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ISBN : 2207500225
Éditeur : Denoël (11/04/1990)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Au XXVe siècle, Gulliver Foyle, en perdition dans l'espace, multiplie en vain les signaux de détresse. Enfin sauvé, mais défiguré par les savants, puis « rééduqué » par une jeune femme noire, il décide de se venger. L'odyssée de ce Monte-Cristo du futur, poursuivi par tous les gouvernements en quête de la nouvelle arme absolue, est aussi une satire du monde actuel.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  13 avril 2015
Tigre Tigre.
Probablement l'oeuvre la plus emblématique d'A. Bester avec l'homme démoli.
Gulliver Foyle est un mécanicien de troisième classe, sans talent ni ambition. Naufragé de l'espace il va être galvanisé et transformé à jamais lorsqu'un un vaisseau qui aurait pu le secourir l'abandonne à son triste sort. La vengeance, sourde et aveugle sera désormais son unique moteur. Il traque les auteurs, mais il est également traqué, car son vaisseau transportait en secret 20 livres de la substance la plus précieuse de l'univers.
La vengeance... Qui a dit le comte de Monte Cristo ? Version « moderne » (1950 pour la date de l'édition) et futuriste, revisitée et revendiquée par l'auteur lui-même. On pourra également se rapprocher de la Geste des princes-démons de Vance.
Pour le background, un détail original : le tranzitt. L'homme a découvert la capacité à se téléporter créant une nouvelle société, où les moyens de transport sont quasi absents, où il a fallu une méthode originale pour garder les détenus. (Pour l'homme démoli, c'était la télépathie qui était à l'honneur)...
Le titre n'a pas trop mal vieilli, probablement grâce à une absence salvatrice de détails techniques sur le monde parcouru. Bon on parle quand même d'envoyer un télégramme... Et il faut avouer que je préfère les oeuvres plus contemporaines. Il manque peut être d'un peu de violence et de furie à ce titre.
Le langage « prolo » est lui daté et un peu énervant à lire et on peut ajouter à cela des aventures sentimentales franchement niaises.
Mais j'ai malgré tout passé un agréable moment avec ce livre au rythme assez soutenu et qui vaut surtout pour son scénario original.
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Commenter  J’apprécie          986
Ambages
  14 janvier 2018
Yahou ! Merci pour ce conseil. J'ai adoré ce roman de SF. Dire ce qui m'a enchanté serait révélé la surprise, donc je resterai prudente. Toutefois, avouer que j'ai dévoré en quelques heures ce bouquin ne fait que renforcer l'attraction que j'ai pour Alfred Bester. Deux romans et la magie opère. Les personnages sont chiadés, la trame est rudement bien menée. En un peu plus de 350 pages, format poche, j'ai vécu une sacrée histoire ! Ça commence par un homme, Gully Foyle, abandonné dans un vaisseau spatial détruit (le Nomad) qui tente de survivre parmi les décombres. Arrive le Vorga qui pourrait le sauver... mais celui-ci voit les fusées de détresse et passe sa route. « Vorga. Je te tue crasse. » La vengeance est un plat qui se savoure pendant toute cette lecture et qui va bien au-delà.
Petite précision, le titre français est nul. Je préfère celui choisi par l'auteur « The stars my destination » qui rend bien mieux compte du roman. Pop ...je disparais dans le mur bleu
Commenter  J’apprécie          402
Tatooa
  13 mai 2019
Après un "homme démoli" que je n'ai que moyennement apprécié (bon n'exagérons rien, j'ai bien aimé tout le côté "télépathie", l'action, et la modernité du style), j'ai enchaîné sur "Terminus les étoiles", car j'ai le double tome Denoël...(à la très très belle couverture (d'un illustrateur français, Manchu, que je ne connaissais pas), d'où mon choix).
Et j'ai bien fait.
Parce que celui-là, je l'ai beaucoup aimé...
Gully Foyle, "le tigre", avant tout survivant, en fait, est un personnage à la fois affreux et très charismatique. Très intelligent, il va tellement courir après sa vengeance qu'il va finir par arriver aux plus hautes sphères de la société, et du pouvoir.
De mon point de vue, ce roman est beaucoup plus abouti, mieux construit. Si l'action est encore omniprésente, l'ensemble du roman présente une excellente cohérence, à la fois dans la psychologie des personnages, et dans la présentation du "monde" dans lequel ils vivent...
