AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet
Brocéliande forêt du petit peuple tome 2 sur 7
EAN : 9782302064270
60 pages
Soleil (27/09/2017)
3.63/5   60 notes
Résumé :
Le château de Comper est à la lisière du monde des humains et de celui du petit peuple. Pour empêcher le chantier dune route qui la traverserait de part en part, la gardienne enlève le futur héritier du maître de Comper et le remplace par un ""changelin"" qui lui ressemble trait pour trait. Il sera son espion. Mais le comportement étrange de ce dernier ne tardera pas à éveiller les soupçons quant à sa véritable nature.
Que lire après Brocéliande forêt du petit peuple, tome 2 : Le château de ComperVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
3,63

sur 60 notes
5
2 avis
4
5 avis
3
5 avis
2
1 avis
1
1 avis
Dans ce tome 2 consacré au Château de Comper, on aurait pu faire la part belle aux nobles avides et aux religieux cupides, mais les auteurs ont fait le choix de faire mettre en avant la difficile cohabitation entre humanité et féerie et entre prose et poésie (ce qui est parfaitement rendu dans les phylactères, donc chapeau bas messieurs les artistes !), de 1467 à 1542 nous suivons les destins croisés de Nicolas l'humain et de Flayinn la fée, que tout aurait pu rassembler mais que finalement tout va opposer, les deux étant largement dépassés par les destins dont on les a chargé !
Coincée entre France et Angleterre la Bretagne a décidé de ne plus rien céder à l'ennemi intérieur qu'est la féerie, et le Comte Guy de Naval décide de construire une route qui reliera le nord au sud de la Bretagne. Cette oeuvre il la lègue à son jeune neveu Nicolas, ami de la féerie rejeté par la reine des fées en raison d'un malheureux accident... Dans le même temps, ladite reine des fées lègue à sa fille le soin de protéger des humains le royaume invisible du petit peuple. Et quand Nicolas devenu adulte éprouve des difficultés à devenir père, la jeune fée qu'autrefois Nicolas a aimé pense avoir trouvé la solution à tous les problèmes :
L'histoire plutôt triste de Stéphane Betbeder respecte à la lettre tous les codes de la Duboisie, donc notre Pierre Dubois national peut être fier d'avoir enfin trouvés des héritiers à la hauteur de son talent pour continuer à défendre et promouvoir tous les héritages des petits peuples ! Mais j'ai un peu honte de n'avoir apprécié à leur juste valeur les graphismes de Paul Frichet pourtant complètement en accord avec le sujet...
Commenter  J’apprécie          343
Rien ne va plus au pays des fées lorsque Guy XIV de Laval, seigneur de Comper décide de diviser la forêt de Brécilien en parcelles. Dès lors, le Petit Peuple se trouve menacé par la construction d'une route qui traverserait leur petit monde. La gardienne des lieux décide alors d'envoyer un espion au château. Ce dernier n'est autre qu'un changelin mis à la place d'un nouveau-né , futur héritier de Comper.

Ce deuxième volet de la série Brocéliande forêt du petit peuple est bien plus sombre que le premier. Plus sombre ne rime pas forcément avec plus mystérieux et plus enchanteur malheureusement..
Si cet album se laisse lire, il lui manque cependant toute la substance magique et féérique qui se dégage de la forêt de Brocéliande quand on a le bonheur de s'y égarer.
Certes, cette histoire de changelin est plutôt attachante mais je trouve que le graphisme n'est pas à la hauteur. de cette atmosphère menaçante, j'attendais un décor plus brumeux, des couleurs moins tranchées, un trait moins prononcé...
Commenter  J’apprécie          310
ET UN CHANGELIN POUR LE XVII, UN !

