n°5789 est que c'est l'un des rares trains de nuit qui circule encore en France.
J'ai préféré discuter avec mes voisins, compagnons de voyage et d'infortune.
Compagnons de voyage qui m'ont permis de retrouver les souvenirs et des sensations d'enfance liées au train de nuit, la couchette inconfortable, le crissement des freins, les arrêts intempestifs en rase campagne. Compagnons qui se sont livrés à moi en toute franchise, sans les barrières qu'ils érigent habituellement méticuleusement autour d'eux.
Jeunes et moins jeunes vont oser se livrer à des inconnus. La nuit, la parole se libère, le train offre une parenthèse, un entre-deux propice aux confessions. Ne pas connaître l'interlocuteur amène à de nombreuses audaces dont on ne se serait pas cru capable en temps normal, exactement comme lorsque que dans un pays étranger, des choses s'avèrent plus faciles à dire dans une langue qui n'est pas maternelle, comme si les langues osaient enfin se délier de leurs secrets.
Pourquoi sont-ils à bord de ce train, qu'espèrent-ils de leur voyage ? Qui les attendra sur le quai à Briançon ? Y a aura-t-il même quelqu'un pour les attendre ?
Compagnons d'infortune, car contrairement à moi qui m'en suis miraculeusement tirée sans une égratignure, ce voyage ne s'est pas bien terminé pour tout le monde… car certains d'entre eux n'ont pas pris un billet pour Briançon, mais directement pour l'au-delà …
Cependant, savoir qui s'en sortira ou non, n'est pas l'essentiel à mes yeux, ce livre n'est pas un thriller, mais un voyage dans nos pensées, les virages, les décisions que nous prenons ou pas à certains moments de nos vies.
Dommage, je crois bien que vous avez loupé votre arrêt, trop le nez dans le bouquin, vous n'avez pas entendu la voix du contrôleur… Bon voyage à bord du Paris-Briançon ! J'espère que vous aussi vous ferez partie des vivants à l'arrivée …
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Patlancien
  28 mai 2022
Un train de nuit est par nature un espace clos où tout le monde se retrouve embarqué pendant plusieurs heures comme dans un navire. Dans le roman de Philippe Besson, L'intercités n° 5789 n'échappe pas à la règle. Il est prévu pour 20h52 au départ de Paris et va desservir les gares de Valence, Crest, Die, Luc-en-Diois, Veynes, Gap, Chorges, Embrun, Mont-Dauphin-Guillestre, l'Argentière-les Ecrins et Briançon, son terminus, qu'il atteindra à 8h18 du matin.
On va faire la connaissance de onze personnes par petites touches de plus en plus précises au point de rentrer dans leur vie intime. Catherine et jean louis les retraités, Serge le représentant de commerce, Julia et ses deux enfants, Alexis le médecin, Victor le hockeyeur, Manon, Leïla, Hugo, Dylan et Enzo cinq amis étudiants. Et bon dieu qu'est-ce qu'ils vont devenir attachants ces personnages. Leur vérité à chacun va éclater en plein jour sans aucune fioriture, brut de pomme. Leur personnalité va être mise à nu au point qu'ils vont nous être aussi familiers que des amis de longue date. C'est cette intimité qui en fait l'élément fort de ce roman.
Philippe Besson avec son style direct et ses phrases simples, nous raconte des histoires banales tout en leur donnant une forte intensité. Il sait nous toucher là où ça fait mal en nous remémorant des situations déjà connues de nous lecteurs. C'est un magnifique faiseur de mémoire et remonteur de souvenirs. Les coïncidences, les concours de circonstances, les successions de décisions font que rien n'est fait et dû au hasard, ils devaient tous se rencontrer dans ce train de nuit. L'auteur nous embarque, nous prend par la main et nous le suivons sans arrière-pensée au rythme du balancement de ce train qui va nous emmener jusqu'au bout de la nuit, jusqu'au bout de la vie.
Si le style de Philippe Besson est simple, son rythme est vif. Les pages se tournent rapidement et le roman se lit plus vite que les onze heures nécessaires au Paris-Briançon pour effectuer son trajet. Il sait nous faire voyager. On retrouve les sensations et les habitudes de ces trains de nuit. de cette atmosphère feutrée et intime qui dévoile les manies et les passions des passagers. Ces voyages qui permettent aux gens de faire connaissance et d'échanger avec d'illustres inconnus. Et puis le roman bascule, le drame nous saisit brutalement et nous nous retrouvons à la merci du Destin. La mort va frapper sans distinction d'âge, de classe ou de sexe. Un roman qui va devenir dans sa deuxième partie bouleversant, poignant et parfois même choquant.