Déjà, un prologue de présentation de ce monde plante le décor, et nous explique le phénomène de "fuggue", ou téléportation. Cela permet de rapidement savoir où on est et ce qu'il se passe, l'actualité au début de l'aventure, et les explications de la guerre entre "planètes intérieures" et "satellites extérieurs" sont assez logiques pour passer, même si non approfondies. L'air de rien, ça démarre beaucoup mieux que "L'homme démoli"...
Gully Foyle, simple assistant mécanicien sur le vaisseau interplanétaire Nomad abattu pendant une bataille entre Planètes Intérieures - Terra, Mars, Venus - et les Satellites Extérieurs, géant lymphatique, unique survivant depuis de longues semaines, est à l'agonie. Un vaisseau, le Vorga, passe par là. Fusées de détresse, espoir... Mais il va passer son chemin. Dès lors, l'unique raison de survivre de Foyle sera de se venger de ce vaisseau. (à la fois du vaisseau et de ceux qui étaient dedans...).
Et c'est l'évolution de cette obsession, jusqu'où il va aller, de la paresse totale, en passant par la sauvagerie brute et jusqu'à l'éducation la plus pointue, l'exploitation de toutes ses capacités, toutes ses potentialités, pour l'accomplir, qu'on va suivre tout du long, avec un intérêt croissant.
C'est très bien écrit, très bien traduit, très moderne à la fois sur le fond et la forme. Exit le paternalisme désuet qui m'avait agacée dans "l'homme démoli", tout le monde est à égalité, comme le dira fort justement Olivia dans les derniers chapitres.
Ce livre-ci n'a réellement pas pris une ride depuis 1956. Un exploit.
De mon point de vue, on dirait que l'auteur a pris 20 ans de maturité dans les 3 ans entre les deux romans. C'est dingue. Oo
La fin est un feu d'artifice. Dans tous les sens du terme. On peut n'être pas d'accord avec le parti pris de l'auteur (comme moi, lol), on ne peut que saluer l'inspiration formidable de ce roman. J'ai surkiffé tout le passage "Quatmyle", excellentissime !
Gros coup de coeur pour moi... Belle découverte, j'ai très bien fait d'acheter le double tome, en fait ! Je n'aurais peut-être pas acheté "Terminus les étoiles" sinon, et ça aurait été vraiment dommage ! :)
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Masa
  02 septembre 2015
Bienvenue dans l'Âge d'or de la Science-Fiction. Les années 50 sont sources de chefs-d'oeuvres inégalés. Alfred Bester est l'un de ces auteurs, de cette génération talentueuse, d'une autre époque. « L'homme démoli » est son roman le plus connu, puisqu'il a obtenue le prestigieux prix Hugo. Quatre années plus tard, l'auteur publiait « Terminus les étoiles ».
Guliver Foyle gît dans une épave sidérale. Ses journées sont moroses. Un vaisseau passe à proximité de lui, ce qui aurait pu être son salut. Mais l'engin l'ignore, malgré les appels de détresses. Il parvint au final par réparer les commandes.
C'est une belle histoire de double traque. le vaisseau spatial – le nomade – de Guliver contient une substance étrange qui pourrait s'avérer une arme de destruction massive (la matière noire?) – nommé PyrE – et une coquette somme de plusieurs millions de crédit. En retour, Gulliver traque ceux qui l'ont abandonné à son sort.
J'avoue que ce livre possède de sérieux atouts pour être excellent. le personnage de Gulliver est savoureux, c'est une brute rustre, mercenaire. J'ai tout de suite apprécié ce gars. Dans la première partie, il va rencontrer une femme. C'est un peu une complicité contrainte et je dois avouer que j'ai beaucoup aimé leur divergence. Mais Alfred Bester – là démontré dans « l'homme démoli » – excelle dans les dialogues. C'est un plaisir de voir ses acteurs et leur laïus. Bref, un vrai régale.
Toutefois, j'ai eu beaucoup de mal à la lecture. Je dirai que c'était en dent de scie. J'ai apprécié certains passages, puis paf (!), tout s'arrête. La fin de la première partie en est le parfait exemple. J'étais conquis et là il nous plonge dans une seconde trame moins percutante. Sur la fin, on trouve un long passage bien psychédélique et difficile de compréhension.
