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ISBN : 9791028106362
Éditeur : Bragelonne (16/08/2018)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 90 notes)
Résumé :
Un Thriller addictif

Résumé du livre
Je ne me souviens de rien. J'ai tout oublié ou presque.
Mon existence s'est arrêtée brutalement et la mort ne me veut pas.
Je ne peux pas revenir. Je ne veux pas mourir. Pas pour l'instant.
Pas avant que je ne comprenne ce que je suis. Ce que j'ai fait. Ce que mes proches ont comploté, dit ou pensé.
Pas avant d'avoir saisi le sens de ma vie. Je voudrais découvrir ce qu'il s'est passé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
Paola93130
  19 septembre 2018
Un enfant. Un couple. Il souffre. Ils se déchirent.
Une moto. La route. Vitesse. Fureur. Égoïsme. Orgueil. Fuite. Il va trop vite.
Cent. Deux cent. Accident. Sang. Sans. Sans savoir. Sans vouloir. Vie qui s'évade et s'évide.
Un corps. Une âme. Un esprit ? L'après ? le néant ? L'avant.
Un enfant. Un guide. Une seconde chance. Un supplément ?
Pour voir. Revoir. Vivre. Survivre ? Revivre…
Pour comprendre et se comprendre. Se reprendre, s'apprendre. S'éprendre. de l'autre. S'en prendre. À soi-même. À la vie. A la vitesse. À l'amour que l'on ne sait pas donner…
Regretter. S'en vouloir. Demander pardon. Réparer. Réapprendre. À aimer et à s'aimer. À donner plutôt qu'à prendre…
Plus tard ? Trop tard ? Si tard ! Attends ! de grâce : attends !!!
Je ne connaissais Mr. Matthieu Biasotto que par les critiques / chroniques élogieuses lues sur Babelio.
Dès que Netgalley et les Éditions Bragelonne (que je remercie du fond de mon coeur…ou devrais-je dire du fond de mon âme ?) m'ont offert la possibilité de lire « le Supplément d' âme », je me suis précipitée sur l'occasion. Sans dévaloriser les autres textes qu'ils ont bien voulu me céder depuis mon inscription sur leur site, celui-ci reste le plus… le plus….Le plus quoi ?
Je crois que…. le plus « tout ».
Surprenant. Différent. Captivant. Émouvant. Envoutant. Touchant. Dérangeant…et tout un tas de choses se terminant par « …ant » (ou toute autre syllabe, d'ailleurs). La leçon est grande. On y pense. On se compare. On se revoit. Bien sûr, l'histoire est extrême (j'ose l'espérer). Très cinématographique. J'ai essayé de croire que dans la vraie vie, dans celle de tous les jours, l'histoire n'est pas aussi dure. Que les gens comme le personnage principal ne sont pas aussi froids, calculateurs. Avec cette intrigue, Mr. Biasotto pointe du doigt et nous rappelle à l'ordre. Sur le temps qui passe, celui que l'on dévore sans le savourer et il le fait de façon très poétique, prenante. Même si, dans le fond, on sait très bien que le temps qui nous est octroyé, compté, offert, ne suffira jamais. Malgré tous nos efforts, toute notre bonne volonté. Nous ne sommes pas heureux…nous vivons des moments de bonheur. Il ne tient qu'à nous que ces moments soient plus ou moins nombreux, de plus ou moins bonne qualité.
J'ai trouvé le texte très beau avec ses mots de tous les jours. L'idée est original, le message est fort et m'a remuée au plus haut point. Je n'ai pas eu la larme à l'oeil en le lisant. L'émotion m'envahit quand, passées trois semaines sur sa lecture et finies les vacances en famille, je me replonge dans le train-train quotidien, dans l'aliénation de tous les jours, dans cette vie qui parfois n'en semble pas une, parce que personne, non personne, ne peut dire, jurer, cracher que notre monde est 100% heureux de vivre trop vite, de ne pas avoir le temps.