« La vie c'est si peu de choses, et ça passe si vite. »
Merci à Onee, Sandrine, Dominique, de m'avoir invité à bord du Paris-Briançon. A quand votre tour ?
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montmartin
  14 janvier 2022
C'est un jour de départ en vacances, c'est une gare coincée entre un métro aérien et des immeubles futuristes. Bientôt le train s'élancera pour un voyage de plus de onze heures de Paris à Briançon, il va traverser la nuit française. Pour le moment les passagers montent à bord, joyeux, épuisés, préoccupés ou rien de tout cela. Parmi eux, certains seront morts au lever du jour.
Comme dans un roman d'Agatha Christie, Philippe Besson nous présente les voyageurs les uns après les autres à mesure de leur montée dans le train, et nous découvrons les raisons de leur voyage. Ces passagers vont partager la même voiture pendant ce long périple et faire peu à peu connaissance, on s'épanche, on se rapproche, alors l'étranger devient confident, et dans cet espace hors du temps chacun se révèle aux autres, mais aussi à soi-même, derrière les apparences, se révèlent des êtres vulnérables. Une communauté va se former.
Si dès les premières phrases l'auteur sait susciter la curiosité de son lecteur et ménager le suspense, pour moi, l'intérêt de ce récit est ailleurs. Philippe Besson nous offre un roman sociologique, un microcosme dans ce huis clos ferroviaire, des tranches de vie, une galerie de portraits miroir de notre société, une jeunesse turbulente et insouciante, la difficulté à assumer sa sexualité, les violences conjugales, la peur du chômage, la vieillesse et la maladie. Ce sont des petits chapitres qui défilent le long des kilomètres de voies ferrées. La plume est légère, souvent sensible, parfois teintée d'un humour très fin, les phrases simples. Un conseil montez dans l'Intercités n° 5789, vous ne regretterez pas votre voyage.
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critiques presse (6)
SudOuestPresse   11 mars 2022
Le romancier observe, avec finesse, quelques passagers du train de nuit qui mène de Paris à Briançon, leur compagnonnage inattendu, tournant au drame.
Lire la critique sur le site : SudOuestPresse
LeJournaldeQuebec   01 mars 2022
Conteur habile, fin observateur de la psyché humaine, magicien des mots, Philippe Besson raconte la dernière nuit des passagers d’un train qui va dérailler au petit matin dans son nouveau roman, Paris-Briançon. Ce roman de la fatalité décrit comment les passagers nouent des liens entre eux, bercés par le roulement des wagons.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse   31 janvier 2022
Nos vies seraient-elles le fruit du hasard, de rencontres inopinées, d’incidents fortuits ? Dans Paris-Briançon, Philippe Besson se fait le marionnettiste du destin d’une poignée de personnages qui se retrouvent à bord du même train de nuit, mais n’en ressortiront pas tous en vie.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LePoint   26 janvier 2022
L’écrivain rassemble une poignée de personnages dans le Paris-Briançon… où la mort rôde. Un livre empathique, lumineux et vibrant.
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   24 janvier 2022
Philippe Besson n'oublie aucun des maux sociétaux actuels, jusqu'au drame final. Et pourtant, rien n'est pesant dans cette fiction enlevée, qui nous offre, en outre, une belle réflexion sur le destin et la fatalité.


Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique   17 janvier 2022
Dans un roman racinien, Philippe Besson réunit des êtres d’une banalité apparente.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (204) Voir plus Ajouter une citation
edichon
edichon  
Serge veut parler des apparences et de ce qu'il y a derrière. Et derrière, il y a presque toujours des êtres cabossés. Il veut parler des discours qu'on tient et des secrets qu'on dissimule. Il veut dire qu'ils sont des gens simples, des gens ordinaires mais que ça ne les empêche pas, de temps en temps, d'avouer du mal avec la vie.
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edichon
edichon  
Ca sert, trente-sept ans de vie commune (et même un peu plus), ça sert notamment à connaître l'autre par cœur, à repérer une contrariété dans un plissement du regard, une inquiétude dans le frottement nerveux des mains, un tracas dans une certaine façon de se mettre à l'affût ou une incapacité à fixer son attention.
