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ISBN : B06XF6V4GB
Éditeur : (03/03/2017)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Elle s'appelle Ewa. Elle est particulière. Elle ne doit jamais se regarder dans un miroir. Jamais. Son don étrange est une malédiction qu'elle ne maîtrise pas. Son passé est difficile à porter. Il lui est impossible de partager son secret. Elle ne peut faire confiance à personne. Enfermée «pour son bien» à Miedzeska, dans une pension pour filles au cœur de la Pologne, Ewa survit entre humiliations et sévices. Elle serre les dents en rêvant d'évasion, mais personne n... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
valerie19
06 mars 2017
Il est parfois des rencontres qui changent une vie... Des rencontres amoureuses, des rencontres amicales, des rencontres professionnelles... Mais aussi des rencontres littéraires qui elles, changent votre vie de lecteur à jamais... Ma rencontre avec Matthieu Biasotto s'est faite à la lecture de Harper... Je ne le savais pas encore mais je venais de croiser la route littéraire d'un auteur qui allait me bouleverser à jamais...
Encore et encore à chaque lecture à chaque ligne à chaque mot qui s'échappe de son clavier.
Avec Yell, Matthieu avait offert au genre fantastique un nouveau souffle. Un récit psychologique sombre, teinté de surnaturel... Mais si on passait sur cet aspect que restait-il ? un immense roman . Un roman d'amour, de haine, de vengeance, de douleur...
Avec Ewa, Matthieu avance un peu plus dans les méandres du genre fantastique en écrivant un roman presque gothique, la chronique d'une vie faite de douleur, de peur et de violence et là encore le surnaturel s'invite pour offrir une note qui permet à notre esprit d'accepter l'inacceptable.
Dès les premières lignes de ce roman j'ai su que j'allais l'aimer et que cet amour allait être fulgurant, douloureux et passionnant.
Ô combien j'avais raison….
Une plongée en Europe de l'Est si chère à mon coeur...A un moment si terrible de son histoire
Un parfum de Jane Eyre...Dans ce que ce roman a du plus beau : la jeunesse de Jane , rejetée, enfermée, maltraitée
Ewa est une pauvre jeune fille confrontée à un don maléfique qui rend sa vie insoutenable. La "solution" réside en un éloignement nécessaire dans une pension cauchemardesque.
Et là les choses déraillent: des disparitions inquiétantes...Des chiens qui hurlent et veulent dévorer votre corps tant ils sont affamé..Des coups de fouet qui déchirent la chair... le froid , les mauvais traitements, la directrice qui est un monstre rien ne nous est épargné.
Ewa nous t'aimons dès le premier regard. Nous ne pouvons que souffrir pour toi et avec toi devant les supplices que tu endures. Nous aimerions venir t'enlever pour te sortir des griffes de Miedezska.
Nous voudrions que tu regardes ce miroir et que tout cela cesse mais nous redoutons ce moment car nous savons que cet instant sera terrible….
Matthieu ne tombe jamais dans le piège du gore, Matthieu est toujours juste à la virgule près… La musicalité de chacune de ses phrases résonne encore en moi. Un vent de renouveau souffle sur la littérature fantastique. Un fantastique beau à mourir, un récit qui vous tient aux tripes et en haleine de la première à la dernière ligne….
Ewa comme j'aimerais te prendre dans mes bras , te câliner et te dire que je vais t'aider à oublier tout cela.
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Gaiange
18 mars 2017
Matthieu Biasotto (clic) a une nouvelle fois réussi le pari de me prendre le coeur en otage avec ce thriller fantastique de dingue. Une autre époque et pas des moindres qu'il a choisi, qui met une ambiance oppressante. Un personnage principal "Ewa" qui nous possède totalement, j'ai lu Ewa, j'ai vécu Ewa. L'auteur a le don de créer des ambiances, des personnages qui nous laissent jamais indifférents. Impossible de rester insensible à sa plume. Derrière des scènes parfois brutales, l'auteur arrive à faire ressortir cette part d'humanité bien cachée.