Michel Fugain chantait « Même en cent ans, je n'aurai pas le temps….de tout faire ». Rrrrrôôôô, comme je suis d'accord. Aujourd'hui surtout ! Et comme je lui en veux à Mr. Biasotto de me secouer comme ça. Je sais, je sais : je suis une égoïste minable qui se plaint et ne sait pas profiter du cadeau qui lui est offert : la Vie…Mais j'ai une excuse : le premier jour de boulot après les vacances…ça me fout le bourdon comme c'est pas possible !
On roule toujours à moto, à tombeau ouvert.
Tombeau ? Tomber ? Ton « B »…de Biasotto. Moi, j'y crois, au « Supplément d' âme »…Autrement, ça ne vaudrait pas le coup….
Voilà….Il est fini le bourdon !
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Saiwhisper
  12 août 2018
Voici une lecture intéressante et addictive mais qui, hélas, fait trop écho à mes dernières lectures ! En effet, j'ai eu l'impression de me retrouver face à un mélange de deux de mes lectures de juillet : « Reste avec moi » de Jessica Warman et surtout « Mes mots sont les fleurs de ton silence » d'Antoine Paje (quasiment les mêmes révélations !). de ce fait, je n'ai pas pu apprécier « le supplément d'âme » à sa juste valeur… Je sais bien que chaque oeuvre est unique et qu'il ne faut pas comparer de la sorte… Malheureusement, c'était bien trop frais dans ma tête et, malgré moi, je n'ai pu m'empêcher de songer à ces nombreuses similitudes…
Avec une narration à la première personne qui ne manque pas de piquant, on suit Thomas Garnier, un père de famille peu présent à la maison, qui ne rend pas sa femme et ses enfants heureux, qui passe son temps au travail ou dans le lit de ses maîtresses. Un homme perdu, dur à vivre et assez odieux avec son entourage… le destin décide un jour de remettre les choses à leur place, si bien que cet anti-héros de prime abord peu attachant va avoir un accident de la route, puis va sombrer dans le coma. Telle une âme errante, Thomas va rester dans le réel sans pour autant intervenir. Cette situation va lui permettre d'écouter ses proches, de savoir ce que l'on pense de lui et de découvrir énormément de choses qui lui ont été cachées. Par exemple, il va surtout réaliser qu'il n'était vraiment pas une bonne personne. Son chemin vers l'introspection, l'acceptation et la rédemption est assez intéressant… Toutefois, cela n'a pas suffi à ce que je m'attache à lui. A l'inverse de « Mes mots sont les fleurs de ton silence », j'ai trouvé qu'il avait fait beaucoup trop d'erreurs et que son comportement dépassait souvent les bornes…
Là où Matthieu Biasotto tire son épingle du jeu, c'est avec le personnage de TK, alias Tomato Ketchup, que l'on va apprendre à découvrir au fil des pages. TK va être un véritable guide pour Thomas, car il va l'aiguiller dans ses recherches et, de temps à autre, va lui proposer de lire Les chroniques du carnet noir, des feuillets qu'il rédigera lui-même lorsque le temps sera venu. Ces écrits permettront à l'accidenté d'avoir des visions du passé et de découvrir certaines facettes de lui-même. Les flash-backs sont nombreux et apporteront toujours du rythme à l'intrigue. Les chapitres courts donneront également une certaine cadence au texte. On est face à un bon page-turner qui se lit vraiment tout seul… En effet, en plus de ces éléments, le mystère est très présent et interpelle le lecteur. On se demande qui est TK, comment était Thomas lorsqu'il était en bonne santé, que cache chaque personnage, si c'est réellement un accident ou bien est-ce quelque chose d'une plus grande ampleur et quelle sera la finalité de toute cette épreuve, etc.
La plume de l'auteur est prenante et fluide. On rentre aisément dans le récit et, en quelques chapitres, on est happé par le scénario. Certes, je n'ai pas eu de surprises concernant les révélations (je m'y attendais et elles étaient presque toutes identiques à celles du livre d'Antoine Paje), mais j'ai globalement passé un bon moment. L'ouvrage a de nombreux atouts entre ses pages comme son rythme et ses nombreux secrets. Hélas, le fait que je ne m'attache pas aux protagonistes, notamment au personnage principal, et que le contenu me fasse trop penser à des lectures récentes a nui à mon ressenti général… Dommage ! Si vous n'avez pas lu les romans que j'ai cités en début de critique, je vous recommande quand même la découverte si vous aimez les thrillers psychologiques avec une légère touche de fantastique. Merci aux éditions Bragelonne !
