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ISBN : 2302043529
Éditeur : Soleil (28/01/2015)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Zeus a une faiblesse : il ne peut résister aux charmes des mortelles et son épouse Héra est de nature jalouse, très jalouse. Dans le royaume d'Argos, une jeune femme confie à Cyddipe, sa meilleure amie, quelle est l'amante du roi des Dieux. Zeus l'apprend et ordonne à Poséidon de provoquer un raz de marée afin d'engloutir la cité en même temps que son secret. Le tsunami détruit tout sur son passage. Le mari de Cyddipe et leurs enfants font partie des nombreuses vict... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Alfaric
  29 janvier 2015
Après avoir détesté le tome 4, c’est avec beaucoup d’appréhension que je me suis lancé dans le tome 5 de la série Oracle intitulé "La Veuve". On retrouve les tensions entre mortels et immortels, les vengeances des uns interférant avec les caprices des autres, le tout conté par l’aède aveugle au jeune Homère.

Ici Zeus ordonne à son frère Poséidon de raser une cité toute entière pour masquer les dommages collatéraux d’une énième aventure extraconjugale avec l’humaine Galatée… Et la rescapée Cydippe va vouer les dieux de l’Olympe aux gémonies. Le roi des dieux piqué au vif lui lance un défi : récupérer son époux et ses enfants aux Enfers où règne son frère Hadès.
Il lui confie trois objets magiques : la cape d’invisibilité, la craie passe-muraille et l’épée de vie et de mort
- si elle en utilise un, elle lui devra une nuit entière
- si elle en utilise deux, elle subira la malédiction de son choix
- si elle en utilise trois, elle lui appartiendra corps et âme pour l’éternité
C’est donc pleine de résolution que la veuve se lance dans une odyssée aux enfers pour récupérer sa famille, accompagnée du cyclope Polyphème qui souhaite faire la nique à son père Poséidon qu’il déteste cordialement.
Nous traversons donc le Styx, le corridor des enfers gardé par le terrible Cerbère, le territoire des morts innocents, le territoire des suicidés, les champs des larmes, le territoire des Danaïdes et le sinistre Tartare…
Les connaisseurs en mythologie, même modestes, auront deviné qu’il y a anguille sous roche dès le territoire des suicidés. Et donc, ils ne seront pas vraiment surpris par le plus gros twist de cette histoire.
Car au final Cydippe ne gagne ni gloire ni honneur : elle est condamnée à voir vieillir et mourir son mari et ses enfants, elle est marquée dans sa chaire par la rancune d’Héra et elle est confinée ad vitam eternam dans un temple sous peine de subir l’ire de Zeus…
L’histoire de Stéphane Betbéder est facture assez classique mais bien troussée. Dommage peut-être ne pas avoir davantage axé le récit autour des trois objets magiques (j’avoue que la craie passe-muraille est presque aussi cool que la craie du destin mise ne scène par l’auteur russe Sergey Lukyanenko dans sa pentalogie), dommage aussi de ne pas avoir creusé la question de la présence de Samos au Tartare (car après tout, chaque protagoniste se la pose cette question…).
Quelques bons trucs que j’ai bien aimé :

Les dessins d’Erwan Seure - Le Bihan sont très satisfaisants sinon plaisants. Les couleurs d’Elodie Jacquemoire font plus penser à de la peinture qu’au DAO. Elles sont un peu terne, mais pouvait-on en attendre autrement d’un récit centré sur la traversée des enfers antiques ? Ça et là des planches qui font penser à la saga vidéoludique "God of War", mais c’est le cas depuis le depuis du cycle il est à gager que cela faisait partie du truc depuis l’idée originale de Jean-Luc Istin… Comme souvent avec les titres de cette série, il m’aura manqué un je-ne-sais-quoi pour véritablement me prendre au jeu (d’autant plus que dans le créneau antiquité la série "Les 7 Merveilles" est plus aboutie scénaristiquement et graphiquement).

