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ISBN : 2264067268
Éditeur : 10-18 (21/01/2016)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 229 notes)
Résumé :
" Regardez-moi bien. Qui sait si je serai encore là demain... " Aussi célèbre soit-il, James Dean, symbole de la jeunesse éternelle, demeure toujours aussi insaisissable. Vivre vite, roman choral tout en nuances, dresse, à travers la voix de ses proches, le portrait intime d'un garçon de l'Indiana, inconsolable et myope, turbulent mais d'une beauté irrésistible, qui s'est donné à tous, sans jamais appartenir à personne : un acteur incandescent devenu, en trois film... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  11 février 2015
Ce roman choral (biographie romancée) nous raconte l'histoire de James Dean, à travers des témoignages attribués à des personnes qui l'ont connu : la famille, les professeurs de théâtre, les agents, les acteurs, les scénaristes qui alternent avec les réflexions de James Dean lui-même… On croise, au passage, Elia Kazan, Tenessee Williams, Marlon Brando, Elizabeth Taylor
C'est une belle idée, pour nous faire comprendre la fragilité de Jimmy, son côté fantasque, son goût pour le risque, en moto, en voiture plus tard ; il aime se mettre en danger.
Ce que j'en pense
L'auteur nous parle avec tendresse de ce jeune homme, post adolescent, beau comme un Dieu, mi ange mi démon, au regard perpétuellement dans le vide de par sa myopie, la nonchalance affichée, pour tenter de cacher la mélancolie, brisé par le chagrin, la perte de sa mère, et l'abandon du père dont il restera toujours à distance, sans pouvoir établir une relation.
En fait, j'ai été déçue. L'idée était originale certes, mais je n'ai pas été vraiment emballée peut-être parce que je connaissais déjà l' histoire de James Dean, ou parce qu'il s'agit du milieu du cinéma, peut-être aussi parce qu'il n'était pas mon acteur américain préféré (et oui, j'aime les bruns ténébreux, style George Clooney, même quand il sert le café…), j'aurais été peut-être plus touchée s'il s'était agit de la vie de Montgomery Clift qu'on croise dans le film, ou Antony Perkins qui étaient des tourmentés, eux aussi.
C'est le premier roman de Philippe Besson qui me laisse frustrée. J'ai passé un bon moment, certes, mais il aurait peut-être pu aller plus loin. Lui qui parle si bien, d'habitude, de l'intime, de la sexualité, on a l'impression qu'il avait peur d'abîmer la légende, d'écorner l'aura de l'acteur romantique, mort dans des conditions dramatiques et devenu mythique après avoir tourné seulement trois films (et quels films !).
Note : 7,2

Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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rabanne
  12 juin 2017
🎵Je t'aimerai pour aujourd'hui
Je revivrai à travers toi
La légende de Jimmy...🎵
A part cette chanson de Diane Tell et avoir vu il y a bien longtemps "La fureur de vivre", James Dean n'a jamais incarné mon idéal / fantasme masculin. Marlon Brando, par contre, oui, s'il on s'en tient aux blonds et aux années 50. Mais j'étais curieuse de lire Philippe Besson dans un autre registre.
Comme nombreux lecteurs de Babelio, j'ai été un peu frustrée par le rythme effréné de cette bio-fiction, qui m'a laissée un peu sur ma faim. Un roman choral original, découpé en de courts chapitres, retraçant à travers plusieurs voix l'enfance meurtrie, la blessure, l'abandon, la fragilité, l'ambiguïté, la vocation, l'ambition, la rage, l'insolence...
Donc un parti pris qui colle finalement bien à la légende de Jimmy, dont la carrière et la gloire furent fulgurantes, foudroyé en pleine jeunesse et créant ainsi un mythe éternel.
Foncer, toujours plus vite, au mépris de tout et de tous... Vivre vite, le présent !
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carre
  25 octobre 2016
Philippe Besson revient sur une icône du cinéma avec ce roman choral. On connait tous l'éphémère carrière de ce jeune homme, de son Indiana natal aux lumières d'Hollywood, jusqu'à son terrible accident qui lui coutera la vie le 30 septembre 1955.
En donnant la parole aux proches de l'acteur, Besson par des chapitres courts dresse un portrait d'un James Dean tourmenté, qui croque la vie (qui ne l'a pas épargné) comme un cheval fou, indiscipliné, libre, difficile à cerner. On est forcement constamment dans l'empathie, bouleversé par les témoignages, on lit « Vivre vite » avec nos souvenirs de ces trois films de légende à jamais dans l'histoire du cinéma. Seul reproche peut-être, j'aurai aimé un roman plus épais. Peut-être que l'idée de Besson était aussi par ce court roman, de montrer la courte existence de cet acteur à la beauté fracassante ?