Lien : https://lespagesquitournent...
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SexyConFabulateur
  19 janvier 2019
Mathieu Biasotto, de ce que m'en ont conté les langues spumescentes et dégoulinantes d'excitation de lecteurs effervescents, fait office de pape du thriller Amazonien ; c'est le fils prodige de l'indésphère, disent-ils, le Rambo de KDP, le Dracula des temps modernes, le loup de Wallstreet (à moins que je ne confonde avec un autre ; auquel cas je prierais l'assistance de bien vouloir considérer ma résipiscence) ; et moi, tu sais, je refuse de claboter ignare ; c'est un coup à nicher en enfer entouré d'énurétiques pansus, lecteurs de Houellebecq et téléspectateurs de TPMP. Alors, telle une roulure en paréo moulant et escarpins vermeils, vierge de toute expérience, tutoyant la nuit en quête de bazookas Africains, je me suis étalé de tout mon long (mon large étant dérisoire) sur la brouuussailleuse production du gonze, puis laissé affrioler par la poésie de ce titre : le supplément d'âme. Hmm... En prime, j'ai cru lire "Lecteurs unanimes" en préface (ou j'sais pas comment qu'ça s'appelle, cette page) ; de quoi enrober le bordel.
J'suis toujours exalté à l'idée de feuilleter l'incipit du livre d'un auteur dont je découvre la plume ; l'excitement propre aux toutes premières fois, nulle doute, mêlé à celui, le cas échéant, de la trouvaille d'un style nouveau, d'une patte et d'une atmosphère encore pucelles de mes sublimes mirettes. Qu'elle fut grande, ma désillusion, après lecture des lignes introductrices de ce bouquin qui a la particularité de copycat, avec la docilité de la binoclarde farouche assise au premier rang, tous les ingrédients de la sauce Thriller 2.0 : cette rafale ininterrompue de phrases hachées à la tronçonneuse (si si) au service d'une tension fantasmée, bas les mots et leur sens, leur nature, leur adéquation par rapport à ceci, leur congruence par rapport à cela ; vous voulez du suspense pour votre bouquin, optez pour la mini-phrase, garantie gobe-mouche et 100% bio ; il faudrait que quelqu'un signale à ces m'sieurs que cisailler ainsi des phrases qui ne valent, ab initio, pas plus que des pets de sansonnets n'apporte strictement rien, si ce n'est l'impression de se taper une liste de courses, et pour ça, je ne crois pas qu'on ait besoin d'écorner son gousset, hein, si je puis me permettre ; ces fulgurances de fins de chapitres qui tombent comme ça, paf ! plouf ! tels des coprolithes dans l'océan ; ce matraquage infructueux - et dieu harassant - de qualificatifs tout faits : les taches sont toujours sombres, c'est connu, le bruit strident, toujours, les battements atroces, évidemment, le silence absolu, toujours toujours, le grincement sinistre, encore et toujours etc... et je passe volontiers sur les expressions typiques style "mon sang se glaaace" et autres bondieuseries. Il y a une sorte de tradition dans l'univers du thriller 2.0 qui me fascine : celle de la recherche systématique de formules complètement perchées sous couvert d'imagerie ou de littéro-mania, qu'en sais-je ?! J'imagine les bougres : "Hey les gars, venez on s'fait une compèt' : celui qui sort la formule la plus WTF gagne". Ç'en donne de bien hilarantes.