Forêt de Brocéliande - ou devrait-t-on écrire : de Brécilien, voire, selon les sources les plus anciennes, de Brecheliant - seconde moitié du XVème siècle. Nous sommes en le château de Comper, l'une des cinq forteresses médiévales défendant ce domaine constitué pour partie de bois, pour partie de landes. Guy XIV de Laval, autrement nommé François de Laval-Montfort a fait rédiger par un obscur chapelain nommé O. Lorence la charte des « Usemens et Coustumes de la foret de Brecilien » (dont le scénariste aurait pu, une fois au moins, reprendre le nom complet et correct) et qui a pour objet les droits seigneuriaux auxquels étaient soumis les habitants de la forêt de Paimpont.

Tandis que les seigneurs locaux en prennent connaissance et acte, en présence d'un Comte de Laval qui n'a probablement jamais mis les pieds dans ce petit ensemble défensif de son vaste domaine, qui n'y a jamais vécu, c'est une chose certaine, c'est une autre partie qui se joue, mais cette fois, entre les forces occultes de la forêt et les hommes qui ne connaissent plus rien ou presque de l'antique savoir, depuis que l'Eglise a pris le pouvoir sur les âmes.

Un enfant est cependant réceptif à ce monde du petit peuple, cet enfant, c'est Nicolas (futur Guy XVI) neveu de celui qui est sur le point de mourir, François de Laval-Monfort comme son paternel, mais Guy XV pour la postérité, et dont les auteurs semblent glorieusement mélanger la biographie avec celle de son père, Guy XIV, à moins qu'ils ne se soient empêtré dans les dates, comme l'une de celle qui affichent un glorieux 1467, page 32, située entre 1524, page 13 et 1542 en page ultime, tandis que le déroulé de l'histoire se fait sans aucun flash-back. Mais quelques détails sans importance, ça passe, semble-t-il. Bien entendu, que les naissances et décès des uns et des autres aient tous lieu dans le château, certes respectable mais en tout point mineur dans l'histoire de cette famille, au déni de toute source historique sérieuse n'est pas plus important. Sinon, comment faire tenir cette histoire mal boutiquée de Changelin si les Grand Seigneurs du coin n'y vivent jamais ?

Bref, après qu'une malédiction se soit abattue sur le lutin protecteur des logis, ami du futur comte, et que ce dernier ait perdu toute faculté à voir les gens du petit peuple (une sombre histoire entre mère et fille fées), le jeune Nicolas/Guy XVI promet à son oncle, sur ce qui semble être son lit de mort (avec un an de retard sur la date fatidique réelle. C'est indiqué en haut de la page 11. Et c'était à Laval en son temps. Mais il est vrai que nous sommes dans une forêt magique, n'est-ce pas ?) de poursuivre l'oeuvre de la famille (dans la mesure où les auteurs semblent allègrement confondre la bio de Guy XIV et XV, faisons un prix de gros) : maintenir les « Usemens et Coustumes de la foret de Brecilien » et percer une route du nord au sud à travers la forêt.

La destruction d'arbres centenaire sera motif à vengeance terrible de la part de la jeune fée : elle lance une malédiction contre la jeune épouse du Comte Guy XVI, se fait engrosser contre remède miracle par le même Comte, accouche d'un petit monstre - c'est ainsi que l'on reconnait un changelin - le jour où l'épouse accouche aussi, échange les nouveaux-nés, sans oublier, bien entendu, de lancer un sort, puis tue la jeune mère, seule capable de voir à travers le sortilège que ce n'est pas son fils, Claude de Laval-Montfort, le potentiel futur Guy XVII (né en 1522, donc deux ans avant la date indiquée page 13. Et ce fut à St Germain-en-Laye. Bref).