PS : je vous conseille le très bon film d'Anton Corjbin "Life" (2015) avec Dane DeHaan, histoire du photographe Dennis Stock qui suivi l'acteur pendant plus mois.
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ninachevalier
  21 février 2016
Philippe Besson Vivre vite Roman Julliard ( 238 pages – 18€)
Après La maison d'Atlantique, c'est Outre- Atlantique que Philippe Besson nous embarque sur les traces de son héros : James Dean. L'auteur a choisi la forme chorale pour dérouler cette exofiction.
La photo de la couverture « convoque» le lecteur. Ce visage, très photogénique, rayonne, irradie et hypnotise par « la puissance de son regard », ce « quelque chose de lumineux et de violent ». Mais que sait-on vraiment de cette icône ?
La citation en exergue résume, avec une violence implacable, le destin de cette « étoile » qui passa « comme une comète ».
Le roman s'ouvre sur une page magnifique, l'image attendrissante d' un couple attendant son premier enfant, du père caressant un ventre.
Ce qui est inattendu, c'est que Philippe Besson donne la parole aux disparus dont la mère et son fils. Les confidences n'en sont que plus poignantes.La mère relate la malédiction qui semble peser sur la famille, et ses atermoiements quand elle apprend qu'elle est atteinte d'une maladie incurable.
Faut-il cacher la vérité ou non ? Quelle est la solution la moins dramatique pour Jimmy ?
De toute évidence , être orphelin si jeune, à neuf ans, causa un traumatisme qui le hante à jamais. Et Jimmy de nous rappeler qu' une mère, c'est irremplaçable. On pense à la douleur que W.H Auden éprouva dans les mêmes circonstances. N'est-ce pas « un monde qui s'écroule et l'enfance qui disparaît avec celle qui l'a fait naître ? ».
Il comprend que « c'est fini de ces deux ailes qui le portaient depuis toujours, ces deux ailes qui lui donnaient ce surcroît d 'assurance » et se terre dans son mutisme, lui,le « sentimental ».
Le manque l'habite, c'est en fini de leurs rires, leur complicité.
Jimmy reconnaît sa dette envers la gent féminine. Plusieurs femmes se révèlent importante dans sa vie, « faites pour être des prothèses ». Celle qui l'enfanta. Celle qui le recueille et l'élève comme son fils. Celle qui le prend sous son aile et lui enseigne les rudiments de l'art dramatique : Adeline, qui a compris sa fragilité,a su mettre en exergue son talent, et tel un mentor, le stimule et l'encourage. Il croise sur un tournage Liz Taylor qui souhaite protéger « ce rebelle au coeur tendre », suite à ses confidences. Julie Harris est chargée de « tempérer ses ardeurs ».
Le dramaturge, Tennessee Williams, venu voir « ce gamin » prometteur, à la « beauté à couper le souffle », découvre un acteur qui dégage « une énergie sexuelle ».
Son professeur Gene Owen ne remarque pas de suite cet étudiant en droit, gauche, « l'air d'un oiseau tombé du nid », mais son interprétation du « prince danois » l'impressionne par son jeu différent, et il décèle en lui « comme du diamant brut ».
Le portrait se reconstitue comme un puzzle pour le lecteur. Souvent redondant, car tous le perçoivent de même. «Un enfant plein de vitalité », « débordant d'énergie ». Ses lunettes le rendent « sexy ». On devine une relation fusionnelle avec sa mère, elle qui l'a initié à des loisirs comme la danse, les chansons, l'art dramatique, le violon, ce que son père réprouvait, privilégiant le sport.
Ne l'a-t- on pas accusée de cultiver chez Jimmy sa différence ? de l'élever comme si c'était une fille ? N'est-ce pas elle qui déclencha , puis encouragea son « désir irrésistible de faire l'acteur » ? N'est-ce pas sa mère qui aspirait à voir « de la lumière dans son visage » ?
Jimmy passait pour « un élève appliqué , sérieux, consciencieux », mais il était victime de moqueries, à cause de son accent, de sa « dégaine de paysan ».
Après la disparition de sa mère, il ne supporte pas que son entourage lui manifeste un débordement de compassion,. Sa métamorphose, elle s'opère chez son oncle et sa tante Ortense, qui joue la mère de substitution et défend son frère, le père de Jimmy en ce qui concerne sa décision de le lui confier. Ce couple nous confronte au mode de vie des Quakers dont il fait partie.