"La souffrance se répand comme de l'acide dans mes veines, brûlure vive et corrosive qui tord mon ADN". Deux pour le prix d'un. J'aimerais voir cela, moi, la torsion de son ADN. Au passage, Bragelonne, si tant est que tu sois derrière, on te remercie pas d'avoir fait remplacer "Je parle de la sensation ignoble de baigner dans du napalm et d'y être sanglé" par "J'ai l'impression que le feu me consume, que des cendres chaudes m'envahissent le thorax" et les billevesées suivantes. Il faut faire comme ça se fait, hein, j'imagine ? Dans le genre all done, on a aussi "Elle galope à perdre haleine jusqu'à mon niveau, comme si c'était une question de vie ou de mort ; elle pleure toutes les larmes de son corps". Quelle tristesse ! À l'avenir il faudra lui rappeler de ne pas tout de suite épuiser son forfait lacrymal. Comment qu'elle fait pour pleurer après, hein ?! Sans oublier ces petites phrases à effet tadam ponctuées de suspension marks pour lesquelles je voue un culte sans nom : "L'enterrement que je regarde… C'est le mien". Mouhahaha.
Premier point donc pour dire qu'il n'y a aucune personnification dans l'écriture ; j'ai cherché en vain quelque altérité par rapport à la vague dans l'élocution susceptible de justifier l'engouement collectif. En gros, l'auteur fait du Thriller 2.0, quoi ! Comme les copains. Tout simplement. de vous z'à moi, je trouve, dans cette nouvelle façon de vendre des histoires dans lesquelles le lecteur est pris pour une tarte, une espèce de charlatanisme. M'enfin, hier encore j'entendais - d'une oreille évasive, bien entendu - ma voisine s'exclamer en des termes semblables à "oh oui, vazyyy, traite-moi comme une chienne, ouiii, comme un animaaaal !", donc bon...
Venons-en à l'histoire. Thomas Garnier ouvre les paupières sur une scène d'un surréalisme digne de Spielberg ; il découvre *avec effroi, bouh* un corps inanimé allongé sur l'asphalte. Après moult circumambulations - histoire de donner à l'auteur l'occasion de placer toutes les formules imaginables susceptibles d'exprimer l'épouvante - il comprend. En fait. Ce corps démantibulé. Là. Sur le bitume. En vrai. En vrai vrai de vrai... C'est lui. Tadam ! Il se trouve donc dans une sorte d'état transitoire, entre la vie et la mort, où il sera mis face à ses actes, face à son passé, passqu'en prime... plouf... y s'rappelle pu de rien, le cuistre.
Ça fait pastiche comme ça, mais c'est ainsi qu'est monté le bordel. le récit m'a fait l'effet d'un sketch guatémaltèque. Une impression confortée par le caractère absurde des dialogues ; point n'est besoin de confabuler longtemps, imaginez des conversations entre Oui-Oui et Bob l'éponge et vous avez leur tenue.
PAR CONTRE, J'AIME LE THÈME (ne voyez, dans cette phrase, rien de plus qu'un sombre et triste kakemphaton). J'aime ce brin de surnaturel qui s'immisce dans la matrice des romans noirs, ce saupoudrage feutré de paranormal qui apporte une dimension quasi-spirituelle au récit (spirituelle au sens purement grammatical du terme, cancre !). Donc, de Biasotto, j'suis client. Mais va falloir me servir mieux que du pipi de chaton, quand même.
En bref, passque je n'ai pas toute la journée, nous avons ici un récit exempt d'intensité porté par une écriture cursive et amniotique, une juxtaposition d'énoncés sans réelle accointance, une fureur opiniâtre à la limite de l'acharnement sur des détails déjà flagrants à en agacer l'équanimité-même, une verbigération digne de l'âne dans Shrek - du gloubi-boulga, quoi -, une vacuité abyssale dans la psychologie des personnages (le protagoniste est un véritable loque, I swear), etcétéra etcétéra...
À la fermeture de ce livre, j'ai esquissé le regard attendri et nanti de dédain maladroitement jugulé de la jeune dame, mi-souriante mi-gênée, après un coït record ; tu sais, ce regard chafouin susurrant un "c'est pas grave" joint d'une tape à l'épaule.