Passons sur la suite, aussi longue, bavarde que peu passionnante : pour aller très vite, une grosse bagarre entre les humains et le petit peuple, au cour de laquelle meurt d'ailleurs un Guy XVI d'autant plus surpris qu'il pensait avoir encore sept années à vivre, d'après le Gotha. Passons sur la représentation graphique de Comper qui ressemble plus à un château des bords de Loire, avec sa pierre calcaire immaculée (c'est dommage, la pierre typique de la région, c'est le schiste rouge. Même en étant daltonien, on fait la différence), d'une vastité certainement sans égale mesure avec la petite place forte qui s'y trouvait alors. A la décharge du dessinateur, toutes les archives de Comper ont brûlé dans un incendie du corps d'habitation central en 1790. Une certaine liberté est donc bien évidemment possible, d’autant plus dans une oeuvre d'imagination et non strictement historique... Mais tout n'a pas à ce point disparu, et un simple coup d’œil permet de comprendre l'incongruité de celui représenté ici. Rappelons, même s'il n'en est pas l'acteur principal, que le sous titre de ce volet est "Le Château de Comper". Enfin... "La" Château, ainsi qu'on peut le découvrir en page de garde intérieure. Il est bien entendu que cette série ne se présente aucunement comme une référence historique, mais la moindre des choses lorsque l'on va y puiser une part non négligeable de sa matière, c'est, nous semble-t-il, de ne pas lui faire faire ou dire n'importe quoi à ce point de je m'en fichisme et d'à peu près. C'est, à ce niveau d'incohérence et d'inexactitude, prendre son lecteur pour un imbécile.

Un autre détail d'importance saisira tout visiteur du dit château : son lac, beau, vraiment de belle taille, et dans lequel plonge (un peu à distance, il est vrai) l'une des façades de ce qui est encore debout. Dans l'album, nul Lac véritablement défini. L'eau est bien un peu présente mais impossible de savoir si ce sont des douves (qui étaient d'ailleurs nourries par ce lac) où l'étendue d'eau proprement dite qui sont dessinées. Par ailleurs, même en faisant preuve d'une imagination iconoclaste, il était fort possible de reprendre la légende principale afférant à ce grand étang, et qui fait toute la puissance magique, mythique de ces lieux : qu'il serait celui abritant le Palais de Cristal offert par Merlin à la belle Viviane.

Sans vouloir faire le rabat-joie, rien qu'avec cela, il y avait matière. Bien plus, en tout cas, que dans cette faible histoire de succession nobiliaire sur fond de monde magique en déshérence de la forêt environnante.

Enfin, pour couronner le tout, le dessin de Paul Frichet est souvent lourd, sans grâce, les visages, les expressions sont figées, les corps peinent à afficher du mouvement, l'ambiance oscille constamment entre hyper-réalisme pseudo historique (comme on l'a vu) et une stylisation naïve des êtres, ambiance artistique qui ne parvient donc franchement pas à sauver le scénario poussif de Stéphane Betbeder. Au final : un beau gâchis sans inspiration, très en deçà du premier volet de cette série qui, sans faire crier au génie, avait le mérite d'une certaine grâce et d'un gentil brin de folie généreuse. Ici, rien. Sauf l'ennui et cette insupportable accumulation d'erreurs faites de prétentions sans vérification.

«Il est permis de violer l’histoire, à condition de lui faire de beaux enfants» aurait dit Alexandre Dumas (et même si la citation est presque assurément apocryphe, elle garde toute sa force). Sans nul doute. Encore faut-il donc que les enfants soient vraiment beaux...
Commenter  J’apprécie          132
La forêt de Brocéliande vit des heures bien sombres car la cohabitation avec les hommes devient de plus en plus difficile. Et maintenant les seigneurs de Quimper veulent creuser une route, comme une plaie dans ses bois centenaires.