A 14 ans, il doit assumer sa singularité. Sa passion pour la conduite ( tracteur, moto, voiture), il l'a acquise chez les Winslow. A 18 ans, son échec professionnel forge son caractère. Si certains sont sauvés par l'écriture,Jimmy, lui, trouve son échappatoire dans la lecture et le théâtre.
Natalie Wood égrène ses souvenirs. Elle a retenu de lui « sa solitude, sa sauvagerie ». Elle connut James sur un tournage et découvrit sa générosité ainsi que sa timidité.
Plus tard, « le binoclard » prend sa revanche. Quant à lui, il se présente sans complaisance : « difficile », reconnaît ses pulsions meurtrières. Ne s'est-il pas révélé bipolaire,balançant « en permanence entre l'excitation et l'abattement » ?
Sa vie amoureuse se révèle compliquée,erratique. Son look magnétique fascine. Il multiplie les aventures, succombe aux coups de foudre. Il se laisse séduire par Elisabeth Mc Pherson, son professeur, liaison éphémère qui le révèle : « un amant pressé et maladroit ». La relation avec le pasteur « un peu trop tendre » est ambiguë. Puis, il se montre attiré par les hommes , mais ceux qui « passent dans son lit », il les « chasse au petit matin ». Quant à l'acteur Sal Mineo , il le trouve trop jeune.
A son actif, trois films et des relations pas faciles avec l'équipe des films. Pour le réalisateur George Stevens, James Dean était « un type instable, ingérable », mais incandescent, il « crevait l'écran ».Imprévisible, il donne aussi du « fil à retordre » à Elie Kazan, à cause de ses « errances nocturnes » arrosées. Il lui cause la peur de sa vie, en acceptant une virée à moto. Quant à Rock Hudson, il lui reproche « sa désinvolture », «  son arrogance insupportable », « sa suffisance ».
Le récit est ponctué de phrases qui marquent la rupture brutale et rappellent que cette icône n'échappa pas à son destin tragique. Il y a cette phrase, quasi prémonitoire,de Jimmy conjurant la mort devant des cercueils : « Dennis, il faut rire de tout. Et de la mort, en premier » qui prend une résonance particulière après l'accident.
L'avant-dernière voix , celle du chauffard, révolte, à la lecture de ses hésitations.
Une voix d' outre- tombe clôt le récit, celle de James Dean qui nous livre la phrase , tenue secrète, qu'il chuchota à sa mère, devant son cercueil après avoir vu , en flashback, défiler des images marquantes de sa courte existence de 24 années.
Dans cette biographie romancée, Philippe Besson nous plonge dans «  l'Amérique de la fin des années 40, pudibonde et corsetée », «  cette grande nation », qui «  n'est rien d'autre qu'une mère monstrueuse, qui dévore ses enfants, une putain de mère maquerelle qui brûle ses gagneuses et ses idoles ».
On suit les déménagements de la famille Dean, qui nous fait voyager de l'Indiana et « ses plaines interminables du Midwest, les hivers froids », à La Californie « pays écrasé de chaleur, connu pour ses plages bondées et sa décadence ».
Puis c'est ce retour à la ferme, chez l'oncle. P lus tard, la découverte de New York, des années 50 : « un choc », «Tellement gigantesque » et les lieux de tournages : Mendocino et ses « demeures en bois blanc », son « port de pêche préservé ».
On sillonne l'Amérique à bord du Zéphyr ou de l'express luxueux qu'est le Twentieth Century limited. Les paysages défilent, évoquent parfois des tableaux de Hopper, peintre de prédilection de l'auteur. Par exemple le décor « des fils électriques au-dessus des rues » ou des cafés ou bars bruyants, enfumés.
Tout comme son héros, Philippe Besson partage cette fascination pour l'Italie , Michel-Ange et la beauté masculine dans l'art.

Philippe Besson a le don de savoir se glisser dans la peau d'une femme et de nous toucher quand il filme l'émouvant adieu , « furtif et déchirant », d'une mère à son fils, se résumant à leurs regards et des mains étreintes. Ou encore quand la caméra suit, cet enfant qui en cachette , la nuit, va « pleurer sur sa tombe ». A travers son héros, l'auteur montre que les drames du passé, on peut les estomper mais on ne les efface pas.