Ewa est une adolescente, ce qui n'est déjà pas une période facile à la base. Mais quand en plus Ewa possède un don ou une malédiction en elle qui va rien arranger, la peur, les sévices et la ligne à ne pas franchir et l'enfer surgissent. Pour sa protection et celle des autres, elle est enfermée dans un pensionnat pas comme les autres. Des "pestes" lui font vivre un enfer, une directrice Allemande avec des punitions humiliantes et des sévices insupportables. Ewa doit lutter contre elle même et cette nouvelle vie... Au fil des jours, elle se rend compte que des pensionnaires disparaissent mystérieusement... la vérité n'est pas si loin, mais une lutte entre promesse et volonté vont mener un combat glauque.
L'univers de ce roman est comme sa couverture. En lisant Ewa, je n'ai jamais eu l'impression de couleurs, tout était monochrome, froid, glauque, frissonnant. Une petite sensation de Sin City avec du noir et blanc et des touches de couleurs pour mettre en avant les points forts et troublant, le rouge pour le sang, le jaune pour le blond....
Ewa m'a pris mon coeur en otage, j'ai souffert avec elle, j'ai aussi lutté... pour déverser sa rage, sa souffrance... Ewa, nous fait passer par des étapes bien différentes, des sensations, des sentiments digne des montagnes Russes, au point de parfois devoir faire une pause pour prendre un peu de recule et souffler pour mieux retomber dans les méandres de ce pensionnat.
Un style d'écriture qui me plaît toujours autant, quand on commence un roman de Matthieu Biasotto on ne peut plus le lâcher, un véritable page turner qui nous happe du premier mot au point final.
Lien : http://les-mots-de-gaiange.o..
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Mateiva
08 mars 2017
Un roman assez fascinant, mélange de fantastique et de thriller, avec une pointe de douceur.
Tout au long de votre lecture, ce récit vous donne l'impression de naviguer dans une atmosphère grise, glauque, un monde monochrome. Ce sentiment, si bien assorti au texte, est dû à la justesse de l'auteur dans ses descriptions concernant l'environnement, les lieux, la période...tout ce qui compose "l'habillage" de celui-ci.
Ici, nous suivons Ewa, jeune fille atypique de 15 ans, un brin naïve, perspicace et extrêmement courageuse, forte. Son existence est peu banale, elle va souffrir, douter, oser, affronter...aimer. Son don sera son malheur, son fardeau, tout autant que sa délivrance.
Sa rencontre avec Macieg nous procurera les mêmes sensations qu'elle : abandon, amour, confiance, doute, trahison...tout un maelstrom de sentiments contraires qui embrouilleront ses pensées. Une aventure des plus périlleuse les attend, dans tous les sens du terme.
Une fois la lecture commencée, dès les premières phrases, les premiers mots, vous vous sentez otage de ce récit, otage d'Ewa, comme un devoir de rester à ses côtés pour découvrir son destin, la vérité, pour LA découvrir. C'est un sentiment à la fois rassurant et oppressant.
L'auteur m'a surprise encore une fois avec son roman. Un style à la fois différent et familier. Page après page, il nous offre pléthore de ressenti, du plus effroyable au plus doux, car oui, il y a de la douceur au milieu de toute cette noirceur. Une douceur qui vient pour un court instant illuminer les traits d'Ewa.
Le texte est très bien mené, et même si j'ai deviné certaines choses, il réussit à nous maintenir en apnée jusqu'au bout. Cet exploit, l'auteur le détient grâce à cette facilité qu'il a de nous guider vers une piste pour ensuite mieux nous diriger vers une autre, puis à nouveau, nous insuffler le doute...bref, une belle réussite. Un contexte bien défini, une période de l'histoire bien marquée.
Les personnages secondaires sont très intéressants, décortiqués au travers des yeux d'Ewa. Ils incarnent une bonne partie de l'effroi de ce livre, insufflant la terreur et le dégoût. Une seule lumière viendra éclairer ces personnages odieux et manipulateurs : à vous de la découvrir.
J'ai beaucoup aimé aussi le personnage de Leslaw.
Avec "Ewa" vous n'allez pas vous ennuyer une seule seconde. Chaque page est l'occasion d'un rebondissement, d'une horreur, d'une douleur, d'un espoir, si infime soit-il.
Ewa va vivre une période effroyable de sa vie dans cette pension. Une souffrance atroce. Des réflexions confuses. Trop naïves. Trop sûres. Trop hâtives...