Si le premier tome était clairement sur le ton de l'humour, celui-ci est bien plus sombre. le scénario insiste bien sur la fracture qu'il existe entre le monde des hommes et celui de la féérie, qu'une série de décisions malheureuses creusent un peu plus. Et pour symboliser cet amour impossible nous avons Flayinn, la fée qui doit défendre son petit peuple, et Nicolas de Quimper qui doit protéger les siens des invasions et tenir la promesse faite à son défunt aïeul.
J'ai trouvé que les transitions étaient parfois un peu mal introduites mais l'ensemble est correct même s'il ne m'a pas autant charmé que le premier tome.
Pareil pour le dessin. Il est honorable mais j'y ai été moins sensible.
Commenter  J’apprécie          200
Un deuxième tome pas vraiment sur le même ton que le premier. Plus grave, plus triste. Il n'en est pas moins un très bon tome.
Comme souvent c'est la lutte du petit peuple pour survivre contre les humains. L'auteur a réussi à ne pas faire de gentils et de méchants. Ils sont tous touchants, réalistes. Avec pour personnages principaux, un homme, une fée et un génie du logis pour faire le lien. On les suit sur plusieurs années, on voit leur évolution.
L'histoire est douce avec de la poésie. Ce qui contrebalance le côté plus agressif et la rude réalité. On ne s'ennuie jamais, on est plongé dans cet univers, ressentant divers sentiments.
La fin est promesse d'espoir et finit sur une touche positive.
Les dessins sont très agréables, plein de fééries.

J'ai hâte de découvrir les prochains tomes.
Commenter  J’apprécie          81


critiques presse (2)
Sceneario
11 décembre 2017
Cette visite, près du Chateau de Comper, ce voyage dans la forêt de Brocéliande est une très belle lecture que je vous invite à découvrir.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BDGest
28 novembre 2017
Une promenade agréable au pays des légendes empreinte d’une certaine poésie et amertume.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
- Nourrisson, mon mignon... Cessez donc ces rouspétances !
Laissez-moi vous raconter l'une des plus belles choses que je connais de la vie...
Au fond de la mare, un œuf à éclot... Il en sort un drôle de petit poisson... "Petit têtard", c'est son nom...

- Revêtez-la de sa plus belle robe, coiffez-là, poudrez-la, qu'elle soit belle dans la mort... Dépêchez-vous, elle n'est pas présentable ainsi !

- Une patte apparaît, puis deux, la troisième pousse dans la foulée... Et la quatrième vient juste après !
Mais que se passe-t-il ? Petit têtard a le souffle coupé. Il n'arrive plus à respirer ! Vite, vite, il doit monter à la surface...
Comme un saumon il saute dans les airs... Et poc !
"Petit têtard" où te caches-tu ?
Croââ ! Croââ ! Il est là !
Bonjour ma grenouillette !

- C'est un garçon ?

- Oui, mon oncle !

- Une vie pour une mort, c'est un bien lourd fardeau pour de si frêles épaules, fils ! Ôtez-le de ma vue et sortez...
Commenter  J’apprécie          100
Ce n'est pas une fin en soi, la mort n'est qu'un état. Ravalez votre chagrin et séchez vos larmes. Brûlez la dépouille de vos frères d'armes. Leurs cendres nourriront la terre qui les a vu naître... car ce qui éclot un jour, réapparaît toujours.
Commenter  J’apprécie          100
Laissez-moi vous conter l'une des plus belles petites choses que je connais de la vie...
Au fond de la mare, un œuf à éclos. Il en sort un drôle de poisson.
"Petit têtard", c'est son nom !...
Une patte apparaît, puis deux, la troisième pousse dans la foulée... et la quatrième vient juste après ! Mais que ce passe-t-il ? Petit têtard a le souffle coupé. Il n'arrive plus à respirer !
Vite, vite, il doit monter à la surface... comme un saumon il saute dans les airs... et poc ! Il atterrit dans les buissons...
Petit têtard où te caches-tu ?
CROÂÂ ! CROÂÂ ! Il est là !
(p. 29 et 30)
Commenter  J’apprécie          20
Cette maladie qu'on appelle vieillesse est mortelle, mais elle n'est pas contagieuse. 
Commenter  J’apprécie          151
- Si tu continues à écouter plutôt qu'à entendre... A voir les autres avec bienveillance... Et à suivre les élans de ton cœur... Alors, tu seras un bon humain, mon fils !
Commenter  J’apprécie          40

Lire un extrait
Videos de Stéphane Betbeder (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Stéphane Betbeder
Créatures 3
autres livres classés : Brocéliande , Forêt deVoir plus
Les plus populaires : Bande dessinée Voir plus


Lecteurs (110) Voir plus



Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
5212 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre

{* *}