Vois-tu, j'aurais aimé jouir de cette découverte, crier au génie, écrire un panégyrique irrigué par une rivière de superlatifs, entrelardé de petits coeurs ici-et-là ; je me suis offert à lui, entièrement, dans l'espoir de me faire défoncer le gésier, mais rien, pas même un toucher rectal, niet, wallou ; un véritable crève-coeur, ce Biasotto, j'en suis tout obcordé.
Évidemment, mon avis doit être considéré comme la sacro-sainte et irréfragable vérité acclamée par tous au risque de se voir infliger des supplices du style ablation des poumons, circoncision des vertèbres, friture de l'oesophage ou d'autres trucs glauques dans le genre. Merci.
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Neneve
  15 avril 2017
Un homme sur sa moto. Un couple dans un véhicule. le crash. Être entre la vie et la mort pour comprendre enfin son histoire. Voici ce que nous propose Biasotto dans ce roman. Une écriture sans détour pour une vie qui en a trop pris. le personnage principal, qui refait le parcours de sa vie en même temps que le lecteur, n'a épargné personne pour arriver là où il est : tromperie, avidité, famille mise de côté, coups bas, maîtresse. Un être profondément antipathique, mais, au fil des pages et des retournements de situation, notre idée change... J'ai apprécié ma lecture, mais j'ai surtout apprécié le genre d'écriture. Elle va droit au but, sans fioritures, c'est parfois crue, mais ça fait rudement bien le boulot. Je crois bien que je vais me laisser tenter par un autre bouquin de cet auteur !
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sarahdu91
  08 août 2017
Ah que le thème de ce roman noir est intéressant mais je ne suis pas sûre qu'il soit la tasse de thé de tout le monde.
Franchement si l'on veut découvrir ce qu'est une Expérience de mort imminente eh bien plongez vous dans ce livre c'est ni plus ni moins ce qui vous attend.
Bien évidemment on appelle cela un coma, dû à un accident de la route mais ce n'est pas tout, notre personnage va voir sa vie défiler en l'espace de peu de temps et va devoir prendre conscience de son vécu, de ses erreurs, de ses dénis enfin de beaucoup de choses pour lesquelles il est passé à côté.
Un vrai cas de conscience, l'enfant intérieur qui apparaît, une introspection dans l'inconscient au travers de cette histoire et surtout un homme face à la mort.
Quoi de plus normal que de revivre des événements existentiels quand on n'est pas capable d'en avoir conscience quand on est en vie...
Bref, à méditer et à faire lire pour la connaissance du côté spirituel.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
bbpoussybbpoussy   06 décembre 2018
Je glisse lentement pour me fondre avec le sol glacé. Je me vide avant de m’élever. Le temps s’arrête. Je ne suis plus composé de matière. Je n’ai plus de texture. Je flotte simplement au-dessus du sol. Je suis dans l’air ambiant, je suis même l’air ambiant jusqu’à ce que je m’éparpille en une infinité de fragments. Je suis ces gouttes qui s’écrasent sur la fenêtre avec l’averse. Je suis le courant d’air à l’entrée du service. Je suis le café dans le thermos de cette infirmière en fin de carrière. Je suis la lumière des néons, le faux plafond miteux et le lino qui en a bavé. Je suis le battement de chaque cœur, de chaque personne. Je suis le parfum sucré dans le cou d’une femme. La braise incandescente d’une cigarette après l’amour. Je suis un frisson sur des milliers d’individus. L’intuition de l’un, l’espoir de l’autre. Je suis des éclats de rire en terrasse, un pourboire laissé avec plaisir et les larmes de ceux qui n’abandonnent jamais. Je suis la joie d’un môme quand ses parents rentrent à la maison. Je suis un poing levé, un sourire qui dit merde. Je suis la peine et la grandeur. Une toile blanche et une pièce de maître au musée. Je suis un tas de prières qui partent en fumée, mais qui font du bien en vérité. Je suis la justice après l’injustice. Le cri d’un nouveau-né. Je suis un petit miracle. L’instinct de survie d’un prématuré condamné. J’entre partout, dans toutes les fibres, dans toutes les pensées et dans tous les cœurs. J’incarne le lien invisible entre chaque être. Je me fais discret jusqu’au creux des veines. Je suis une portion de chaque arbre, le pistil de chaque fleur. Je m’étends dans l’immensité du ciel, je recouvre la moindre brique, la moindre poutre, je suis le béton, la terre, les grains de sable, les nuages, les mers et les rivières. Depuis de colossales chaînes de montagnes jusqu’aux ondes wifi, depuis l’invisible détail jusqu’à l’immensité absolue, je suis partout. Pendant une seconde, mon esprit se dilate et se contracte à l’infini. Durant cette unique seconde, je suis le pouls de l’univers. Je suis sept milliards de pulsations cardiaques qui battent à l’unisson. J’inspire plusieurs milliers de soupirs extatiques, je me mêle à des millions de rapports amoureux dans un orgasme planétaire et j’embrasse cette vie qui palpite à l’intérieur d’un grand tout. Là, tout de suite, l’instant t se confond avec l’éternité, et c’est beau à en crever. Avant que tout ne redevienne blanc et que cette seconde ne prenne fin… Avant que je n’éclate pour me recomposer comme avant. Simplement moi. Simplement Thomas.