La plume de l'auteur est une fois de plus à la hauteur de son roman. Elle est dure, crue, franche, tranchante, incisive. Elle ne cache rien. Aucun détail. Une plume qui délivre une multitude d'émotion, de frisson, d'écoeurement, d'horreur. Une plume sombre, à l'image du climat de ce texte. Une plume qui provoque obligatoirement quelque chose en vous, avec des mots simples mais efficaces, des mots honnêtes, vrais, qui mit bout à bout, vous dévoilent des phrases intenses, percutantes.
Je voudrais donner une mention spéciale pour la couverture qui est tout simplement sublime et reflète tout à fait l'ambiance du roman, ainsi que son personnage principale.
Pour conclure, je dirais que j'ai apprécié grandement ma lecture, car c'est un roman prenant où la tension et la brutalité vont crescendo, où la richesse des détails vous comblent le coeur, où l'inhumanité des lieux vous glace le sang. Je vous conseille de faire connaissance avec Ewa, de rester à ses côtés pour vivre à travers ses jeunes yeux la plus terrible des expériences.
Une lecture poignante qui n'a pas finie de vous malmener !
Lien : http://mateiva.blogspot.fr/2..
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lenoir_emilie_72
27 mai 2017
Un gros coup de coeur pour ce roman. le premier que je découvre de l'auteur (et pas le dernier).
Je l'ai littéralement dévoré et été embarqué dans l'histoire dès les premières pages.
Pour résumer ce que j'en pense : Sombre, Terrifiant, Angoissant, Prenant, Bouleversant, Machiavélique.
L'histoire en elle même est passionnante, très dure, horrible mais passionnante. Dès les premières pages nous sommes embarqués dans l'univers particulier d'Ewa, on s'interroge sur ce « don » qui la rend différentes des autres. Pourquoi doit-elle éviter les miroirs ?
Suite à un tragique accident, son oncle est contraint de la placer dans un pensionnat pour fille où tous les miroirs devront être retirés pour son bien et celui des pensionnaires. Cet établissement qui est censé lui apporter un foyer et une protection va immédiatement révéler son vrai visage. le lecteur est plongé dans l'horreur, les souffrances psychologiques et physiques que va traverser Ewa. On ressent en profondeur sa détresse, sa solitude, car à qui faire confiance ? le personnel de l'établissement se montre d'une cruauté sans limite, les pensionnaires, toutes aussi effrayées les unes que les autres, sont en quelques sorte obligées de se montrer dures ; entre elles, pas de cadeaux. Et que dire de ces étranges disparitions parmi ?
L'auteur joue avec nos nerf et le fait à merveille. La question centrale selon moi est « la confiance », a qui peut-on se fier ? On est sans cesse bousculé dans nos certitudes. On se retrouve à la place d'Ewa, on doute avec elle, on souffre avec elle. Cela en devient parfois oppressant mais on y prend un certain plaisir, peut-être un peu masochiste.
La première partie du roman, est davantage centré sur l'arrivée d' Ewa au pensionnat et sur ce qu'elle y subit. Cela a été pour moi le plus difficile, des pauses s'imposaient pendant la lecture afin de digérer les informations. le lecteur peut se payer le luxe d'une pause mais pour Ewa, y a t-il un répit ? Une issue ?
Dans la seconde partie, l'histoire est bien installée, le lecteur a fait la connaissance des différents personnages et commence à comprendre les règles qui régissent cet établissement. On rentre dans du suspens, dans le coeur de l'intrigue. C'est un tout autre rythme qui s'installe, bien plus rapide. L'auteur nous met sans cesse dans des situations de doutes concernant les liens entre les personnages. On a plus envie de le lâcher, on veux connaître la vérité. Je me suis fait piégée à ressentir de l'affection pour certains personnages pour ensuite les détester et inversement. Bref, de quoi nous retourner la tête ! Il y a un moment, où je trouvais qu'il y avait une baisse de régime ainsi qu'une petite incohérence chez un personnage, mais là encore, je me suis faite bernée en comprenant la raison de cela quelques chapitres plus loin, donc...bravo Matthieu Biasotto. J'ai cru comprendre qu'il y avait une suite, produite bien avant celui-ci, « Persécutée » que j'ai hâte de découvrir.
Un roman, thriller fantastique, psychologique très réussit d'un auteur indépendant, qui pour l'amour de son art à fait le choix de garder cette liberté en s'auto-éditant. Un roman qui ne vous laissera pas indemne. Je le recommande fortement pour les amateurs du genre.