Dans les bons points, je dirai que l'on trouve des traces de fantastique dans le récit. Les êtres humains ont évolué et développé des pouvoirs surnaturels. Ainsi, ils sont capables de se téléporter (tous et certains mieux que d'autres), de télépathie (quelques-uns) et d'accélérer le temps (Gulliver). Je rajouterai à cela que le roman comporte un rythme soutenu et c'est très agréable à lire. Quelques passages sont violents et j'ai été surpris puisque son premier livre à Alfred Bester souffrait de latence. Et puis, pour finir, l'introduction est vraiment très appétissante. Elle met l'eau à la bouche et donne envie de se plonger dans l'ouverture.
Ce livre dispose de savoureux éléments et je comprends qu'il fasse partie de ces romans d'exceptions. J'ai eu beaucoup de mal à m'immerger dans l'histoire (est-ce ma vie personnelle qui en est en cause?). Ce qui prouve une fois de plus que les années 50 sont une décennie d'or pour la Science-Fiction. Allez, quelques exemples : « Le cycle de Fondation » de isaac Asimov (1951, 1952, 1953), « À la poursuite des Slans » de A.E. van Vogt (1951), « Cristal qui songe » (1951) et « Les plus qu'humain » (1953) de Theodore Sturgeon, « Terre brûlée » de John Christopher (1956), pour ne citer qu'eux.
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Beatson
  16 juillet 2019
De l'originalité, de l'imagination, un scénario qui ne fait jamais de pause mais dont l'objectif est maîtrisé, donc un plaisir de lecture.
Alfred Bester fait partie de, voire a précédé l'ancienne génération des écrivains de SF, celle des A.E. van Vogt, des Philip K. Dick, des Asimov, etc ... celle des écrivains capables en un roman assez court de raconter pléthore de péripéties concernant des humains possédant ou acquérant des capacités quasi surnaturelles. Le lecteur de SF que je suis se laisse porté, subjugué par ces inventions.
Pas trop de psychologie, juste le minimum pour justifier la progression du scénario et la même remarque que j'ai faite pour l'Homme démoli : le scénario se découpe en phases courtes, sans aucune pause donc, avec un nombre assez importants de personnages et de lieux; il ne faut pas se laisser distancer; ça court d'un bout à l'autre du système solaire et même in fine de l'univers.
Le plaisir est d'autant plus grand que l'histoire se termine par l'espoir que chaque humain devienne adulte et émancipée, libéré de la chape des secrets que les puissants maintiennent afin de faire accepter leur domination.
Je suis vraiment satisfait d'avoir découvert cet auteur grâce aux lecteurs lectrices de ce site.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   17 avril 2015
Pourquoi voulez-vous vous livrer à la police ?
J'ai retrouvé la raison, répondit Foyle avec amertume.
Je faisais allusion à autre chose. Un criminel ne se rend jamais tant qu'il a le dessus. Or, c'est évidemment votre cas. Quel motif vous pousse ?
Ce qu'il peut arriver de plus détestable à un homme. J'ai attrapé une maladie très peu répandue que l'on appelle la conscience.
Elle est souvent mortelle, déclara Sheffield d'un ton méprisant.
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fnitterfnitter   15 avril 2015
Comment pensons-nous ?
Avec notre esprit.
Et comment notre esprit pense-t-il ? Qu'est, au juste, le processus de la pensée ? Comment faisons-nous, au juste, pour nous rappeler, imaginer, déduire, créer ? Comment, au juste, les cellules du cerveau opèrent-elles ?
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fnitterfnitter   17 avril 2015
Abaisse les autres à ton propre niveau. Si tu es aveugle, rends-les encore plus aveugles. Si tu es impotente, rends-les encore plus impotents. Fais-les expier, tous autant qu'ils sont.
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fnitterfnitter   15 avril 2015
Attention. Cette résidence a été munie d'un piège à hommes par la corporation suédoise de défense léthifère. R : 77-23. Vous avez été avertis légalement.
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fnitterfnitter   18 avril 2015
Pourquoi est-ce que la vie existe ?
Ne vous posez pas de question à son sujet. Contentez-vous de la vivre.
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Interview d'Alfred Bester (1976).
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