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EAN : 9782246545811
492 pages
Éditeur : Grasset (16/09/2009)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Qu'est-ce qu'une vie d'écrivain ? Une enfance, des amours, des voyages, des amitiés, des soucis d'argent, des mondanités, des succès, des revers... Mais, au fond, tout cela a-t-il vraiment quelque chose à voir avec ce qui nous intéresse le plus : l'oeuvre, l'écriture, le style, le message qui font que cette vie-là, justement, est celle d'un écrivain et ne ressemble pas aux autres ? La question touche naturellement toute entreprise biographique mais elle devient cruc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
ivredelivres
  04 juillet 2010
Pas vraiment un essai , pas totalement une biographie, un entre deux par un spécialiste de Flaubert.
Dans son dernier roman Philip Roth s'insurge contre les biographes en mal de ragots, de potins et de scandale. Pour lui l'oeuvre seule parle pour l'auteur. Pierre-Marc de Biasi s'attache à contredire Roth et Flaubert lui même, il s'attache à nous montrer que si l'auteur n'est pas l'oeuvre, la vie de l'auteur est centrée sur son oeuvre et que les faits marquants de l'existence de l'écrivain ont permis et enrichis la création de celui-ci.
C'est avec une connaissance exceptionnelle et un respect complet que cette biographie est menée.
Pierre-Marc de Biasi explore tour à tour l'enfance, l'adolescence, les péripéties de la vie familiale, la vie à Croisset, les voyages.
Il s'attarde sur les amitiés de Flaubert, celle avec Louis Bouilhet, Alfred le Poittevin dont la mort le marquera, l'amitié traversée d'orages avec Maxime du Camp, sur ses amours éphémères, parfois secrètes ou sa longue relation avec Louise Collet.
Il est curieux d'ailleurs que Flaubert qui souhaitait et revendiquait la disparition de la personnalité de l'auteur derrière les écrits, nous ait laissé tous ses brouillons, ses écrits préparatoires et nous ait fait cadeau de milliers de pages de correspondance.
C'est Flaubert au travail que nous livre Pierre-Marc de Biasi, il décrit très bien l'entrée en littérature et la puissance de création de Flaubert, précédée toujours d'un long travail d'observation et de recherches.
L'obsession d'effacement de l'auteur est réelle mais il nous montre combien la vie même a donner matière à création à Flaubert
"parce qu'un écrivain ne peut finalement jamais parler d'autre chose que de sa vie". On sait que Flaubert lisait ses textes à haute voix, le fameux gueuloir, l'auteur nous dit que c'est le corps de Flaubert qui bat dans ses phrases, il a livré des accents, une intonation, une scansion dans ses textes comme "une partition offerte au lecteur".
De Madame Bovary il dit que c'est "un roman total dans lequel aucun registre de sensation ni aucun mode d'expression artistique n'est absent: sonorités, bruits, résonances, chant (...) une véritable bande-son"
Une analyse très intéressante est faite des méthodes de recherches de Flaubert et du réinvestissement de ses notes de voyage où il a tout noté " la nature, les ciels, la météorologie, les animaux" il utilise ses observations et "ses notations ressemblent à s'y méprendre à celles d'un peintre attentif à la richesse chromatique de l'environnement".
Je connaissais le Flaubert travailleur infatigable mais Pierre-Marc de Biasi dit de lui qu'il "appartient à la grande famille des écrivains érudits qui comme Montaigne aiment à expérimenter les connaissances et se frotter à toutes les traditions. Il ne lit pas, il dévore tout pour lui "tout est intéressant"
Un érudit ami des plus grands de son époque : Tourgueniev, George Sand pour laquelle il a écrit "un coeur simple" et dont la générosité et l'amour quasi filial permettra la naissance d'un autre écrivain en la personne De Maupassant.
Une analyse passionnante de la "manière spéciale de vivre" de Gustave Flaubert

Lien : http://asautsetagambades.hau..
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MisterZombie
  28 avril 2012
J'ai arrêté la lecture à la moitié de l'ouvrage. Ceci n'est pas une biographie, mais une exégèse sur l'écriture de Flaubert. Je le savais. Cependant, l'écriture est lourde, les détails inutiles, les redondances foisonnent... Relativement indigeste pour qui veut apprécier une analyse de cet auteur.
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BABOUNET
  13 janvier 2013
Une biographie passionnante de l'écrivain par un spécialiste qui nous plonge dans les carnets et dans la correspondance de Flaubert de façon très vivante.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
KirsikkaKirsikka   02 mai 2015
Au moment où il achevait la rédaction de Madame Bovary, Flaubert se doutait déjà que la poétique romanesque à laquelle il venait de donner forme dans son premier roman ferait quelques vagues, et qu'elle ne manquerait pas de relancer le débat sur la grande question esthétique du moment : le "réalisme", un concept encore imprécis, qui ne s'était imposé pour parler de la littérature que depuis les années 1840, avec des acceptions instables, mais dont la définition constituait précisément un enjeu de plus en plus central pour la création littéraire et picturale. Le romancier supposait qu'il lui faudrait prendre parti, justifier ses choix et ses audaces, mais sans imaginer qu'il allait aussi devoir en répondre devant les tribunaux. Sans prévoir non plus que son procès deviendrait l'occasion de voir apparaître une nouvelle acception du mot réalisme ("tendance à dépeindre, représenter les aspects grossiers, triviaux et indécents du réel") sous la plume amicale et vengeresse d'un compagnon de disgrâce, Charles Baudelaire, qui lui prêterait l'intention d'une vulgarité méthodique et calculée, conçue comme l'emblème d'une esthétique en rapport avec le siècle ; "Soyons donc vulgaire dans le choix du sujet" (L'Artiste, 18 octobre 1857).
Au fond, le jugement de Baudelaire n'est pas faux, il transcrit même avec exactitude un parti pris de banalité qui a explicitement été celui de Flaubert à l'origine et tout au long de son projet, mais sans qu'il soit possible d'en déduire la moindre appartenance à une esthétique réaliste.
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philcoba78philcoba78   19 mars 2011
"L'artiste doit être dans son oeuvre comme Dieu dans la création, invisible et tout-puissant : qu'on le sente partout, mais qu'on ne le voie pas" (1857).
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ConstanceKConstanceK   02 janvier 2018
La vie privée de l'écrivain, face aux exigences de l'œuvre, se transforme en une sorte de document, au même titre que l'existence des autres: famille, amis, maîtresses ou simples relations mondaines, personne n'y échappe, tout devient de droit matière à voir pour écrire.
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nadejdanadejda   29 juin 2011
Epigraphe
"Les chevaux et les styles de race ont du sang plein les veines, et on le voit battre sous la peau et les mots, depuis l'oreille jusqu'aux sabots. La vie ! la vie ! bander, tout est là ! C'est pour cela que j'aime tant le lyrisme."
A Louise Colet, Croisset, 15 juillet 1853.
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Vidéo de Pierre-Marc de Biasi
Participation "Aux écrivains du sud"
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