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Tristhenya
03 juin 2017
Ewa de Matthieu Biasotto est un roman très dur et absolument bouleversant !
Vous vous souvenez du manga « Princesse Sarah » ou du roman « La petite princesse » dont ce dernier a été adapté ? Découvrez dans ce livre un récit assez similaire, mais en beaucoup plus trash ! Vous voilà prévenus 😉
Cette histoire se passe en Pologne dans les années 30. Ewa est une jeune fille d'une quinzaine d'années dotée de pouvoirs surnaturels très étranges. Suite à une tragédie, son oncle qui est sa seule famille la confie au pensionnat de jeunes filles de Miedzeska, pour son « bien »…
Nous découvrons alors, en même temps qu'Ewa, ce lieu terrifiant dont les méthodes disciplinaires semblent tout droit venues d'une autre époque ! Cet établissement est géré par Mlle Szyller, une femme de poigne, autoritaire et sans coeur, ainsi que par ses sous-fifres Iwona (son bras droit) et Tadeusz (homme à tout faire). Ce dernier a également un « apprenti », Maciej vivant également sur les lieux.
Dans ce thriller horrifique envoûtant, chaque page entraîne le lecteur un peu plus profondément dans l'horreur de ce pensionnat terrifiant ! Cette lecture m'a tenue en haleine jusqu'à la fin, mon coeur battant à la chamade à chacun des choix d'Ewa, qu'ils soient bons ou mauvais, ainsi qu'à chacun des sévices qu'elle a dû endurer.
Je dois dire que ce roman est une réussite tant au niveau de l'écriture que de l'intrigue, des décors et surtout de ses personnages, en particulier la jeune Ewa ! J'ai tremblé avec elle ! J'ai ressenti ses angoisses, ses peurs, ses déceptions et sa douleur tout au long de ma lecture. J'avais envie de l'aider, de la soutenir, et de lui tenir la main jusqu'au bout…
La plume de cet auteur est incroyable ! Minutieuse dans ses descriptions et incroyablement fluide. Très addictive également puisque je me suis laissée emporter jusqu'à la fin à une vitesse déconcertante ! Les yeux grands ouverts face à la brutalité des traitements et autres sévices corporels infligés aux jeunes pensionnaires.
C'est un roman très sombre, teinté de gris, de noir et de blanc. Étrangement on a l'impression que la couleur n'existe pas en ce lieu obscur et glauque. de même que le sentiment d'enfermement y est intense, on ressent au plus profond de nos entrailles qu'il n'y as pas d'échappatoire, pas d'espoir d'une vie meilleure. On se sent coincés, comme Ewa.
On ne ressort pas indemne de ce genre de lecture car c'est cru, voire un peu malsain par moment. On ne peut qu'être bouleversés par le parcours d'Ewa victime de son « don », victime d'être ce qu'elle est. Son corps est broyé, ainsi que son coeur. Seule son âme la maintient en vie…
C'est mon premier roman de cet auteur et vous l'aurez compris au terme de cette chronique que je l'ai énormément apprécié ! Je suis d'ors et déjà très impatiente de découvrir d'autres écrits de Matthieu Biassotto !
/*\ Rendez-vous sur mon blog pour lire l'intégralité de cette critique ^^ /*\
Lien : http://www.chibigeeky.be/ewa..
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
manon08440manon0844008 mars 2017
Les amortisseurs de la Fiat sont soulagés d'un premier poids. Puis rapidement d'un second et d'un troisième. Trois corps. Je n'ai pas eu l'occasion de leur dire adieu. Ni même pardon.
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lenoir_emilie_72lenoir_emilie_7226 mai 2017
Ma mère est furieuse, j'ai désobéi. Sa paume s'abat sur ma figure une nouvelle fois, mais ça ne suffit pas. Elle lève la main et s'apprête à récidiver. Je représente l'échec de sa vie, la trace indélébile témoignant de ses mauvais choix, la mauvaise graine qui prolonge son union désastreuse avec mon père. Je suis l'erreur de parcours qu'elle compte redresser à grands coups de claques.
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lenoir_emilie_72lenoir_emilie_7226 mai 2017
Du pire naissent la lumière, la chaleur et l'humanité qui manque tant à cet internat.
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