L'auteur met en exergue l'ascension d'une idole vers la gloire, le désir de reconnaissance et sa dévorante ambition, une fois sous les feux de la rampe.
le buzz que les médias génèrent autour de cette « beauté crépusculaire » le rend « ivre de son image jusqu'à l'euphorie ». Dans son besoin de brûler la vie par les deux bouts, dans ce tourbillon , cette ivresse de la vitesse, on pense à Françoise Sagan et ses virées en voiture. On subodore que Philippe Besson s'est fait plaisir, en revisitant la vie de cette figure mythique, à la carrière météorite, au seuil des 60 ans de sa disparition. N'avait-il pas des posters qui tapissaient les murs de sa chambre ?
Un roman qui invite à revoir les films mettant en scène James Dean, cet enfant terrible du cinéma, une personnalité aux multiples facettes, dévoilées, tour à tour, par ceux qui l'ont éduqué, côtoyé, aimé, fait tourner, adulé et vénéré.
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isabelleisapure
  30 juin 2017
C'est à un véritable travail de biographe que s'est livré Philippe Besson pour redonner vie à l'un des plus grands mythes du cinéma américain.
J'ai particulièrement aimé cette lecture qui m'a permis de découvrir James Dean qui était pour moi, j'ose à peine l'avouer, un quasi inconnu.
Je n'ai vu aucun des films qui ont fait son succès.
Seules quelques photos d'un jeune homme séduisant et boudeur, souvent vêtu d'un simple tee-shirt blanc ont une place dans ma mémoire et aussi, bien-sûr, les circonstances de sa mort précoce.
En donnant la parole à ses proches, parents, amis, et relations professionnelles disparus pour la plupart, l'auteur dresse grâce à ces mémoires d'outre tombes, un portrait précis et attachant.
On croise Marlon Brando, son modèle dont il admire « la féminité brutale », Natalie Wood, Liz Taylor, Montgomery Clift, mais aussi sa mère, son père ou sa tante.
Je ne suis pas cinéphile, mais l'élégance de la plume de Philippe Besson a eu raison de mes réticences à me plonger dans ce livre dont le sujet m'intéressait fort peu.
Une très bonne surprise !
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   13 janvier 2015
Au fil d’une quinzaine de romans, Philippe Besson fait entendre une voix singulière dans la littérature française actuelle. Il nous fait aujourd'hui revivre le fascinant acteur dans un roman choral.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   08 janvier 2015
Il fallait imaginer un stratagème pour éviter de tomber dans l'hagiographie, une licence romanesque pour éviter la biographie convenue, comme mêler les styles (le paysan du Midwest et le professeur de l'Actor Studio) et les genres (la starlette de Hollywood et le révérend de Fairmount). Philippe Besson orchestre ainsi le chœur de ces différentes voix avec assurance pour dire ce qu'un article de Wikipédia tait.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
Eve-YesheEve-Yeshe   14 février 2015
Car désormais, je ne pense plus qu’à une chose, une seule, devenir acteur. Si je ne deviens pas acteur, autant être rien.
Pas de méprise : je n’ai pas particulièrement envie de voir ma tête sur des affiches, je ne rêve pas de gloire. Non. Simplement, je ressens des vibrations dès que j’enfile le costume d’un autre et que j’invente un mensonge en espérant qu’on va me croire. C’est dans les moments où je joue que je suis au plus près de la personne que je veux être. P 111
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rabannerabanne   12 juin 2017
C'est amusant parce que les jeunes filles raffolent des photos où Jimmy porte ses lunettes. Elles expliquent que ça lui donne un genre, que ça le rend encore plus sexy. Mais leur a-t-on expliqué qu'il ne voyait rien, qu'il ne les aurait même pas remarquées à cinq mètres s'il était sorti sans ses verres correcteurs ?
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Eve-YesheEve-Yeshe   11 février 2015
Je pense qu’on ne survit pas à la mort de sa mère. Bien sûr, on continue à respirer de l’air, à grandir, à sourire. Mais, c’est mort à l’intérieur. On a quelque chose de mort à l’intérieur. P 42
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KittiwakeKittiwake   15 janvier 2015
Cela pèse lourd, une absence. Bien plus lourd qu'une disparition. Parce que avec les morts, c'est commode, on sait qu'ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous narguent ou nous font espérer.
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manU17manU17   10 février 2017
A la fin de la représentation, les gens applaudissent. Pour sûr, on ne la mérite pas cette acclamation. Mais bon, il n'est pas interdit de la savourer. Je crois qu'il est difficile de ne pas aimer qu'on nous aime.
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Videos de Philippe Besson (69) Voir plusAjouter une vidéo
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