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rkhettaouirkhettaoui   06 janvier 2016
Face à la mort humaine, chacun de nous ressent la souffrance provoquée par un cœur perturbé, l’intelligence secouée et l’œil désolé. Mais Dieu a le droit de rappeler à Lui qui Il veut, quand Il le veut, d’où Il veut et à la manière qu’Il veut. Notre Seigneur ne consulte personne au sujet de notre mort. Il n’existe pas d’amnistie pour la mort. Dieu tout-puissant est le Créateur de notre corps et de notre âme, le maître absolu du temps et de l’éternité, de ces espaces matériels et des sphères spirituelles, et c’est pourquoi nous nous tenons devant Dieu dans l’humilité et la foi.
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lenoir_emilie_72lenoir_emilie_72   11 juillet 2017
Le repas reprend son cours. Le rêve de Thomas est souillé de traces de poulet, de maladresse et de phrases désobligeantes. Pire, l'énergie de ce manuscrit est écrasée sous le désintérêt total de son père, préférant se remplir la panse en paix. La discussion se poursuit, on parle de Thomas à la troisième personne. Il n'existe plus. Chaque réplique est une pierre qui lapide la candeur d'un apprenti rêveur.
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rkhettaouirkhettaoui   06 janvier 2016
Debout face à toute l’équipe, elle reste distante. Dévisageant un à un les membres du cabinet pour ne pas se laisser impressionner. Il y a les stressés, persuadés d’être sur la sellette. Il y a les dévoués, équipés d’un bloc pour prendre des notes. Il y a les plaisantins qui se contrefoutent de tout. Et il y a les inquiets, ceux qui savent que la présence de ma femme ne présage rien de bon. Ceux qui savent que je ne suis pas joignable, et que la société a besoin de moi pour avancer.
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pandarouxpandaroux   27 novembre 2018
Mais tu as oublié l'essentiel : ce que tu es réellement. Tu as oublié l'amour. Tu as oublié tes rêves. Tu as oublié de vivre. Tu as oublié qui je suis. Tu as même oublié que tu pouvais rendre le monde plus beau. Est ce que l'univers a besoin d'un putain de cabinet d'intelligence économique supplémentaire? Bien sûr que non, pauvre ignorant ! Est-ce que tu vas laisser une trace dans l'histoire avec tes profits pathétiques? Tu as déjà la réponse. Parfois, il faut mettre la main dans le cambouis, mon vieux. C'est comme ça. Vu que tu ne le fais pas, je suis là pour ça. Je suis là pour te faire descendre au fond de toi. Dans le coin de ton âme qui t'effraie depuis des lustres.
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---------------------- Les livres dont on vous parle dans cette vidéo : - L'Unité Alphabet de Jussi Adler-Olsen : http://bit.ly/2KorquD - le supplément d'âme de Matthieu Biasotto : http://bit.ly/2OE0wlG - La tête sous l'eau d'Olivier Adam : http://bit.ly/2MdjMot
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