L’épilogue permet de bouler la boucle, Homère prenant la suite de l’aède aveugle marqué aux poignets de l’alpha et de l’omega. Mais tant qu’on gagne on joue, et Soleil annonce un 6e tome…
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lyoko
  22 octobre 2015
C'est à une visite aux enfers ou nous convient les auteurs d'Oracle.
Cydippe une femme magnifique fait tout pour retrouver sa famille décédée par la volonté de Zeus. Tout cela pour que ce dieu cache aux yeux d'Héra une nouvelle infidélité.
Un tome prenant qui nous montre jusqu'où on peut aller par amour et qui démontre une fois de plus le machavélisme et l'égoisme de Zeus.
Mais ce que je retiendrais le plus de ce tome ce sont les graphismes qui m'ont complètement envoutés. Bizarrement, je les ai trouvé encore plus beaux que lors des tomes précédents. Sans doute que la plastique de Cydippe n'y est pas pour rien. Mais la colorisation est aussi très adaptée à la noirceur des enfers mais aussi à l'espoir .
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tchouk-tchouk-nougat
  09 février 2015
Pour cacher une de ses nombreuses relations avec une mortelle, Zeus a décidé de faire engloutir une ville par Poséidon. C'est qu'il ne faudrait pas que ses frasques arrivent aux oreilles d'Héra, sa jalouse de femme. Ainsi quand Cydippe, simple mortelle, ose lui faire du chantage : son aide pour ramener des enfers sa famille contre son silence; il se sent obligé d'accepter.
Commence alors pour Cydippe son voyage dont peu sont revenus.
Un tome un peu en dessous des autres de la série.
Certains enchainement manque un peu de finesse et je trouve que certains passages auraient nécessité un meilleur développement. Bien sur il faut que tout tienne en un tome, puisque c'est le fonctionnement de la série. Mais du tout le voyage dans les enfers de Cydippe est un peu insipide, et manque cruellement de difficulté.
La relation entre les dieux tout puissant et les mortels qui se révolte contre eux est par contre bien traitée.
Une avons également une conclusion de ce couple formé par l'oracle et homère. le passage du flambeau, de la charge de conteur. Et la promesse d'un nouveau cycle. Surement que la série a bien fonctionné.
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meygisan
  17 février 2016
Je n'ai pas tellement accroché à ce tome là. J'y ai apprécié certaines choses comme la représentation des Enfers grecs, autant sur la forme que sur le fond. Les décors sont pauvres aussi bien en détails qu'en couleurs. Celles ci erstent ternes, ce qui à mon sens représente parfaitement bien l'ambaince possible d'un lieu infernal où tout espoir est inexistant, où toute particularité est effacée. les teintes rouges, ocres, marrons utilisées symbolisent exactement la morbidité d'un tel lieu, du moins tel qu'on pourrait se l'imaginer.
J'y ai apprécié également le fait de mettre en scène un personnage méconnu de la mythologie grecque, Cydippe. Même si le personnage de Stéphane Betbeder diffère quelque peu du personnage mythologique, il en conserve toute sa portée symbolique ( dans la mythologie, Cydippe promise à Acontios qui usa d'une ruse pour en faire sa femme, tombe malade jusqu'à ce que son père juge la condition d'Acontios suffisament bonne pour être marié à sa fille) puisqu'ici, Cydippe est prête à défier la mort elle même pour ramener sa famille des enfers. J'ai apprécié également le fait que ce personnage s'inscrive à la fois dans son propre récit et aussi dans la courte histoire redondante d'Homère et de l'Oracle. Les premières pages nous annoncent un changement dans ce qui aurait pû être récurrent et monotone.
En revanche je n'ai pas du tout aimé le traitement du personnage de Polyphème. Mais que vient il faire dans cette histoire? Je n'ai pas du tout aimé la légèreté et la facilité avec laquelle l'auteur fait avancer son récit et permet à son héroïne de traverser les épreuves. Cerbère a une tête borgne ce qui lui permet de quitter les enfers sans problèmes. Cydippe camoufle son haleine trop vive aux yeux de Charon, simplement en dévorant un bras de cadavre. Cerbère, encore, dont l'odorat est trompé par l'odeur d'un cadavre putréfié d'agneau. Les noyés du Styx s'animent et s'extirpent des flots pour submerger Zeus et l'immobiliser. Tout ceci est un peu léger et nuit gravement à l'histoire dont le point de départ était fort intéressant.
Je conçois qu'une relecture de tel ou tel mythe soit intéressante en soi à condition de ne pas (mal)traiter le mythe lui même en le réinventant de toute pièce, ceci à l'aune de la personnalisation, de l'évolution, de la modernité ou de quelque autre excuse à une discutable originalité ou nouveauté.
Dans cette bd, en ce qui me concerne, je trouve dommageable d'utiliser des personnages de la mythologie en les sortant de leur contexte habituellement connu pour servir une histoire bancale. du coup il s'agit là plus d'une relecture du Dante de Goete avec, en toile de fond, la mythologie grecque. Ou à la limite, celle de la descente aux enfers de l'un de ses héros, Héraklès, Ulysse ou Enée.
C'est un peu fouillis ( fourre tout!!), j'ai du mal à suivre.
+ Lire la suite
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3447
  09 février 2015
J'ai apprécier, tout comme les autres tomes mais un peu moins. Je m'attendais un peu à cette fin mis à part l'oracle.
En un sens je m'attendais à plus. Mais ça reste une bonne bd que j'ai pris plaisir à lire.
Plus qu'à attendre la suite !
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critiques presse (1)
Sceneario   06 février 2015
Erwan Seure-Le-Bihan, assure une prestation marquante en jouant sur le surdimensionnement de la confrontation entre une humaine et des dieux. Pour cela, ce dernier n’hésite pas à soigner l’apparence de ses personnages en mettant bien en avant la fragilité des hommes et la surpuissance impressionnante des dieux et de ceux qui les entourent. Par ailleurs, les décors démontrent un gros travail réaliste dans le cadre de la reconstitution historique et également d’imagination quant à la représentation mythologique des enfers.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   28 janvier 2015
En ces temps reculés, les dieux n’hésitaient pas à descendre de l’Olympe pour répondre aux sollicitations des mortels… Les gesticulations de nos semblables les divertissaient… Les dieux ont ainsi influé sur le destin de bon nombre d’humains… Beaucoup plus rares sont les mortels qui sont parvenus à infléchir sur la destinée d’un dieu… Cydippe fut de ceux-là, et elle n’y gagna ni gloire ni honneur.
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AlfaricAlfaric   29 janvier 2015
Les sentiments d’injustice, d’amour et de vengeance sont des moteurs puissants de l’âme humaine… Conjugués, ils sont redoutables… Assez forts pour se moquer des dieux et de la mort. Assez forts pour défier des puissances que les dieux eux-mêmes craignent.
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   09 février 2015
-Ne soyez pas timides, il n'y a pas de question idiote, ça n'existe pas! Ah, une courageuse... Oui vas-y je t'écoute!
-Quand on meurt, on meurt pour la vie ?
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CielvariableCielvariable   03 février 2019
- Un aveugle ? ... Ils le sont presque tous devenus ... Il a d'autres signes particuliers qui pourraient me le rappeler ?

- Il est si vieux qu'il aurait pu voir naître les Dieux, et sa langue est aussi rapide qu'un cheval au galop.

- Hahaha ! Vous avez le sens de la formule, mais ça ne m'évoque rien !
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