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edichon
edichon  
l est beaucoup plus facile de se confesser devant une personne qui ne sait rien de vous, qui ne vous jugera pas, qui n'osera pas, qui ne vous délivrera pas de conseils, qui ne s'y sentira pas autorisé, c 'est comme parler au vent, ou parler à la mer du haut d'une falaise.
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HundredDreams
HundredDreams  
C’est un vendredi soir, au début du mois d’avril, quand les jours rallongent et que la douceur paraît devoir enfin s’imposer. Le long du boulevard, aux abords de la Seine, les arbres ont refleuri et les promeneurs sont revenus. Autour d’eux, des flocons virevoltent, tombés des peupliers ; on dirait de la neige au printemps.
C’est une gare, coincée entre un métro aérien et des immeubles futuristes, à la façade imposante, venue des siècles, encadrée de statues, où les vitres monumentales l’emportent sur la pierre et reflètent le bleu pâlissant du ciel. Des fumeurs et des vendeurs à la sauvette s’abritent sous une marquise à la peinture écaillée.
C’est la salle des pas perdus, où des inconnus se croisent, où une Croissanterie propose des sandwichs et des boissons à emporter, ne manquez pas la formule à 8 euros 90, tandis qu’un clochard file un coup de pied dans un distributeur de sodas et de friandises.
C’est un quai, noirci par la pollution et les années, où un échafaudage a été installé parce qu’il faut bien sauver ce qui peut l’être, et où des voyageurs pressent le pas, sans prêter attention à la verrière métallique qui filtre les derniers rayons du soleil.
C’est un jour de départ en vacances, les enfants sont libérés de l’école pour deux semaines, ils s’en vont rejoindre des grands-parents, loin, une jeune femme est encombrée par un sac trop lourd qu’elle a accroché à la saignée du coude, un homme traîne une valise récalcitrante, un autre scrute fébrilement le numéro des voitures, un autre encore fume une dernière cigarette avec une sorte de lassitude, ou de tristesse, allez savoir, un couple de personnes âgées avance lentement, des contrôleurs discutent entre eux, indifférents à l’agitation.
Bientôt, le train s’élancera, pour un voyage de plus de onze heures. Il va traverser la nuit française.
Pour le moment, les passagers montent à bord, joyeux, épuisés, préoccupés ou rien de tout cela.

(PROLOGUE)
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Patlancien
Patlancien  
— Donc, c’est lui qui est parti ?
— Oui, de la manière la plus simple et la plus inattendue. Un dimanche soir, je suis allé l’attendre au bout du quai à la gare Montparnasse, comme je le faisais chaque fois qu’il rentrait d’un week-end chez ses parents, à Nantes. Je l’ai vu remonter le quai dans ma direction. Il marchait lentement, il me fixait. Comme d’habitude. Et, là, en l’espace de quelques secondes, tout m’a semblé anormal : il marchait trop lentement, son regard était triste, pas sombre ni colérique, non, triste, et j’ai compris. J’ai compris qu’il allait me quitter. Qu’il m’avait déjà quitté. Que sa décision était prise. Il avait fallu Nantes, peut-être, et la distance, ou le reflux du passé mais c’était irrévocable. Il n’y aurait pas de demi-mesure, pas de compromis. Il dépendait juste de moi que ça se passe calmement ou pas. Et j’ai opté pour le calme, par réalisme. Oui, c’est curieux mais on peut parfois se montrer réaliste en amour. Je n’ai rien dit. Rien du tout. Pendant tout le trajet du retour, dans le taxi, nous n’avons pas échangé un mot. Arrivés à l’appartement, nous nous sommes couchés dans le même silence. Et le lendemain matin, il est parti. Il a juste dit : je repasserai prendre mes affaires dans la semaine, un matin où tu n’es pas là, et je laisserai la clé en partant, sur l’îlot de la cuisine et c’est exactement ce qu’il a fait. »
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La famille, celle qu'on ne choisit pas, avec laquelle il faut composer, ou celle qu'on fuit. La famille, c'est aussi celle qui pousse les héros des deux romanciers Véronique Ovaldé et Philippe Besson, à se sentir obligé, obligé d'agir, de revenir, de réagir, quand un drame touche une fratrie, elle devient une affaire de famille. Ils sont les invités de Nicolas Herbeaux.
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